Journal de bord au Japon – Épisode 1 : Konnichiwa Nagoya !

Journal de bord au Japon

Épisode 1 : Konnichiwa Nagoya !

 

 

Lundi 2 Avril, 12h30 : Après un vol de 10 heures depuis Paris, j’arrive à Séoul en Corée du Sud, il s’agit d’une escale de 3 heures avant de repartir au Japon. L’aéroport est celui de Incheon, situé à une quarantaine de km de Séoul, à l’Ouest de la Corée du Sud.

Aéroport de Séoul – Incheon (l’image n’est pas une photo prise par moi)

 

Je n’ai pas beaucoup dormi durant la nuit du Samedi 31 Mars au Dimanche 1er Avril et j’ai aussi très peu dormi dans l’avion (l’excitation la veille du départ certainement). Cela ne m’a pas empêché de remarquer le très joli endroit où j’allais attendre quelques heures. L’une des premières choses que je me suis dit en voyant l’aéroport, c’est : « Mon dieu, que c’est propre! ». Même à l’aéroport de Narita à Tokyo, je ne m’étais pas fait cette réflexion. C’est même un espace plutôt agréable. Il n’y avait pas grand monde encore à 7h30 (heure coréenne et japonaise à la fois). N’ayant pas de won sur moi (c’est la monnaie en Corée du Sud), je me suis contenté de ce qu’il y avait à voir et je suis tombé sur des espaces de jeux pour les enfants, colorés et « mignons ». 

 

 

On peut aussi trouver du « classique » de l’aéroport international comme des cafés, des restaurants et des boutiques. En tant que bon français venant de Normandie, je vis le cliché du café « parisien » avec un nom très original : « Paris Croissant ». Mais je vis aussi les livres proposés, à la fois de la littérature entre le XVIIIème et le XXème siècle (cela alternait entre du Baudelaire, Saint-Exupéry, Hugo, Shakespeare, Orwell, etc.) et des manga (beaucoup en coréen, forcément). On tombe aussi sur des recettes de cuisine et des magazines coréens. 

 

 

Après quelques heures à tourner en rond dans cet aéroport avec l’accumulation du manque de sommeil, je pris enfin mon vol pour Nagoya. 12h30, j’arrive pour de bon à destination avec mes deux grosses valises et mon sac à dos, enfin. Il fait chaud, un peu humide, en plus je porte une veste pour la pluie. Mais pas le temps de profiter, dès la première journée (où devrais-je dire après-midi) au Japon, mon programme est chargé, cela était prévu : passage par l’immigration avec la carte de résidence pour les personnes comme moi avec un visa étudiant (tous les étrangers y passent et c’est bien normal) qui a pris du temps (trop je trouve), train puis métro (environ 40 minutes de trajet je crois) avec mes gros bagages jusqu’à l’Université de Nagoya, je vais au bureau des échanges internationaux (je suis inscrit dans le programme NUPACE (Nagoya University Program For Academic Exchange)) pour dire « Coucou, je suis là » (indispensable pour l’administration), puis installation dans mon appartement étudiant situé à 10 minutes à pied de cette même université. Dans le train, je rencontre un étudiant venant de Mongolie qui est lui aussi participant du programme NUPACE. 

 

La résidence universitaire est bien (je ne montrerais pas de photo de l’intérieur, désolé, j’ai ma vie privée !), l’appartement aussi. Par rapport à ce que je pouvais avoir à Strasbourg, c’est difficilement comparable. C’est calme, je ne suis pas situé vers la route et je suis bien isolé du bruit citadin. Le quartier est agréable et je repère déjà là où je vais courir tous les matins. De ma chambre, je peux voir la station radio du quartier. Toujours en bon français, je préfère l’appeler la « Eiffel Tower » de mon quartier. Si vous voulez me trouver tous les matins à un endroit dans mon magnifique pantalon de sport et mon k-way, ce sera autour de cette station. 

 

Il est 17h00, j’ai fait beaucoup de sport jusque-là (j’avais les bras en feu à cause des valises et des trajets à pied, en plus un des bagages avait une roue défoncée, chouette), mais à peine le temps de me reposer et de ranger mes affaires que je repartais déjà pour rejoindre mon tuteur durant mon séjour, Monsieur Tadaaki Furuhashi (que j’appelle Furuhashi-san). Parmi les personnes qui ont permis ce séjour pour mon mémoire, Furuhashi-san est l’un des plus importants, si ce n’est LE plus important. Nous nous sommes rencontrés à Strasbourg il y a un peu plus d’un an, ce psychiatre étant spécialiste du sujet que je traite dans mes recherches : les personnes en état de hikikomori. Il parle français (ce qui a énormément aidé) et a accepté volontiers que je participe à ses thérapies. 18h00, nous nous retrouvons, discussion sur ce qui est prévu pour mon mémoire dans le Starbucks juste en face de la bibliothèque. Nous parlons des participations aux thérapies et des activités proposées. 

 

20h00, retour à l’appartement, je me couche quasi-instantanément. Entre le décalage horaire et le manque de sommeil, ce repos était fortement mérité.

 

C’en est terminé pour ce premier petit épisode. Ce n’était pas l’article le plus « pertinent », mais la suite sera je l’espère plus intéressant. La suite de mes aventures au prochain épisode.

 

Charles Gravouille

Charles Gravouille (Rédacteur Le Coin des Critiques Ciné) Bonjour à tous. Je m'appelle Charles, j'ai 27 ans et je suis actuellement en Master Anthropologie. Venant de Caen en Normandie, j'ai effectué mon cursus durant un an et demi à Strasbourg et je vis en ce moment à Nagoya au Japon pour effectuer un terrain d'étude dans le cadre de mon mémoire. Cela fait plusieurs années maintenant que je fais partie de l'équipe du site et je suis toujours ravi de partager mes passions, aussi bien dans le cinéma, le jeu vidéo et bientôt les livres, voir plus. Je suis intéressé par tous les supports. J'aime particulièrement le cinéma japonais entre les années 1940 et 1970, les films de gangsters, de samouraï, les œuvres dystopiques, les biopics, et de plus en plus le cinéma de Bollywood. Je joue et j'étudie divers types de jeux vidéo, aussi bien des jeux occidentaux que des jeux japonais. Je tente à travers mes articles de réfléchir sur les messages des œuvres en plus de mettre en lien mes recherches universitaires et les films, jeux vidéo ou livres que j'étudie.

More Posts - Facebook - YouTube

Laisser un commentaire