Halloween de John Carpenter et sa suite de Rick Rosenthal

 

Date de sortie : 25 octobre 1978 (1h 31min)
Réalisateur : John Carpenter
Acteurs principaux : Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence, Tony Moran, Pamela Jayne Soles
Genre : Épouvante, slasher
Nationalité : Américain
Compositeur : John Carpenter

 

 

 

La nuit des masques

 

Des plans assez terrifiants pour 1978

Film d’horreur majeur des années 1970 pour avoir véritablement lancé le sous-genre du slasher (mettant en scène les meurtres d’un psychopathe généralement masqué qui élimine méthodiquement un groupe d’individus à l’arme blanche) deux ans avant Vendredi 13 et six ans avant Les griffes de la nuit, Halloween : la nuit des masques est également le premier film horrifique de John Carpenter, réalisateur indépendant des futurs Fog, New York 1997 et The Thing. Le scénario prend d’abord place lors de la nuit d’Halloween de 1963 dans l’Illinois, alors qu’un mystérieux personnage en vue à la première personne assassine sa sœur en utilisant un couteau de boucher. L’intrigue choque d’emblée alors qu’on se rend compte qu’il s’agit en réalité d’un enfant de six ans caché derrière un masque de clown, donnant ainsi naissance au tueur Michael Myers, qui revient quinze ans plus tard sur les lieux de son crime après avoir fui l’asile.

Le manoir de Resident Evil
C’est toujours bon d’avoir un couteau de boucher chez soi, juste au cas où…

La mise en scène est très bonne, avec quelques travellings et des vues de dehors ou de dedans montrant le tueur masqué en fond, ou simplement sa silhouette lointaine qui disparaît quand quelqu’un d’autre regarde, procédé grandement repris par moult films. Halloween a lancé la carrière de Jamie Lee Curtis (Fog, True lies, Virus) avec le rôle de Laurie Strode, lycéenne ordinaire qui garde des enfants avec ses deux amies Annie et Lynda, cette dernière étant jouée par Pamela Jayne Soles, qui avait déjà une petite expérience d’horreur avec Carrie au bal du diable. On trouve également Donald Pleasence (La grande évasion, On ne vit que deux fois, Dracula de 1979), psychiatre à la recherche du tueur aux côté du shérif.

Une thérapie spéciale au flingue
Michael Myers n’est jamais loin

Le film est largement porté par la paranoïa de l’héroïne, rudement mise à l’épreuve par les différentes apparitions de Myers, aussi bien de loin avec son masque tout juste visible, que de près sous des plans suggestifs. Carpenter a composé lui-même la musique au piano : le thème principal retentit plusieurs fois pour rappeler que le danger n’est jamais loin. D’autres mélodies horrifiques et leurs reprises font encore plus d’effet lors de scènes intrigantes. Le sous-genre du slasher est également marqué par la mise en scène des meurtres (coups de couteau, étranglement avec un fil de téléphone) et de la trouvaille des cadavres, pendus par les pieds ou recroquevillés dans un placard. La figure du tueur qui se relève plusieurs fois après avoir reçu plusieurs balles et qui finit par disparaître deviendra aussi récurrente. Un classique d’une grande influence pour son époque !

 

 

La nuit la plus terrifiante

 

Date de sortie : 30 octobre 1981 (1h 31min)
Réalisateur : Rick Rosenthal
Acteurs principaux : Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence, Dick Warlock, Pamlea Susan Shoop
Genre : Épouvante, slasher
Nationalité : Américain
Compositeur : John Carpenter, Alan Howarth

 

Le mec que seul le spectateur repère !

Sorti trois ans après le grand classique du slasher, Halloween 2 démarre directement après la fin du premier volet, lors de la nuit menant au jour de la Toussaint, et commence même par un rappel des circonstances de la neutralisation de Michael Myers avant qu’il ne disparaisse à nouveau. Le film suit exactement le même ton mais en se concentrant petit à petit vers le huis clos, alors que le scénario prend place dans l’hôpital où a été amenée Laurie. Jamie Lee Curtis et Donald Pleasence reprennent leurs rôles dans une ambiance pesante avec de nombreux plans suggestifs. Le background est renforcé par l’apparition d’un dossier caché, révélant que Laurie est en réalité la petite sœur de Michael, née peu après son incarcération.

L’hôpital, lieu glauque rêvé
Les yeux percés ne l’arrêtent pas !

Si Carpenter laisse sa place à Rick Rosenthal tout en prenant la casquette de producteur, on retrouve bien sa patte artistique dans les apparitions et les meurtres de Myers, sans parler des musiques récurrentes ici reprises avec un timbre plus cinglant. Le film vaut vraiment pour l’inventivité de sa mise en scène, le tueur apparaissant souvent subrepticement (l’ombre derrière un rideau de douche, son masque blanc dans le noir après la découverte d’un cadavre) et commettant des meurtres variés (gorge coupée au premier plan, seringue dans l’œil, étranglement en silence an arrière-plan, visage ébouillanté). Une suite qui a du sens !

Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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