La trilogie du Parrain de Francis Ford Coppola

 

Le Parrain

 

Date de sortie : 24 mars 1972 (2h 55min)
Réalisateur : Francis Ford Coppola
Acteurs principaux : Marlon Brando, Al Pacino, James Caan, Robert Duvall
Genre : Drame, thriller
Nationalité : Américain
Compositeur : Nino Rota

Vito Corleone, le boss des boss

Sous l’objectif de Francis Ford Coppola (qui réalisera plus tard Apocalypse Now et Dracula), Le Parrain est une adaptation du roman éponyme de Mario Puzo sorti trois ans plus tôt, film de gangster de référence racontant l’ascension de Michael Corleone, rôle ayant révélé Al Pacino (avant Un après-midi de chien, Scarface, Dick Tracy ou encore L’impasse), dans sa famille mafieuse impitoyable dominée par son père Vito (d’où le titre d’origine The Godfather), interprété par Marlon Brando (Jules César, Superman, Apocalypse Now).

 

 

Le jeune Michael, en passe de devenir parrain

Œuvre majeure dans le genre, elle narre cet aspect du New York d’après la seconde guerre mondiale à travers cinq familles qui font leur fortune dans différentes activités dont le trafic de drogue. Entre refus d’association, désaccords au sein d’une même famille et représailles pour une lutte de pouvoir, le film tient le parfait scénario classique dont la complexité dévoile tout son intérêt dans la psychologie des personnages. Du haut ses trois heures, le film parvient à être prenant malgré la lenteur de certaines séquences et le vieillissement évident du tout.

 

L’impitoyable mafia

On retient surtout des passages-clés comme le mariage de la fille de Vito avec un bookmaker qui s’avère violent par la suite, le courage impétueux de Michael qui venge la tentative d’assassinat de son père en allant jusqu’à liquider un policier ripou, le meurtre de sa femme en Sicile et son retour aux États-Unis qui montre que c’est bien lui qui est devenu le boss. Si Marlon Brando a une certaine prestance dans le rôle du grand parrain de la mafia (tout comme dans sa vie personnelle, lorsqu’on le voit en mode grand-père avec son petit-fils), c’est bien Al Pacino qui tire son épingle du jeu avec le début d’une longue série de rôles d’anthologie au cinéma. Un grand classique !

 

 

 

 

Le Parrain 2

 

Date de sortie : 22 décembre 1974 (3h 20min)
Réalisateur : Francis Ford Coppola
Acteurs principaux : Al Pacino, Robert de Niro, Diane Keaton, Robert Duvall
Genre : Drame, thriller
Nationalité : Américain
Compositeur : Nino Rota

Le jeune Vito Corleone, immigrant à Ellis Island

Suite directe d’un premier film des plus marquants de son époque, Le Parrain 2 conte l’âge d’or des affaires de Michael Corleone qui, en voulant jouer au dur comme son père mais à une époque différente, va peu à peu s’éloigner de ses proches (allant jusqu’à violemment gifler sa femme quand elle lui annonce qu’elle n’a pas fait de fausse couche mais un avortement) et mettre la vie de tous en danger, notamment lors de la tentative d’assassinat par la fenêtre de sa chambre. De nombreux flash-back dévoilent le passé de Vito Andolini, d’abord enfant lors de son immigration à Ellis Island (où il écope du nom de famille Corleone par rapport à sa ville natale), puis jeune adulte sous les traits de Robert De Niro (Taxi Driver, Il était une fois en Amérique, Les Incorruptibles, Les Affranchis), en quête de se venger de celui a osé lui laisser la vie sauve après avoir tué son père tout en bâtissant la future fortune de la famille Corleone.

Vito devenu adulte, préparant sa vengeance
Il est désormais clair que c’est lui le boss…

Toujours aussi longue, cette suite est surtout bien plus accrocheuse et dynamique grâce à la prestance magistrale d’Al Pacino et au charisme naissant de Robert De Niro. Si on retrouve le thème de l’amour sous un timbre différent vers la fin du film, ce dernier est parsemé de nombreuses autres mélodies très marquantes, à commencer par une introduction morose et nostalgique au ton très rétro qui vire à quelque chose de plus joyeux (« The Immigrant »), et jusqu’à l’enivrant générique de fin de Nino Rota faisant suite à la solitude contemplative et douloureuse de Michael, aussi bien dans le présent au parc de Lake Tahoe que dans le passé récent lors d’un repas de famille. Un film grandiose.

 

 

Le Parrain 3

 

Date de sortie : 25 décembre 1990 (2h 40min)
Réalisateur : Francis Ford Coppola
Acteurs principaux : Al Pacino, Andy Garcia, Talia Shire, Eli Wallach
Genre : Drame, thriller
Nationalité : Américain
Compositeur : Carmine Coppola

 

Un duo margistral

Il aura fallu attendre le tout début des années 1990 pour enfin voir paraître le dernier volet du Parrain, avec un Al Pacino cinquantenaire fort de son expérience après des classiques comme Un après-midi de chien, Scarface, Mélodie pour un meurtre ou encore Dick Tracy. Dans la droite lignée de la saga, ce troisième film met en scène un Michael Corleone fatigué des activités mafieuses de sa famille et désirant se réhabiliter aux yeux de la société, en négociant notamment avec des haut-placés de l’Église. Bien qu’il parvienne à vendre ses affaires illégales, son passé le rattrape et ses concurrents commencent à viser ses points faibles. Le film vaut beaucoup pour l’interprétation d’Andy Garcia (Les Incorruptibles, L’Enjeu) en tant que neveu de Michael voulant prendre la relève tout en se rapprochant fortement de la fille de son oncle Mary Corleone, jouée par Sofia Coppola (qui avait déjà fait une apparition dans les deux premiers volets, ainsi que dans le court-métrage Frankenwinnie de Tim Burton puis Star Wars la menace fantôme aux côtés de la reine Amidala). Parmi les parrains d’autres familles se cache même Eli Wallach, bien connu pour son rôle de Tuco dans Le Bon, la Brute et le Truand.

L’ambition d’un jeune premier
Le final à l’opéra

Tout aussi poignant que le deuxième épisode, le film se veut également plus moderne dans sa réalisation tout en conservant l’esprit si particulier de la saga, avec de tristes mélodies et une réflexion particulière sur le sens de la famille, allant jusqu’à l’inceste concernant Vincent et Mary, union qui déplaît fortement à Michael bien qu’aucun acte de violence ne soit étonnamment à relever à ce niveau. Le final à l’opéra manque cependant de clarté entre les nombreux assassinats dans l’ombre et le complot que semblent mettre en place Vincent et sa mère. Malgré une fin brutale mais assez expéditive comme si Coppola n’avait pas pu aller au bout de son idée, Le Parrain 3 reste très réussi et parvient à brillamment conclure une saga d’anthologie.

Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

Laisser un commentaire