Lovely Bones de Peter Jackson

Date de sortie 10 février 2010 (2h 08min)
De Peter Jackson
Avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg, Stanley Tucci, Rachel Weisz, Susan Sarandon, Rose McIver, Christian Thomas Ashdale, Reece Ritchie …
Genres Drame, Fantastique
Nationalités Américain, Britannique, Néo-Zélandais
Musique : Brian Eno

Une jeune fille au paradis

Synopsis

L’histoire d’une jeune fille assassinée qui, depuis l’au-delà, observe sa famille sous le choc de sa disparition et surveille son meurtrier, ainsi que la progression de l’enquête…

Après la trilogie du Seigneur des anneaux et King-Kong, Peter Jackson fait une pause côté blockbusters pour livrer un film plus intimiste avec Lovely Bones, assez inattendu de la part du réalisateur, mais qui a le mérite d’attirer ses fans. Forcément avec ce film, on est loin de ce que nous avait offert Jackson dans ses gros films précédents, mais il prouve que le bonhomme peut vraiment tout faire. Lovely Bones est un film sur la mort, mais aussi sur la vie si on y voit un peu plus loin. Le film est tiré de l’oeuvre d’Alice Sebold : Jackson aime porter des oeuvres littéraires à l’écran et le fait bien, preuve en est avec sa trilogie du Seigneur des anneaux. C’est vrai que dès qu’on parle de Jackson, on ne peut s’empêcher de penser à sa trilogie : elle est culte, car avoir retranscrit l’oeuvre de Tolkien sur grand écran est un exploit, et n’était pas chose facile. Lovely Bones est l’après Seigneur des anneaux, même si King-kong est venu entre eux. Lovely Bones est l’histoire d’une jeune ado qui se fait assassiné par son voisin d’en face. Susie est dans un « lentre-deux mondes » situé entre le paradis et le monde des vivants, et elle y observe sa famille qui est sous le choc de sa disparition, ainsi que l’enquête sur la recherche de son meurtrier. Le film se situe dans les années 70, et les décors nous immergent parfaitement. Un film dramatico-fantastique que Peter Jackson rend somptueux.

Susie Salomon est une ado des années 70, qui vit heureuse avec sa famille. Comme beaucoup d’ados de son âge, elle a le béguin pour un garçon de son lycée. Susie raconte sa vie avant sa mort, puis après sa mort. Seulement, elle ignore que le voisin qui réside en face de chez eux, en apparence normal, est en réalité un tueur qui a le projet de tuer Susie. Alors qu’un soir Susie rentre de l’école, elle traverse, comme tous les soirs, un champ. La nuit tombe et son voisin se trouve au milieu du champ : il propose à Susie de lui faire visiter la cabane qu’il a construite pour les jeunes sous-terre. Susie le suit avec confiance, ses parents ayant une bonne entente avec lui. Elle descend avec lui dans cette cabane qu’il à aménagé sous-terre, et offre une boisson a Susie qui semble de moins en moins à l’aise. Ses parents commencent à s’inquiéter, car Susie aurait dû rentrer depuis un bon moment. George Harvey (le voisin) devient de plus en plus bizarre, Susie tente de s’échapper mais il est déjà trop tard.
La jeune fille se retrouve dans un autre monde, celui de « l’entre-deux », pensant avoir échappé à George Harvey. Mais il n’en est rien : ce dernier a réussi à la tuer. L’entre-deux est un monde qui se trouve entre le monde des vivants et le paradis, ça ressemble à son monde sauf qu’elle est seule et qu’il y fait très sombre. Elle peut observer les vivants de l’autre côté, comme son père et son meurtrier dans sa baignoire en train de retirer le sang de sa victime et de se détendre. Du côté du monde des vivants, une enquête est en cours sur la disparition de Susie : les parents sont anéanti en apprenant qu’une quantité de sang importante de Susie est retrouvée dans le champ. George Harvey ne s’inquiète pas et se sent à l’abri. Alors que les policiers enquêtent auprès des voisins, dont George, ils ne se doutent pas une seconde de qui est le coupable.
De son côté, Susie continue d’observer avec une grande tristesse le monde des vivants et ses parents anéantis par sa disparition. Tandis qu’on lui dit qu’il faut qu’elle avance, elle sait qu’elle n’en a pas fini et qu’il faut qu’elle guide son père vers le meurtrier. Au paradis, elle fait la rencontre des nombreuses victimes de George, car elle n’est pas la première : beaucoup son mortes avant elle et tous sont des enfants. Tandis que le temps passe, son père, toujours aussi détruit par la mort de sa fille ne lâche rien, sa deuxième fille l’aide et a des soupçons sur George.
Le film nous montre durant plus de deux heures Susie, de son côté dans l’entre-deux et le paradis, ayant du mal à réaliser qu’elle est morte si jeune, et sa famille anéantie qui, malgré le temps qui passe, cherche encore le meurtrier.
Dans son film, Peter Jackson n’oublie pas de faire un petit clin d’œil au Seigneur des anneaux dans un scène à la librairie : on voit une pancarte qui vend la trilogie avec le nom de Tolkien qui apparaît. Comme tous ses films, le réalisateur fait un caméo : cette fois-ci, il apparaît en client chez un photographe où il semble observer un appareil photo. On le voit sur plusieurs plans du film, il est dans le champs de la caméra pendant quelques minutes ou même secondes.

Le film est somptueux dans ses décors, que ce soit dans le monde de l’entre-deux ou le paradis : les détails de chaque plan sont soignés. Le film est aussi original dans sa vision du paradis, avec de magnifiques couleurs et de vaste espaces splendide. Peter Jackson, brille donc essentiellement dans sa mise en scène de toute beauté. Il aborde intelligemment le thème du deuil, sans en faire trop. Beaucoup d’émotions, sans tomber dans le mièvre et le cliché : ça reste très émouvant voire dur par moments, surtout quand on sait comment la jeune fille est morte. On a beaucoup de compassion pour cette famille, et on s’attache à eux car ce qu’ils traversent est dramatique : on a envie que ce tueur d’enfants paye. Peter Jackson livre un film passionnant, après des blockbusters il est capable de nous pondre un film à plus petit budget, avec une belle histoire. Le scénario est adapté d’une oeuvre d’Alice Sebold : Peter Jackson en signe le scénario avec Frances Walsh et Philippa Boyens. Une écriture qui nous permet de suivre très distinctement Susie et l’enquête menée par la police et les parents pour retrouver le meurtrier. Tout est parfaitement retranscrit à l’écran, la tristesse ou encore la peur quand le meurtrier apparaît.également, le traitement des personnages est appliqué, Jack Salmon le père de Susie est touchant et convaincant tout en n’abandonnant pas les recherches, Abigail Salmon la mère de Suzie apporte sa touche de personnalité, très touchante et qui a du mal à faire le deuil (ce qui est normal). Stanley Tucci en tueur est saisissant et vraiment inquiétant. Il dégage une inquiétude à chacune de ses apparitions. Saoirse Ronan est parfaite dans le rôle de Susie, on a énormément d’empathie pour son personnage tué si jeune et si injustement. Un casting très bon pour des prestations convaincantes. La musique de Brian Eno est splendide et colle parfaitement à l’ambiance générale du film. Avec Lovely Jones, Peter Jackson renoue avec un cinéma plus intimiste et livre un film très artistique, sans faire dans lr grand spectacle. C’est fabuleux, touchant et extraordinaire.

Relecture : David

Bande annonce

Orel
Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

One thought on “Lovely Bones de Peter Jackson

  1. Très beau descriptif du film, qui est un magnifique et triste chef d’oeuvre, un cinq étoiles pour moi, que j’ai en blue Ray et en livre.

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