Le Projet Blair Witch de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez

Date de sortie 28 juillet 1999 (1h 18min)
De Daniel Myrick, Eduardo Sanchez
Avec Heather Donahue, Michael C. Williams, Joshua Leonard…
Genre Epouvante-horreur
Nationalité Américain
Musique Tony Cora

L’appel de la forêt

Synopsis

En octobre 1994, trois jeunes cineastes, Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams, disparaissent en randonnee dans la foret de Black Hill au cours d’un reportage sur la sorcellerie. Un an plus tard, on a retrouve le film de leur enquete. Le Projet Blair Witch suit l’itineraire eprouvant des trois cineastes a travers la foret de Black Hills et rend compte des evenements terrifiants qui s’y sont deroules. A ce jour, les trois cineastes sont toujours portés disparus.

Le projet Blair Witch est le premier film du genre qui apporta le found-foutage car, des années après, la mode de ce genre cinématographique s’étendit. Il y eut la franchise Paranormal Activity qui, après deux volets efficaces, devient n’importe quoi. Dans la même période, il y eut Cloverfield, Chronicle, Projet X et bien d’autres encore. Un genre qui semble s’estomper, car il semble être une facilité pour les réalisateurs, pas pour tous évidemment, car les films comme Cloverfield et Chronicle sont brillants. Le Projet Blair Witch est donc le précurseur du genre en livrant aux spectateurs un film terrifiant, sans voir la menace : tout est dans les bruitages surtout. Cette année, le film a eu droit à un reboot dont on ne voit pas trop l’utilité, car la version de 1999 se suffisait à elle-même. Le film de 1999 eut même le droit à une suite, sans la technique du found-footage, mais elle est trop mauvaise pour qu’on puisse s’y intéresser. Car le film de 1999 fut un succès à sa sortie : il proposait un genre nouveau dans le cinéma horrifique. Pour les deux réalisateurs, Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, ce film aura été leur seul succès, car les films qui suivirent furent inconnus et n’eurent pas vraiment de succès. Cette unique collaboration, fut un succès et on leur doit un des films les plus réussis dans la technique du found-footage.

 

La légende de la sorcière de Blair Witch, existe vraiment : en 1994 les deux réalisateurs Daniel Myrick et Eduardo Sanchez s’y intéressent en réalisant un film ultra-réaliste. Dans un premier temps, on nous fera croire, avec ces trois jeunes cinéastes qui tournent un documentaire sur la sorcière de Blair, qu’elle existe vraiment, que cette histoire est vraie et qu’ils ont réellement disparu. Ce film utilise les vrais noms et prénoms des comédiens, pour donner plus de réalisme au récit, et il s’intéresse de prêt à la petite ville de Burkittsville où se trouve la forêt, une ville qui fut aussi le théâtre de choses atroces. Le film nous fait croire qu’un film de 1994 a été retrouvé, un film documentaire tourné par trois jeunes cinéastes disparus mystérieusement comme le montre le film. Le film débutera sur une petite série d’interviews que donnent les trois jeunes aux habitants de Burkittsville. On y apprend que des choses se sont déroulées dans le passé. Comme un tueur d’enfants, histoire qui avait secoué la petite ville à l’époque, tandis que la sorcière de Blair n’était soi-disant qu’une légende. Au cours du visionnage du film, on se rend finalement compte que ce tueur d’enfants et la sorcière ont peut-être un lien. Après ces petites interviews, les trois jeunes, Heather, Joshua et Michael, s’enfoncent dans les bois où ils ont prévu de passer une seule nuit. La jeune femme, Heather, un peu trop sûre d’elle, s’y perd avec ses deux amis. Ne trouvant pas le chemin du retour, des tensions naissent dans le groupe, donnant lieu à la panique. Alors qu’ils ne devaient passer qu’une seule nuit, les nuits suivantes se transforment en une petite série de terreur nocturne. Car des bruits étrange se font entendre, des cris de bébé, leur toile de tente se retrouve secouée, et l’un d’eux disparaîtra. Il ne le retrouveront jamais, mais entendront ses hurlements dans la nuit, jusqu’à retrouver son coeur arraché enveloppé dans sa chemise comme si ce dernier avait subi un rituel. Ils trouveront durant leur escapade d’étranges petits tas de pierre ressemblant de près à des rituels vaudou, ou bien des branches assemblées de façon étrange. Mise en scène assez foutraque, et assez illisible par moment pour donner un max de réalisme au film. Ce qui fait la force de ce film, c’est le faite qu’on ne verra pas l’ennemi, on entendra des bruits très inquiétants sans voir quoi que ce soit. Des bruitages qui ont d’ailleurs toute leur importance, car sans voir le ou les ennemis, tous ces bruits font leur effet et terrifient le spectateur. Pas de scène gore, hormis la scène du coeur. Mais le gore n’est pas le but des deux réalisateurs et ça se voit : l’ambiance livrée en mode found-footage est la chose sur laquelle se concentrent principalement les réalisateurs. Le film livre une mise en scène tellement réussie qu’ils arrivent presque à nous faire croire à cette histoire.

 

Pour donner d’ailleurs ce réalisme au film, les réalisateurs s’inspirent de faits réel survenus dans la ville de Burkittsville dans le Maryland. Durant le début du film, les habitants racontent l’histoire d’un tueur d’enfants ayant sévi, il les enfermait dans sa cave, les mettait face au mur pendant qu’il en tuait un. Anecdote intéressante, car à la fin du film, Michael, un des protagonistes, se retrouve face au mur juste avant que la caméra se coupent. On peut donc à partir de là imaginer tout un tas de choses. Un scénario donc plutôt ingénieux, où les réalisateurs s’inspirent de faits réels pour construire une histoire à partir d’une légende, et voilà ce que donne tout ça en gros. C’est incroyable qu’avec de simples bruitages, les réalisateurs arrivent à nous faire autant frissonner, et le fait de ne voir absolument rien est d’autant plus effrayant. La fin du film nous laissera perplexe, car on ne sait trop quoi en penser, c’est aussi ce qui rend le long-métrage intéressant : nous laisser dans le flou. Effectivement, il y a quelque chose dans les bois, mais on ignore ce dont il s’agit, ces sortes de rituels laisseront penser qu’il s’agit de la sorcière de Blair, mais aussi peut-être plus que ça étant donnée la fin du film qui ferait un lien avec le tueur d’enfants de Burkittsville. Certains verront avec Le projet Blair Witch un simple film d’épouvante, et pourtant il est bien plus que ça, car il nous fait poser un tas de questions, et puis il nous montre ce que provoque l’état de panique quand on est perdu et les tensions qui se forment. La survie de l’être humain face à la nature et des forces surnaturels, voilà aussi ce que nous montre le film. Le film aura déjà bientôt 20 ans, et reste encore très efficace. Il est l’un des films les plus mystérieux du cinéma du genre, et aura lancé la mode du found-footage.

Relecture: David

 

Bande annonce

Orel

Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef)

Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori
Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré
Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films
comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky
sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les
oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

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