Ni No Kuni, de Yoshiyuki Momose

 

Date de sortie : 23 août 2019 (Japon), 16 janvier 2020 (Netflix)
Réalisateur : Yoshiyuki Momose
Doubleurs VO : Kento Yamazaki, Mackenyu Arata, Mei Nagano, Mamoru Miyano
Genre : Animation
Nationalité : Japonais
Compositeur : Joe Hisaishi

Une fracture sociale d’emblée mise en avant.

Suite à deux RPG japonais sortis en 2010 et 2018, Ni No Kuni (en japonais « second pays ») est adapté en animé par Yoshiyuki Momose, déjà derrière les deux jeux vidéo et grand habitué du studio Ghibli. Scénarisé par le fondateur du studio de développement Level-5 Akihiro Hino, le film doit ses musiques à Joe Hisaishi, cofondateur de Ghibli et connu pour avoir composé les mélodies de la plupart des films de Hayao Miyazaki. L’intrigue se développe autour de trois adolescents : le protagoniste Yu, qui se déplace en fauteuil roulant, son meilleur ami Haru et leur amie d’enfance Kotona envers qui il semble avoir des sentiments. Alors que cette dernière se fait poignarder par un mystérieux assassin semblant venir d’un autre monde, Yu et Haru se retrouvent propulsés dans un univers parallèle en tentant de la sauver.

Une des rares scènes pouvant rappeler la maturité des productions Ghibli.
Des personnages corrects au background peu étoffé.

Nommé le royaume d’Evermore, cet autre monde abrite des personnages liés à ceux de leur époque, notamment la princesse héritière qui ressemble étrangement à Kotona. Tandis qu’un complot semble se dessiner, et comprenant qu’une personne qui meurt dans un monde disparaît aussi dans l’autre, Yu et Haru, alors devenus chevaliers, vont tout faire pour sauver leur amie. Transporté dans un univers proche du médiéval, le film s’auréole d’une animation très correcte, soutenue par quelques mouvements bien réalisés en images de synthèse. Des petites créatures apparaissent ici et là, tandis que le rendu des plus grandes est formaté à des CGI très moyennes. Les personnages sont plutôt bien écrits bien que peu originaux, notamment le ministre de la magie Yoki, dont le passé pourtant intéressant manque de background.

La complicité entre Yu et Haru dans toute sa splendeur !
Un design assez… discutable.

Agréable à suivre, le scénario se veut cependant très classique à cause de thématiques sous-exploitées. Le triangle amoureux entre les trois protagonistes s’en tient au minimum et la dualité entre les deux adolescents tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe. Il y aurait pourtant eu moyen d’aborder les difficultés de la paralysie dans le contexte de l’amour ou encore les dangers de la jalousie provoquée par une telle situation. Si l’histoire du vieil homme ayant partagé la chambre d’hôpital de Yu dans son enfance respire dans un premier temps le vu et le revu, elle aboutit à une révélation intéressante sur la liaison des personnages et conclut le scénario d’une belle manière. Assez critiqué pour sa comparaison avec les précédents films du studio Ghibli, Ni No Kuni reste toutefois un animé de bonne facture, à la narration simple mais efficace.

Emmanuel Delextrat

Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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