Les Sinistres Purges présentent : « Ben Hur » de Timur Bekmambetov

Cela faisait des heures que la silhouette errait dans ce manoir et ses couloirs sombres. Elle fouillait chaque porte, chaque espace afin de trouver ce qu’elle cherchait depuis quelques mois désormais. Soudain, elle aperçut une porte rouge, si rouge que l’on pouvait se demander si elle n’avait pas été peinte avec du sang. La personne l’ouvrit et y trouva derrière un long escalier en spirale, composé par ce qui semblait apparemment être des milliers de marches. Une fois en bas, elle fit face à une autre porte, blanche cette fois-ci. Elle était si blanche que l’on pouvait la croire repeinte récemment par de la peinture blanche (si vous avez pensé à autre chose, vous êtes franchement immonde. Mais je vous aime quand même). Derrière celle-ci se trouvait un cachot, refermé par une autre porte en grille. C’est en s’approchant de celle-ci qu’elle l’aperçut : l’homme qu’elle cherchait tant. Il se trouvait par terre, en position latérale de sécurité, uniquement revêtu d’un t-shirt Kev Adams et d’un pantalon d’un jaune si fort qu’il fallait quelques secondes pour s’habituer à sa vision. C’est ainsi qu’elle demanda, d’une voix qui ne semblait ni féminine ni masculine (ce sera pratique plus tard) : « Est-ce que tu es bien le rédacteur des Sinistres Purges ? »

Le jeune homme se leva alors et, d’un ton qui se voulait apparemment solennel, répondit : « Oui, je suis Monsieur Popcorn. »

Quelques secondes de silence gênant plus tard, la silhouette lâcha : « Je suis venu vous sortir de cet endroit lugubre. Nous avons besoin de vous. »

« J’aimerais bien vous rejoindre mais je suis enfermé ici depuis un moment et je n’ai pas encore fait ma Sinistre Purge sur Ben Hur pour celui qui me détient. »

« Comment cela se fait-il ? »

« Les obligations scolaires et extrascolaires, le fait d’être enfermé ici avec comme vêtements ces choses disgracieuses, l’obligation de subir du Jul trois heures par jour pour me « motiver », … »

« Non, que vous soyez resté enfermé ? »

« Tant que je n’ai pas écrit sur Ben Hur, Mathieu Cinéman veut me garder ici et me faire souffrir alors que je ne veux pas revoir ce truc ! Il y a tellement de choses à dire dessus que la tâche me faisait peur. Rien qu’en reparler réveille en moi des souvenirs douloureux… »

La silhouette commença : « Non, mais en fait, vous auriez pu… » mais les flash-back l’interrompirent, permettant d’avancer dans cette introduction toujours aussi longue comme vous aimez les subir.

On commence par une voix off solennelle qui annonce les méfaits de l’Empire Romain avant de basculer sur les deux personnages principaux qui se titillent avant une course de chars qui se voit transformée par l’art du fondu en une course amicale entre ces mêmes deux personnages et un panneau « huit ans plus tôt ». Je sens que l’on va avoir droit à un film bien lourd, pas vous ? Juste pour annoncer la couleur : c’est réalisé par l’homme derrière « Abraham chasseur de vampires » et qui trouve normal de faire un remake d’un classique car « les jeunes ne regardent plus de films de trois heures ».*tousse*On en parle des « Seigneurs des anneaux ?*tousse* Bref, revenons au film. Il s’avère que ces deux cavaliers sont Judas Ben Hur et Messala, un prince et son frère adoptif. La voix off souligne lourdement qu’ils s’apprécient beaucoup et sont censés symboliser l’unité possible entre juifs et romains. On sent avec l’utilisation de certaines caméras modernes une volonté de donner un cachet plus actuel au film, ce qui n’est franchement pas une mauvaise idée quand on veut s’attaquer à un tel classique. Le problème (et cela se confirmera par la suite), c’est qu’il faut ensuite donner une identité au film pour éviter qu’il ne soit caractérisable que comme un vulgaire blockbuster débilisant sans âme à la « Fast and Furious » et « Transformers » (j’espère que je n’aurai pas droit à des fans de voitures pour vouloir me casser la gueule dans les commentaires), tout en gérant adroitement ses scènes pour éviter l’humour involon… et voilà que Judas tombe de cheval. Une partie de moi rit de cet instant qui ne semble pas naturel et plus « Horsus ex machina », mais l’autre partie se rappelle que ce genre de chute m’arriverait trois secondes après m’être installé sur l’un d’entre eux. Messala va alors essayer d’aider son demi-frère blessé et je ne m’avance pas plus sur ce point, j’expliquerai plus tard pourquoi (mais cela aura un rapport avec une fin hors de propos et niaise là où elle aurait dû être plus subtile. Spoilers).

Messala amène alors son frère, engendrant ainsi la colère de sa mère adoptive qui craint pour son véritable fils. Ben Hur finit bien évidemment par se soigner (sinon, ce film durerait beaucoup moins longtemps) et fait la fête avec Messala. On comprend bien vite que le cœur des deux messieurs est pris, dont le dernier pour la sœur de Ben Hur, apparemment à la grande déception de sa mère adoptive qui ne l’apprécie décidément pas (sûrement suite à ses préjugés sur ces « maudits romains ». Encore une qui doit voter FN tiens). Messala, ennuyé par ce traitement et les regards des gens sur lui à cause de ses origines, décide de partir à Rome dans le dos de Tirza, sœur de Ben Hur, qui vient d’ailleurs le voir pour lui demander où il est parti avant que l’on ne se retrouve directement balancé en pleine bataille, trois ans plus tard. Cette même bataille de quelques secondes (littéralement) se termine par un plan assez moche dans une foule de soldats qui deviennent des marchands par la magie du fondu. Je crois que le manque de subtilité du film va rapidement me donner envie de faire écarteler des gens par des chevaux. On va également passer sur le court intermède où Ben Hur laisse la servante dont il est amoureux partir se marier avant d’aller la récupérer en chemin car c’est bien trop rushé pour être véritablement touchant. Peut-être aurait-il fallu que la scène soit rallongée mais bon, les gens ne vont plus voir de films de trois heures… *tousse*Et on s’étonne que les gens aillent voir « Les nouvelles aventures d’aladin » vu comme on traite certains comme des demeurés* Parlons plutôt de Jérusalem qui vit sous l’oppression romaine, avec ce que cela signifie en terme de crucifixion. On comprend que la personne qui va se retrouver à chanter « Always look on the bright side of life » est un rebelle, ce qui va mener Ben Hur à papoter liberté avec un ébéniste au look christique et aux paroles extrêmement… religieuses… attends deux minutes film… est-ce que là tu es en train de dire que c’est Jésus ? Oh mon dieu mais c’est totalement Jésus ! Dans le film avec Charlton Heston, on le voyait certes mais de manière assez divinisée, dans la tradition du péplum épique. Ici, il est balancé de manière lourdingue et relativement inutile. D’un point de vue religieux, j’avoue m’en moquer royalement car je suis athée mais d’un point de vue cinématographique, il faut avouer que ça manque encore plus de subtilité ici et que cela ne tente même pas d’imposer un point de vue pertinent avec un ancrage « réaliste » de par cette même représentation car on sent quand même une tentative d’aura divine derrière lui. Bref, si Jésus Christ, c’est parce qu’il préférait être incarné par Willem Dafoe (je vais tellement me faire crucifier pour cette blague… ok, j’arrête). C’est ensuite à Ben Hur et sa compagne Esther de débattre s’il vaut mieux essayer d’aider les gens autour d’eux ou tout simplement ceux qui leur sont chers. Ben Hur lâchera même un « S’il y a un Dieu, pourquoi n’arrange-t-il pas les choses ? ». Ce à quoi Esther répond par un sourire et un départ en forme de fuite tranquille, là où un « il doit s’occuper des radicalistes qui croient parler en son nom mais s’y connaissent autant en religion que moi en physique nucléaire » aurait été plus convenu (quitte à parler religion, peut-être vaut-il mieux essayer de le faire de manière constructive ?).

Après une transition « nuages sombres » afin d’annoncer que ça va bientôt puer la crevette séchée, Ben Hur se retrouve face à certains de ces rebelles et, après une confrontation verbale avec eux, les laisse s’occuper d’un d’entre eux apparemment blessé. Sa tête me rappelle d’ailleurs quelqu’un mais je ne vois plus qui… Ben Hur est plus tard convoqué par un général romain qui n’est autre que Messala qui, après un flash-back, explique que Ponce Pilate va venir à Jérusalem et que ce serait sympathique de la part de son demi-frère de surveiller un peu qu’aucune attaque ne se produise contre lui. Après cette conversation sympathique, Ben Hur retourne chez lui changer les pansements du blessé qui… Oh putain mais c’est Rico ! Mais oui, dans « Hannah Montanah », celui qui… euh… Enfin, on m’a dit qu’il jouait dans cette série Disney Channel que je n’ai jamais regardée pour voir Miley Cyrus pour qui je craquais quand j’étais jeune avant qu’elle ne se balance nue sur des boules de chantier. Pas mon style.

Bref, cela explique le niveau de son jeu d’acteur… et son niveau de fils de puterie en voulant attaquer Ponce Pilate depuis le toit de Ben Hur, alors que l’éminent pilate des calaïbes (Kev Adams, rends-moi mon clavier bordel !) est incarné par Pilou Asbaek, que j’avais apprécié dans le remake US de « Ghost in the shell », d’ailleurs pas si mauvais qu’annoncé pour ma part (et largement meilleur que ce « Ben Hur »). Messala se voit ordonné de rentrer chez Ben Hur Judas et les légionnaires de tuer et arrêter les gens selon leur importance dans le scénario futur pendant que Rico le connard se casse rêver d’une meilleure carrière. Judas ment sur sa responsabilité dans l’attentat pour sauver sa famille, ce qui ne fonctionne pas vu que Messala est mis sous pression par un supérieur moins diplomate que lui. Judas menace donc un soldat mais se retrouve vite à porter une croix dans Jérusalem. Et tandis que les romains cherchent à ce qu’il ne reçoive pas d’eau, un homme barbu s’élance sous le regard abasourdi des gens et… Bon, ben, cela fait une nouvelle apparition subtile de Jésus. Est-ce que je peux dire que cette scène me met mal à l’aise ? Passons là-dessus pour revenir sur Ben Hur, envoyé dans les galères. Et si vous vous demandez si c’est équivalent à se taper des films de merde, je vous répondrai que non. Beaucoup de personnes y sont mortes, traitées comme des esclaves à trimer toute la journée sous les coups des fouets. Chaque jour de leur vie, elles ont dû survivre dans le sang et la douleur, aussi bien physique que mentale, en pensant à leur famille qu’elles ne reverront probablement jamais. Bon, au moins, elles ne devront pas se taper « Alad’2 » ou « Les nouvelles aventures de Cendrillon »…

Cinq ans plus tard, le navire dans lequel Ben Hur officie se retrouve dans une bataille navale ( B4, coup dans l’eau. Comme ce film d’ailleurs). Cette scène n’est pas mauvaise en soi car elle se déroule essentiellement à l’intérieur du bateau avec notre héros et les regards vers l’extérieur suivent ceux de Ben Hur, excepté quelques malheureux inserts. Bref, je ne vois pas trop comment ils pourraient faire foirer cette séquence. Réponse quelques secondes plus tard : avec le cri extrêmement convaincu d’un malheureux qui va s’écraser contre le bateau. Cela aurait pu être dramatique, c’est devenu humoristique. Bon, au moins je pourrai remplir ma collection de scènes qui auraient pu être vraiment bien si elles ne tombaient pas dans l’humour involontaire. Si l’on ajoute à cela quelques secondes filmées à la première personne pour tenter de faire immersif et original mais tournées de manière tellement numérique que j’ai plus l’impression d’être dans une mauvaise cinématique de Playstation 3, il y a de quoi soupirer. Ben Hur néanmoins survit et se voit soigné par Morgan Freeman avec des dreadlocks blanches. Si l’on peut se demander légitimement s’il était préférable qu’il ne récupère pas ses sourcils de « Dreamcatcher », on essaie de penser à autre chose en voyant Ben Hur répondre à ses questions après avoir caressé un cheval blanc qui ne s’appelle pas Stewball. Apprenant que Morgan Freeman avec des dreadlocks blanches (c’est un nom à rallonge que je vais garder néanmoins) va à Jérusalem, Ben Hur lui demande un coup de main pour le faire revenir dans sa ville. On passera rapidement sur Jésus qui sauve un lépreux devant les yeux de Messala et de Batou pour revenir à Ben Hur, qui prouve savoir y faire avec les chevaux. Ils arrivent à Jérusalem où notre héros retrouve sa femme puis confronte son demi-frère, qui lui dira que sa mère et sa sœur sont mortes. Après lui avoir échappé ainsi qu’à ses soldats (et ce malgré un avis de recherche de 5 étoiles), il retrouve de nouveau sa femme à qui il dit que c’est la haine qui lui a permis de survivre. Ce à quoi son aimée répond : « Reste attaché à la mer et tu demeureras son esclave ». J’aurais envie de rire sur la profondeur de ces phrases mais c’est comme le film entier : cela sonne creux et vide. Alors que les romains décident d’exécuter des juifs, Morgan Freeman avec des dreadlocks blanches propose à Ben Hur de participer à une course de chars afin d’humilier l’oppresseur par ce qu’il aime. Un soir (à noter que ceux-ci manquent en lisibilité, ce qui ne semble pas un choix volontaire dans la mise en scène), Ben Hur se voit abordé par le romain qu’il avait menacé plus tôt dans le film en prononçant un « on n’oublie jamais l’homme qui a tenu un couteau sous notre gorge », phrase que je veux faire imprimer sur un t-shirt (la gamme Monsieur Popcorn sera prête pour septembre 2017 pour toute la famille). Il annonce qu’il a réussi à faire éviter la crucifixion à sa famille et les a emmenés dans une caverne qui s’avère destinée aux… lépreux. Je sais que c’est l’intention qui compte mais je peux quand même dire que cette décision était légèrement idiote…


Arrive enfin le clou du spectacle : LA course de chars, la scène mythique du film original, cet instant de légende sur lequel s’est vendu ce film grâce à une vidéo 360 sur YouTube. Il ne faut donc pas se laisser tomber dans une connerie du genre … faire revenir Rico dans les tribunes OKLM. Film, permets-moi de te mettre sur pause pour me gifler. Ou te gifler bordel, j’en ai marre d’être le seul à souffrir. Avec tous les coups que je me donnerais devant la connerie de certains films, je ressemblerais à un Deadite… L’autre point faible du film est que cette course n’arrive qu’après une heure et demie de métrage, là où cela arrivait bien plus tard dans le film avec Charlton Heston. Il manque également un manque d’ampleur mais cela est sûrement dû au budget alloué et une volonté d’humaniser les protagonistes. La course commence et le résultat est moyen. D’abord, les quelques morts touchent encore une fois au comique involontaire. Ensuite, si l’on sent des effets live, les quelques effets numériques font perdre en crédibilité, notamment dans certains aspects du décor. La course même est moyennement mise en scène, pas illisible mais sans réelle brutalité ou impact alors que c’est ce que Bekmambetov semble essayer de faire. La durée est relativement courte et ne permet pas de s’immerger totalement. Enfin, le duel entre frères de cœur ne fonctionne guère et ressemble plus dans leurs interactions à un affrontement entre un super-héros et son némésis. Ce ne sont plus Messala et Ben Hur, les frères ennemis, mais gentil Ben Hur vs méchant Messala. C’est donc à nouveau symptomatique du film : creux, vide et fade.

Ben Hur gagne évidemment, sous les cris de la populace dont Rico le FDP. On traine Messala, aussi salement amoché que quelqu’un ayant annoncé sur Internet avoir aimé « Suicide Squad », sous le regard de Ponce Pilate qui parle de la soif du sang du peuple, ce qui aurait pu être plus intelligent si le film s’était permis de l’aborder pleinement. Et tandis que Ben Hur s’attriste de son sort de futur vagabond, on assiste à l’arrestation de Jésus. Ben Hur tentera plus tard de lui offrir à boire comme il l’avait fait apparemment mais les soldats refusent et le messie se fera crucifier par après, aux côtés de Rico, sans aucun doute lassé de l’état de sa carrière. La mort de Jésus est suivie d’une pluie qui guérit les lépreux de leur affliction. Affecté par ce décès, Ben Hur cherche à retrouver Messala pour qu’ils puissent se pardonner mutuellement. Ce dernier a perdu sa jambe et lui en veut, lui promettant la mort mais au final, chacun se pardonnera (cf la scène de début) avant de se lancer à cheval sur une musique assez hors de propos et les bons mots de Morgan Freeman avec des dreadlocks blanches : « Ne te retourne pas Judas, la vie est devant toi ». Et Fin !


Ce fut laborieux d’aborder ce film parce qu’il a de quoi faire une réussite : un bon casting (Toby Kebbell est un très bon acteur qui mérite mieux), un bon sujet, quelques pistes thématiques intéressantes sur la violence humaine et le pardon et surtout la musique de Marco Beltrami, compositeur sous-estimé qui n’offre ici pas son meilleur travail mais offre quelques compositions assez réussies. Malheureusement, Timur Bekmambetov écrase son récit afin de le faire correspondre à un format de blockbuster et c’est ce que devient le film : un blockbuster fade et creux, auquel il m’a fallu du courage pour accrocher car il est difficile de rire d’un objet creux. Une purge comme « Les visiteurs 3 » avait de quoi se tirer les cheveux au vu de la médiocrité de l’objet, il y a ici de quoi pleurer sur un remake pas attendu mais échouant lamentablement à offrir une once de vie ou de sincérité. Le film fut un échec malgré un budget plus réduit que pour d’autres collègues blockbusteriens mais il pose de nombreuses questions. Tout d’abord, avait-on réellement besoin d’un remake de Ben-Hur ? Ensuite, est-ce que cet échec n’était pas prévisible, aussi bien de manière critique que financière ? En parlant du film avec mes amis de la « Table Ronde » (dont mon kidnappeur), cela nous semblait logique mais il semble que cela ne le soit pas au vu de certains producteurs. Devons-nous vraiment mériter des relectures de classiques dans un moule de divertissement interchangeable afin de toucher un public qui ne serait apparemment pas intéressé par les œuvres « longues et vieilles » ? N’est-ce pas sous-estimer les spectateurs que d’offrir ce genre de spectacle sans âme ?

« Voilà un débat qui devrait être mené par tous. »

« Alors, maintenant que vous avez fini », commença la silhouette, « je peux peut-être vous dire que la porte était ouverte. »

Elle joignit l’acte à la parole en ouvrant le cachot où se trouvait le critique, abasourdi.

« Mais les cachots sont censés rester fermés… » lâcha-t-il d’un ton consterné (mais surtout con). Il fit face ensuite à la silhouette à qui il demanda : « Qu’allons-nous faire maintenant ? »

Celle-ci répondit : « Nous enfuir d’abord. Ensuite, parler d’un film. »

« Mais lequel, oh caméo finement dissimulé afin que je puisse réfléchir avec qui aborder ma prochaine Sinistre Purge sans contrainte grâce à l’art de la dissimulation et du cliffhanger aussi subtil qu’un coup dans les parties intimes ? »

« Au fond de ton cœur, tu le sais Liam… »

« Oh non ! Surtout pas… »

FIN SUR UN CLIFFHANGER AUSSI PUTASSIER QU’UNE EXPLOSION DANS UN FILM DE MICHAEL BAY !

Et parce que c’est l’été, je vous offre en bonus la « Table Ronde » sur Ben-Hur auquel Mathieu Cinéman et moi avons participé. N’hésitez pas d’ailleurs à aimer sa page ainsi que la chaîne « La Table Ronde » car leur travail est vraiment bon et qu’ils m’ont payé vraiment cher pour ce placement de critique subtil. D’ailleurs preums pour les vidéos sur « Dunkerque » et « Blade Runner 2049 ».

 

Liam Debruel

Amoureux du cinéma. À la recherche de films de qualités en tout genre,qu'importe la catégorie dans laquelle il faut le ranger. Le cinéma est selon moi un art qui peut changer notre vision du monde ou du moins nous faire voyager quelques heures. Fan notamment de JJ Abrams,Christopher Nolan, Edgar Wright,Fabrice Du Welz,Denis Villeneuve, Steven Spielberg,Alfred Hitchcock,Pascal Laugier, Brad Bird ,Guillermo Del Toro, Tim Burton,Quentin Tarantino et Alexandre Bustillo et julien Maury notamment.Écrit aussi pour les sites Church of nowhere et Le quotidien du cinéma. Je m'occupe également des Sinistres Purges où j'essaie d'aborder avec humour un film que je trouve personnellement mauvais tout en essayant de rester le plus objectif possible :)

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