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Les Sinistres Purges présentent « Dragon Ball Evolution » de James Wong

En un temps (pas) oublié de tous, notre monde a été confronté à sa plus grande menace. Un studio du nom de Fox a essayé de refourguer avec l‘aide du réalisateur du premier et troisième « Destination finale » une adaptation du fameux manga et anime « Dragon Ball ». La Terre se vit bouleversée par le résultat désastreux et cette atrocité contamina le cœur de nombreuses personnes autour du globe. Heureusement, un groupe de fans s’unirent grâce au pouvoir de l’Internet pour empêcher sa propagation et rejoindre le rang de ces étrons cinématographiques qui se trouvaient au sommet du box-office. Ainsi, le film fut enterré financièrement et se vit reconnaître comme une injure aux fans de la source originale. Mais pendant que de nombreuses personnes continuèrent de s’occuper de « Dragon Ball Evolution » pour être sûres que plus personne sain d’esprit n’ose s’approcher à nouveau de ce navet (on n’est pas comme dans ce film, à croire qu’une menace peut demeurer profondément enterrée… Quoique, Donald Trump me rappelle un petit moustachu espiègle des années 30), un nouveau critique décida de se lancer dans un chemin d’une noirceur absolue, croyant avoir une raison différente des autres personnes étant déjà passées par là…

« Tu n’as pas grandi avec Dragonball ? »

Clément et Daniel s’insurgèrent de manière commune face à Liam. Celui-ci tenta de se dépêtrer de cette situation fort embarrassante : « Bah je connais le Kamehameha et le truc « Fusion » là mais sinon non, je n’ai pas vu un épisode de ce dessin animé ». Tentant de contenir leur envie de meurtre de manière douloureuse, Daniel et Clément se retinrent de le frapper à l’évocation de ce « dessin animé ». « Tu n’as pas peur de te mettre des fans à dos en abordant ce machin sans aucune connaissance de l’une des œuvres les plus marquantes d’une génération ? » lâcha Daniel d’un ton circonspect. « Est-ce que je peux faire plus insultant envers les fans que « Dragonball Evolution » » ? demanda Liam. Ses deux amis eurent un moment de réflexion avant d’agréer d’un commun accord qu’effectivement, même brûler vif Akira Toriyama avant de transformer ses cendres en papier toilettes est plus respectueux que ce film. Daniel rajouta d’un ton espiègle « En plus, ce n’est pas comme si des gens lisaient réellement tes critiques » avant de rire de manière bruyante. Clément regarda Liam « Tu ne vas rien lui faire ? ». Le jeune critique répondit « Pas le temps, mes introductions sont encore trop longues. Mais dès que j’ai fini, j’aurai un chili sauce Scott Tenorman à préparer… »

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Après une introduction permettant aux personnes n’ayant aucune connaissance de cet univers  de s’y plonger (oh chouette, c’est en animation dégueulasse !), l’écran se fait noir et une voix off prononce : « La première règle est qu’il n’y a pas de règle ». Donc, pas besoin de dire cette phrase non ? Sauf si c’est pour faire croire au spectateur inattentif qu’il est face à « Fight Club » (qui avait au moins des règles bien distinctes lui. Et un pingouin. C’est classe un pingouin). Puis, gros plan sur le visage d’un jeune homme apparemment mouillé. Et si vous aussi avez envie de faire une affiliation avec une pratique concernant le visage assez répandue (si j’en crois les vidéos encyclopédiques de ces sites ayant pour but l’éducation dans le domaine de la reproduction humaine), sachez que vous n’étiez pas le seul. Mais en fait, ce sont des larmes de sueur dûes à la pratique de combats contre son grand-père qui, malgré avoir avalé accidentellement un insecte en CGI, le bat en le balançant dans des melons (ce qui l’empêchera de le prendre ! Blague ! ). Et si vous vous demandiez qui est ce gamin sans charisme qui se fait avoir comme un bleu et balance de l’exposition sur le fait que ça ne lui plaise pas de ne pas être ordinaire car à cause de ça il y a des méchants qui ne sont pas gentils avec lui dans son école et qu’il préfère savoir comment chopper une fille, il s’appelle apparemment Goku. Tiens, j’ai entendu un bruit, comme si des millions de voix avaient soudainement hurlé de terreur, et puis s’étaient éteintes aussitôt. Préférant lui offrir une boule (enfin sa boule… je veux dire une DragonBall), son grand père lui dit qu’il devrait assumer son statut et travailler son ki (Le premier qui dit  » Son quoi? » se prend une mandale).

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Mais alors qu’il ne sait pas quoi faire avec son ki et se retient de frapper deux types qui ont failli le renverser en voiture devant un bon nombre de témoins (ah, que j’aime cette liberté d’action aux Etats-Unis), un extra-terrestre caoutchouteux vert se faisant appeler Piccolo (mais je pense qu’avec 50 euros, n’importe quel fan peut faire mieux) attaque un village japonais du haut de son vaisseau en numérique avec une femme sans nom mais en tenue en cuir révélant la poitrine (point commun à tous les personnages féminins mais bon, ce n’est pas comme si on pouvait faire des héroïnes sans révéler leur anatomie hein ?) et qui obtient une dragonball d’une des habitantes du village anéanti

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Retour sur Goku qui, au lieu d’écouter son prof parler d’éclipse (ça sent le fusil de Chekov à plein nez ça), préfère fantasmer sur sa camarade Chi Chi qui n’a donc comme unique intérêt commun à tous les personnages féminins de cette histoire d’être la paire de seins de service à la personnalité en carton. Il se fait évidemment repérer par son professeur qui l’interroge, Goku répond à côté de la plaque, … Non mais on peut passer cette partie ? Je ne connais peut-être quasiment rien à Dragonball mais je ne crois pas que ça ait un rapport avec une intrigue de lycée interchangeable avec la personne « douée mais rejetée par les autres » qui va s’attirer l’attention d’une personne « en dehors de sa ligue » et blablabla, mamours, câlins, main dans la culotte, et tout est bien qui finit bien. Bref, avance rapide : Chi Chi parle de Ki, invite Goku à sa soirée, Goku va se faire taper par Texas Battle (mais si, ce grandiose acteur/rappeur de « Destination finale 3 » ! Comment oublier un talent pareil ?) et ses sbires, Goku les défonce et drague Chichi. Mais pendant ce temps là, son grand-père se fait attaquer par Piccolo qui le tue. Goku rentre à temps pour entendre ses derniers mots sages, avisés et clichés tout en lui demandant de récupérer les Dragonball.

Bordel, que ces vingt premières minutes sont longues ! Je dois être suicidaire ou vous adorer pour me taper l’heure restante…Bon, où en étais-je avant de considérer avec envie mes couteaux de cuisine ? Ah oui, le grand-père de Goku est mort. Triste. Bon dieu, je crois que j’aurais besoin d’une bonne cure de rattrapage de tout l’animé si j’en ressors vivant.

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Alors que Goku ère seul dans sa maison dévastée (apparemment, aucun policier n’est passé, ce que je peux comprendre au vu de l’étron que je me tape), il croise et affronte Bulma, interprétée par une actrice sans honte qui jouera même dans « Shameless » (LOL, MDR, XD, PTDR, par pitié mon cerveau est proche de l’implosion). Combat inutile comme tant d’autres plus tard dans le film pour servir de diversion devant les spectateurs encore assez masos pour tenir. Elle lui apprend qu’elle a une machine à détecter les Dragonballs et ils partent à la recherche de Maître Roshi, qui habite dans une maison minuscule perdue dans une ville pseudo technologique qui (pour pomper la blague d’un certain Youtuber) ressemble à celle de  « Là-haut ». S’ensuit un nouveau combat inutile où Chow Yun Fat surjoue comme pas possible avant de chercher sa boule (nope, pas de jeu de mots vulgaire). Mais alors que Goku la retrouve et tient sa boule en main (non, toujours pas de jeux de mots vulgaire, veuillez calmer vos hormones), des visions submergent ses pensées. La preuve : elles sont toutes avec une lumière dégueulasse orange ou bleue. Roshi explique donc la prophétie des dragons balls qui doivent être trouvées en quelques jours, bla bla bla (désolé mais ces histoires de prophétie interchangeables me gavent ). Au même moment, Piccolo décide de récupérer une Dragonball cachée sous l’eau en… aspirant cette même eau (représentée en magnifiques gouttes numériques). Mouais, ce doit être logique dans la tête d’un méchant en carton. Goku, Roshi et Bulma s’en vont donc pour retrouver les Dragonball restantes. Ils croisent une nouvelle fois Chi Chi car bon, il ne faut quand même pas oublier l’intrigue amoureuse pourrie, puis repartent en voiture devant des fonds verts absolument dégueulasses (est-ce que les responsables des effets spéciaux étaient incompétents ou eux aussi n’en avaient rien à foutre de ce navet ?) jusqu’à ce qu’ils tombent dans un trou. Il s’avère que celui-ci a été creusé par Yamcha, un escroc qui cherche à acquérir les possessions de chaque personne tombée dans son trou (non, pas celui-là) pour ensuite les faire sortir avec une échelle. Si vous pensez que c’est débile, n’oubliez pas que les Etats-Unis pensent sérieusement à élire Donald Trump président (si vous pensez que moi aussi, j’ai été acheté par les médias pour taper sur cette moumoute homophobe et raciste, mettez-le dans les commentaires, ça me permettra de vérifier mon taux de lecteurs). La nuit, Roshi profite du moment de tranquillité pour raconter à ses deux compères comment la Terre a failli être détruite par Piccolo et son serviteur Oozaru et… Mais attendez, ça a déjà été raconté au début cette histoire, non ? Mais non, c’est juste de l’exposition facile pour nous balancer une nouvelle fois que s’ils ne trouvent pas les sept Dragonballs avant le temps imparti, ce sera la fin du monde. En effet, Rochi conseille d’utiliser le vœu qu’ils pourront faire avec cette boule pour faire disparaitre pour toujours Piccolo. Laissez-moi ranger dans une poche réservée aux idées intelligentes de mon inventaire à face palm cinématographiques, ça le gardera au frais. Heureusement, la Dragonball suivante se trouve dans l’un des murs de ce trou si l’on en croit la machine de Bulma (qui a mis du temps à s’allumer car…ressort scénaristique). Yamcha rejoint donc nos héros adorés pour les aider et en profite pour balancer à un Goku le remerciant d’avoir aidé par son trou à trouver l’item magique « Rien n’est le fruit du hasard mon pote. C’est ce que j’ai entendu dans une émission de télé ». Je ne sais pas à quoi ressemble ce Yamcha dans le vrai Dragonball mais même là, je me sens insulté pour lui. On retrouve Piccolo qui apprend de la part de sa servante  que Goku est entrainé par Roshi mais qu’elle peut s’en occuper. Le méchant refuse et préfère s’extraire son sang  (avec un travail de cut inutiles exemplaires, destiné à tout les Uwe Boll en puissance) pour se créer apparemment des laquais surpuissants. Vous le sentez le cliché des soldats puissants sauf face au héros parce que le scénariste le leur a demandé?

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Retour sur notre fine équipe qui se retrouve près d’un … Volcan ? Quelle géologie diversifiée ma parole ! C’est même l’occasion de mettre une blague des plus hilarantes avec Yamcha qui, au contact d’une forte vapeur émise soudainement, s’écrie « Nom d’un petit pois ! Je me suis fait griller les marrons ! ». Si vous aussi aimez la profondeur spirituelle de cette réplique, vous pouvez le mettre en commentaire sur cette page afin de vous réserver un t-shirt exclusif avec cette réplique dessus. En cadeau à l’achat de trois : un porte-clefs Justin Chatwin, plus expressif même que l’acteur ! Disponible aussi en édition Jai Courtney pour les fans de Terminator Genysis

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Mais attention, notre bande de gais lurons se fait attaquer par les laquais du méchant ! Et ils sont… Ah, je ne peux rien dire, l’action contient trop de cuts pour s’en faire une véritable idée. Ah, les cuts, le meilleur ami du réalisateur qui veut cacher des effets en direct foirés et le pire ennemi du spectateur en quête d’action lisible… Goku s’aperçoit que les viles créatures se régénèrent (non, pas comme le Docteur) et en profite pour les utiliser pour traverser la lave en fusion le séparant de la Dragonball. Il doit d’abord affronter la servante de Piccolo dans une nouvelle bagarre se voulant épique et drôle (ce qui est réussi avec brio ! Ou pas, je vous laisse imaginer) avant qu’une nouvelle vision du futur (en hors champ, c’est moins cher) s’offre à notre héros, qui n’a malheureusement pas su voir le scénario débile dans lequel il s’est plongé. Dommage, ça aurait pu lui être utile. Roshi décide alors d’emmener tout ce beau monde chez un Ernie Hudson affreusement maquillé.avant que l’on fasse un retour rapide sur Chi Chi qui affronte en combat la servante de Piccolo. Celle-ci prend vite un peu de son sang puis part vite fait car Goku doit arriver pour continuer à se faire chauffer par Chi Chi (qui, une semaine plus tôt, n’était même pas au courant de son existence mais soit). Et pendant ce temps, Yamcha et Bulma discutent avant d’introduire le cliché du « on va s’embrasser mais quelque chose va nous interrompre à la dernière seconde », ce quelque chose étant… un vendeur d’échoppe décapitant un poulet. Bon, je vais vite confirmer mon statut de râleur quelques instants :

  • Tout scénariste utilisant encore ce cliché mérite d’être frappé. Dix-sept fois. Dans l’entre jambe. Oui, même les filles.
  • Sérieusement, qui interromprait sa tentative de baiser avec l’être aimé à cause d’un vendeur décapitant un poulet quelques mètres plus loin ? Vous n’auriez pas pu trouver mieux ? Même le végétarien que je suis trouve ça complètement stupide !
  • Encore une relation amoureuse ? Excepté la servante de Piccolo (qui est définie juste comme une méchante), les deux autres personnages féminins ne se retrouvent caractérisées que par des relations amoureuses. Encore une fois, je ne connais pas les personnages mais je pense bien qu’elles sont plus que des « love interests ». Et même sans avoir la connaissance de l’œuvre originale, un personnage féminin sans autre utilité ou presque que servir de marionnette pour les hommes. Un personnage féminin est plus qu’une paire de seins, bordel ! Allez voir « Fury Road » ou « Sicario » ! Et profitez-en pour ne pas regarder « Dragonball Evolution ».

Bon, où en étions nous ? Ah oui, le poulet décapité. Alors que nos possibles tourtereaux rient, Bulma se rappelle que Piccolo a besoin aussi des sept Dragonballs pour faire son vœu et que donc, il ne peut pas avancer sans leurs Dragonballs ! Euh… C’est le personnage qui est stupide ou le scénario qui croit son spectateur stupide ? Evidemment, qu’il a besoin de vos… ! Oh, je vais mettre ça de côté, je me prends assez la tête sur ce film. Et vous aussi d’ailleurs. Pourquoi ne pas plutôt de passer du temps avec les personnes que vous aimez, balader votre animal de compagnie ou même juste jeter des cacahouètes tout nu sur votre télévision en révisant de la sociologie? D’accord, peut-être pas cette dernière option.

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Roshi décide d’apprendre la technique du Kamehameha à Goku en le faisant s’entrainer sur des bougies. N’y arrivant pas, il lui faudra l’aide de Chi Chi ainsi que de l’effet qu’elle produit sur son entrejambe pour finalement arriver à les allumer. Il y arrive, bisous bisous et doigt dans le … (Tiens, ça rime !). Dans un couloir, Bulma croise Chi Chi avec qui elle discute vite fait avant que cette dernière ne disparaisse à l’arrivée de Yamcha. Mais alors que celui-ci et Bulma font des sous-entendus très discrets (Goku serait « discret mais efficace ». Sinon pour le même effet, j’ai ce canard vibreur qui…), ils découvrent qu’il y a deux Chi Chi dont une n’étant autre que la servante déguisée (stupeur et tremblements comme le dirait ma chère Amélie). Goku frappe la mauvaise et se voit blessé par un pistolet à machin numérique dégueulasse. Alors que les fans encore présents devant leurs téléviseurs suplient James Wong d’abréger ses souffrances, Goku revient à la vie grâce au Kamehameha de Roshi, de bien meilleur usage qu’un défibrilateur d’urgence, le tout après que notre héros ait revu son grand-père dans un royaume funèbre à la lumière bleuâtre aussi subtile qu’un extincteur dans les mains d’Albert Dupontel.

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Il est enfin (ENFIN !) venu le temps à nos intrépides guerriers d’affronter Piccolo.  Et heureusement, j’ai du mal à éloigner mon couteau de mon bras plus longtemps. Dans un décor aux effets spéciaux numériques SPLENDIDES (Si vous avez imaginé la voix de Jim Carrey en lisant ce mot, vous êtes un bon. Ou une bonne. Mauvais choix de mots), le méchant vert (et non pas le géant vert, embryons de cerveau éduqués par la publicité) réunit ses Dragonballs, Yamcha fait voler sa voiture (ce bruit était celui de ma main décidant de gifler mon visage pour vérifier si ce que j’ai pris était de la bonne et, avec un peu de chance, pratiquer une auto décapitation) et Roshi tente de capturer le vil vert à l’aide d’un pot de Mafuba (ce qui a très bien fonctionné la première fois. La preuve, il n’est jamais revenu. Wait…). Malheureusement, une attaque exécutée en même temps par Piccolo et Roshi cause chez le premier la perte de ses Dragonballs (et non, je ne voulais pas parler de ses parties génit…) alors que la voiture volante de nos héros se crashe. Mais alors que Goku veut se battre, Piccolo lui révèle un twist Shyamalien : Bruce Willis était en fait un fantôme ! (Désolé, mauvais film…Sûr que vous ne voulez pas voir celui-là à la place ?). Non, la grande révélation est qu’Oozaru, le méchant serviteur de Piccolo, s’est réincarné en Goku et que la maléfique créature reviendra sur notre planète lors de l’éclipse (Ouh, tu l’as senti mon fusil de Chekov subtil?) . Ce dernier se transforme donc en monstre numérique à peine plus grand qu’avant et aux airs de loup garou suppliant la mort pour ne plus moisir une seconde de plus. Donc c’était ça le machin qui a failli réduire l’humanité à néant ? Veuillez m’excuser, je dois m’absenter quelques instants pour pleurer de rire face à cette chose…

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Me revoilà ! Bon, on en était à la créature en numérique dégueulasse. Transformé de la sorte pour faire un test pour les films SyFy, notre héros s’attaque à ses amis. Roshi va même mourir parce que le scénario le lui a demandé gentillemment et qu’il est censé provoquer le retour de Goku. Twist renversant : ça fonctionne ! Ce retour à la normale est d’ailleurs aidé par une interprétation habitée de l’acteur principal (sûr que ça aurait dû lui valoir l’Oscar !) et un montage à nouveau exceptionnel (qu’on donne un cookie à cet homme ! N’oubliez juste pas le cyanure dedans). Piccolo bredouille alors un « Impossible » (mais si, c’est possible avec la carte Kiwi…). Ce à quoi Goku répond : «  C’est l’une des choses que mon grand-père m’a appris » Se transformer en créature numérique dégeulasse ? « La première règle est qu’il n’y a pas de règles » Oui et ? Ah, c’était pour faire une punchline pourrie et hors sujet ? D’accord. Et alors que l’assistante du méchant se fait prendre par derrière par Yamcha (oui, vous pouvez glousser bande de coquins), s’ensuit un combat que James Wong tente de rendre épique avec des effets numériques de grande qualité que Goku gagne. Il récupère donc les sept Dragonballs et peut donc faire le vœu qu’il veut (blague). Bon, voyons voir les options qui s’offrent à lui, mes ami(e)s.

  • Sauver son grand-père, qui est quand même la seule famille qui lui restait.
  • Sauver son grand père ET Roshi (Tout vœu peut être réalisé, non ?)
  • Anéantir définitivement Piccolo (et pour ceux qui vont dire « Bah, il l’a battu », il ne l’a pas détruit et lui permet même d’être dans une scène post-générique. Au fait, c’est vraiment mignon de la part des producteurs de croire qu’ils pourraient refourguer une suite)
  • Effacer ce film à tout jamais (Bon, je vote pour ça moi, que ceux qui approuvent lèvent la main !)

Et Goku choisit de … faire revivre Roshi. Oui, juste Roshi. Non, pas son grand-père. Mais non, ce n’est pas comme si c’était une personne qui était censée compter pour lui… Et puis, c’est bien mieux de se taper Chi Chi. Moralité : la famille, c’est bien. Les meufs, c’est mieux.

Bon, voilà fini ! J’espère que, si vous n’avez pas encore vu cet étron vous aurez compris que NON, ce film ne vaut pas le coup. Il est plus que mauvais et ce n’est pas le type « mauvais » drôle. Non, ce film est un navet et même en n’y connaissant rien, ce n’est pas appréciable. Le scénario est prévisible et débile, les personnages sont têtes à claques, les effets spéciaux sont mal faits, la mise en scène est absente, le montage est par moments illisible, … Donc oui,évitez cette chose. Bordel, toute l’équipe du film s’est excusée d’avoir tourné dans ce machin et chacun l’a supprimé de son CV pour être sûr de retrouver du travail! Que ma souffrance ne soit pas vaine : restez autant éloigné de ce film que d’une prostituée thaïlandaise prête à vous offrir un service gratuit dans une ruelle sombre.

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«Alors, tu vas faire quoi maintenant ? » demanda Clément.

« Je ne sais pas encore » répondit Liam. « Je crois que ce dont j’ai besoin après la rédaction d’un texte de 3555 mots, c’est d’un peu de repos. »

« Et d’Amusement ? » suggéra Daniel

« Euh…Pourquoi pas ? »

Liam prit alors le dvd que son ami lui tendit.

« Tiens, ça devrait te procurer beaucoup… d’amusement » lâcha avec un sourire peu rassurant Daniel avant de se lancer dans un rire démoniaque.

Liam  remercia son ami avant de lui donner un bol ainsi qu’une cuillère : « Sinon, ça te dit un Chili à la Scott Tenorman ? »

FIN.

Liam Debruel

Amoureux du cinéma. À la recherche de films de qualités en tout genre,qu'importe la catégorie dans laquelle il faut le ranger. Le cinéma est selon moi un art qui peut changer notre vision du monde ou du moins nous faire voyager quelques heures. Fan notamment de JJ Abrams,Christopher Nolan, Edgar Wright,Fabrice Du Welz,Denis Villeneuve, Steven Spielberg,Alfred Hitchcock,Pascal Laugier, Brad Bird ,Guillermo Del Toro, Tim Burton,Quentin Tarantino et Alexandre Bustillo et julien Maury notamment.Écrit aussi pour les sites Church of nowhere et Le quotidien du cinéma. Je m'occupe également des Sinistres Purges où j'essaie d'aborder avec humour un film que je trouve personnellement mauvais tout en essayant de rester le plus objectif possible :)

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