Spider-Man New Generation de Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman

 

Date de sortie : 12 décembre 2018 (1h 57min)
Réalisateurs : Bob Persichetti, Peter Ramsey, Rodney Rothman
Doubleurs français : Stéphane Bak, Camélia Jordana, Olivier Giroud, Presnel Kimpembe
Genre : Animation, super-héros
Nationalité : Américain
Compositeur : Daniel Pemberton

Une sensation de vitesse impressionnante

Dédié à la mémoire de Stan Lee et Steve Ditko, créateurs du personnage décédés quelques mois avant la sortie du film, Spider-Man New Generation vise les sommets en proposant une animation en relief de grande qualité et un scénario original dans lequel plusieurs Spider-Man se rencontrent suite à une faille spatio-temporelle. Le jeune afro-américain Miles Morales en est le personnage principal, collégien à Manhattan tentant de s’intégrer et d’aborder Gwen Stacy, petite blonde qui semble beaucoup lui plaire. Très branché américain avec un humour qui n’est pas sans rappeler le Dingo et Max de Disney, le film enchaîne les gags adolescents de manière assez efficace avec quelques références propres aux jeunes de cité (dire « wesh » en mettant sa main sur son épaule, faire des graffitis sur les murs quand on a un père flic).

Sacrée brochette !
Accepter de faire le grand saut…

La réalisation est de très bonne facture avec une esthétique très proche des pages colorées d’un comics. L’animation semble même parfois volontairement ralentie, avec un nombre réduit d’images par secondes pour donner la sensation de pages qui se tournent. Bien sûr, Miles ne tarde pas à se faire mordre par une araignée nouvelle génération et obtient des pouvoirs habituels de l’Homme-Araignée en plus de la compétence de se rendre invisible. Ne maîtrisant pas encore ses capacités à coller aux murs et aux plafonds, il rencontre un ersatz de Peter Parker, sorte de monsieur tout le monde pas très doué et au ventre dépassant pas mal de son costume. Il va faire équipe pour contrer les plans du Caïd, présenté comme un gangster excessivement costaud et responsable de la mort du vrai Spider-Man, comme relayé dans les médias quelques minutes auparavant.

Quand tu ramènes tes potes relous à la maison mais que ta copine est toujours là…
To be continued !

D’autres versions du héros apparaissent alors afin de constituer une équipe solide : Spider-Gwen, le Spider-Man Noir, un Spider-Cochon en référence aux Simpson (qui eux-mêmes faisaient référence à Spider-Man dans leur film) et même Peni Parker, issue d’une adaptation japonaise. Stan Lee effectue aussi un dernier caméo comme vendeur de costume à Miles dans une boutique. Pour assister le Caïd, quelques méchants emblématiques sont également présents en la personne du Bouffon Vert, d’une femme Octopus, du Scorpion et même du Rôdeur, dont la véritable identité s’avère intéressante par rapport au héros principal mais se trouve malheureusement sous-exploitée. Avec une animation de haute volée, les scènes d’action immergent totalement dans l’univers avec l’aide de nombreux phylactères contenant des textes pour appuyer les propos des personnages, bien souvent de manière comique. Un film hommage vraiment réussi !

Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

Laisser un commentaire