Toy Story 4, de Josh Cooley

 

Date de sortie : 26 juin 2019 (1h40min)
Réalisateur : Josh Cooley
Doubleurs français : Jean-Philippe Puymartin, Richard Darbois, Audrey Fleurot, Pierre Niney
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeurs : Randy Newman, Charlélie Couture (VF)

Fourchette, nouvelle recrue !

Près de dix ans après le retour fracassant de Buzz et Woody dans Toy Story 3, un quatrième épisode voit le jour avec une animation et un propos toujours aussi modernes. Le relais ayant été passé, c’est maintenant chez la petite Bonnie que les jouets ont élu domicile. Et pour la rentrée en maternelle, son inquiétude pousse Woody à se cacher dans son sac pour veiller sur elle. Dans ses activités, elle va fabriquer un objet qui va devenir fondamental pour son estime personnelle : il s’agit de Fourchette, création à partir de plusieurs matériaux que Bonnie va considérer comme un jouet. Mais ne comprenant pas l’importance qu’elle a pour Bonnie, elle ne pense qu’à retourner dans la poubelle d’où elle vient et finit même par s’échapper par la fenêtre lors d’un voyage en camping-car. Woody part alors à sa recherche et veille à ce que Fourchette ne redevienne pas un amas de déchets.

Un comité d’accueil au grand complet !
Des créatures qui font froid dans le dos…

Après la maison de Sid, le magasin de jouets et la garderie, c’est dans un magasin d’antiquités que Woody va se retrouver prisonnier par Gabby Gabby, une poupée des années 1950, et ses quatre pantins aux visages rappelant certaines figures du cinéma d’épouvante ou de séries comme Chair de poule. Son apparence innocente laisse place à un personnage torturé qui a été déposé ici à cause de sa boîte vocale défectueuse. Projetant d’attirer Harmony, la petite-fille de la gérante, elle cherche à s’emparer de la boîte vocale de Woody mais prend Fourchette en otage lorsque ce dernier lui échappe. Le thème de l’attachement est alors notamment mis en avant à travers elle : n’ayant appartenu à aucun enfant, elle se persuade qu’une telle réparation lui permettra de vivre heureuse en quittant la boutique. En parallèle, c’est l’attachement que Bonnie éprouve pour Fourchette qui justifie la trame scénaristique.

Un univers qui s’étend jusqu’à la fête foraine.

Un nouveau Toy Story voit également l’apparition de nouveaux jouets ! Woody commence déjà par retrouver Bo, la bergère qui appartenait à Andy, devenue une femme indépendante et responsable auprès de ses brebis Bi, Bop et Loula. On trouve également le duo de peluches assez comiques sorties tout droit d’une fête foraine, Bunny et Ducky, ce dernier étant doublé par Jamel Debbouze. S’ajoutent à elles Giggle McDimples, une petite policière qui semble admirer le statut de shérif de Woody, ainsi que Duke Caboom, un motard à l’accent québécois particulièrement distingué. Gabby Gabby est quant à elle doublée par la chanteuse belge Angèle, avec une voix innocente parfaitement maîtrisée. Assez peu présentes, les chansons donnent tout de même l’occasion de retrouver le mythique Charlélie Couture pour une nouvelle version de « Je suis ton ami » en début de film.

Duke Caboom, un motard très branché !

Particulièrement convaincant, Toy Story 4 apporte un nouveau bol d’air frais aux productions Pixar en proposant une aventure trépidante parsemée d’humour et d’émotions dans une animation de haute volée. Tous unis pour récupérer Fourchette, les jouets font face à une Gabby Gabby implacable qui finit néanmoins par être repoussée par Harmony bien qu’elle ait récupéré la boîte vocale de Woody. Mais étant adoptée par une autre petite fille, elle se rend bien compte que sa valeur n’était pas celle qu’elle croyait. Il est cependant assez dommage qu’elle ne reste pas méchante jusqu’au bout, ou au moins que son background n’ait pas été davantage étoffé. La fin marque une nouvelle rupture scénaristique tandis que Fourchette accepter de retrouver Bonnie alors que Woody choisit de rester avec Bo et les jouets abandonnés sur l’aire de jeux où ils vivent. S’étendant toujours plus loin, la saga Toy Story ne cesse de se renouveler et d’apporter de nouvelles pierres au grand édifice de Pixar.

Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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