Realisateur : Patrick Brice
Genre : Horreur, nanar
Date de sortie : 2021
Plateforme : Netflix
Durée : 96 minutes
Origine : Amérique du Nord
Distribution : Sydney Park, Théodore Pellerin, Asjha Cooper, Jesse LaTourette, Diego Josef, Dale Whibley…

 

 

Parfois, on tombe par hasard sur une pépite.

C’est totalement fortuitement, alors que je glandais sur Netflix à la recherche d’un film d’horreur, que je suis par hasard tombé sur Killer Game.

Don’t you, Forget about me…

Alléché par le résumé prometteur, j’ai lancé le film, m’attendant à voir un petit film sympathique…

Quelle erreur ! Ce film est bien plus que ça. C’est un diamant brut. Une petite merveille de…

Non, j’arrête je déconne.

Killer game est un film d’une nullité crasse, mais, et c’est à mettre à son crédit, ce n’est pas un pur navet mais un nanar pur jus.

Un nanar dans lequel on s’enfonce, crescendo, un sourcil levé devant l’absurdité des situations.

Pourtant, le pitch de base est intéressant : un tueur tue des personnes portant un secret, et révèle ceux-ci aux yeux de communauté.

Pas original, certes, mais interessant. D’autant que le tueur porte à chaque fois un masque représentant sa victime (masque très moche d’ailleurs).

Et il faut admettre que le début fait illusion. Au moins pendant six ou sept minutes. Après… ça devient n’importe quoi.

Le film réussit l’exploit de vouloir paraître marginal, et pourtant accumule tous les clichés possibles, à l’image de son groupe de héros qui se veut progressiste et inclusif mais qui au final ressemble juste à une déclinaison navrante d’un énièmes Breakfast club du pauvre : une personne non binaire, deux femmes noires, dont l’une, l’héroïne, cache un horrible mais pas tant que ça, secret, un homosexuel et un portoricain. Et un blanc, riche et antipathique.

À votre avis qui qui c’est le tueur ? Hein, qui qui c’est ?

Avec un groupe comme ça, les anti woke hurleront à la propagande, mais vu comment celui-ci est traité…

D’ailleurs tout est traité à l’avenant. Le fameux tueur qui révèle les secrets… Ce fameux mobile qui le défini et qui met en danger l’héroïne…

Bah oubliez toute la tension promise, ça s’arrête dès le deuxième meurtre.

Parce que si les secrets des deux premières victimes sont effectivement atroces (l’un, le quaterback ultra populaire, a tabassé un élève par homophobie, et la deuxième, la cheerleader ultra populaire, tient un blog anonyme dans lequel elle fait de la propagande nazi) et qui justifierai leur chute sociale, bah le troisième c’est le portoricain, absolument impopulaire, et dont l’horrible secret consiste à, tenez vous bien, prendre des anti dépresseurs.

Je ne rigole même pas…

Bref, ce film est une merde, mais une merde vraiment drôle tant tout ce qu’elle entreprend rate systématiquement sa cible.

Et même si sa nullité fait rire, elle fait également un peu de peine, parce qu’on sent une réelle  bonne volonté derrière… mais malheureusement ça ne fait pas tout et dans le cas présent, ça ne fait même rien du tout.

 


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