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Orel

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Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

Festival de Cannes 2017 : Suivez les évènements

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La nouvelle édition du Festival de Cannes démarre, une 70éme édition avec déjà beaucoup de stars sur place. Pour ne rien louper, de cette nouvelle édition suivez cet évènement en direct.


FESTIVAL DE CANNES DU 17 MAI AU 28 MAI 2017/ PRESIDENT DU JURY PEDRO ALMODOVAR

Hollow Man : L’homme sans ombre de Paul Verhoeven

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Date de sortie 20 septembre 2000 (1h 52min)
De Paul Verhoeven
Avec Kevin Bacon, Elisabeth Shue, Josh Brolin, Kim Dickens, Greg Grunberg, Mary Randle, Rhona Mitra, Joey Slotnick …
Genres Action, Thriller, Epouvante-horreur
Nationalités Allemand, Américain

Verhoeven filme un homme invisible

Synopsis

Un brillant scientifique, Sebastian Caine, travaille pour les services secrets. Il vient de mettre au point une formule pour rendre invisible. Apres l’avoir testee avec succes sur lui-meme, il s’apercoit qu’il ne peut plus inverser le phenomene. Ses collegues tentent alors de trouver une solution. Mais Caine devient de plus en plus obsede par son nouveau pouvoir et se persuade peu a peu que ses collegues en veulent a sa vie. Desormais, Caine va sombrer dans la folie et representer une menace reelle pour son entourage.

Le réalisateur Paul Verhoeven est une référence dans le genre S.F, il n’y qu’à voir une partie de sa filmographie : Total Recall, Robocop ou encore Starship Troopers. L’année dernière, il marquait son retour dans un thriller au casting 100% Français avec Elle, dérangeant mais hyper-maîtrisé. En 2000 il s’exprimait à sous une autre forme, entre le thriller, l’épouvante ou encore le fantastique avec Hollow Man, une sorte de relecture de l’homme invisible. Pourquoi donc une relecture ? Avec ce film fantastique, Paul Verhoeven s’inspire des nombreuses versions télé ou cinéma qu’a pu connaître l’homme invisible, et ce en utilisant le thème d’une façon plus horrifique. Le côté scientifique est très bien abordé, mais le côté horrifique prend rapidement place : c’est ici que Paul Verhoeven change le mythe de l’homme invisible en un film d’horreur qui s’avère finalement très réussi.

Être invisible relève du fantasme pour certains, un sentiment de liberté et de pouvoir tout faire. Une équipe de scientifiques teste l’invisibilité et Sebastian Caine dirige cette équipe. Le test effectué sur un gorille est concluant même s’il reste des modifications à faire. On lui refuse encore le test sur l’homme, Sebastian décide de faire le test sur lui- même histoire d’accélérer les choses alors que tout n’est pas au point. L’invisibilité fonctionne et il reste quelques jours comme ça, histoire de voir comment le produit agit. Viens le jour où il teste l’effet inverse – le rendre visible – mais ça ne fonctionne pas : son corps ne supporte pas les tests et son corps redevient invisible. Sebastian doit rester plus longtemps que prévu dans cet état et, au fur et à mesure que le temps défile, l’état mental de Sebastian se dégrade. Ce dernier sort du labo sans autorisation pour aller jusqu’à chez lui et ira jusqu’à commettre le viol de sa voisine d’en face. Peu à peu, la folie s’empare totalement de Sebastian à un point où il en arrivera à commettre des meurtres. Il devient rapidement une menace pour son entourage et devient de plus en plus dangereux et imprévisible. Son invisibilité peut facilement piéger les autres et il peut tout faire sans que personne ne s’en rende compte. Le côté scientifique est très bien mis en avant, ce qui permet au spectateur de suivre chaque étape de l’expérience. Le film dispose également d’une mise en scène intelligente, où l’on voit les étapes d’invisibilisation du personnage et les effets-spéciaux donne un rendu très réussi des expériences. Il est très intéressant également de découvrir le changement de comportement de Sebastian qui devient un personnage extrêmement dangereux et capable de tout. Paul Verhoerven sait apporter un œil nouveau sur ce thème scientifique au cinéma de façon plus choquante car le film – surtout sur la fin – livre pas mal de scènes assez violentes, une relecture en quelque sorte de l’homme invisible mais en version plus scientifique et violente. La force de la mise en scène de Verhoeven fait ressortir beaucoup de choses dont des thèmes abordés très intelligemment. Paul Verhoerven maîtrise le genre assurément.

Au scénario, Gary Scott Thompson et Andrew W.Marlowe mélangent deux genres qui vont très bien ensemble : bien entendu le côté fantastique habilement mis en place mais aussi le côté thriller. La première partie du film se concentre d’ailleurs beaucoup sur la partie scientifique et donc sur l’aspect fantastique du film tandis que la deuxième partie se concentre sur la partie thriller. Les deux parties sont bien distinctes et prouvent déjà que l’écriture est bien maîtrisée. Cette écriture soignée met très bien en avant les personnages : Sebastian Caine, protagoniste du film, tient évidemment une grande place du film, c’est lui qui teste l’expérience sur son corps, une expérience qui tourne mal en partie puisqu’il ne peut redevenir visible et, avec le temps qui passe, ceci a une incidence sur le comportement de Sebastian. Le développement du personnage est très bien amené et il devient au final quelqu’un de très dangereux. La prestation de Kevin Bacon est brillante une fois de plus dans le rôle d’un méchant mais on retiendra aussi les rôles d’Elizabeth Shue ou encore de Josh Brolin peu connu à l’époque. Le film a déjà 17 ans, il n’a pas pris une ride et il s’en sort très bien. Les effets-spéciaux sont vraiment bluffants, la remasterisation en Blu-Ray pour le Director’s Cut corrige pas mal de défauts de l’époque je pense. Le film a quelques défauts encore mais Paul Verhoeven apporte une touche d’originalité à son film qui reste une oeuvre très intéressante.

Relecture : Maxime

Bande annonce

[Sortie Blu-Ray] Il a déjà tes yeux de Lucien Jean-Baptiste

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Synopsis

Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu’au jour où Sali reçoit l’appel qu’ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d’adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s’appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs !

Détails du Blu-Ray

Acteurs : Aïssa Maïga, Lucien Jean-Baptiste, Zabou Breitman, Vincent Elbaz, Delphine Théodore
Réalisateurs : Lucien Jean-Baptiste
Audio : Français (DTS-HD 5.1)
Région : Région B/2 (Plus d’informations sur les formats DVD/Blu-ray.)
Nombre de disques : 1
Studio : TF1 Vidéo
Date de sortie du DVD : 23 mai 2017
Durée : 95 minutes

[Sortie Blu-Ray] La Grande Muraille de Yimou Zhang

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De Yimou Zhang
Avec Matt Damon, Jing Tian, Pedro Pascal …
Genres Aventure, Historique, Fantastique
Nationalité Américain

Synopsis

Entre le courage et l’effroi, l’humanité et la monstruosité, il existe une frontière qui ne doit en aucun cas céder. William Garin, un mercenaire emprisonné dans les geôles de la Grande Muraille de Chine, découvre la fonction secrète de la plus colossale des merveilles du monde. L’édifice tremble sous les attaques incessantes de créatures monstrueuses, dont l’acharnement n’a d’égal que leur soif d’anéantir l’espèce humaine dans sa totalité. Il rejoint alors ses geôliers, une faction d’élite de l’armée chinoise, dans un ultime affrontement pour la survie de l’humanité. C’est en combattant cette force incommensurable qu’il trouvera sa véritable vocation : l’héroïsme.


Détails du Blu-Ray

Acteurs : Matt Damon, Jing Tian, Pedro Pascal, Willem Dafoe, Zhang Hanyu
Réalisateurs : Zhang Yimou
Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1), Allemand, Français, Anglais
Sous-titres : Italien, Espagnol, Néerlandais, Portugais, Allemand, Français
Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
Région : Toutes les régions
Rapport de forme : 2.40:1
Nombre de disques : 1
Studio : Universal Pictures France
Date de sortie du DVD : 16 mai 2017
Durée : 103 minutes

Bande annonce

Collateral de Michael Mann

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Date de sortie 29 septembre 2004 (2h 00min)
De Michael Mann
Avec Tom Cruise, Jamie Foxx, Jada Pinkett Smith, Bruce McGill, Peter Berg, Emilio Rivera, Barry Shabaka Henley, Mark Ruffalo …
Genres Policier, Drame, Thriller
Nationalité Américain
Musique : James Newton Howard

Une grande maîtrise de la mise en scène

Synopsis

Max est taxi de nuit à Los Angeles. Un soir, il se lie d’amitié avec une dénommée Annie Farrell, une belle femme procureur montée à l’arrière de son véhicule. Quelques minutes plus tard, c’est au tour d’un homme prénommé Vincent de monter dans le taxi. Un businessman, selon toute apparence, avec un emploi du temps chargé : pas moins de cinq rendez-vous à tenir dans la nuit. Max accepte de lui louer ses services jusqu’au petit matin, en échange de 600 dollars.
Premier arrêt. Vincent entre dans un immeuble. Un coup de feu éclate aussitôt, un corps plonge dans le vide, s’écrasant sur le toit du taxi. Vincent redescend et, sous la menace de son arme, oblige Max à dissimuler le cadavre dans le coffre et à reprendre son mortel périple.
Un chauffeur de taxi, un tueur implacable, cinq « cibles » à éliminer, des agents des stups et une équipe du FBI… Leurs destins se joueront cette nuit…

Michael Mann signe avec Collatéral, sans nul doute, l’un de ses meilleur film, une œuvre brillante en tout point où il [Michael Mann] est à un des plus hauts niveaux en matière de réalisation. Le réalisateur de Heat nous plonge à nouveau dans ce thriller avec le duo Foxx/Cruise qui fonctionne à merveille. Sorti en 2004, le film a 13 ans mais reste toujours aussi éblouissant, un film plus qu’efficace où l’histoire est celle d’un simple chauffeur de taxi qui va vivre une nuit en enfer, pris en otage par un tueur à gage. Un rôle de méchant pour Tom Cruise, ce qui lui va très bien mais un look qui colle parfaitement au personnage qu’il interprète. Disposant d’un récit prenant et de scènes haletantes, sans oublier l’aspect technique du film, Collatéral est bien plus qu’un simple thriller.

Max est un chauffeur de taxi et, un soir, il prend Annie en taxi, une belle femme procureur. Puis ensuite, il prend Vincent et demande à Max de le déposé chez 5 clients, avec 600 $ a la fin de la course. Après hésitation, Max accepte la course. Lors du premier client, un corps s’écrase sur le pare- brise du taxi de Max. Vincent l’a tué, il est un tueur à gage. Alors que la nuit débute, Vincent prend Max en otage et l’oblige à continuer la course pour que Vincent puisse éliminer les quatre cibles restantes. Après le premier meurtre de Vincent, les agents des stups et le FBI enquêtent sur cette affaire et se rapprochent un peu plus près de Max. Fanning, celui qui est chargé de l’enquête et qui est persuadé que Max n’est pas coupable. Pourtant, certains éléments prouvent le contraire dans lesquels il est impliqué et coupable des meurtres. Plus tard dans la nuit, Max découvre que Vincent doit tuer Annie, la jeune femme procureure dont il est tombé sous le charme. Beaucoup de rebondissements se déroulent en une nuit car Max risque sa vie à plusieurs reprises pour pouvoir s’en sortir. Le personnage de Vincent est complètement l’opposé de Max : imprévisible, dangereux et psychopathe calculateur. La mise en scène de Michael Mann est grandiose. Il nous entraîne en une nuit dans la ville de Los-Angeles. Ce qui fait aussi la force du film est le fait que Michael Mann tourne la moitié de son film avec une caméra numérique, ce qui rend la photographie de Dion Beebe et Paul Cameron encore plus fantastique. La lumière de la ville de L.A de nuit a un rendu magnifique. Le film offre une tension tout le long du film qui tient en haleine le spectateur. Le film tient aussi son lot de scènes inoubliables, on retiendra particulièrement celle de la boîte de nuit où l’on voit vraiment jusqu’ où Vincent est capable d’aller. La scène finale est d’une grande maîtrise où Vincent traque la procureure tandis que Max la protège pour une fin dans le métro de L.A. Mann signe un polar nocturne dans une ville de L.A où un tueur implacable exécutera les contrats coûte que coûte.

On doit le scénario à Stuart Beattie, Michael Mann et Frank Darabont, oui rien que ça ! Déjà Frank Darabont ce n’est pas n’importe qui. En plus d’être un formidable réalisateur (Les évadés, The Mist et La ligne verte), il signe des scénarios de qualité. Ici au scénario, il n’est pas seul car Michael Mann (le réalisateur) participe aussi à l’écriture du scénario avec Stuart Beattie, une écriture qui délivre une certaine tension, omniprésente avec plein de bonnes idées et des personnages très bien écrits, que ce soit Max ou Vincent, le bien contre le mal : Max, un homme timide au début, avec un manque de confiance de lui va dépasser ses peurs et va devenir courageux plus qu’il ne l’aurait penser. Pour Vincent, il s’agit d’une écriture différente : il est froid, calculateur, psychopathe, très inquiétant et imprévisible. Avec ce film, Tom Cruise livre ici un de ses meilleurs rôles : celui d’un tueur à gage psychopathe, avec un look qui le change (cheveux gris qui caractérisent le personnage). Jamie Foxx s’en sort très bien également dans le rôle de Max, un chauffeur de Taxi sous le contrôle de Vincent. Au casting également, Jada Pinkett-Smith, Mark Ruffalo ou encore Bruce McGill livrent des prestations impeccables pour un polar, plus qu’efficaces, ce qui prouve que Michael Mann est un metteur en scène qui maîtrise très bien le genre, un film à voir d’urgence car il est presque une référence désormais.

Relecture : Maxime

Bande annonce

Tunnel de Kim Seong-hun [Critique de la rédaction]

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Date de sortie 3 mai 2017 (2h 06min)
De Kim Seong-hun
Avec Ha Jung-Woo, Doona Bae, Dal-Su,
Genres Drame, Thriller
Nationalité Sud-Coréen

Synopsis

Alors qu’il rentre retrouver sa famille, un homme est accidentellement enseveli sous un tunnel, au volant de sa voiture. Pendant qu’une opération de sauvetage d’envergure nationale se met en place pour l’en sortir, scrutée et commentée par les médias, les politiques et les citoyens, l’homme joue sa survie avec les maigres moyens à sa disposition. Combien de temps tiendra-t-il ?

CRITIQUE DE CHARLES

Les sud-coréens suivent la bonne route en cinéma, contrairement à Jung-soo dans le dernier film du pays du matin calme sorti en France récemment TUNNEL. Ce long-métrage de Seong-hoon Kim (Hard Day, The Magician) raconte la chute d’un tunnel sur la voiture de Jung-soo, passant par malchance par ce chemin à ce moment-là. Comme avec Hard Day, SH Kim nous offre une course contre la montre dont le personnage principal n’est pas l’unique maître puisqu’il doit compter sur les secours nationaux afin de le libérer des énormes gravas de béton et d’acier. Ce qui m’a frappé, dans un pays (avec le Japon et Les États-Unis, un peu la France pour ces littoraux) bondé par l’urbanisme, c’est la question posée sur tous les paramètres rentrant en compte lorsqu’il s’agit de sauver un seul citoyen et les coûts exorbitants que cela amène (voir plus humainement, travailler dans le BTP peut être très dur). Tout le long de l’histoire, il y a deux camps : ceux qui souhaitent absolument le sauver : sa femme et le coordinateur du sauvetage en relation avec les responsables politique et des travaux publics ; et ceux qui considèrent une simple vie humaine comme un barrage à leur image et la continuation de la construction de nouveaux édifices urbains : les entreprises de BTP bien sûr, les responsables politiques (si on connait le contexte politique sud-coréen actuel, le parallèle avec la ministre fictive du film et Geun-hye Park est très clair) et d’autres personnages pour des raisons personnelles. TUNNEL pose ainsi la question des efforts fournis pour sauver une seule âme, dans une nation prônant à la fois l’individualisme et l’apparence d’être un peuple uni et uniforme mais peut-être pas universel. Il en va de rebondissements en rebondissements, aussi bien à l’extérieur du tunnel qu’à l’intérieur avec notre employé de Kia Motors qui apprend à survivre avec le minimum vital à sa disposition, toujours sous la pression d’être écrasé d’un instant à l’autre. Après avoir vu ce film, vous ne regarderez plus jamais votre bouteille d’eau de la même façon ! TUNNEL est dans la lignée de ces lectures sociales sur la Corée du Sud et son capitalisme primant avant la vie humaine au risque de construire des routes non conformes aux réglementations. Une alternance entre un huis clos terrible et un enfermement ouvert stressant.

CRITIQUE DE PIERRE

Au volant de sa voiture, Lee Jung-soo est pressé de rentrer chez lui pour fêter l’anniversaire de sa fille. Alors qu’il passe sous un tunnel, celui-ci s’effrondre sur lui. Il s’en sort mais se retrouve coincé sous les gravats. Il parvient à appeler les autorités. Les secouristes font se qu’ils peuvent pour le sortir de là, en vain. Le gouvernement s’en mêle et veut accélérer l’opération de sauvetage. Celle-ci devient de plus en plus couteuse au fil du temps. Certains envisagent d’arrêter les frais, arguant que Lee Jung-soo est peut-être déjà mort. Se-Hyun, la femme de celui-ci, refuse que l’on abandonne son mari à son sort…
Se servir du film de genre pour critiquer la société, telle semble être la spécialité des cinéastes coréens (du Sud), du célébré Bong Joon-ho (The Host ; Snowpiercer. Le Transperceneige) au plus discret Kim Seong-hoon. Après une comédie policière pluvieuse qui dissimulait une violente charge contre les flics corrompus (Hard Day), celui-ci revient avec un film catastrophe qui en dit long sur la déliquescence des institutions du pays — l’ex-présidente est désormais derrière les barreaux.

Prisonnier d’un tunnel autoroutier mal conçu et mal construit, le héros, un honnête père de famille, ne peut qu’assister, impuissant, à l’incompétence des compatriotes qui tentent de lui venir en aide ou, pis, cherchent à tirer profit de l’accident. Secouristes, politiques, entreprises de travaux publics, presse : tout le monde en prend pour son grade dans ce réjouissant jeu de massacre déguisé en film à grand spectacle.

Après l’effondrement d’un tunnel qu’il traversait en voiture, Lee Jung-soo (Ha Jeong woo) se retrouve enseveli. TUNNEL se construit alors sur deux espaces. D’un côté, cet homme, réfugié dans ce qu’il reste de sa voiture, qui devra survivre plusieurs jours avec un minimum de rations et le risque toujours présent d’un plus gros effondrement. De l’autre, l’avancée laborieuse de l’opération de sauvetage mise sous pression par la présence des médias et des politiques qui suivent l’affaire.

Ainsi, au-delà de la tension permanente liée à la question de la survie de Lee, TUNNEL pointe sur le manque d’humanisme autour d’un tel événement. Que cela soit la ministre qui ne manque pas l’occasion de venir se montrer, ou par le biais des enjeux financiers qui finissent par poser la question de la valeur d’un homme.

Bien sûr Kim Seong-hun ne cherche pas à faire de TUNNEL une œuvre sociale pour dénoncer un système. Il ne fait que pointer les défaillances de la société avec ironie – la même qui permettait à Hard Day d’évoquer la corruption policière tout en étant un vrai divertissement. La qualité première du film est donc son humour, que le réalisateur parvient à instaurer brillamment au sein d’événements dramatiques.

Jamais potache ni grossier. Il s’agit avant tout de s’amuser du caractère, finalement, très humain et imparfait de ses personnages. Principalement Lee, se mettant à nettoyer l’intérieur de sa voiture, pourtant remplie de poussière. Ou lorsqu’à la découverte d’un autre survivant il se montrera hésitant à l’idée de partager le peu d’eau qu’il lui reste. Un égoïsme presque naturel, voire compréhensible dans une telle situation.

Egalement, Kim Seong-hun montre les défaillances parfois aberrantes qui entourent les sauveteurs. Mais même s’ils sont capables de bourdes – comme de déchirer accidentellement les plans du tunnel -, pas question pour autant de les tourner en ridicule. Car le réalisateur leur octroie au final une part d’héroïsme, à travers le sauveteur en chef, interprété par le toujours très bon Oh Dal su (Assassination, Veteran), capable de varier les registres à la perfection.

Sans le glorifier, son personnage est un homme avant tout empathique à l’égard de Lee. Il sera le seul à ne rien lâcher, songeant constamment à la manière d’éviter tout danger supplémentaire et rappelant à ceux qui semblent l’oublier, que c’est la vie d’un homme qui est en jeu.

Enfin, une telle catastrophe ne serait pas ce qu’elle est sans la présence de la presse. Celle-ci, Kim Seong-hun n’hésite pas à l’égratigner, montrant son manque d’éthique dans l’unique but d’avoir un scoop – en appelant directement Lee, en direct d’une émission, sans penser qu’il lui faut économiser de la batterie pour garder contact avec les sauveteurs. En cela TUNNEL réussit à faire passer de nombreux messages au sein d’un mélange des genres propre au cinéma coréen – action, tension, humour, on touchera même presque à l’épouvante -, et n’en oublie pas pour autant l’émotion.
Tout comme le très remarqué Dernier train pour Busan, le film n’est pas loin d’arracher des larmes dans ses moments les plus forts. Ceux où l’espoir se perd. Par Lee d’abord, mais surtout par sa femme, qui dans une séquence extrêmement poignante s’adressera à son mari par le biais d’une station radio pour lui communiquer l’évolution tragique de la situation (on n’en dira pas plus).

Portée par l’excellente actrice Bae Doona (The Host, Cloud Atlas, A Girl at My Door, Sense8…), cette femme devient rapidement un vecteur d’humanisme – aidant du mieux qu’elle peut les sauveteurs de son mari en les nourrissant – et d’émotion. Sous ses airs de film à grand spectacle et de divertissement efficace, TUNNEL se détache ainsi par ses subtilités indéniables capables de nous faire trembler.


CRITIQUE D’OREL

Comme quoi il n’y a pas que les Américains qui font des films catastrophe. La preuve avec ce film sud-Coréen de Kim Seong-hun, le réalisateur maîtrise son film avec une petite filmo pourtant. Car Kim Seong-hun, c’est seulement Hard Day avant Tunnel il faut dire que le réalisateur fait aussi bien que les concurrents Américains. Loin de Daylight, avec Stallone ici le personnage est totalement seul enseveli, après l’effondrement d’un tunnel. L’homme attend les secours, pas quelques heures, mais quelques jours ou le pauvre homme ne cesse de perdre espoir. Un homme rentre retrouver sa famille, et empreinte un tunnel qui une fois dedans s’effondre l’homme reste enseveli, sous les décombres pendant des jours.

Les secours font leur possible pour sauver, cet homme coincé sous les décombres, les médias sont présents et suivent l’avancement du sauvetage une opération de très grande envergure qui s’avère plus compliqué que prévu. Seul contact qu’il a avec l’extérieur son téléphone portable et encore quand il capte, il peut suivre peu à peu l’avancement de son sauvetage qui finalement est une catastrophe. Pour pouvoir vivre il a des petites bouteilles d’eau, et un gâteau d’anniversaire avec une crème pâtissière. On voit donc Lee,le personnage principal du film enseveli, mais le film s’attarde aussi beaucoup sur les secours, dont les secouristes ne sont pas forcément très bien organisé. Peu à peu, on demande aux secouristes d’abandonner les recherches déclarant que ce dernier est mort. Mais le chef des secouristes tout comme la femme de Lee, croit encore que Lee est en vie et ce sont eux, qui ont une grand part d’humanisme. Car de l’autre côté les politiciens s’en foutent, préférant se concentrer sur la construction des futurs tunnels quitte à laisser un être humain mourir car de l’argent est en jeux. Le réalisateur montre ainsi à sa façon, la société dans laquelle nous vivons sacrifier une vie humaine pour l’argent. Es-que ce genre de comportement existe donc? Il faudrait être naif, pour ne pas y croire. Le cinéma Sud-Coréen ose montrer des choses, que certains réalisateur Américains n’aurait, pas osé préférant miser tout sur le visuel.

Dans son film le réalisateur prouve qu’un film catastrophe peut comporter un scénario plutôt abouti et discrètement dénonciateur. On doit le scénario a Kim Seong-hoon, le réalisateur du film adapté du roman de So Jae-won. Un scénario adapté intelligemment, ou l’écriture se concentre beaucoup sur le traitement des personnages, mais aussi sur la part d’humanisme qu’il reste en certains en nous décrivant une société gerbante surtout du côté politique. Car la ministre fais semblant de s’intéresser au sauvetage, elle est sur place pour se montrer. Ha Jeong-woo tiens le rôle principal du film : Lee l’homme enseveli sous les décombres dans sa voiture ne perdant pas l’espoir. Egalement au casting : Bae Doona, Oh Dal-soo ou encore Jeong Seok-yong. Visuellement le film offre de beau plans, la scène de l’effondrement du tunnel reste assez impressionnante courte mais efficace. Le film livre son lot de scène poignante, loin d’être mièvre ainsi que quelque touche d’humour. En conclusion Tunnel, est un film du genre convaincant avec un scénario intelligent, le meilleur vu depuis longtemps.

Bande annonce

[Sortie Blu-Ray] Quelques minutes après minuit de Juan Antonio Bayona

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Synopsis

Avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires.

Détails du Blu-Ray

Acteurs : Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones, Toby Kebbell, Ben Moor
Réalisateurs : J.A. Bayona
Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
Audio description : Français
Sous-titres : Français
Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
Région : Région B/2 (Plus d’informations sur les formats DVD/Blu-ray.)
Rapport de forme : 2.39:1
Nombre de disques : 1
Studio : Metropolitan Vidéo
Date de sortie du DVD : 9 mai 2017
Durée : 108 minutes

LA CRITIQUE DU FILM

Bande annonce

Trailer : La Tour Sombre de Nikolaj Arcel

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Date de sortie 16 août 2017
De Nikolaj Arcel
Avec Idris Elba, Matthew McConaughey, Tom Taylor (IV) …
Genres Fantastique, Western, Science fiction, Aventure
Nationalité Américain

Synopsis

Désireux de se venger du mystérieux Homme en noir, le Pistolero Roland Deschain erre dans un monde ressemblant au Far West, à la recherche de la légendaire Tour Sombre, qu’il espère capable de sauver son monde qui se meurt. D’après la série de romans de Stephen King.

Alien Covenant : Ce qu’il faut savoir …

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Nous voici donc a moins d’une semaine avant Alien Covenant, alors que nous sommes envahis depuis des semaines voire des mois de bandes annonces ou de vidéos virales. Une promo un peu trop énorme, qui en dévoile peut-être trop. Cette suite de Prometheus nous montrera cette-fois des Xénomorphes mais aussi des Néomorphes, plus agressif que les Xénomorphes car ces derniers sortent par le dos de leur victime, leur déchirant la colonne vertébrale.

Mais une question reste : qu’est devenue Elisabeth Shaw ? Une vidéo sortie, il y a une semaine environ semble le révéléer en partie en tous cas. Dans cette vidéo qui est un prologue se déroulant juste après Prometheus, on voit Elisabeth Shaw et David sur la planète des ingénieurs où Elisabeth répare David. Bref une vidéo intéressante qui répond au moins à l’une des questions de Prometheus. A savoir si toutes les questions auront leur réponse, rien n’est sûr… Car Ridley Scott veut faire plusieurs suites et il n’aura sans doutes pas envie de tout révéler ici. Espérons cependant que les incohérences de Prometheus n’en sois plus, mais ce sera difficile.

Dans cette suite, on attend un mélange du premier et du deuxième film qui pourrait etre savoureux. On entend déjà les rageux dire : « oui, ça sera juste un remake ». en tous cas, d’après ce qu’on peut voir, Ridley Scott nous livre des trucs nouveaux, comme les Néomorphes qui ont l’air d’être intéressant. Alors que Prometheus était assez soft au niveau gore, cette suite a l’air nettement plus gore et ne fait pas dans la dentelle. Ca n’en reste pas moins un blockbuster, mais qui cette fois ne sera pas pour un large public, un peu plus trash en tout cas. A la rédaction on attend beaucoup ce film, et vous?

LA VIDEO PROLOGUE

[Sortie Blu-Ray] Passengers deMorten Tyldum

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Synopsis

Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

Détails du Blu-Ray

Acteurs : Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen, Laurence Fishburne, Andy Garcia
Réalisateurs : Morten Tyldum
Audio : Allemand (DTS-HD 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Turc (Dolby Digital 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
Sous-titres : Anglais, Arabe, Allemand, Français, Néerlandais, Turc
Région : Toutes les régions
Rapport de forme : 2.35:1
Nombre de disques : 2
Studio : Sony Pictures
Date de sortie du DVD : 3 mai 2017
Durée : 116 minutes

– Le Blu-ray du film
– la copie digitale du film au format UltraViolet
8 scènes coupées
L’espace à l’écran : les effets visuels de Passengers
Sur le tournage avec Chris Pratt
Bêtisier
Le casting de Passengers
La création de l’Avalon
Réservez votre traversée : apprenez-en plus sur la Homestead Company pour voir ce qui vous attend

CRITIQUE DU FILM