Sortie 7 janvier 2026 en salle
Durée 1h 43min
Genre Drame
De Lloyd Lee Choi
Avec Fala Chen, Perry Yung, Laith Nakli
Titre original Lucky Lu
Nationalité Etats-Unis
Musique
Synopsis
Lu, arrivé de Chine à New York avec le rêve d’ouvrir son restaurant, voit rapidement ses espoirs s’effondrer, le laissant enlisé dans les dettes et les petits boulots invisibles. Sa femme et sa fille, qu’il n’a pas vues depuis des années, viennent enfin le rejoindre, avec le désir de reconstruire une vie à ses côtés. Alors, le temps de quelques jours, Lu s’efforce de leur offrir un moment de bonheur et de raviver les lumières d’un avenir possible.
C’est avec Les Lumières de New York que Lloyd Lee Choi signe son premier long-métrage. Il avait signé en début d’année sur Netflix le court-métrage Closing Dynasty, où la petite fille se nomme Queenie comme dans son premier long-métrage. Les Lumières de New York parle d’illusion, comme le rêve américain, où Lu se retrouve avec de lourdes dettes, alors qu’il doit accueillir sa femme et sa fille dans le pays. Avec ce film, le réalisateur aborde l’immigration, mais aussi les soucis financiers que rencontre le personnage principal. Un premier film admirable, où le réalisateur aborde les thèmes avec justesse, où l’on découvre la réalité de la difficulté à s’intégrer dans un pays qui, au final, n’a pas grand-chose à offrir, où se raccrocher à ceux qu’on aime est la seule chose qui compte pour tenir.
Quand Lu est arrivé à New York, il avait plein d’espoir, mais le destin en a décidé autrement et il a dû fermer son restaurant. Désormais il doit rembourser les dettes et fait des petits boulots comme des livraisons. Espérant avoir remboursé tout, la menace d’être expulsé de son foyer plane sur lui, alors sa femme et sa fille doivent venir vivre avec lui à New York. Elles ignorent que ce dernier n’a pas de sous, le peu qu’il a lui permet de manger un peu. Il tente de retrouver l’argent que lui avait promis son ami, cet argent qu’il lui doit. Il revend son vélo, son seul moyen de déplacement en ville, mais n’en retire que très peu. Il sillonne la ville avec Yaya, sa fille, qui veut qu’on l’appelle Queenie. Désespéré, il commet même un acte criminel pour subvenir aux besoins de sa famille.
Lu a des doutes sur le fait de réussir à vivre dans cette ville, loin d’être un rêve, mais sa femme et sa fille sont ici avec lui et peut-être que c’est ça qui compte le plus… Les Lumières de New-York est une balade dans les rues de New-York, entre un père et sa fille. La première partie du film suit Lu, sans sa famille qui tente de s’en sortir, quand à la deuxième partie on rencontre sa femme et sa fille. Il tente d’offrir ce qu’il peut, mais a beaucoup de mal. Le film suit surtout Lu et Yaya, sa fille, où ce dernier traîne sa fille un peu partout pour trouver de l’argent, mais n’y parvient pas. Lloyd Lee Choi met bien son personnage principal en valeur, qui fait face à de grosses difficultés financières. La mise en scène reste belle et poétique, avec des séquences père/fille touchantes.
C’est également Lloyd Lee Choi qui est à l’écriture du film, il aborde l’immigration et la difficulté d’intégrer un pays qu’on ne connaît pas. Lu devra fermer ce restaurant, ou les dettes seront considérables par la suite. New-York était pour lui un rêve, il y a bien longtemps afin de démarrer une nouvelle vie. Sa famille doit le rejoindre dans cette vie, mais il n’a pas d’argent, ce qu’il cache à sa femme, qui doit bien s’en douter mais ne s’en inquiète pas. On ressent le désespoir de ce père de famille, qui ne sait comment faire pour subvenir aux besoins de sa famille.
L’espoir s’amenuise toujours plus, mais ceux qu’il aime ont plus de valeur que tout. On voit ça dans les relations avec sa fille, même si ce n’est pas toujours facile, car elle en veut à son père de l’avoir abandonnée. Une phrase de sa femme en fin de film résume ce qui est le plus important dans leur nouvelle vie. Chang Chen joue Lu, le père, un personnage touchant. Fala Chen interprète Si Yu, la femme de Lu, Carabelle Manna Wei est Yaya, la fille de Lu. Les Lumières de New York est un long-métrage important, qui porte un regard intéressant sur la société, mais aussi sur ce qui a le plus de valeur dans notre vie.
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