Date de sortie : 9 juillet 1981 (Japon), 31 juillet 1981 (États-Unis), 2 août 1981 (Europe)
Développeur : Nintendo
Concepteur : Shigeru Miyamoto
Genre : Plates-formes, scoring

Nationalité : Japonais
Compositeur : Yukio Kaneoka
Système d’origine : Arcade

 

 

 

 

 

Le renouveau de l’Arcade

Les grands débuts de Donkey Kong sur Arcade, dont l’histoire retient essentiellement le premier épisode.

Il y a 45 ans, l’illustre gorille arrivait sur borne d’arcade dans un des plus jeux les plus emblématiques de Nintendo. Se démarquant largement des shoot’em up qui se multiplient depuis l’avènement de Space Invaders, Donkey Kong démocratise alors le jeu de plates-formes, dont il est un des principaux représentants. L’objectif d’Hiroshi Yamauchi, alors président de Nintendo, est de s’imposer sur le marché nord-américain en rentabilisant les nombreuses bornes invendues entreposées à New-York. Il confie alors le projet au jeune Shigeru Miyamoto, qui estime que le meilleur moyen de percer en Amérique est d’exploiter un personnage auquel le public est familier. Ne pouvant obtenir les droits d’utiliser Popeye, il se tourne finalement vers King Kong dans un jeu où un charpentier, Mr. Video, doit traverser des échafaudages pour sauver sa belle Lady des griffes de Donkey Kong, gorille pas très futé faisant office d’antagoniste.

Aux côtés de Gunpei Yokoi, déjà derrière les Game & Watch, Miyamoto introduit alors le concept de cinématiques, petites séquences précédant une phase de jeu, ainsi que des niveaux multiples. Le jeu consiste essentiellement à éviter les tonneaux que Donkey Kong envoie en sautant par-dessus, innovation majeure absente de précurseurs de la plateforme comme Space Panic. Pour cette raison, Mr. Video est rapidement renommé Jumpman avant de devenir le Mario que nous connaissons avec sa propre saga de jeux, tandis que Lady se fait connaître sous le nom de Pauline. Tous les quatre niveaux, le gorille est vaincu et la série recommence, le but étant d’obtenir le score le plus élevé possible jusqu’au game over. Contre toute attente, Donkey Kong s’impose comme un grand succès aussi bien en Amérique du Nord que dans le reste du monde et se voit rapidement porté sur de nombreux supports, notamment sur Famicom dès son lancement le 15 juillet 1983. Il fait aussi partie des jeux de la gamme NES Classics portés sur Game Boy Advance en 2004.

Le 17 août 1982 arrive une suite dénommée Donkey Kong Junior. Si l’on peut s’étonner de l’absence de chiffre, le plus surprenant reste l’inversion des rôles. Car c’est cette fois-ci Mario qui devient antagoniste, le joueur contrôlant le fils du gorille devant grimper de liane en liane et trouver des clés pour délivrer son père en échappant à des crocodiles. Le 15 octobre 1983, Donkey Kong concrétise une première trilogie avec un nouveau jeu dans lequel le joueur contrôle Stanley, un enfant cherchant à protéger ses plantes en attaquant des insectes et le gorille à l’aide d’un pulvérisateur. Assez répétitif et trop différent de ses prédécesseurs, Donkey Kong 3 marque moins son époque malgré un certain succès. Il reste tout de même plus populaire que Donkey Kong Junior Math qui, le 12 décembre 1983, échoue dans sa volonté éducative de ludifier les opérations mathématiques.

 

La renaissance du mythe

Une saga en plein âge d’or !

Alors que Donkey Kong se fait oublier durant plusieurs années, Nintendo le ressort soudainement des cartons pour mieux jouer sur la fibre nostalgique de la licence. Outre la présence de Donkey Kong Junior comme personnage jouable dans Super Mario Kart en 1992, le gorille réapparaît le 14 juin 1994 sur Game Boy dans un tout nouveau jeu sobrement appelé Donkey Kong. Reprenant le principe du jeu de 1981, il sublime la formule en proposant de nombreux niveaux divisés en plusieurs environnements dans lesquels Mario doit trouver une clé et aller jusqu’à la porte de sortie en évitant les pièges et les ennemis. Ces derniers peuvent être soulevés façon Super Mario Bros. 2 pour être jetés sur d’autres tandis que les combats face à Donkey Kong varient entre poursuites pour sauver Pauline et duels où il faut lui renvoyer des pierres ou des tonneaux. La jouabilité a été largement assouplie avec la possibilité de gérer la direction d’un saut en plein vol et de faire le poirier pour attraper un objet qui tombe avec les pieds. Pourvu d’un level design de grande qualité, d’une bonne durée de vie et d’un gameplay solide, ce Donkey Kong s’impose largement comme un des meilleurs jeux de la Game Boy.

Le 18 novembre 1994, la révolution graphique bat son plein sur Super Nintendo avec Donkey Kong Country, développé par le studio Rareware, qui utilise la technologie de la société Silicon Graphics pour créer des modèles 3D et les réinsérer sous forme de sprites. Parmi les jeux de plates-formes les plus culte de la machine, il met en scène un Donkey Kong plus jeune aux côtés de Diddy Kong, petit singe moins fort mais plus agile. Le duo doit traverser plusieurs niveaux en pleine jungle afin de reprendre à King K. Rool, chef des Kremlins, le stock de bananes qu’il leur a volé. L’univers de la saga s’enrichit alors de multiples environnements et de nouveaux personnages comme le vieux Cranky Kong, qui s’avère être le Donkey Kong des précédents jeux selon certaines théories, Candy Kong qui assure les sauvegardes, ainsi qu’un Funky Kong très branché permettant de voyager entre les différentes zones de l’île. Outre les nouveaux passages secrets et les lettres « KONG » à trouver dans chaque niveau, les héros peuvent chevaucher plusieurs montures comme Rambi le rhinocéros, Expresso l’autruche, Winky la grenouille, Squawks le perroquet et Enguarde l’espadon dans des niveaux aquatiques à l’ambiance onirique.

Suite à un tel succès, Donkey Kong Country 2 arrive un an plus tard parmi les nombreux hits ayant permis à la Super Nintendo de rester la console maîtresse de l’année 1995, face à une Saturn et à une PlayStation qui commençaient doucement leur ascension. Alors que Donkey Kong est capturé, c’est Diddy Kong qui va à son secours aux côtés de Dixie Kong, une petite guenon pouvant planer quelques instants. Le système de jeu reste similaire et propose désormais des niveaux cachés via des pièces à trouver tout au long du jeu. De nouveaux environnements effacent l’impression de redite et cette suite se veut encore plus dynamique avec ses personnages pleins d’agilité. Le 18 novembre 1996, Donkey Kong Country 3 débarque sur une Super Nintendo en fin de vie avec Dixie Kong en personnage principal devant sauver le duo d’origine à l’aide de Kiddy Kong, un bébé gorille aussi imposant que Donkey Kong. Mis à part une carte aux déplacements plus libres et de nouvelles montures, ce troisième épisode n’apporte pas grand-chose en dépit de sa qualité et suggère une évolution de la saga sur Nintendo 64, sortie quelques mois auparavant.

Parallèlement aux Donkey Kong Country, des adaptations Game Boy voient également le jour sous le nom de Donkey Kong Land. Moins complètes et a fortiori moins jolies que leur modèles, elles parviennent néanmoins à retranscrire les sensations des épisodes Super Nintendo avec de jolis remix musicaux et des graphismes détaillés. Le premier Donkey Kong Country obtient même une adaptation sur Game Boy Color en 2000, reprenant cette fois-ci l’intégralité de ses niveaux avec une difficulté compensée par une sauvegarde automatique après chacun d’entre eux. Super Nintendo portable par excellence, la Game Boy Advance accueille également la trilogie entre 2003 et 2005 dans des adaptations traduites en français et dont la sauvegarde conserve le nombre de vies et d’objets spéciaux. Le 6 septembre 1996, la licence est même adaptée en série animée passant dans l’émission La Planète de Donkey Kong, avec des images de synthèse et une animation terriblement vieillissantes.

 

La course à la 3D

Toute ressemblance avec des jeux existants seraient purement fortuite…

Pour son passage à la 3D, Donkey Kong choisit d’abord de surfer sur le succès de Mario Kart avec Diddy Kong Racing, jeu de courses sur Nintendo 64 mettant de nouveau son jeune acolyte sur le devant de la scène. Sorti le 21 novembre 1997, il comporte un casting issu de l’univers de Rare, dont un Kremlin nommé Krunch, mais surtout Banjo l’ours et Conker l’écureuil, héros des futurs Banjo-Kazooie et Conker’s Bad Fur Day. Sympathique au premier abord, le jeu manque toutefois d’un univers attrayant et la conduite des véhicules n’offre pas de réelle sensation de vitesse. Il innove surtout par son hub central permettant de se rendre à différents circuits et de dénicher quelques secrets ; un concept repris et bien mieux exploité dans l’excellent Crash Team Racing sur PlayStation. En 2007, Diddy Kong Racing est remasterisé sur Nintendo DS avec des graphismes lissés, de nouveaux circuits et un démarrage turbo à l’écran tactile. Pour des questions de licences, Conker et Banjo sont remplacés par Dixie et sa petite sœur Tiny Kong, apparue dans Donkey Kong 64.

Fort de son succès, une suite est alors annoncé pour la future GameCube lors de l’E3 2001. L’unique trailer dévoile alors des courses alléchantes sur les montures déjà présentes dans les Donkey Kong Country, comme Rambi et Enguarde, selon l’environnement traversé. Malheureusement, Donkey Kong Racing est annulé suite au rachat de Rare par Microsoft, survenu en 2002. De même, un Diddy Kong Pilot était prévu sur Game Boy Advance mais est finalement suspendu avant de devenir Banjo Pilot pour une sortie prévue en 2005, Nintendo ayant racheté les droits du personnage pour que Rare puisse développer le jeu dans l’univers de Banjo. Une bêta reste cependant jouable pour se faire une idée de ce qu’aurait pu donner le jeu. Le 28 juin 2007 arrive Donkey Kong Jet Race, nouveau jeu de course fortement méconnu. Initialement prévu pour sortir sur GameCube sous le nom de Donkey Kong Bongo Blast afin de tirer parti des manettes en forme de bongos, il est finalement repoussé pour arriver sur Wii avec une jouabilité particulière à la Wiimote et au Nunchuk.

Le 22 novembre 1999, le gorille est de retour dans le genre de la plateforme avec Donkey Kong 64, premier jeu nécessitant l’utilisation de l’Expansion Pak sur Nintendo 64, d’où la présence de l’accessoire dans la boîte du jeu. Dans la droite lignée de Super Mario 64 et de Banjo-Kazooie, le joueur redécouvre l’île de Donkey Kong entièrement modélisée en collectant des bananes d’or via la résolution d’énigmes et de mini-jeux. Le gameplay est vraiment varié car Donkey Kong peut désormais courir, nager, grimper aux arbres et attaquer au corps à corps. L’intérêt est également de débloquer d’autres personnages pour atteindre des zones auparavant inaccessibles : c’est ainsi qu’apparaissent Chunky, Tiny et Lanky Kong. Invité dans de nombreux jeux, Donkey Kong apparaît notamment dans les Mario Party. Personnage jouable dans les quatre premiers avant un retour dans le dixième, il anime des mini-jeux particuliers depuis Mario Party 5. Également apparu dans Mario Kart 64 aux côtés de Wario pour remplacer Koopa et Donkey Kong Junior, il fait partie des pilotes récurrents de la saga.

 

Le swing dans la peau

Des jeux symbolisant toute la richesse de la saga Donkey Kong !

Le 12 décembre 2003 débute une série de plusieurs jeux utilisant les bongos de la GameCube pour jouer les percussionnistes. Donkey Konga s’impose en effet comme un jeu de rythme fort sympathique consistant à appuyer au bon moment sur des symboles qui défilent ; il est développé par Namco, grand habitué du genre dans les salles d’arcade. Le code couleur est différent selon qu’il faille frapper dans les mains, frapper le bongo droit, le bongo gauche ou les deux à la fois. Les symboles peuvent aussi être de différentes longueurs et leur vitesse de défilement varie évidemment selon la difficulté choisie. Les musiques remixent des chansons connues différentes selon la localisation, mais aussi des mélodies de classiques Nintendo comme Super Mario Bros, The Legend of Zelda, Donkey Kong Country et Super Smash Bros. Melee. Un deuxième épisode arrive le 1er juillet 2004 avec essentiellement de nouvelles musiques, par exemple tirées de Super Mario Bros. 3, Pokémon et F-Zero.

Paru le 17 mars 2005, Donkey Konga 3 ne dépasse pas les frontières japonaises et propose toujours le même type de contenu avec la possibilité de jouer Donkey Kong, Diddy Kong, Dixie Kong et Funky Kong. Nintendo n’en a pourtant pas fini avec les bongos et alors que sort Donkey Kong Jungle Beat le 16 décembre 2004. Il s’agit cette fois-ci dans un jeu de plates-formes 2D dans lequel il faut tapoter le bongo adéquat pour avancer à droite ou à gauche, puis les deux à la fois pour sauter. Donkey Kong cherchant à s’imposer comme le roi de la jungle, il affronte des boss imposants dans des séquences au gameplay proche d’un Punch-Out, où il faut se protéger et esquiver au bon moment avant de donner des coups bien placés. Précurseur du motion gaming, il obtient logiquement une version adaptée sur Wii en 2008. S’ensuivent alors Donkey Kong Jungle Fever et Donkey Kong Banana Kingdom, exclusivement dans les salles d’arcade japonaises.

Cherchant à percer sur Game Boy Advance en parallèle des portages des Donkey Kong Country, la saga essuie une nouvelle annulation d’un jeu Rare avec Donkey Kong Coconut Crackers, puzzle-game dévoilé en même temps que Diddy Kong Pilot à l’E3 2001. Tout comme ce dernier, il est retravaillé et devient It’s Mr. Pants, paru en 2004. Le primate met alors les bouchées doubles et revient sur la portable de Nintendo le 4 février 2005 dans Donkey Kong King of Swing, une sorte de puzzle-platformer dans lequel le joueur avance en s’accrochant à des piquets pouvant le faire pivoter dans les deux sens et se propulser pour attaquer des ennemis. Un gameplay fort original réitéré de manière plus aboutie sur Nintendo DS avec Donkey Kong Jungle Climber le 9 août 2007. Outre un retour à des graphismes proches de Donkey Kong Country, la visibilité étendue du double écran de la console augmente fortement les possibilités du jeu. Accroché à Donkey Kong, Diddy peut foncer plus loin et s’avère nécessaire pour l’utilisation d’objets spéciaux.

 

Retour aux origines

L’héritage d’un savoir-faire qui a du sens.

Dix ans après le grand retour du concept du Donkey Kong original sur Game Boy, Nintendo imagine une nouvelle série de jeux faisant s’affronter le plombier et son ennemi d’origine. Quoi que pas tout à fait, car quand Mario versus Donkey Kong arrive le 24 mai 2004 sur Game Boy Advance, il fait en réalité face au primate de Donkey Kong Country et son emblématique cravate rouge. Toujours composé de plusieurs tableaux menant à des affrontements contre le gorille, le jeu se compose de quarante-huit niveaux consistant à trouver une clé et à l’emmener vers la porte de sortie avant de délivrer des Mini-Mario en les amenant vers la sortie. Un concept inspiré des Lemmings également repris par Mario versus Donkey Kong 2 La Marche des Minis sur Nintendo DS le 25 septembre 2006 et par Mario versus Donkey Kong Pagaille à Mini-Land le 14 novembre 2010, après l’éditeur de niveaux proposé par Mario versus Donkey Kong Le Retour des Minis sur DSi. La suite de la saga continue alors en dématérialisé (bien que des versions boîtes existent avec un code à gratter) avec Mario & Donkey Kong Minis on the Move le 9 mai 2013, qui reprend le concept d’un Tube-It et ses défis consistant à relier deux points l’un à l’autre, ainsi qu’avec Mario versus Donkey Kong Tipping Stars le 5 mars 2015, qui revient au concept d’origine sur Nintendo 3DS et Wii U.

Le 21 novembre 2010 sonne comme un retour à un certain âge d’or avec Donkey Kong Country Returns, jeu de plates-formes 2D développé par Retro Studios pour la Wii. Reprenant la formule des épisodes Super Nintendo, le jeu arbore un level design de grande qualité et troque les Kremlins pour un bestiaire différent dirigé par d’étranges créatures hypnotiseuses. Donkey et Diddy Kong sont cette fois-ci pourvus de deux cœurs et ce dernier peut se maintenir quelques secondes dans les airs à l’aide d’un jet-pack. Le motion control est mis à profit car il faut secouer la Wiimote en avançant pour provoquer une roulade, une mécanique ergonomiquement discutable. Les décors modélisés sont très jolis et cachent des arrière-plans dans lesquels il est possible d’être projeté ; on peut cependant regretter que les niveaux aquatiques soient absents et que Rambi le rhinocéros soit la seule monture disponible. Ramasser les lettres « KONG » de chaque niveau laisse place à des niveaux cachés dans des temples particulièrement retors ; les niveaux contiennent par ailleurs plusieurs pièces-puzzles à dénicher pour compléter le jeu à 100%. Les niveaux en ombres chinoises et ceux en tonneau jet-pack font partie des plus inspirés et certains boss promettent de superbes combats, comme les taupes à poursuivre dans les wagons du train. En 2013, Donkey Kong Country Returns est porté sur 3DS avec plusieurs ajouts, dont le monde du temple de la banane d’or qui comporte plusieurs niveaux inédits à parcourir. Il est ensuite porté sur Switch en 2025, peu avant la sotie de la Switch 2.

Le 14 février 2014, Donkey Kong Country Tropical Freeze s’impose parmi les meilleurs jeux de la Wii U en reprenant la même formule que son prédécesseur dans un univers aux îles plus exotiques, allant des cimes automnales et ses moulins à la jungle juteuse pleine de fruits appétissants, en passant par l’atoll tropical et ses niveaux sous-marin qui effectuent leur grand retour. Donkey et Diddy sont rejoints par Dixie et Cranky Kong : la première peut effectuer un petit vol très utile vers le haut tandis que le second peut rebondir avec sa canne façon Duck Tales, sachant qu’ils ont aussi leurs propres capacités sous l’eau. Très joli, le jeu surprend par sa caméra dynamique lors des passages sur rails et par ses superbes effets dans les niveaux aquatiques et en ombres chinoises. Le bestiaire reste similaire tandis que les musiques se veulent plus intenses que jamais. De nouveaux niveaux bonus apparaissent à l’occasion de sorties secrètes à dénicher façon Super Mario World. Alors que la saga connaît une nouvelle traversée eu désert, Donkey Kong Country Tropical Freeze est porté sur Switch en 2018 avec la possibilité de jouer avec Funky Kong, rendant le jeu relativement facile grâce à ses nombreuses capacités.

 

Un renouveau bien mérité

Une saga qui revit depuis 2024 !

Le 16 février 2024, soit vingt ans après les débuts de la franchise sur Game Boy Advance, Mario versus Donkey Kong obtient une seconde jeunesse dans un remake Switch visant à moderniser sa formule. La jouabilité est en effet assouplie, Mario pouvant changer de direction en plein saut et arrêtant de mourir s’il tombe de trop haut. Deux nouveaux environnements viennent rejoindre les six autres : le mirifique mini-land et le sommet verglacé, ajoutant des mécaniques de glissade et de courants amenant dans certaines directions. Le nombre de niveaux experts étant doublé, le jeu passe alors de cent deux à cent trente-six niveaux jouables.

Si les cadeaux de couleur sont toujours à récupérer, l’obtention des étoiles ne nécessite plus de réussir les niveaux en un temps court, ce qui facilite très largement la collecte. Le challenge du contre-la-montre apparaît toutefois une fois le jeu terminé et reste toujours plus aisé que dans le jeu d’origine étant donné qu’il n’est plus nécessaire d’y récupérer les cadeaux. En outre, les mini-jeux systématiques après chaque niveau disparaissent au profit d’un mini-jeu bien plus occasionnel consistant à récupérer des vies et à attraper une clé pour ouvrir un coffre. Un remake qui facilite efficacement le game design pour rendre l’expérience plus fluide et agréable !

Deuxième jeu phare de la Switch 2 paru le 17 juillet 2025, Donkey Kong Bananza fait revenir la saga dans la plateforme 3D plus de vingt-cinq ans après Donkey Kong 64. Le jeu se passe sur l’île Lingot, qui regorge d’or et de bananes en cristal convoitées par le primate. Donkey Kong doit en effet gagner le centre de la Terre aux côtés d’une version adolescente de Pauline pour empêcher son rival Void Kong et sa bande de ravager la planète en prononçant un vœu mal intentionné.

Développé par une bonne partie de l’équipe derrière Super Mario Odyssey, le jeu se compose de plusieurs environnements ouverts dans lesquels il est possible de détruire une bonne partie des décors. Creuser des galeries est ainsi souvent nécessaire pour dégoter des objets et trouver de nouveaux passages. Particulièrement variées, les différentes strates forment un univers cohérent offrant une identité singulière à l’aventure. On va ainsi d’un lagon à une zone festive avec un burger géant en passant par un canyon, un glacier, une tempête, une décharge ou encore une sorte de studio d’enregistrement.

Les défis sont nombreux et trouver des bananes octroie des points de compétence permettant d’améliorer les capacités de Donkey Kong, qui peut arracher de la matière pour la jeter sur des ennemis, surfer dessus pour traverser des zones dangereuses, récupérer l’or des alentours en claquant dans ses mains, effectuer une roulade et surtout fusionner avec divers animaux aux pouvoirs spécifiques. Il peut ainsi devenir un gorille plus puissant, un zèbre capable de courir et de passer sur des sols fragiles, une autruche qui vole et laisse tomber des œufs explosifs, un éléphant capable d’avaler la matière et d’en créer des boules solides, puis un serpent pouvant ralentir le temps et bondir à la verticale.

Assez exotique, l’univers effectue néanmoins de jolis clins d’œil aux épisodes d’antan, que ce soit par des remix musicaux, des phases de jeu en vue de côté, des caméos de personnages comme Diddy, Dixie et Cranky Kong, ou encore l’apparition surprise de King K. Rool une fois Void Kong vaincu. Généreux en contenu, Donkey Kong Bananza propose pas moins de 777 bananes à dégoter, des centaines de fossiles pour améliorer nos protections ainsi que trois variantes de fin demandant un peu trop d’exploration. Un jeu très maîtrisé qui montre que la Switch 2 en a réellement sous le capot !

Apparaissant de très nombreux autres jeux (Super Mario Bros. 3, The Legend of Zelda Oracle of Ages, Yoshi’s Island DS, Super Smash Bros. Brawl, Nintendo Land, NES Remix, Super Mario Odyssey …), Donkey Kong reste un personnage incontournable et omniprésent dans l’histoire du jeu vidéo. Décliné en plusieurs séries d’Amiibo, il est également à l’honneur dans le superbe Pixels de Chris Colombus, film rendant efficacement hommage à l’époque des jeux d’arcade. Une figure emblématique que l’on espère retrouver très bientôt dans de nouveaux projets vidéoludiques !


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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