35 ans de Zelda : Rétrospective d’une Saga Légendaire

Date de sortie : 21 février 1986 (Japon), 15 novembre 1987 (Europe)
Développeur : Nintendo
Concepteurs : Shigeru Miyamoto, Takashi Tezuka
Genre : Action Aventure

Nationalité : Japonais
Compositeur : Koji Kondo
Système d’origine : Famicom Disk System

La sympathique gamme NES classics sur Game Boy Advance

D’ores et déjà commémorés par de nombreux projets à commencer par l’incontournable Retro-Mag #5 de L’Écureuil Noir, les 35 ans de The Legend of Zelda sont aujourd’hui une réalité. C’est en effet le 21 février 1986 que la saga débutait pour accompagner la sortie du Famicom Disk System, un périphérique de la NES japonaise. Inspiré à Shigeru Miyamoto par la découverte d’une grotte au fin fond d’une forêt qu’il avait explorée à l’aide d’une lanterne, The Legend of Zelda est le représentant moderne du genre de l’action aventure proposant une quête sur une carte du monde permettant une exploration relativement libre. Le joueur y contrôle Link, héros devant sauver la princesse Zelda des griffes du monstrueux Ganon après avoir récupéré les huit morceaux de la Triforce de la Sagesse dans autant de palais gardés par un terrible boss. Muni de son épée et de son bouclier, Link parcourt le monde à la recherche de cœurs augmentant ses points de vie et trouve divers objets utiles pour avancer et combattre, tels l’arc et ses flèches ainsi que des bombes permettant de déblayer l’entrée de grottes secrètes. Culte parmi les meilleurs jeux de son époque, The Legend of Zelda obtient un remake sur Satellaview (le périphérique de la Super Famicom) en 1995 ainsi qu’un portage sur Game Cube dans la compilation The Legend of Zelda Collector’s Edition en 2003, puis sur Game Boy Advance en 2004.

L’épée comme symbole de l’importance des combats

Le 14 janvier 1987, Zelda II The Adventure of Link change considérablement la donne avec un scénario beaucoup plus sombre faisant planer la malédiction de Ganon sur Hyrule, les sbires de ce dernier cherchant à provoquer le sacrifice de Link pour ressusciter leur maître. À une époque où plusieurs développeurs avaient l’audace de sortir un deuxième épisode très différent (Castlevania II Simon’s Quest, Super Mario Bros. 2 occidental, ou encore Final Fantasy II pour son système d’évolution), The Adventure of Link conserve la vue aérienne lors de l’exploration sur la worldmap mais passe en vue de côté pour la majeure partie du jeu afin de tirer parti de la maîtrise du scrolling horizontal de Nintendo. Largement plus tourné action, Zelda II est d’une difficulté redoutable mais sait récompenser les joueurs qui maîtrisent son gameplay. Il met en avant l’importance des PNJ dans des villages où un sage enseigne une magie au héros (héritage de Dragon Quest et des J-RPG) et comporte six palais mémorables pour leur musique respirant l’aventure : un vrai petit bijou de game design unique dans la saga. Dépourvu de remake hormis une impressionnante transposition en vue subjective par un fan sur navigateur, Zelda II obtient les mêmes portages que son prédécesseur. Il faut attendre près de cinq ans avant de réentendre parler de la saga, si l’on excepte une première adaptation en manga par Yuu Mishouzaki et la diffusion de la série animée Princesse Zelda à partir du 8 septembre 1989, dont la qualité douteuse pousse plus à la rigolade qu’autre chose.

Le doré semble décidément être la couleur de la franchise

Le 21 novembre 1991, soit un an tout pile après la sortie de la Super Famicom, The Legend of Zelda A Link to the Past s’impose comme un des grands chefs-d’œuvre de la 16-bit de Nintendo en modernisant fortement la formule du premier épisode. Outre sa direction artistique léchée, le jeu respire l’aventure en plaçant le joueur face à la légende qui a alors accès à une majeure partie de la carte afin de trouver les trois pendentifs menant à Excalibur, puis à sauver la princesse des griffes du sorcier Agahnim. La mythologie évolue pour laisser place aux descendantes de sept sages scellées par Ganon et enfermées dans de nouveaux donjons à parcourir. La plus grande innovation est constituée par le monde des ténèbres, une worldmap parallèle bien plus dangereuse et avec une avancée différente, Link ayant le choix entre pas moins de trois palais après avoir récupéré l’objet du premier d’entre eux, ses trouvailles dans le trois autres lui donnant accès aux suivants. Les possibilités de gameplay évoluent avec plein de nouveaux objets et les cœurs se trouvent désormais par fragments disséminés dans les deux mondes. Porté sur Game Boy Advance en 2002, A Link to the Past obtient quelques modifications comme le remaniement de certains textes, un cri quand le personnage frappe, des énigmes permettant de gagner une nouvelle technique à l’épée ou encore un nouveau donjon accessible à condition de terminer le jeu bonus Four Swords.

La Game Boy Advance, reine des portages de jeux Super Nintendo !
On ne change pas un logo qui marche !

Le 6 juin 1993, c’est autour de l’incontournable Game Boy de se parer d’un épisode avec The Legend of Zelda Link’s Awakening, qui reprend de nombreux éléments du précédent jeu pour les retranscrire dans une toute nouvelle aventure parfaitement adaptée à son support. Un scénario particulier qui prend place sur l’île de Cocolint, sans la présence de Ganon et de Zelda, bien que des clins d’œil soient donnés à ces derniers avec le boss final et la jeune Marine. La musique ayant plus que jamais sa place dans la saga, Link part à la recherche de huit instruments dans autant de palais afin de réveiller le Poisson-Rêve, qui serait à l’origine de cette étrange situation. Terriblement mignon au niveau de ses graphismes, Link’s Awakening opte pour une exploration zone par zone avec une carte qui se dévoile petit à petit. Il met en effet un plus fort accent sur la résolution de puzzles entre chaque donjon, qu’il s’agisse d’objets à récupérer ou d’échanges à effectuer en parlant aux bons PNJ. C’est aussi en 1993 que sortent pas moins de trois jeux Zelda sur la CDI de Philips (Link The Faces of Evil, Zelda The Wand of Gamelon et Zelda’s Adventure) suite à un accord avec Nintendo, que l’on retient surtout pour des cinématiques qui n’ont d’éblouissantes que le nom. Le 11 décembre 1998, Link’s Awakening est réédité sur Game Boy Color dans une version DX ajoutant une quête de photographies qui met à profit le Game Boy Printer et un nouveau donjon exploitant les graphismes en couleurs.

Passage au noir pour mieux faire ressortir la couleur dorée !

Outre l’extension Ancient Stone Tablets qui propose quelques défis dans l’univers d’A Link to the Past sur Satellaview en 1997, c’est bien The Legend of Zelda Ocarina of Time qui révolutionne la saga sur Nintendo 64 le 21 novembre 1998. Un passage à la 3D des plus emblématiques qui offre un sentiment d’exploration encore plus fort avec la plaine d’Hyrule à parcourir en chevauchant Épona, et un réalisme qui progresse grâce au système jour nuit repris de Castlevania II Simon’s Quest. La légende autour des sages est renforcée avec sept personnages liés de près au scénario et dont les noms rendent hommage aux villages de Zelda II, tandis les deux parties du jeu sont marquées par le passage à l’âge adulte avec une opposition entre lumière et ténèbres toujours présente. Certaines races sont mises en avant avec les Kokiris, les Gorons, les Zoras et les Gerudos, dont fait partie le machiavélique Ganondorf, forme humanoïde de Ganon déjà évoquée sur Super Nintendo. Le gameplay est marqué par des phases de plates-formes aux sauts automatisés, un ciblage des ennemis devenu la norme de nombreux jeux en 3D, ainsi que de nouveaux objets comme le lance-pierre, la masse des titans ou encore des flèches de glace, de feu et de lumière ; l’ocarina permet quant à lui de jouer de nombreuses mélodies devenues emblématiques dans la saga. C’est aussi à partir de cet épisode que les donjons sont davantage appelés « temples » que « palais ». En 2003, Ocarina of Time se voit porté sur Game Cube avec une nouvelle version intitulée Master Quest, qui rend l’exploration des donjons particulièrement tordue. En 2011, le jeu gagne de meilleurs graphismes et une ergonomie optimisée sur 3DS dans un sympathique remaster très agréable à jouer sur portable.

Épona et la plaine d’Hyrule à l’honneur pour le remaster 3DS
Un fond vert unique et un masque angoissant pour cet épisode si particulier

Après une apparition remarquée de Link et du château d’Hyrule dans le premier Super Smash Bros. en 1999, le moteur d’Ocarina of Time est rapidement mis à profit avec la sortie de The Legend of Zelda Majora’s Mask le 27 avril 2000. Conçu en à peine plus d’un an par Eiji Aonuma et Yoshiaki Koizumi sous l’impulsion de Miyamoto, il exploite l’expansion pack de la Nintendo 64 pour une meilleure technique et ose de sérieuses contraintes dans un univers glauque à souhait. Pour éviter qu’une monstrueuse comète s’abatte sur Termina, Link doit arrêter Skull Kid, manipulé par le Masque de Majora, en parcourant quatre temples afin d’y libérer des colosses. Se déroulant par boucles de trois jours ayant chacun ses spécificités, le concept du jeu est stressant car il oblige le joueur à remonter le temps avant que la comète ne s’écrase afin de sauvegarder l’essentiel de sa progression. Porté sur Game Cube dans la même compilation que les épisodes NES et Ocarina of Time, Majora’s Mask a lui aussi eu droit à un remake sur 3DS en 2015. Améliorant largement ses graphismes et son ergonomie, il rend surtout le jeu plus accessible et bien plus agréable en assouplissant cette contrainte tout en maintenant ce qui fait le charme de cet opus décidément à part.

Une comète hargneuse et un Link déterminé pour embellir le remake
Une image en toute sobriété dominée par un bleu laissant apparaître Nayru et Veran

Le 27 février 2001, Nintendo confie sa saga à Capcom afin de sublimer le concept commercial de Pokémon en sortant simultanément deux jeux The Legend of Zelda liés de très près mais pourtant bel et bien différents. Intitulés Oracle of Ages et Oracle of Seasons, ils reprennent le moteur de Link’s Awakening (ainsi que sa jouabilité et son système d’échanges) dans deux univers parallèle ayant chacun ses particularités. Si le premier fait naviguer Link entre deux époques ayant des conséquences l’une sur l’autre à la manière d’A Link to the Past, le deuxième joue astucieusement sur les quatre saisons pour modifier le level design et ainsi se frayer un nouveau chemin. Mais plus encore, un code secret obtenu après avoir fini un des jeux permet de commencer le deuxième avec un scénario plus complet mettant en scène la princesse Zelda ainsi que Ganon, qui succède à la sorcière Veran ou au général Onox en guise de boss final. Si ce concept n’est pas sans rappeler celui des scénarios de Resident Evil 2 (également développé par Capcom), l’influence d’Ocarina of Time est confirmée par la présence des Arbres Bojo et des oracles Din, Nayru et Farore.

Dominée par le rouge, cette nouvelle jaquette laisse quant à elle apparaître Din et Onox
Un épisode où tout le fun ressort du multijoueur !

Tandis que l’univers de la saga s’émancipe dans Super Smash Bros. Melee avec de nouveaux personnages jouables (Zelda, Link Enfant, Ganondorf) et un superbe remix du thème des palais de Zelda II, A Link to the Past est réédité sur Game Boy Advance le 2 décembre 2002 avec un nouvel épisode se jouant uniquement en coopération. Intitulé Four Swords, il nécessite entre deux et quatre Game Boy Advance connectées et consiste en de simples puzzles à élucider à plusieurs dans des niveaux linéaires afin de sauver Zelda des griffes du sorcier Vaati. Le 18 mars 2004, The Legend of Zelda Four Swords Adventures embellit le moteur d’A Link to the Past sur Game Cube et propose de nombreux niveaux à parcourir seul ou à plusieurs avec le même type de gameplay. Un mode compétitif permet de se battre dans cinq arènes en utilisant des GBA comme manettes, qui servent aussi d’écran quand le joueur rentre dans certaines zones. En 2011, le premier Four Swords est réédité en téléchargement sur 3DS avec un mode solo permettant au joueur de contrôler simultanément deux Link. Il comporte également de nouveaux niveaux reprenant les graphismes des premiers épisodes de la saga.

Si Four Swords 3DS avait eu droit à une boîte…
Le retour du fond doré !

Le 13 décembre 2002, la saga tente un revirement avec The Legend of Zelda The Wind Waker, qui tranche fortement avec ses prédécesseurs pour sa direction artistique en cel shading et sa navigation sur une Hyrule submergée avec le contrôle du sens du vent. S’il avait divisé les joueurs à sa sortie, cet épisode unique regorge pourtant de qualités à commencer par une jouabilité soignée, un univers dépaysant et un sentiment d’aventure fortement marqué par les voyages en bateau. On y retrouve également Tingle, petit homme vêtu de vert qui verra pas moins de trois jeux à son effigie (Tingle’s Rosy Rupeeland, Tingle’s Balloon Fight et Ripened Tingle’s Balloon Trip of Love) entre 2006 et 2009 sur DS. En 2013, The Wind Waker obtient une remasterisation afin de booster les ventes de la Wii U. En plus des graphismes en haute définition et d’une bonne exploitation du gamepad pour gérer l’inventaire, il est désormais possible d’accélérer les voyages et même de naviguer librement sans tenir compte du sens du vent.

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Des couleur bien plus vives pour mieux faire ressortir le bleu de la Wii U
Link au sommet !

Au détour d’une invitation en tant que personnage jouable dans la version Game Cube de SoulCalibur II en 2003, Link passe également par la case Game Boy Advance le 4 novembre 2004 pour un épisode exclusif intitulé The Minish Cap. Également développé par Capcom, il met de nouveau le héros face à Vaati dans une Hyrule peuplée de petits êtres invisibles à l’œil nu. Pouvant rapidement se transformer en Minish, Link traverse alors de somptueuses zones magnifiquement retranscrites en 2D et parcourt une carte rappelant les belles heures de la Super Nintendo. Les clins d’œil aux épisodes précédents sont nombreux (les fragments du bonheur, le petit garçon au nez qui coule, les précis d’escrime) et de nouveaux objets comme le pot magique, bâton sauteur et les griffes de taupe ne manquent pas de renouveler le gameplay.

Quand Link s’énerve, son bonnet sort le bec !
Loup argenté d’un côté, Link doré de l’autre

Après un report d’un an qui n’a fait qu’amplifier son attente, The Legend of Zelda Twilight Princess arrive le 19 novembre 2006 pour l’arrivée de la Wii en même temps que sa sortie marque la retraite de la Game Cube. Successeur spirituel d’Ocarina of Time, il en reprend l’essence avec une plaine d’Hyrule renvoyant aux forêts, aux Gorons et au Zoras à dos d’une Épona depuis laquelle il peut combattre. La détection de mouvement est alors mise à profit pour les coups à l’épée et l’utilisation de certains objets comme l’arc et le grappin. Si des objets toujours plus novateurs (l’aérouage, le boulet, le bâton Anima) font leur apparition, le gameplay est surtout enrichi par la métamorphose de loup. Non sans rappeler Okami sorti quelques mois plus tôt, elle permet à Link de creuser, d’utiliser son odorat et bien sûr de combattre d’une toute nouvelle manière. Accompagné de l’attachante Midona, le joueur traverse des édifices mémorables tels la Tour du Jugement, le manoir des Pics Blancs où habite le yéti, un nouveau Temple du Temps et l’envoutante Célestia. Un an plus tard, un spin-off nommé Link’s Crossbow Training accompagne la sortie du Wii Zapper, un accessoire permettant d’utiliser le wiimote et le nunchuck comme un fusil pour tirer en plein écran. En 2016, Twilight Princess ressort également dans une version HD avec quelques ajouts sympathiques sur Wii U.

La réédition ou l’occasion inespérée d’imaginer une nouvelle couverture
La colorisation bat son plein avec cette sympathique jaquette majoritairement dominée par l’eau

Le 23 juin 2007, Nintendo tente de faire évoluer la saga sur DS avec The Legend of Zelda Phantom Hourglass. Considéré comme une suite de The Wind Waker, il exploite efficacement les deux écrans et se joue au stylet aussi bien pour les déplacements que pour les attaques. S’il est toujours plaisant de naviguer sur une large étendue d’eau, l’univers est moins palpitant et les donjons moins inspirés. Le Temple du Roi des Mers, qu’il faut retraverser plusieurs fois en temps limité, s’avère notamment de plus en plus pénible. Moins convaincant que ses prédécesseurs, il obtient néanmoins une suite intitulée Spirit Tracks le 7 décembre 2009, qui choisit cette fois-ci de relier les zones par des voies de chemins de fer. Amusant durant quelques voyages, le concept montre rapidement ses limites et la Tour des Dieux tente péniblement de faire oublier les écueils de Phantom Hourglass avec une collaboration entre Link et l’esprit de Zelda enfermée dans une armure. Entre ces deux épisodes, Super Smash Bros. Brawl troque son Link Enfant contre le Link Cartoon de The Wind Waker en plus d’ajouter le Pont d’Ordinn et le Vaisseau Pirate comme nouvelles arènes.

La SNCF s’excuse de son retard et souhaite un joyeux trentenaire à la saga !
Du doré +++ et un Link qui en jette !

Le 18 novembre 2011, The Legend of Zelda Skyward Sword compte bien exploiter le Wii Motion Plus pour parfaire l’aventure de cet unique épisode exclusif à la Wii. Revenant aux origines de la chronologie de la saga, il place Link comme habitant de l’île volante de Célesbourg devant chevaucher une créature volante afin de retrouver Zelda et d’anéantir les ténèbres dans le monde du dessous. Accompagné de la déesse Fay, il se retrouve face à Ghirahim, un monarque cherchant à libérer l’Avatar du Néant, entité à l’origine du terrible Ganon. Malgré une direction artistique travaillée et un univers original, Skyward Sword s’avère bancal à cause de sa jouabilité pénible et de ses situations qui peinent à se renouveler malgré elles. Le Wii Motion Plus montre en effet ses limites par une surexploitation de l’utilisation d’un insecte volant et une précision anecdotique dans le maniement de l’épée. Les puzzles n’en finissent plus de puiser dans tout ce qui a déjà été fait et les zones parcourues manquent globalement de vie. Un jeu sur lequel Nintendo a beaucoup travaillé, qui comporte beaucoup de qualités mais ces dernières se marient mal entre elles. Un jeu au bilan mitigé qui, espérons-le, sera mieux optimisé à l’occasion de son portage sur Switch le 16 juillet 2021.

Une affiche qui montre efficacement les concepts du jeu

Le 22 novembre 2013, Nintendo effectue un retour aux sources exceptionnel sur 3DS avec l’étonnant The Legend of Zelda A Link Between Worlds, qui tire parti de la 3D stéréoscopique pour des puzzles pensés verticalement dans les donjons. Présenté comme une suite d’A Link to the Past, il se déroule sur la même carte avec une progression très différente qui déroute brillamment les connaisseurs de l’épisode Super Nintendo. Si les objets s’avèrent rapidement disponibles afin de permettre au joueur de se rendre au palais de son choix dès la seconde partie du jeu, la réelle nouveauté de gameplay réside dans la transformation en peinture murale, qui multiplie les possibilités de déplacement. Avec son nouveau monde des ténèbres exquis de bout en bout, A Link Between Worlds a en réalité tout de l’excellent remake qu’on peut attendre d’une pointure comme A Link to the Past.

Link toujours au premier plan pour en découdre dans Super Smash Bros.

 

Si là ça ne bastonne pas, c’est qu’on n’y connaît rien !

Tandis qu’un ambitieux épisode se fait attendre sur Wii U, Nintendo multiplie les apparitions de la saga en 2014 à commencer par Super Smash Bros. 4, qui voit la Vallée Gerudo et la Locomotive des Dieux arriver comme arènes sur 3DS, ainsi que Célesbourg sur Wii U. À la même période, The Legend of Zelda puise dans Dynasty Warriors pour aboutir à un beat’em up survolté nommé Hyrule Warriors dans lequel le joueur combat des hordes d’ennemis avec différents héros. Un jeu très agréable qui obtient un upgrade 3DS en 2016 puis une version ultime sur Switch en 2018. Pour faire patienter les fans avant l’arrivée du futur épisode Wii U, Nintendo reprend le principe multijoueur de Fours Swords avec The Legend of Zelda Tri Force Heroes. Sorti sur 3DS le 22 octobre 2015, il permet la coopération jusqu’à trois joueurs dans niveaux sympathiques mais qui raclent pas mal les fonds de tiroir de la saga. Jouable en solo avec trois Link contrôlables, ses puzzles ne sont pas toujours palpitants malgré un univers graphique et musical plutôt soigné.

Mais où ont-ils donc enterré le quatrième !?
La liberté totale enfin retrouvée !

Le 3 mars 2017 marque l’arrivée de la Switch avec The Legend of Zelda Breath of the Wild comme fer de lance, parallèlement à une version Wii U qui tient relativement bien la route. Nouvelle révolution depuis Ocarina of Time, ce nouveau jeu mise sur un open world gigantesque et terriblement dépaysant à explorer grâce à un gameplay mettant l’accent sur l’escalade et les interactions, sublimées par une direction artistique à couper le souffle. Offrant un sentiment de liberté incroyable, il revient tellement aux origines de la saga qu’il en change profondément la formule, avec de nombreux objets jetables et des palais bien plus courts pour laisser place à de nombreux sanctuaires truffés de puzzles à résoudre. Déconcertant à plus d’un titre, Breath of the Wild reste le quatrième jeu le plus vendu de la console et une suite se fait déjà attendre pour l’horizon 2022-2023. Sorti le 20 novembre 2020, Hyrule Warriors L’Ère du Fléau fait office de préquel à son univers avec un gameplay toujours repris de Dynasty Warriors.

La folie des Zelda sur Switch
Une magnifique retranscription de l’île de Cocolint !

Après l’apparition de la Tour du Prélude comme nouvelle arène dans Super Smash Bros. Ultimate fin 2018, Nintendo revient aux amours de la 2D avec un nouveau spin-off reprenant cette fois-ci le gameplay de Crypt of the NecroDancer. Dénommé Cadence of Hyrule, il peut-être déroutant pour un habitué de The Legend of Zelda mais s’avère particulièrement prenant dans ses déplacements au rythme de la musique et ses jolis graphismes 16-bit sont des plus agréables. Dernier jeu majeur en date du 20 septembre 2019, The Legend of Zelda Link’s Awakening effectue un retour très remarqué sur Switch dans un remake de haute qualité qui améliore son gameplay et remplace le photographe par un superbe éditeur de donjons, qui pourrait bien amener à un futur Zelda Maker. Saga majeure de Nintendo, The Legend of Zelda n’a pas fini de nous en mettre plein la vue avec près de vingt jeux principaux et de nombreux spin-off. Les vingt ans des épisodes Oracle of Ages et Oracle of Seasons arrivant dans pas moins de six jours, peut-on rêver de remakes du même calibre dans le courant de l’année 2021 ?

Emmanuel Delextrat

Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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