Date de sortie : 16 septembre 2026 (1h35min)
Réalisateur : Zach Cregger
Acteurs principaux : Austin Abrams, Paul Walter Hauser, Zach Cherry, Kali Reis, Johnno Wilson
Genre : Épouvante
Nationalité : Germano-américain
Compositeurs : Hays et Ryan Holladay
Scénaristes : Zach Cregger et Shay Hatten
Sociétés de production : Columbia Pictures, Constantin Film, PlayStation Productions et Vertigo Entertainment
Budget : 80 millions de dollars

Une livraison qui pourrait changer la phase du monde.

Cinq ans après un Resident Evil Bienvenue à Raccoon City au bilan mitigé, un nouveau reboot cinématographique de la franchise de Capcom fait son apparition sous l’objectif de Zach Cregger (Barbare, Évanouis). Austin Abrams (The Walking Dead, La Face Cachée de Margo, Scary Stories) y incarne Bryan, coursier chargé de livrer un mystérieux colis en urgence à l’hôpital de Raccoon City. Un véritable parcours du combattant alors que les environs de la ville subissent une pandémie sans précédent, Bryan devant se frayer un chemin dans la nuit en échappant aux infectés.

Analyse des risques : seuil de dangerosité atteint.
Des décors d’intérieur qui font honneur à la franchise.

Contrairement à la plupart des précédentes adaptations en prises de vue réelles, et bien que reprenant les bases du scénario de la saga, Resident Evil propose une toute nouvelle histoire avec une focalisation interne sur son protagoniste. Mis à part quelques personnages dont deux interprétés par Paul Walter Hauser (Cobra Kai, Le Cas Richard Jewell, Cruella) et Zach Cherry (Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux, Severance, Fallout), la narration se concentre essentiellement sur les pérégrinations du pauvre Bryan, qui subit la situation alors qu’il devrait être chez lui auprès de sa compagne enceinte.

Une utilisation ingénieuse de la lumière.
Des dangers présents à chaque coin de rue.

/!\ SPOILERS /!\ Pourvue d’une réalisation impeccable, le film alterne entre différents plans suggestifs, dont une caméra à l’épaule et une vue subjective qui imitent efficacement l’approche des jeux vidéo. Si l’histoire se veut différente, Resident Evil comporte des clins d’œil appréciables qui participent à son appartenance à la saga. Au-delà de l’utilisation du pistolet avec chargeur à balles limitées, on peut apercevoir une plante verte dans une voiture, des sprays de premier secours dans la grange ou encore un fusil sur râtelier joliment exposé dans une pièce à la décoration rappelant le manoir Spencer. On peut également citer un cadenas nécessitant une clé ornée d’un carreau et la métamorphose finale en une créature proche de William Birkin atteint du virus G.

Un hôpital bondé qui ne présage rien de bon.
Des plans horrifiques très réussis.

Lorgnant plus que jamais sur le genre du survival horror, le film se montre parfois plus proche d’un Silent Hill, en commençant par le traitement de son personnage principal, livré à lui-même dans un monde hostile alors qu’il n’a jamais manié d’arme à feu. Cette ressemblance se poursuit avec les environnements enneigés, le comportement de certaines créatures et l’empathie causée par la petite fille infectée. Outre le thème de la fatalité qui s’illustre par un héros qui ne pourra jamais revoir sa compagne, l’ingratitude des scientifiques et la violente mutation de Bryan, le film se tourne parfois vers un registre comique entre la poisse du personnage principal, la tête qui explose après un tir bien placé et surtout l’indestructibilité des cadenas, qui joue sur les mécaniques des premiers jeux de la franchise. Malgré une fin soudaine qui renforce ce fatalisme du scénario, Resident Evil s’impose comme un très bon film d’épouvante et une adaptation honorable de l’esprit de la saga.


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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