Date de sortie : décembre 2021 (2h32)
Réalisateur : Mohammad Rasoulof
Casting : Ehsan Mirhosseini, Shaghayegh Shourian, Kaveh Ahangar, …
Genre : Drame
Nationalité : Iran
Synopsis: Iran, de nos jours. Heshmat est un mari et un père exemplaire mais nul ne sait où il va tous les matins. Pouya, jeune conscrit, ne peut se résoudre à tuer un homme comme on lui ordonne de le faire. Javad, venu demander sa bien-aimée en mariage, est soudain prisonnier d’un dilemme cornélien. Bharam, médecin interdit d’exercer, a enfin décidé de révéler à sa nièce le secret de toute une vie. Ces quatre récits sont inexorablement liés. Dans un régime despotique où la peine de mort existe encore, des hommes et des femmes se battent pour affirmer leur liberté.
Critique : On l’oublie régulièrement au vu de notre inscription dans quelque chose de quotidien mais le cinéma dispose de cette capacité à mettre en branle le monde par sa façon de charger la politique d’un pays, si pas d’un monde. Tourné en toute clandestinité, « There is no evil » s’inscrit dans cette ambition thématique par sa manière de parler de peine de mort dans une Iran tiraillée jusque dans ses moindres rouages. C’est justement par le bouleversement quasi léger, presque invisible à l’œil nu, que le film de Mohammad Rasoulof trouve son impact des plus dévastateurs.
Divisé en quatre histoires différentes mais liées par ces mêmes interrogations, « There is no evil » s’entame par une représentation d’une normalité si banale qu’elle en semble imperturbable. Plus dure en sera la chute, d’une brutalité estomaquante par sa façon de s’ingérer dans ce qui se dévoile comme si commun. La force narrative du long-métrage s’y fait puissante, comme une colère sourde qui ne cherche qu’à se vocaliser pour y assumer toute sa dimension. La mise en scène de Mohammad Rasoulof parvient dès lors à conférer une voix à ces protagonistes du réel, à leur mise en tension effective et à ce portrait multiple où la durée des séquences ravive une capacité résistante indispensable.
Récompensé de l’Ours d’or de Berlin en 2020, « There is no evil » contient les germes des grands films, ceux dont la pensée de fond ne peut se soumettre et où l’image sert à mieux développer des protagonistes mis face à des rouages destructeurs et meurtriers. Le long-métrage de Mohammad Rasoulof est d’une tragédie contemporaine telle que l’on ne sait comment en aborder pleinement ses réussites. Allez le voir sur grand écran, cela vaudra mieux pour restaurer au mieux tout son intérêt indéniable.
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