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valentin pejoux

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Bonjour je me présente, je m'appelle Valentin, je suis co-rédacteur en chef sur ce site. Je suis un fan de cinéma de SF et de films de super héros. Ces deux genres ont bercé mon enfance. Avec des longs-métrages tels que les Spiderman de Sam Raimi, les X-Men de Bryan Singer, les Matrix des Wachowski et les Retour vers le futur de Zemeciks. Avant, je ne prenais le cinéma que pour me divertir, mais depuis quelques années, je me rend compte qu'il peut nous divertir autant qu'il peut nous faire réfléchir. C'est pour cela, peu importe le type de film que je regarde, j'essaye de voir si le rélisateur veut nous dire quelque chose à nous spectateur.

Bande-annonce finale : Jurassic World Fallen Kingdom

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Réalisateur : Juan Antonio Bayona

Casting: Chriss Pratt, Bryce Dallas Haward, Justice Smith, Jeff Goldblum et B.D Wong

Date de sortie cinéma: 6 juin 2018

Genre; Science-Fiction, Fantastique, Action

 

VOST:

 

VF:

Suicide Squad Hell to Pay de Sam Liu (Critique du film)

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Suicide Squad Hell to Pay de Sam Liu

Fiche Technique :

Réalisateur : Sam Liu

Casting : Christian Slatter, Billy Brown (II), Liam Mclntyre, Kristin Bauer, Gideon Emery, Tara Strong, Vanessa Williams (V), C. Thomas Howell et Dania Ramirez

Date de sortie : 11 avril 2018

Genre : Animation, Action, Fantastique

Nationalité : Américain

Durée : 1h26 min

Synopsis : L’équipe secrète Task For X d’Amanda Waller (Deadshot, Bronze Tiger, Killer Frost, Captain Boomerang, Harley Quinn et Copperhead) doit retrouver un puissant objet mystique. Sauf que d’autres super-vilains sont sur le coup.

Ce que l’on remarque avec DC et Warner, c’est que ces deux entités arrivent, dans la majorité du temps a adapter les héros et héroïnes de DC sans trop de problèmes, quand ce dit film est hors DCEU. Après nous avoir proposé deux vrais bons films d’animation DC, à savoir : le très nostalgique mais très bon Batman & Harley Quinn et Batman Gotham By Gaslight qui proposait un Batman alternatif vraiment intéressant. Du coup ce Suicide Squad Hell to Pay, il vaut quoi ? Meilleur que le film du DCEU ? à la hauteur de Batman Assault on Arkham ? 

La nouvelle Suicide Squad

Depuis un certain temps, on constate que les meilleurs films DC sont du côté de l’animation (mise à part The Dark knight, Man of Steel et Batman V Superman). Comme il est dit plus haut, les dernières productions DC Animation étaient de bonne qualité (vivement le film d’animation Batman Ninja). Ce que l’on peut voir, c’est que DC et Warner semblent vouloir s’excuser du film Suicide Squad de David Ayer. Ce qu’il réussit plus ou moins bien. Suicide Squad Hell to Pay est bien entendu meilleur que le film du DCEU, mais reste à des années-lumières de Batman Assault on Arkham.

Hell to Pay, nous raconte (comme dans tous les films Suicide Squad), qu’Amanda Waller convoque la Task Force X ou plus communément appelée  »Suicide Squad, pour une mission suicide (LeL). Dans ce film, nos pensionnaires de la prison de Belle Reve, vont devoir combattre le Speedster Zoom (l’ennemi principal de Flash) et l’homme préhistorique immortel Vandal Savage qui cherche une sorte d’artefact mystique.

Ce que l’on peut constater avec ce Hell to Pay, c’est que l’on est pas là pour rigoler. La séquence d’intro est un vrai bain de sang, qui fait passer la violence du long-métrage de David Ayer pour un téléfilm Disney. Le métrage nous fait clairement comprendre qu’il sera Rated-R, il en profite pour y aller à fond. Sam Liu convoque les spectateurs à un spectacle teinté de gore, des quelques headshots, décapitations et autres joyeusetés du genre. Malheureusement, le film s’embourbe dans un scénario mal narré et qui au final ne raconte pas grande chose.

Dès que la squad est en mission, on nous propose de nous intéresser aux personnages eux-mêmes, plus que sur l’action. Ce qui est une bonne idée, mais le problème, c’est qu’une grosse partie des membres de la Suicide Squad ne sont pas intéressants pour un clou. On nous demande de nous attacher à des personnages tels que Bronze Tiger, Copperhead ou Captain Boomerang. Le film choisi de se concentrer principalement sur Deadshot, alors que l’on connait déjà sa backstory avec sa fille. Heureusement, le film n’insiste pas trop sur Harley Quinn. le film perd beaucoup de temps à nous présenter ses personnages pas familiers du grand public, et utilise beaucoup trop flashback qui pour la plupart du temps, ne servent à rien comme s’il fallait combler le temps du métrage pour qu’il puisse être stable. Autre défaut du film : l’empathie. A aucun moment, on ne s’attache aux personnages. Tout particulièrement à Copperhead, Bronze Tigger, Killer Frost ou encore l’arc autour de la fille de Savage et de sa copine. Harley Quinn, Deadshot ou encore Captain Boomerang sont facilement identifiables sachant qu’ils sont des membres récurants de la squad. Que ce soit dans la précédente adaptation en animation, dans le long-métrage ou encore dans les comics. On peut voir que le film manque clairement de budget. Certains passages sont vraiment très moches et peuvent potentiellement sortir le spectateur par moment.

Mais Suicide Squad Hell to Pay n’est pas dénué de qualités. Le métrage possède un côté gore et sans concession vraiment plaisant, qui faisait cruellement défaut au film de David Ayer. Dans son ensemble, le film est plutôt bien rythmé. Les 1h30 passent sans trop de déconvenues, à l’exception d’un certain passage avec Deadshot (celles et ceux qui ont vu le film comprendront).

Le film exploite vraiment l’univers qu’il a disposition. On croise quelques vilains et héros de l’univers DC. On peut voir : Zoom, Vandal Savage, Doctor Fate et j’en passe. Le film se permet même de faire référence à un autre film d’animation DC, qui pour le coup donne vraiment de la matière en plus au long-métrage.

Comme son grand frère, Hell to Pay exploite plutôt bien les thématiques liées à la Suicide Squad. On nous parle notamment de la mort inévitable et comment nos personnages la perçoive, de rédemption ou encore des regrets de manière générale. La dernière partie du métrage se bonifie grâce à ces thématiques. Ce qui permet d’avoir une dernière partie vraiment prenante et riche en rebondissements (notamment le monologue de Zoom).

Si Suicide Squad Hell to Pay se révèle mieux que son ainé du grand écran, il ne demeure pas sans failles. La faute à un script pas très inspiré, des personnages pas développés et une animation vraiment très pauvre. Il en demeure un côté gore et sans concession, des références bien trouvées à un certain film DC Animation et un dernier acte plutôt aletant. Un film d’animation à conseiller aux fans de DC (même si c’est mieux de regarder Batman Assault on Arkham : le vrai film sur la Suicide Squad).

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle bande annonce pour Solo : A Star Wars Story

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Réalisateur : Ron Howard

Casting : Alden Ehlrenreich, Emilia Clarke, Donald Glover, Woody Harrelson, Thandie Newton, Paul Bettany

Date de sortie cinéma : 23 mai 2018

Genre : Action, Science-Fiction

 

Vost :

 

Ready Player One de Steven Spielberg (Critique de la rédaction)

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 Ready Player One de Steven Spielberg

Fiche Technique :

Réalisateur ; Steven Spielberg

Casting : Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelshon, Lena Waithe, Simon Pegg, Mark Raylance, T.J Miller etHannah John-Kamen

Budget : 175 000 000$

Date de sortie cinéma : 28 mars 2018

Genre : Science-Fiction, Aventure, Action

Nationalité : Américain

Durée : 2h20 min

Synopsis : 2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

 
 J’attendais beaucoup de ce fameux Ready Player One et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne m’a pas déçu.

Steven Spielberg nous livre le film de geek ultime (Scott Pilgrim tu reste dans mon cœur tkt 😘😘). Le long-métrage est d’une beauté renversante. L’utilisation du numérique y est tout simplement bluffante. Ma dernière grosse claque visuelle datait de 2009 et elle se nommer Avatar. Ready Player One est lui aussi une énorme claque visuelle tout comme le film de Cameron.

Le numérique n’est pas le seul argument du film. Car si la technique est irréprochable, le fond l’est aussi. Le film et par extension Steven Spielberg, a compris les médias du jeu vidéo, films issus de la Pop Culture. Il nous invite à nous évader et a tisser des liens. Car tous ces médias, selon le grand public nous évitent de rencontrer du monde. Alors que non, le film montre que le virtuel nous permet de rencontrer du monde. Mais il ne faut pas en oublier la réalité pour autant. Un entre deux très bien montré tout au long de cette aventure dans L’oasis et dans le monde réel.

On ajoute à ça, un casting au top et principalement constitué de têtes inconnues (pour les rôles principaux du moins). Ce qui renforce notre identification aux personnages du film. Le reste des acteurs passant de Ben Mendesohn, Mark Raylance ou encore Simon Pegg arrivent à nous faire croire en leurs personnages.

En bref Ready Player One est une Aude à tout ce qui découle de la Pop Culture. Un film culte en devenir. Le meilleur Blockbuster depuis Mad Max Fury Road. Merci Tonton Spielberg de nous faire des films qui nous font aimer le cinéma.

 

Il n’aura pas fallu attendre, bien longtemps pour voir le nouveau Spielberg. Après Pentagon Papers, sort son film le plus attendu Ready Palyer One adaptation de l’oeuvre de Ernest Cline. Un retour à la S.F, ou le réalisateur s’intéresse au jeux-vidéos. Steven Spielberg, surprend visuellement mais aussi dans des thématiques, car le film possède des références mais il n’exagère en rien. Des références mais aussi des hommages, à ses amis réalisateur mais aussi a ce cinéma qu’il a lui même créé. Deux Spielberg en une année, c’est rare, mais c’est le cas surtout que les deux sont bien différent l’un de l’autre. L’un rappel des faits, de l’histoire et l’autre fait bien plus que divertir dans un film de science-fiction jouissif.

Nous sommes dans le futur, et la seule façon pour les gens de s’évader c’est « l’oasis » un jeu-vidéo en réalité virtuelle. Un jeu où tout est possible, ou les personnages peuvent se balader dans un univers très vaste. Un homme à créé ce jeu il y a bien longtemps, et aujourd’hui il n’est plus de ce monde. A la tête de l’empire, un homme mauvais qui a bien d’autre projet pour l’Oasis. Un jeune homme accro au jeu, réussi a trouver une clé sur trois, des clés jamais obtenu auparavant. Sorrento  l’homme à la tête de l’entreprise, ne veut pas laisser Wade, remporté la victoire commence alors une guerre qui n’est pas que virtuel. Combat épique dans cet univers vidéo ludique, avec des références comme  Retour vers le futur (avec la Delorean), King Kong, Le géant de fer ou encore Jurassic Park. Le film ne se contente pas que de  références, car il rend hommage a ses amis Stanley Kubrick, avec une séquence tiré de Shinning, mais il il rend hommage a Robert Zemeckis aussi avec un objet qui porte le nom de ce dernier. Le film aussi dénonce  la société actuelle, ou les gens sont accro aux écrans et ici particulièrement à ce jeu très addictif. La population n’a plus de vie sociale, et ne vit que pour ce jeu, ce qui représente assez bien le monde actuel dans lequel nous vivons de plus en plus. On ressent d’ailleurs ce sentiment, dés les premières minutes du film. Mise en scène impressionnante, qui bascule de scène dans réel puis dans le virtuel. Du spectacle, car visuellement c’est grandiose que ce soit dans les deux univers, Spielberg impressionne toujours autant.

 

Zak Penn est à l’écriture du film, et adapte le livre de Ernest Cline. L’univers déjà créé permet d’inclure, à Spielberg un peu des choses personnelles car cela reste assez libre comme adaptation. La mission de Wade reste assez simple, il doit obtenir trois clés, mais l’univers très riche complète parfaitement le film la scène de Shinning pourra choqué cependant les plus jeune, même si la scène en question, reste comique quelques fois. Nous avons aussi, un méchant bien écrit il faut dire que le comédien en dégage beaucoup habitué au rôle de salaud de service. Le personnage de Wade, reçoit un traitement plutôt intéressant orphelin élevé par sa tante, il ne s’évade qu’avec l’Oasis pour zapper ses soucis du quotidien et va devenir un héros. Le casting du film , est une très grande force du long-métrage, Tye Shéridan découvert a ses tout début dans Tree of life de Malick il interpréte Wade personnage principal du film. Egalement Olivia Cooke, jouant Samantha, Ben Mendelsohn toujours impressionnant en méchant. Mais aussi Simon Pegg et Mark Rylance complète le casting. Des prestations parfaites, pour ce film ou les comédiens sont convaincant et sincère. Avec Ready Player One, Steven Spielberg ne se contente pas, que de divertir il offre des thématiques et rend des fervents hommages a ses amis, dans une grande sincérité.

 

Avec Ready Player One, Steven Spielberg ne met pas seulement en scène en image la plus grande orgie de Pop Culture de l’histoire du cinéma… il nous prouve une nouvelle fois ce que doit toujours être le cinéma de divertissement : Un manège à sensation, un grand huit émotionnel, un film spectaculaire mais qui n’est pas dénué de fond ! Ready Player One est une oeuvre abouti de A à Z, aussi bien techniquement que scénaristiquement. Le fond est tout aussi soigné que la forme. Le film n’est pas juste un alignement aléatoire de référence gratuite à la Pop Culture pour nous carresser dans le sens du poil… la Pop Culture c’est le coeur même de Ready Player One, qui est un puissant vecteur de mythe et d’imagination. Pas étonnant que l’un des plus grand réalisateur de l’histoire du cinéma et un des milliers de cette Pop Culture ait eu l’idée de prendre en charges un tel héritage. Car avec Ready Player One, Steven Spielberg ne réalise pas juste le film de Geek ultime, il réalise aussi un des films, si ce n’est le film le plus important de sa carrière. Tout comme James Hallyday, le créateur de l’OASIS, Spielberg nous laisse une part de lui même avec Ready Player One, sa passion, des rêves les plus fou mais aussi ses regrets et les choses les plus intimes qu’il n’a jamais publiquement avoué. Tout comme Wade et ses amis, nous aussi, nous recherchons un « Easter Hegg » caché dans Ready Player One qui nous révélera la véritable signification de toute cette aventure et du message que Spielberg souhaite nous délivrer ! Ready Player One c’est un immense coffre à jouet poussiéreux que Spielberg à ouvert et aurait décidé de préserver les meilleurs instants passé à imaginer des aventures folles avec ses figurines. C’est une déclaration d’amour aux cinéphiles, aux gamers, les rêveurs, les passionnés, petits et grands et de toute les générations qui souhaitent s’évader de la réalité pour être ce qu’ils veulent… mais doit-on fuire la réalité pour resté sur notre petit nuage ? Voilà la force des grands films : nous inviter à l’émerveillement tout en nous interrogeant sur ce qu’est la Pop Culture et ses multiples univers extraordinaire qui nous passionnent tant !!!!!! On pourrait reprocher que l’histoire du film est très linéaire… mais n’est-ce pas la force des plus grands récit jamais narré ????

Une nouvelle bande-annonce pour Deadpool 2

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Réalisateur : David Leitch

Casting : Ryan Reynolds, Josh Brolin, Morena Baccarin, T.J Miller, Zazie Betz, Brianna Hildebrand et Eddie Marsan

Date de sortie : 16 mai 2018

Genre : Action, Comédie, Science-Fiction

Nationalité : Américain

Synopsis : Suite des aventures du mercenaire Deadpool.

 

VOST :

 

VF :

Pacific Rim Uprising de Steven S. DeKnight (Critique du film)

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Pacific Rim Uprising de Steven S. DeKnight

Fiche Technique :

Réalisateur :  Steven S. DeKnight

Casting : John Boyega, Scott Eastwood, Jing Tian, Cailee Spaeny, Rinko Kikuchi, Burn Gorman, Charlie Day et Adria Arjona

Budget : 150 000 000$

Date de sortie cinéma : 21 mars 2018

Genre : Science-Fiction, Action, Aventure

Nationalité : Américain

Synopsis : Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité.

Le premier  »Pacific Rim » réalisé par Guillermo Del Toro sorti en 2013, fut vraiment un pur plaisir de geek. Un fantasme, pour les fans du  »Kaiju Eiga ». Un film de fans pour les fans en somme. Un film où robots gigantesques se foutent sur la gueule contre des monstres, et tout cela avec du sens (que demander de plus ?). Malheureusement, Del Toro n’est pas de retour derrière la caméra (mais bon, on le pardonne, car il est allé tourner Shape of Water), c’est Steven S. DeKnight, qui le remplace. C’est avant tout un réalisateur, qui a officié sur des séries telles que Spartacus et dernièrement Daredevil.

Si Steven S.DeKnight n’est pas un virtuose de la caméra, le metteur en scène s’efforce de nous offrir des scènes très lisibles (notamment les scènes d’action). Là où l’absence de Del Toro pose problème : c’est dans le visuel de sa direction artistique. Le premier film respirait du style de Del Toro, qui le difrenciait des autres blockbusters (notamment Transformers). Dans Pacific Rim Uprising, tout est trop lumineux, trop lisse et trop fade. Dans son ensemble, la photographie est vraiment très basique. On a vraiment l’impression de regarder un série télé avec un énorme budget. Après, le réalisateur vient du monde des séries télé, ceci explique cela, on peut dire.

S’il y a bien une chose que l’on ne peut reprocher au long-métrage, c’est la qualité de ses effets spéciaux. Très souvent, dans les blockbusters hollywoodiens on plébicite la qualité de leur FX. Mais ici, il faut le souligner, ses derniers sont vraiment magnifiques. Ils sont même bien plus jolis que certains blockbusters sortis récemment (Justice League tousse, je ne dirais rien). Le premier Pacific Rim disposait d’un budget de 180 millions de dollars. Sa suite dispose quant à elle de 150 millions de dollars et on peut souligner que les CGI arrivent à être d’aussi bonne qualité.

Steven S.DeKnight dans certaines interviews, avait pour ambition de rassembler le casting le plus multiculturel possible comme pour le premier film. On peut voir que c’est chose fait, entre les acteurs et actrices américains tel que John Boyega (Jakes Pentecost), Scott Eastwood (Nate Lambert) et la très jeune actrice Cailee Spaeny (Amara). On retrouve aussi des acteurs et actrices asiatiques comme Rinko Kukuchi qui reprend son rôle de Mako Mori, Jing Tian que l’on retrouve après la grande muraille de Zhang Zimou. Si l’on peut saluer cette belle prise d’initiative du réalisateur, il est dommage de constater des personnages trop insipides. Heureusement, le film ne s’attarde pas trop sur ses personnages, ce qui empêche un certain empilement de clichés. Dommage que la complexité de l’écriture de Del Toro soit aux abonnés absentes. Sans trop spoiler, un personnage plutôt important est amené à mourir et cela impacte un autre personnage triste seulement cinq minutes, le temps d’une scène. Quand on voit les traumatismes des héros du précédent film, on peut voir que sa suite n’est pas vraiment portée sur l’émotion.

Alors bien sûr, Pacific Rim n’est pas dénué de qualités. On pourra louer comme il est dit plus haut la très bonne qualité de ses effets spéciaux. On retiendra aussi ses scènes d’action, notamment le vs Gipsy Avenger / Obsidian Fury. Certes, les scènes de baston ne sont pas aussi bien filmées que celles du premier film, mais elles ont au moins le mérite d’être très bien filmées et lisibles. Autre qualité, plutôt inattendue, ce sont certaines idées du scénario. Comme le fait de savoir comment les Kaijus sont de retour, malgré la destruction de la  »Brêche » dans le premier Pacific Rim. Dans son ensemble, le film assume son côté de gros divertissement bourrin décomplexé. Les fans du premier long-métrage (dont je fais partie), vont sûrement déplorer ce virage par rapport au premier film (mais ce serait mentir de dire que je n’ai pas passé un bon moment devant le film). Uprising va à l’essentiel, c’est-à-dire l’efficacité. Le métrage nous distille quelques belles scènes d’action, qui étonnamment ne se sont pas si nombreuses. Le dosage des scènes de baston est bien géré à ce niveau-là.

La fameux Obsidian Fury aperçu dans les bandes-annonces

 

 

Pacific Rim Uprising est au final une suite honorable. Steven S.DeKnight se débrouille plutôt bien pour son premier passage derrière la caméra. Dommage que les personnages soient autant clichés et que l’aspect visuel du film donne l’impression d’être devant une série télé à très gros budget. On pourra cependant louer, la qualité des scènes d’action et l’incroyable qualité de ses CGI.

Note

 

La 2ème bande-annonce d’Avengers Infinity War est là

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Réalisateurs : Joe et Anthony Russo

Casting : Robert Downey Jr, Chris Evans, Scarlett Johansson, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, etc…

Date de sortie : 25 avril 2018

Genre : Action, Science-Fiction

Synopsis : Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.

 

VOST :

https://www.youtube.com/watch?v=x-Z1ZeFyuHs&feature=youtu.be

 

VF :

 

Résultats de la 90ème cérémonie des Oscars

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La 90ème cérémonie des Oscars vient donc de s’achever. Les grands vainqueurs sont La Forme de l’eau : quatre Oscars : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleure musique et Meilleurs décors) et 3 Billboards – Les Panneaux de la vengeance, qui remporte Meilleure actrice : Frances McDormand et Meilleur acteur dans un second rôle : Sam Rockwell. Comme prévu, Gary Oldman : Meilleur acteur et Roger Deakins qui gagne l’oscar de la meilleure photographie pour le film Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve. La seule véritable surprise vient du meilleur documentaire, qui récompense Icarus sur le dopage cycliste plutôt que le chouchou Visages, villages de JR et Agnès Varda.

Palmarès complet : 

Meilleur film : Shape of Water

Meilleur réalisateur ; Guillermo Del Toro pour Shape of Water

Meilleure actrice : Frances McDormand pour 3 Billboards – Les Panneaux de la vengeance

Meilleur acteur : Gary Oldman pour Les Heures Sombres

Meilleure actrice dans un second rôle : Allison Janney pour Moi, Tonya

Meilleure acteur dans un second rôle : Sam Rockwell pour 3 Billoards – Les Panneaux de la vengeance

Meilleure photographie : Roger Deakins pour Blade Runner 2049 .

Meilleur scénario original :  Get Out

Meilleur scénario adapté : Call Me By Your Name

Meilleur film étranger : Une femme fantastique de Sebastian Lelio (Chili)

Meilleur film d’animation : Coco de Lee Unkrich et Adrian Molina

Meilleur documentaire : Icarus de Bryan Fogel

Meilleur court-métrage documentaire : Heaven is a Traffic Jam on the 405

Meilleur costumes : Mark BridgesPhantom Thread

Meilleur montage : Dunkerque 

Meilleur montage son : Dunkerque 

Meilleur mixage son : Dunkerque

Meilleurs effets spéciaux : Blade Runner 2049 

Meilleurs décors : Shape of Water

Meilleurs maquillages et coiffures : Kazuhiro TsujiLes Heures sombres

Meilleur court-métrage : The Silent Child

Meilleur court-métrage animé : Dear Basketball de Glean Keane et Kobe Bryant

Meilleure chanson :  »Remember Me » de Coco

Black Panther de Ryan Coogler

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Marvel Studios' BLACK PANTHER..Black Panther/T'Challa (Chadwick Boseman)..Ph: Film Frame..©Marvel Studios 2018

Black Panther de Ryan Coogler

Fiche Technique :

Réalisateur : Ryan Coogler

Casting : Chadiwck Boseman, Michael B.Jordan, Lupita Nyong’o, Andy Serkis, Danai Gurira, Martin Freeman, Daniel Kaluuya, Letitia Wright, Winston Duke, Angela Bassett et Forest Whitaker

Budget : 200 000 000$

Date de sortie cinéma : 14 février 2018

Genre : Action, Fantastique

Nationalité : Américain

Durée : 2h15 min

Synopsis : Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier.

Lupita Nyong’o, Chadwick Boseman et Danai Gurira

Black Panther, de Ryan Coogler est le 18ème film du MCU (L’univers cinématographique Marvel) et a la lourde de tâche de nous présenter un super-héros quasi-inconnu du grand public. Contrairement à ce que Marvel Studios nous habitue, ce  »Black Panther » n’est pas un origin story. Le long-métrage se déroule quelque temps après  »Captain America : Civil War » où T’Challa aka Black Panther avait été introduit de manière bancale. Ryan Coogler, que l’on connaît pour le film indépendant  »Fruitvale Station », qui avait été acclamé au festival de Sundance. Mais c’est vraiment grâce au film Creed (suite et à moitié spin-off de la saga Rocky), que Coogler sort de l’ombre. C’est début de l’année 2016, que le metteur en scène américain fut engager par Marvel Studios. Au niveau du casting, Chadwick Boseman rempila bien sûr dans le rôle de T’Challa. Le reste du casting se compose de Michael B.Jordan (Creed, Fruitvale Station) qui interprète l’antagoniste principal du film, en la personne de Erik Killmonger, Lupitya Nyong’o (12 years a slave, Star Wars 7), prêta ses traits au personnage de Nakia, Danai Gurira (Michonne dans The Walking Dead), interprète le personnage de Okoye, Letitia Wright en Shuri (la soeur de T’Challa). On peut aussi compter sur la présences d’acteurs et d’actrices de grands talent, tel que : Andy Serkis, Angela Basset, Daniel Kaluuya (Get Out) ou encore Forest Whitaker. 

Quelques semaines avant la sortie française, la presse américaine était unanime pour dire que  »Black Panther » était une franche réussite. Alors que vaut véritablement ce nouveau long-métrage de l’écurie Marvel ? 

Chadwick Boseman aka T’Challa aka Black Panther

2 mois avant le giga événement  »Avengers : Infinity War », Marvel Studios, nous propose sa dernière mouture  »Black Panther ». Marvel, nous propose d’entrer dans un nouvel univers : à savoir le Wakanda. Pour une fois, nous délaissons, les villes américaines ou européennes, pour nous diriger en Afrique.

Si Black Panther n’est pas le chef d’œuvre annoncé par les critiques américaines. Il reste néanmoins de bon niveau et reste au-dessus de ce que nous offres actuellement le studio (tousse Civil War tousse Spider Man Homecoming). On constate, que Marvel, a laissé des libertés à Ryan Coogler, même si le cahier des charges du studio vient parasiter le film et l’empêche d’être un excellent Marvel.

Tout d’abord, on peut voir que ce Black Panther possède  »enfin » un vrai contexte politique. Comme il est précisé un peu plus haut, on retrouve dans ce film les défauts habituels des productions Marvel : à savoir un manque de grosses conséquences, un humour parfois un peu trop forcé et un scénario assez classique (même si le scénario de Black Panther repose sur de bonnes idées). Le côté politique, est certes présent, mais n’est pas assez appuyé. Mais, on se concentre plus sur l’histoire du film, qui même s’il repose sur de bonnes idées, reste assez cousu de fil blanc.

Au niveau des personnages, c’est par contre un sans-faute. En ce qui concerne, le protagoniste principal : T’Challa, il reste un personnage plutôt intéressant à suivre et campé avec aplombs par Chadwick Boseman. On voit les dilemmes du personnage, sur le fait de gouverner son pays, en s’ouvrant au monde ou s’y fermer. l’antagoniste principal du film Killmonger, joué par Michael B.Jordan est vraiment de très bonne facture. Il s’impose, comme l’un des meilleurs méchants du MCU, aux côtés de Aldrich Killian, Loki et le Vautour. Même si cela reste assez simpliste, la limite entre les méchants et les gentils est assez floue et le personnage de Killmonger en est la parfaite représentation.

Le reste des personnages est dans son ensemble assez attachants. La famille de T’Challa est assez sympathique à suivre. Letitia Wright qui interprète Shuri (sa petite sœur) est pleine d’énergie et son côté  »Q » à la James Bond fonctionne plutôt bien. La mère de T’Challa qui se prénomme Ramonda est peu présente, mais le charisme d’Angela Basett fait mouche. Le reste du casting féminin, n’est pas en reste. Danai Gurira interprète parfaitement la guerrière Okoye et Lupita Nyong’o qui joue Naikia, l’ex compagne de T’Challa. Comme vous avez peut le constater, beaucoup de personnages féminins sont mit en avant. La garde personnelle de Black Panther n’est composée que de femmes. T’Challa fait équipe avec des personnages exclusivement féminins. On voit que Marvel a voulu jouer la carte de la diversité et cela n’est pas fait en vain. Dans le long-métrage, on n’insiste pas sur le fait qu’une grosse parties des personnages soient féminins, on nous les montre tout simplement comme des personnages normaux. On peut voir que cette mise en avant des femmes n’est pas forcé contrairement à quelques films, qui ne mettent des personnages féminins pour dire  »vous avez vu, on est progressistes ».

Michael B.Jordan aka Erik Killmonger

Même si  »Black Panther » a un côté politique plutôt prononcé, il n’oublie pas de nous divertir. De ce côté, c’est une légère (toute petite) déception. Les scènes d’action sont dans leur ensemble très lisibles et appréciables à suivre, mais sachant le réalisateur aux commandes du film, c’est un peu léger. On retrouve tout de même des gimiques de la réalisation de Ryan Coogler. Comme son travail du plan-séquence, mais qui est ici bien moins ambitieux contrairement à Creed, mais qui dans Black Panther est bien moins ambitieux. On retiendra cependant des mouvements de caméra plutôt dynamiques et lisibles (notamment lors de la séquence du casino et de la course poursuite en Corée du Sud).

Là où le film surprend et déçoit, c’est dans la direction artistique du Wakanda. Ce pays  »fictif » est tout bonnement resplendissant de couleurs. On avait pas autant étaient dépaysés depuis les volets Gardiens de la Galaxie. Le Wakanda allie tradition et modernité, avec des technologies tout bonnement bluffantes qui feraient pâlir de jalousie un certain Tony Stark. Là où ces technologies sont très futuristes et en avance, elles n’en oublient pas les traditions du pays. On peut voir les guerriers et guerrières du Wakanda utiliser des lances, épées et pleins d’autres armes. Là où le babless, c’est que le film possède une direction artistique certes magnifiques, mais tout est fait en CGI, le plupart des décors sonnent faux (même si cela ne m’a pas fait sortir du film). Il est dommage de constater qu’une très grande partie du film a été tournée aux studios de Pinnewood (studios habitués à recevoir les tournages des productions du MCU). A l’exception de toute la partie en Corée du Sud, une grande partie des décors ne sont pas réels. Il aurait été intéressant pour Marvel d’aller tourner en Afrique et ensuite ajouter les décors numériquement par ordinateur, car ce côté factice pourra en rebuter certains ou certaines.

Là où le film ne déçoit pas en revanche c’est dans son casting. Au niveau des acteurs et actrices principaux, chacun et chacune se débrouille à merveille. Chadwick Boseman, tout en retenu campe T’Challa à la perfection, Danai Gurira, Letitia Wright, Lupita Nyong’o et Angela Bassett sont toutes les quatre étincelantes. Le reste du casting secondaire est lui aussi très juste. Martin Freeman campant le personnage d’Evrett Ross (aperçu furtivement dans Captain America : Civil War) est plutôt bon, ainsi que Daniel Kaluuya (Get Out) dans son rôle de W’kabi, et Andy Serkis qui certes surjoue un peu par moment, mais qui s’éclate dans le rôle d’Ulyss Klaue (un méchant complètement déglingué). Mais l’acteur qui ressort de ce long-métrage, c’est clairement Michael B.Jordan. Il campe à la perfection le personnage d’Erik Killmonger. Il dégage une sorte d’énergie qu’aucun méchant du MCU ne peut se vanter d’avoir (bon ok Tom Hiddleston en Loki aussi).

Lupita Nyong’o, Letitia Wright et Danai Gurira campant les personnages de Naikia, Shuri et Okoye

 »Black Panther », n’est certes pas le chef d’œuvre superhéroique annoncé. Mais il reste néanmoins un très bon divertissement, avec un casting cinq étoiles, une direction artistique tout simplement sublime et un excellent antagoniste. Espérons que Marvel laisse encore plus de libertés pour une suite, pour que Ryan Coogler puisse aller au bout de ses idées et que Marvel privilégie plus les décors naturels de l’Afrique. 

Note

 

 

 

 

The Cloverfield Paradox de Julius Onah : Critique de la rédaction

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The Cloverfield Paradox de Julius Onah

Fiche Technique :

Réalisateur : Julius Onah

Casting : Elizabeth Debicki, Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Daniel Bruhl, Chris O’Dowd, Ziyi Zhang, Aksel Hennie et John Ortiz

Budget : 40 000 000$

Date de sortie : 5 février 2018

Genre : Science-Fiction, Thriller

Nationalité : Américain

Durée : 1h42 min

Synopsis : Après un accident avec un accélérateur à particules, une station spatiale américaine découvre que la Terre a disparu. Les résidents de la station vont alors être confrontés à l’étrange présence d’une autre station spatiale tout près de leur position.

La surprise de la semaine, la bande-annonce débarque au Super-bowl et puis le lendemain le film est disponible sur Netflix. Faut dire qu’on ne s’y attendait pas, le film ,on l’attendait pour avril, et puis bah finalement il est disponible. Le film avait réussi une promo d’enfer, pour 10 Cloverfield Lane eh bien là , il a fait encore plus fort puisque la bande-annonce débarque quelques heures avant que ce dernier ne  soit disponible, sur la plate-forme. J’étais impatient de le voir, une de mes attentes de l’année; bon j’avoue que que l’expérience aurait été plus immersive sur grand écran mais bon, sur Netflix c’est aussi en toute légalité. Le film est signé Julius Onah, qui signe son deuxième film, et malgré le peu d’expérience, il gère très bien sa réalisation. La franchise Cloverfield quant à elle, n’a pas fini de nous surprendre, l’aventure produite par J.J Abrams en 2010 est réalisé par Matt Reeves nous faisait découvrir un monstre détruisant New-York, filmer en found-footage. Puis il eut en 2016, il eut 10 Cloverfield Lane, un huis-clos restant dans le même esprit mais qui n’a aucun lien, un film réalisé cette fois-ci par Dan Trachtenberg. Cette-fois Julius Onah, nous offre un pur film de S.F, qui donne suite au premier film .Le film divise est c’est bien normal. Ce nouveau volet tant attendu, est t-il, un bon produit ou un simple film de S.F de plus?

Sept membres d’équipage sont  à  bord, du vaisseau le « Cloverfield Paradox« , ils sont à bord pour sauver la planète avec l’aide d’un accélérateur de particules. Les tentatives sont toujours vaines, puis au moment où l’équipage pense avoir réussi  ,une explosion se produit. L’explosion ayant endommagé le vaisseau, ils doivent tout faire pour sortir de ce pétrin. Hélas ce n’est pas le seul problème, car ils ne peuvent plus voir, la terre : celle-ci a disparu. Ils s’aperçoivent plus tard, qu’ils ont été transportés, dans une autre dimension provoquant ainsi un incident sur terre. Durant le film, on nous montre ce qui se passe sur terre, et ce que l’accélérateur de particules à produit. Loin d’un film comme Alien ou Life, il n’y a aucun monstre à bord. Le seul danger c’est le vaisseau lui-même qui part en morceau. Puis des évènements dûs à la téléportation, dans l’autre dimension se produisent. Une femme est retrouvée dans le mur, du vaisseau des câblages lui transperçant le corps. Elle viendrait d’une autre dimension. On s’aperçoit, que la téléportation à téléporté des objets dans le corps même, d’un des membres de l’équipage. Julius Onah change un peu  le genre, en n’incluant aucun monstre à bord. Et pourtant les monstres, sont aussi une base de la franchise. Cependant ,pas de monstres certes, dans le vaisseau mais… Dans 10 Cloverfield Lane on nous montrait, que les monstres n’étaient pas ce que l’on croyait. Le thème est différent, mais pas moins percutant. Même, il y a de bonnes idées, le réalisateur opte souvent pour la simplicité, notamment dans le traitement de ses personnages. Le film dans sa mise  en scène, possède sa propre ambiance où on ne s’attend pas à ce qui peut arriver. Pourtant le lien avec le premier, se devine facilement, mais ça ne gâche pas le plaisir. Le peu de scènes sur terre, sont plaisantes et nous permet de voir l’impact causé par le vaisseau. Une réalisation qui reste efficace, pour un film de S.F, qui sort des sentiers battus dans ce qu’il propose. Si Netflix ne propose pas toujours des films intéressants, on ne peut ,nier les qualités nombreuses de ce dernier. S’inspirant de certains codes, ce film de S.F néanmoins propose un film plus qu’intéressant.

 

Les scénaristes Oren Uziel et Doug Jung, se penchent de prés aux évènements se déroulant sur terre, mais moins sur les conséquences sur terre… mais ce n’est pas un défaut. Il manque quelque chose, au niveau du traitement des personnages, si le personnage de Hamilton est bien travaillé, les  autres n’ont aucun travail d’écriture sur le personnage. Je pense qu’il y aurait pu y avoir des choses à dire, sur eux, leur vie extérieure, mais l’écriture ne se focalise que sur Hamilton  comme si il n’y avait qu’elle qui comptait dans le film. Sinon le film s’en sort, très bien dans son récit quelquefois maladroit, mais dans l’ensemble plus qu’appréciable. Au casting l’excellent Daniel Brühl, Gugu MBatha-Raw, David Oyelowo, Chris O’Dowd, John Ortiz, Aksel Hennie et Elizabeth Debicki peu connus pour beaucoup ,hormis Daniel Brühl, qui sera le plus connu. Des prestatations convaincantes, et beaucoup de talent. La franchise a encore beaucoup à dire, puisque Overlord , le quatrième volet qui se déroulera durant la seconde guerre mondiale, sortira en fin d’année peut-être sur Netflix aussi. En tout cas pour ce qui est de Cloverfield Paradox, on tient sans doute le film, de S.F de l’année.

En 2008 sortait  »Cloverfield » réalisé par Matt Reeves. Le film nous présentait l’attaque de la ville de New-York par un monstre géant. Tout le long-métrage était filmé en fond footage. J’ai personnellement beaucoup aimé le film, de part la qualité de ses effets spéciaux et de son immersion. En 2016 : sorti de nul part, sortait  »10 Cloverfield Lane », réalisé par Dan Trachtenberg. Le long-métrage n’était cette fois-ci plus un fond footage, mais un huit clos. Porté par une superbe mise en scène, un casting parfait et des petits easter eggs qui nous rappelait le premier Cloverfield, ce 10 Cloverfield Lane avait sut apporté de la nouveauté à la saga, tout en élargissant cet univers.

Pendant un certain temps, on entendit parler d’un 3ème opus. Jusqu’à la diffusion d’une bande-annonce durant le Superbowl de 2018. Les rumeurs qui disaient Netflix se seraient offert le film sur sa plateforme. Cette rumeur se vérifia. Mais là où Netflix a frappé fort, c’est qu’à peine, la bande-annonce fut dévoilée que le film était déjà disponible sur Netflix. Le service de SVOD a vraiment frappé un grand coup en terme de marketing, car 24h avant la diffusion du trailer, très peu de monde était au courant de l’existence de ce film.

Malheureusement, on comprend pourquoi le long-métrage n’est pas sorti.

The Cloverfield Paradox, nous raconte l’histoire de 7 cosmonautes qui à l’aide du Shepard (un accélérateur à particules) doivent essayer de trouver une nouvelle source d’énergie pour la Terre qui en a diablement besoin. Encore une fois, on peut saluer la prise de risque de J.J Abrams, qui essaye vraiment pleins de genre différents pour cet univers cinématographique. Malheureusement, cette prise de risque ne vient pas prêter main forte au long-métrage de Julius Onah.

Les 30 premières minutes sont vraiment de qualité, car Julius Onah instaure une véritable ambiance (grâce au sublime thème qui sert d’introduction au film), le contexte est plutôt bien planté. C’est après ces 30 minutes, que l’on s’ennuie ferme devant ce film. On a vraiment l’impression que le long-métrage dure 3h. Il s’ensuit des périphéries qui n’ont ni queue, ni tête. Les personnages sont aussi attachant que Slipknot dans Suicide Squad (désolé, je n’ai pas réussi à trouver mieux). La fin est ultra prévisible. Le long-métrage essaye de traiter de sujets intéressants, comme : la cohabitation de plusieurs ethnies à bord de la station spatiale. Dans le contexte du film, certains pays pensent sérieusement à en envahir d’autres (comme la Russie qui envisage d’envahir les U.S.A). Des sujets vraiment intéressants qu’il aurait été intelligent de développer, ce qui aurait accentué la paranoïa dans laquelle se trouve les personnages. Niveau casting, les acteurs et actrices s’en sortent plutôt bien, malgré que leur prestation ne soit pas vraiment mémorable. Seul le génial Daniel Bhrul arrive à tirer son épingle du jeu.

Pour résumé  »The Cloverfield Paradox », c’est beaucoup de bruit pour pas-grand-chose. Je n’ai volontairement pas développé ma critique, car cela m’obligerait à spoiler pour expliquer ce qui ne va pas dans ce long-métrage.

 

Apparu par surprise sur Netflix, le troisième volet de « Cloverfield » s’est attiré des premiers retours assez froids. Est-ce que cela est justifié ?

Une équipe internationale part dans l’espace pour une expérience censée permettre de récupérer des ressources énergétiques précieuses. La situation va rapidement dégénérer alors que tout semble être un succès…

Le mystère est un ingrédient clé de la saga « Cloverfield ». Le premier avait fait parler de lui avec sa bande-annonce mystérieuse au Super Bowl ainsi qu’un marketing digital prenant. « 10 Cloverfield Lane » avait sorti son trailer peu de temps avant sa sortie et bénéficiait également d’une campagne internet passionnante. Ce « Cloverfield Paradoxe » a également joué la carte de la sortie unique avec sa diffusion inattendue sur Netflix. Néanmoins, son court teaser annonçant des réponses faisait assez peur. Là où les deux précédents volets (ainsi que la plupart des productions Bad Robot) trouvent une force dans leurs questions laissées en suspens, ce troisième film aurait pu souffrir de cette promesse d’éclaircir ce qui était beau dans le noir.

En cela, le film désarçonne. Sans spoiler ses liens avec les autres épisodes, on peut dire qu’il établit des chemins avec le passé tout en justifiant de futures suites. Le chemin scénaristique s’attarde au final assez peu sur cela, expliquant surtout les implications du film dans une séquence plus au début de métrage. Il y a donc de quoi encore faire des théories (notamment des liens avec d’autres films de science-fiction récents) et garder une part d’inconnu tout en illuminant un peu certains points. On sent ainsi les quelques réécritures du scénario pour raccrocher ce « Cloverfield Paradoxe » aux autres volets. Mais là où « 10 Cloverfield Lane » faisait ressentir cela dans ses dernières minutes, cette sensation se retrouve plus éparpillée dans tout le récit.

Si l’on joue la carte des comparaisons, « The Cloverfield Paradoxe » souffre de ses « modèles ». L’écriture de personnages de plusieurs pays face à un danger « apocalyptique » était ainsi plus élaborée dans « Sunshine » ou même dans le récent « Life » grâce à une écriture dans l’action dès la première séquence. On pourrait également reprocher une mise en scène moins marquante que ses deux prédécesseurs. Là où « Cloverfield » prenait le modèle du found footage pour montrer une Amérique post-11 septembre chaotique et « 10 Cloverfield Lane » jouait de son aspect claustrophobe, ce troisième volet manque d’un véritable parti pris.

Néanmoins, les allers-retours entre ces deux terrains permet de souligner l’urgence de la situation dans l’espace ainsi que le danger imminent sur la planète. Les quelques autres effets du métrage sont accrocheurs et soulignent la perte de repères de nos protagonistes face à une situation qui les dépasse. Dans sa manière d’aborder ses paradoxes et son principal point de scénario, le film attire l’intention et intrigue, appelant à cette quête de réponses propres aux productions de J. J. Abrams. Au final, cette sensation de doute constant et d’un inconnu dangereux de par l’absence de connaissances dessus est propre à notre société actuelle qui a besoin de réponses pour se sentir rassurée.

« The Cloverfield Paradoxe » est en cela un thriller de science-fiction prenant. Une fois ses quelques défauts mis de côté, il est facile d’être happé par les interrogations qu’il pose et les liens avec le restant d’une saga passionnante sur son fond. Si la forme aurait pu être élaborée, on ne peut qu’être intrigué par la manière dont les « Cloverfield » évolueront dans le futur et ce qu’ils pourront continuer à dire sur notre société et notre peur de ce que l’on ne connaît pas…

Bande annonce