Sortie 12 septembre 1984 en salle
Durée 1h 58min
Genre Action, Aventure
De Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Kate Capshaw, Ke Huy Quan, Dan Aykroyd, Ke Huy Quan, Amrish Puri, Roshan Seth …
Titre original Indiana Jones and the Temple of Doom
Nationalité Etats-Unis
Musique John Williams
L’archéologue aventurier Indiana Jones est de retour. Il poursuit une terrible secte qui a dérobé un joyau sacré doté de pouvoirs fabuleux. Une chanteuse de cabaret et un époustouflant gamin l’aideront a affronter les dangers les plus insensés.
Il aura donc fallu attendre trois ans pour découvrir la suite d’Indiana Jones, qui est probablement le volet le plus étonnant de toute la saga. Le film fut tourné après E.T., où George Lucas est toujours derrière le projet, et Spielberg, quant à lui, offre un spectacle visuel, avec un Harrison Ford toujours très en forme. Si ce film est le deuxième opus de la saga, il se déroule avant le premier, puisqu’il se déroule en 1935. Cette suite met en scène une terrible secte, pratiquant la magie noire, qui a dérobé un joyau doté de pouvoir, appartenant à un petit village. Indy doit alors récupérer cet objet, ou il sera accompagné du petit garçon intrépide Demi-Lune et de Willie, une chanteuse de cabaret. Indiana Jones et le Temple maudit est particulier car il se présente parfois comme un film d’horreur, dans les séquences au cœur du temple avec cette secte. On y découvre un Indiana Jones envoûté, qui n’a plus toute sa tête. Le film utilise l’humour encore et toujours, ce qui est normal, c’est aussi la marque de fabrique de la franchise. Cet opus est le surprenant de la saga, mais aussi probablement le meilleur.
Indy est à Shanghai, dans un cabaret et tente de conclure un marché avec le gangster Lao Che, où ce dernier le piège en empoisonnant Indy. Le gangster est le seul à posséder l’antidote qui pourrait le sauver, mais l’aventurier compte bien se sortir de ce guêpier, ou il se met à affronter les gangsters et récupère l’antidote. Il embarque avec lui Willie Scott, la meneuse de revue du cabaret, qui n’apprécie pas du tout le comportement d’Indy. Il fuit à bord d’une voiture que conduit Demi-Lune, un jeune garçon intrépide, ami et assistant d’Indy. L’aventurier ingurgite rapidement l’antidote, ou il est poursuivi par les gangsters qui lui tirent dessus. Il parvient à monter à bord de l’avion, narguant le gangster, ou ce dernier piège encore Indy quand les pilotes abandonnent l’avion en plein vol. L’aventurier, Demi-Lune et Willie sautent depuis l’avion dans un canot gonflable et dévalent une montagne à toute vitesse. Ils se retrouvent en Inde dans un village où des enfants ont été enlevés et leur pierre sacrée Shiva Lingam a été volée par une redoutable secte. Indy s’en va en mission pour la récupérer, il se rend avec Willie et Demi-Lune au palais de Pankot, où le maharadjah est le jeune Zalim Singh. Indy se méfie, car ceux qui résident dans ce palais semblent cacher un terrible secret. C’est en pénétrant dans les souterrains du palais qu’Indy, Willie et Demi-Lune feront une terrible découverte où leur vie sera en danger.
Indiana Jones et le Temple maudit, est l’épisode qui aura rencontré des problèmes d’exploitation en rapport avec sa violence, où Spielberg a dû suggérer à la MPAA d’ajuster son système de classification. Cela n’a pas empêché le film de remporter des Oscars, pour la meilleure musique, mais aussi les effets visuels. Steven Spielberg surprend avec cet opus c’est vrai, mais aussi on a ici un film qui prend des risques, et c’est assez casse-gueule mais ça fonctionne. Dans sa mise en scène, Steven Spielberg conserve la recette de ce qu’est la franchise, où les nazis ne sont plus les ennemis, mais c’est une redoutable secte. Le film possède deux ambiances, où le film d’aventure est purement représenté. Pour la deuxième partie, quelque chose de plus glauque prend place. La scène où un pauvre homme se fait arracher le cœur est impressionnante. Avec ce film, la franchise prend un tournant inattendu, mais c’est un film qui tente des choses et ça fait du bien.

Willard Huyck et Gloria Katz sont à l’écriture, où George Lucas est aussi impliqué. Un épisode culotté, c’est ce qu’on pourrait dire, où les personnages sont toujours aussi bien écrits. Comme déjà dit, le film est une préquelle du premier film, car l’intrigue se déroule en 1935, mais le film n’a aucun rapport avec le premier. L’humour présent dans le long-métrage est à mourir de rire, comme quand Willie fait face à plusieurs animaux dans la jungle et hurle de peur. La scène au palais avec ces plats dégoûtants que découvre Willie est tellement drôle, les réactions de Demi-Lune sont aussi très drôles. Des scènes drôles, oui parce que ce qui suivra devient plus glauque. Willie est drôle, mais a un comportement d’enfant gâté.
Demi-Lune est un gamin touchant, qui tient vraiment à Indy, on le découvre vraiment dans la scène du temple où il tente de délivrer Indy. Avec ce long-métrage, l’écriture aborde ici les intentions d’une redoutable secte, où Indy se retrouvera en bien mauvaise posture. On aura le droit a une référence connue à Star Wars, avec le Club Obi-Wan qui est le cabaret où chante Willie. Ce n’est pas la seule fois où Star Wars s’incruste dans la saga Indiana Jones d’ailleurs. Au casting, Harrison Ford tient toujours son rôle à merveille, Kate Capshaw joue Willie et Ke Huy Quan est Demi-Lune. Amrish Puri lui joue le prêtre Mola Ram, qui inflige les sacrifices, Dan Aykroyd joue un petit rôle en étant Art Weber, un employé de l’aéroport de Shanghai. Indiana Jones et le Temple maudit met en scène une secte, l’esclavage d’enfants, la magie noire et sacrifices, et rien que ça en fait un épisode unique de la franchise.

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