La maison aux sept pignons de Joe May

Réalisé par Joe May

sorti en 1940

Avec : George Sanders, Margaret Lindsay, Vincent Price

Genre : Thriller, Drame

 

Le retour de Liam :

Adaptation d’un roman de Nathaniel Hawthorne, « La maison aux sept pignons » appuie rapidement sa nature de récit gothique, notamment par la présence de sa demeure, marquée par les malédictions. Cette maison va d’ailleurs être le fruit de nouveaux malheurs, entre trahisons, meurtre et cœur brisé par l’ambition de certains. On sent d’ailleurs ce même sentiment dans la volonté de Joe May de transcender un film à moyen budget en vrai drame portant la peur de l’annihilation de l’âme et les tragédies régissant toute destinée. Pressé par le studio (comme souligné dans le court livret accompagnant l’édition fournie par Rimini), le metteur en scène parvient à livrer un résultat assez classieux, parvenant à opposer ses personnages avec une réalisation qui soutient leurs drames.

Il est bien aidé en ce sens par le talent de son casting. Comment mettre de côté la prestation du légendaire Vincent Price, homme trahi par son frère et accusé de maux dont il n’est pourtant qu’une victime collatérale ? La destruction de sa personnalité joyeuse pour quelque chose de moins agréable se fait avec une tristesse forte, appuyant l’aura particulière entourant l’acteur. Néanmoins, il serait si injuste de faire fi du reste du casting, impeccable à souhait. On pense à George Sanders en frère mensonger ou à Margaret Lindsay, autre victime par son amour traversant les années et obstacles.

D’une élégance dissimulant la modestie de ses moyens, « La maison aux sept pignons » est un récit de trahison, de drame et d’amour où la malédiction d’une maison s’insère dans les profondeurs de l’âme pour détruire tout ce qu’elle peut contenir. Le Blu-Ray fourni par Rimini, comprenant une présentation du roman d’origine par l’essayiste et critique Pascal Français ainsi qu’un livret surtout concentré sur George Sanders, parvient à supporter la qualité du film de façon remarquable, poussant à une découverte rapide de ce titre.

 

Le retour de Nicolas

 

Rimini a sorti le 20 octobre 2020 en Blue ray et Dvd La Maison aux sept pignons, un film réalisé par Joe May adapté d’un roman gothique américain du même titre écrit par Nathaniel Hawthorne.

Le film s’inscrit donc dans la tradition du cinéma gothique en prenant place dans une demeure qui est marquée par une malédiction. Cette demeure est la place de problèmes d’héritage qui vont diviser la famille qui en hérite.
Ce qui est de suite intéressant est le choix de May qui consiste à mettre de côté la malédiction pour la faire revenir vers la conclusion du récit de manière intrusive. C’est ainsi que se créer un caractère fantastique qui n’est pas appuyé, mais discret de la même manière que dans Rebecca d‘Alfred Hitchcock.

D’un film qui semblerait petit et peu emblématique de prime abord est finalement prenant et très bien mis en scène. May choisit l’épure pour privilégier l’efficacité de ce qu’il montre à l’écran.

La Maison aux sept pignons comporte en plus un casting de grande qualité incarné par Vincent Price qui joue ici un frère trahi par sa propre famille pour des questions d’argent. L’injustice subite par le personnage est très bien amenée au point de révolter le spectateur.

Le visionnage de La Maison aux sept pignons est donc fortement recommandable sachant que l’édition de Rimini est accompagnée d’une interview d’un spécialiste du roman gothique et d’un livret de 28 pages consacré à la production du film et au comédien George Sanders.

Nicolas Perreau

Le cinéma c'est ma vie !! J'aime beaucoup de réalisateurs, Ridley Scott, David Lynch, Bong Joo Ho, Hayao Miyazaki etc... Et mon film ultime c'est Blade Runner ! Bonne lectures de mes modestes articles !

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :