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Adieu les Cons, d’Albert Dupontel

 

Date de sortie : 4 août 2020 (avant-première), 21 octobre 2020 (1h 45min)
Réalisateur : Albert Dupontel
Acteurs principaux : Albert Dupontel, Virginie Efira, Nicolas Marié, 
Genre : Comédie dramatique
Nationalité : Français
Compositeur : Christophe Julien

Virginie Efira au sommet de son talent.

Septième film d’Albert Dupontel (Le Vilain, Neuf mois fermes, Au revoir là-haut), Adieu les Cons joue la carte de la comédie dramatique dans un scénario où trois personnages se lancent dans une improbable quête afin de tenter de prouver que leur existence ont un sens. Jouée par Virginie Efira (Elle, Victoria, Le Grand Bain), Suze Trappa Trappi Trappo Trappet est une coiffeuse de quarante-trois ans qui apprend qu’elle est gravement malade à cause de cosmétiques qu’elle utilise à son travail. Sa vie risquant d’être écourtée, elle joue son va-tout en décidant de partir à la recherche d’un enfant qu’on lui avait retiré lorsqu’elle était adolescente.

Albert Dupontel, sérieux en apparence, déjanté à l’intérieur !
Une véritable infiltration digne des plus grands James Bond !

Pendant ce temps, Albert Dupontel interprète comme à son habitude un personnage complètement barré. Dénommé JB Cuchor Cuchasse, cet homme d’âge mur en a ras le bol de son poste dans l’administration et l’annonce de son licenciement le pousse à en finir avec son fusil. Les circonstances vont alors pousser ce dernier à aider Suze à retrouver son enfant. La recherche de documents va aussi faire intervenir l’archiviste Monsieur Blin, incarné par Nicolas Marié décidément très présent dans les films du réalisateur. Toujours impeccable dans ses prises de vue, Dupontel exprime ainsi sa vision anxiogène de la société du XXIème siècle à travers de nombreuses situations rendues comiques par leur absurdité.

Prise de vue qui résume efficacement le comique du film !
La fameuse scène des ascenseurs surplombant le très symbolique CAC 40.

Du coup de feu en plein mur à l’archiviste en folie qui se cogne partout, en passant par le médecin et le manager qui prennent leurs interlocuteurs pour des numéros de dossier, les séquences drôles sont légion tout en conservant un fond dramatique qui sert le scénario. Omniprésente, la technologie est un symbole fort de cette déshumanisation avec l’écran et les gadgets qui dirigent la société, poussant ainsi les gens à hacker les systèmes pour se sortir d’une injustice. Pourvu d’images frappantes et d’un final choc, Adieu les cons est une réussite qui prouve une fois de plus qu’Albert Dupontel se démarque largement dans le cinéma français, en réalisant des films qui font sens loin des sempiternelles comédies à l’affiche qui peinent à faire décoller un sourire.

Emmanuel Delextrat

Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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