Les pires films de super-héros de la décennie 2010/2019

Les pires films de super-héros de la décennie 2010/2019

 

Si cette décennie nous a offert quelques pépites superheroiques tel que: Logan, Batman V Superman, Spider-Man into the Spiderverse, X-Men First Class, elle nous a offert aussi quelques belles déceptions. Cette liste est bien entendu subjectif et reflète mon avis.

 

Venom de Ruben Fleisher :

Venom, sûrement l’antagoniste le plus connu ou du moins l’un des plus connus de l’homme araignée. Quand on entendit parler du projet à peu près 2/3 ans avant sa sortie en octobre 2018, j’étais vraiment très curieux de voir le résultat. Surtout que Tom Hardy avait été engagé pour jouer Eddie Brock l’hôte de Venom. Malheureusement avec une production qui a soufflé le chaud et le froid, un temps Venom était prévu comme un film d’action violent Rated-R puis finalement d’un film plus proche des standards du MCU. Et le résultat est un véritable  » carnage  » (oui elle était facile mais je ne m’en lasse pas). Mise en scène peu inspirée, montage atroce qui va à 100 à l’heure vers les trente dernières minutes, casting totalement à côté de la plaque (Tom Hardy en tête), traitement de Venom totalement honteux et effets spéciaux pitoyables . Une belle déception et espérons que la suite réalisée par Andy Serkis (prévue pour la fin de l’année) redresse la barre.

 

Thor : The Dark World d’Alan Taylor :

Après un premier film plutôt solide mais loin d’être parfait, le dieu du tonnerre était de retour en 2013 sur nos écrans. Cette fois c’est Alan Taylor qui se charge de la réalisation. Le changement de réalisation avec le premier film se remarque très vite. On a l’impression d’être devant une série télé à gros budget. La direction artistique donne l’impression d’être à Westeros et non à Asgard. L’antagoniste en plus d’être le pire invertébré au MCU et complètement raté, aucune épaisseur dans son écriture. Sans parler du scénario complètement anecdotique et du casting qui est vraiment mal dirigé. Heureusement Tom Hiddelston et son personnage de Loki arrivent à surnager au milieu du naufrage.

 

Justice League de Zack Snyder et Joss Whedon :

Fruit d’une production chaotique, Justice League ne rend pas du tout honneur à cette équipe de super-héros totalement mythique. Un script retravaillé, des séances de reshoots à foison, des effets spéciaux pas terminés, un casting très mal exploité et un scénario qui a subi les affres des réécritures auront eu raison de ce film. Vivement la Snyder Cut.

 

Suicide Squad de David Ayer :

Autre projet DC qui aura subi les contraintes d’une production compliquée. Suite aux mauvaises critiques de Batman V Superman, la Warner ordonna plusieurs séances de reshoots pour rendre le long-métrage plus  » fun  ». Résultat : un film le cul entre les deux chaises qui hésite s’il doit être sombre ou fun et qui se plante en plein dans le mur. Reste Margot Robbie et Viola Davis en Harley Quinn et Amanda Waller qui surnagent au milieu du naufrage.

 

Les 4 Fantastiques de Josh Trank :

Pour son deuxième film, Josh Trank a eu droit à un sacré baptême du feu. La production a tellement était mouvementée que le réalisateur a même quitté le plateau de tournage pendant un temps. Et malheureusement cela se ressent sur le film que l’on a pu voir. La première heure se déroule sans trop de complications, c’est quand l’écriteau  »1 an plus tard  » qu’on se rend compte que c’est à ce moment-là que les différends créatifs entre feu la Fox et Josh Trank. 45 minutes auraient été coupées ou non tournées et malheureusement le long-métrage en prend un sacré coup avec un final tout simplement raté et expédié. Dommage car le film avait un certain potentiel et surtout nous faire oublier les deux horreurs de Tim Story.

 

Ghost Rider 2 : l’esprit de vengeance de Mark Neveldine

Déjà que le premier film ne volait pas très haut, cette suite achève le tableau. Si le premier métrage ne brillait pas par son scénario, il avait le mérite d’être à peu près correct, avec ce deuxième opus on cherche encore le scénario. On a plus l’impression d’être devant un enchaînement de péripéties qu’autre chose. Nicolas Cage est encore plus en roue libre que sur le premier film, sans parler du reste du casting. Reste un côté « nanar » qui peut divertir si vous êtes entre potes, avec quelques bières.

 

Shazam de David F.Sandberg :

Même en 2020, je me demande encore comment ce film a pu être si bien reçu par le public et la critique. Entre une mise en scène digne d’un épisode d’Arrow et Flash, un casting complètement à la ramasse (sauf Zachary Levi et Asher Angel), un antagoniste cliché interprété par un Mark Strong à qui on aurait aspiré son âme. Sans parler bien évidemment des effets visuels complètement daubés.

 

Captain America Civil War des frères Russo :

Comment avec un budget de 250 millions de dollars, on peut pondre un film aussi insipide visuellement. Pour citer le vidéaste  » Intercut  », Captain America Civil War est un téléfilm à 250 M$. Avec ce long-métrage, on voit bien que les Russo viennent de la Sitcom, une grande majorité des scènes sont filmées de manière tellement mollassonne que le film n’a aucune ampleur. Ce côté téléfilm se voit aussi dans la photographie, basique au possible, le décor le plus travaillé est un bureau (un putain de bureau!!!!!!!) c’est dire le niveau de j’m’en foutisme du film. On repassera sur un scénario très mal écrit et des effets visuels indignes d’un tel budget. On retiendra le combat final entre Iron Man, Captain America et Winter Soldier qui est plutôt pas mal.

 

X-Men Dark Phoenix de Simon Kimberg :

Le départ de Byran Singer a vraiment fait du mal à ce film. Simon Kimberg montre qu’il n’a pas les épaules pour réaliser des longs-métrages. Dans X-Men Dark Phoenix le scénario est complètement inexistant, les personnages n’évoluent pas et on sent que le film va trop vite. Ce qui ne permet pas développer correctement l’arc  » Dark Phoenix  ». L’antagoniste est vraiment inutile, on aurait pu enlever son personnage du film sans que cela est d’incidence (pauvre Jessica Chastain, qu’est-tu venu faire dans cette galère ?) Reste une scène d’action finale plutôt plaisante et une Sophie Turner qui se débrouille plutôt bien après Famke Jensen.

 

Hellboy de Neil Marshall :

Sans aller chercher la comparaison avec les deux précédents films réalisés par Guillermo Del Toro, cette version de 2019 est un ratage total. David Harbour était un bon choix pour passer après Ron Perlman, mais force est de constater que l’acteur n’est vraiment pas bon dans ce film. Il en va de même pour le reste du casting, avec Milla jovovich, comme à son habitude, très mauvaise actrice. Les effets spéciaux sont tout bonnement horribles, on sent le manque de budget. La direction artistique est aux abonnés absents, on est loin des couleurs chatoyantes des deux précédents films.

 

valentin pejoux

Bonjour je me présente, je m'appelle Valentin, je suis co-rédacteur en chef sur ce site. Je suis un fan de cinéma de SF et de films de super héros. Ces deux genres ont bercé mon enfance. Avec des longs-métrages tels que les Spiderman de Sam Raimi, les X-Men de Bryan Singer, les Matrix des Wachowski et les Retour vers le futur de Zemeciks. Avant, je ne prenais le cinéma que pour me divertir, mais depuis quelques années, je me rend compte qu'il peut nous divertir autant qu'il peut nous faire réfléchir. C'est pour cela, peu importe le type de film que je regarde, j'essaye de voir si le rélisateur veut nous dire quelque chose à nous spectateur.

Une pensée sur “Les pires films de super-héros de la décennie 2010/2019

  • avril 25, 2020 à 15 h 01 min
    Permalink

    « Justice League de Zack Snyder et Joss Whedon  » Rectification de Joss Whedon et de Kevin Tsujihara.

    Répondre

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :