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Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

The Disaster Artist de James Franco

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Date de sortie 7 mars 2018 (1h 44min)
De James Franco
Avec James Franco, Dave Franco, Seth Rogen, Alison Brie, Ari Graynor, Josh Hutcherson, Zac Efron, Bryan Cranston, Lizzy Caplan, J.J Abrams…
Genres Drame, Comédie, Biopic
Nationalité Américain
Musique Dave Porter

James Franco est Tommy Wiseau et ça lui va…

Synopsis

En 2003, Tommy Wiseau, artiste passionné mais totalement étranger au milieu du cinéma, entreprend de réaliser un film. Sans savoir vraiment comment s’y prendre, il se lance … et signe THE ROOM, le plus grand nanar de tous les temps. Comme quoi, il n’y a pas qu’une seule méthode pour devenir une légende !

Si quelqu’un vous pose la question suivante: Faut-il avoir vu, The Room pour voir The Disaster Artist? Moi je répondrais: pas forcément, mais c’est quand même mieux. Vous pourrez trouver, certainement le film intéressant mais il s’apprécie encore mieux, quand on a vu The Room. Tommy Wiseau ce mec est une énigme, et le film tente de décortiquer ce personnage si étrange soit-il. Les mêmes questions, se posent au final car le mec est tellement mystérieux. Le film raconte  comment le film The Room a vu le jour, comment ce nanar devenu culte est devenu un phénomène. Tout débutera par la rencontre entre Tommy et Greg, et la collaboration qui suivra entraînant la conception du film. Dans ce film, on retrouve évidement, la bande a James Franco ainsi que son frère qui joue Greg Sestero. Même si il  s’agit de courte apparition, James Franco sollicite beaucoup de comédiens, réalisateurs et producteurs pour ce film. The Disaster Artist, une bio drôle et émouvante qui fera parler d’elle  cette année.

 

C’est en 1998 que Tommy rencontra Greg, dans une salle de théâtre de San-Francisco. Tous les deux, ont du mal à percer dans le monde du spectacle. Tommy décide alors de partir pour Los-Angeles, avec Greg car il possède un appartement. Une fois là-bas les deux amis postulent, là où ils peuvent mais les mois passent et ils n’ont rien même pas un rôle. Puis les deux hommes décident de faire un film, surtout sur une idée de Greg. Tommy se met alors, à l’écriture d’un scénario, un film dont il donnera un rôle à Greg. Le scénario de The Room, étant bouclé il faut des comédiens et une équipe technique. Tommy aura le rôle principal de son film, le seul problème c’est qu’ill est mauvais, même très mauvais. Nous assistons, alors à la conception d’un film désastreux. Un scénario qui est déjà assez confus, puis le jeu d’acteur de Tommy n’arrange rien, car en plus d’être mauvais il se montre trop autoritaire sur la direction de son film. La pression, monte chaque jour et Greg, a du mal à supporter le comportement de son ami. Ce film est extraordinaire, car il retrace parfaitement la conception du film qu’est The Room. On rit parce que les scènes, de ce mauvais film  tellement culte, sont très bien retranscrites comme le célèbre Hi! Mark et j’en passe. Le mauvais jeu d’acteur, de Tommy Wiseau, retranscit par un James Franco investi. The Disaster Artist est une bio sur un film, mais avant tout une comédie et c’est bien visible dans cette mise en scène, que gère James Franco. Un film qui permet de voir, pour quelle raison The Room est le plus grand des nanars. Mais le fim se penche aussi, sur une histoire d’amitié plus forte qu’on ne le pense. Mais le personnage de Tommy Wiseau reste toujours, un mystère on ne sait pas d’où il vient et l’âge qu’il a des réponses que nous n’aurons sans doute jamais. Il y a des chances, que le film de James Franco soit la comédie de l’année.

Greg Sestero, le meilleur ami de Tommy Wiseau à  écrit le livre « The disaster artist » qui retrace le tournage calamiteux de The Room. Aujourd’hui ce livre, se retrouve adapté au cinéma une adaptation au scénario de Scott Neustadter et Michael.H.Weber. Tellement bien écrit, qu’on se croirait sur le tournage de ce mauvais film L’écriture très maîtrisé, nous permet de découvrir la rencontre entre Greg et Tommy ce qu’il les conduira a The Room, et sa conception. Nous découvrons que Tommy Wiseau, était un personnage odieux sur le tournage mais encore plus mauvais qu’on ne le penser. Que ce soit en jouant, en réalisant ou produisant l’homme était absolument mauvais dans tous les domaines touchant le cinéma.  Beaucoup de caméo, dans ce film, comme Bryan Cranston mais aussi J.J Abrams, Lizzy Caplan et encore beaucoup d’autres. Même Tommy Wiseau, fait une apparition. Cependant c’est James Franco, qui tient le rôle de Tommy Wiseau, et son frère Dave Franco interprète Greg Sestero et ils sont tous les deux impressionnants. On retrouve également Seth Rogen, Alison Brie, Josh Hutcherson joue celui qui interprété Denny dans The Room et Zac Efron joue l’acteur qui joue de dealer. La fin du film, nous offrira des comparaisons, des scènes du film original a celle du film de James Franco et c’est d’une fidélité remarquable. The disaster artist n’est pas qu’un simple biopic, c’est aussi une comédie remarquable, qui montre la conception de l’un des pires films à travers une amitié bien plus importante qu’on aurait pu l’imaginer.

Bande annonce

En juillet sur Netflix

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LES FILMS DE JUILLET

D’où l’on vient (1er juillet)
Percy Jackson : Le voleur de foudre (1er juillet)
Percy Jackson : la mer des monstres (1er juillet)
Une heure de tranquillité (1er juillet)
Le Flic de Berverly Hills : Axel F. (3 juillet)
Super Mario Bros, le film (5 juillet)
Goyo (5 juillet)
L’imaginaire (5 juillet)
Mamma Mia! (7 juillet)
Mamma Mia! Here We Go Again (7 juillet)
A l’abordage (10 juillet)
Evanouis dans la nuit (11 juillet)
A trop jouer (12 juillet)
Titane (12 juillet)
Titanic (15 juillet)
Pearl (16 juillet)
Jamais le premier soir (17 juillet)
Si je tombe (19 juillet)
Space Jam : nouvelle ère (21 juillet)
Effacer l’historique (24 juillet)
Le décaméron (25 juillet)
Les escrocs de Tokyo (25 juillet)

LES SÉRIES DE JUILLET

Star Trek : Prodigy Saison 2 (1er juillet)
The Rising of The Shield Hero (1er juillet)
Nouvelle Ecole Saison 3 (4 juillet)
The Boyfriend (9 juillet)
Sugar Rush : Mexico, Top Chrono ! (10 juillet)
Vikings : Valhalla Saison 3 (11 juillet)
Exploding Kittens (12 juillet)
T°P Bon Saison 2 (17 juillet)
Cobra Kai Saison 6, Partie 1 (18 juillet)
Sweet Home Saison 3 (19 juillet)
Le Prince des dragons Saison 6 (26 juillet)
Elite Saison 8 (26 juillet)

LES DOCUMENTAIRES DE JUILLET

Sprint (2 juillet)
L’homme aux mille enfants (3 juillet)
Receiver (10 juillet)
Le nouvel espoir de Simone Biles Partie 1 (17 juillet)
Skywalkers : d’amour et de vertige (19 juillet)
Les enquêtes extraordinaires, volume 4 (31 juillet)

[Pixar] Vice-Versa 2 de Keley Mann

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Date de sortie 19/06/2024
Durée 1h40
Titre original Inside Out 2
Genre Animation
Avec Amy Poehler, Phyllis Smith, Lewis Black, Tony Hale, Liza Lapira, Maya Hawke, Diane Lane, Kyle MacLachlan
Réalisé par Kelsey Mann
Produit par Mark Nielsen
Nationalité États-Unis
Musique Andrea Datzman

 

Synopsis

Fraichement diplômée, Riley est désormais une adolescente, ce qui n’est pas sans déclencher un chamboulement majeur au sein du quartier général qui doit faire face à quelque chose d’inattendu : l’arrivée de nouvelles émotions ! Joie, Tristesse, Colère, Peur et Dégoût – qui ont longtemps fonctionné avec succès – ne savent pas trop comment réagir lorsqu’Anxiété débarque. Et il semble qu’elle ne soit pas la seule…

Il y a neuf ans sortait Vice-Versa de Pete Docter, un des meilleurs Pixar où l’on découvrait des émotions dans la tête de la petite Riley. Avec une animation une fois de plus réussi pour un Pixar, le film disposé de thèmes importants. Il y a quelques années le studio avait déclaré ne plus faire de suite de ses films, puis ces derniers se sont ravisés. En effet depuis est sorti Toy Story 4 par exemple, puis cette année Vice-Versa 2 celui dont on ne s’attendait pas du tout. Ce n’est pas Pete Docter qui revient pour cette suite, mais le réalisateur Kelsey Mann qui a su garder l’esprit du premier film il s’agit avec Vice-Versa 2 de sa première réalisation mais pas de sa première expérience chez Pixar puisqu’il était scénariste sur Le Voyage d’Arlo. On craignait avec cette suite une redite, mais ce n’est pas le cas du tout car Riley a grandi et possède de nouvelles émotions qui vont révéler une autre Riley en pleine adolescence.

Riley est une ado, et c’est toujours une joueuse de hockey prometteuse elle est invitée par sa coach à participer à un stage de hockey avec ses deux meilleures amies. Ses émotions quant à elles gèrent au mieux la vie de Riley, c’est alors que débarque quatre nouvelles émotions Anxiété, Ennui, Envie et Embarras qui vont bousculer la vie de Riley. Les deux meilleures amies de Riley lui annoncent qu’elles ne seront plus dans la même école l’année prochaine ce qui la rend triste. Anxiété prend le contrôle de l’esprit de Riley, et exclut Joie, Tristesse, Peur, Colère et Dégoût et ces derniers se retrouvent dans une prison et n’ont plus le contrôle sur la vie de Riley. Anxiété retire ce qui fait de Riley une bonne personne, et elle sème le chaos dans l’esprit de la jeune fille. Le comportement de Riley change rapidement, et elle devient une autre personne et pourrait perdre ses deux meilleures amies. Joie et les autres doivent tout faire, afin de rejoindre le centre de contrôle de Riley avant que tout ne vire à la catastrophe. Vice-Versa 2 est un peu le film qui sauve le studio Pixar, après l’échec l’année dernière d’Elémentaire qui était loin d’être mauvais mais qui n’avait pas convaincu certains spectateurs. Faire une suite de Vice-Versa n’était pourtant pas gagner, car le succès des suites des films Pixar n’ont pas toujours été à la hauteur. Si Pete Docter n’est pas à la réalisation, Kelsey Mann qui reprend le flambeau a bien compris ce qu’il fallait dans cette suite. On a donc ici de nouvelles émotions, ça c’est une des bonnes choses que possède le long-métrage, car désormais Riley est une ado. Si l’effet de surprise est moins présent, cette suite possède tout de même de bonnes idées qui en fait un long-métrage réussi.

Meg LeFauve est une habituée des films Pixar, car elle avait scénarisé le premier Vice-Versa, mais avait aussi participé à l’écriture du Voyage d’Arlo ou elle était au côté de Kelsey Mann. Elle scénarise le film avec Kelsey Mann, qui officie en tant que réalisateur si la recette fonctionne encore, c’est que Meg LeFauve savait comment aborder cette suite sans faire une redite du premier, ce que nous ne voulait pas les fans. C’est cette évolution qui est donc très importante, car Riley devient une adolescente et de nouvelles émotions apparaissent. Anxiété est l’une des nouvelles émotions, la plus importante mais aussi celle qui va semer la zizanie chez Riley et ira jusqu’à exclure Joie et les autres hors du centre de contrôle. Ces derniers seront dans une prison, pour émotions où ils devront s’échapper. Une fois de plus Vice-Versa 2 arrive à être très drôle, dans de nombreuses séquences, mais ou il réussit le mieux c’est quand le film aborde encore des thèmes importants.

Ces thèmes apportés dégagent beaucoup d’émotion notamment à la fin, ou il y a une belle séquence sur l’amitié. Le passage a l’adolescence est abordé avec beaucoup d’intelligence et sans maladresse. L’évolution de Riley est l’une des choses les plus importantes, car ce sont évidemment les émotions qui sont a l’origine de son changement. Comme souvent chez Pixar, l’animation est une grande réussite et c’est un régal. Si Anxiété est l’émotion la plus développer, on prend plaisir à découvrir les autres émotions comme : Envie, Ennui et Embarras mais on suit les autres présents depuis le premier film. Pour le doublage VF du film Charlotte LeBon prête sa voix à Joie, Dorothée Pousséo est Anxiété, Mélanie Laurent est Dégoût. Adèle Exarchopoulos prête sa voix a ennui, Pierre Niney et Gilles Lellouch sont Peur et Colère. Puis on n’oubliera pas Marilou Berry prêtant sa voix à Tristesse, et Kaycie Chase elle prête sa voix à Envie. Vice-Versa 2 évite admirablement une redite du premier film, en faisant évoluer Riley de manière intéressante avec de nouvelles émotions. Un Pixar réussit avec plein de bonnes intentions.

 

 

 

Gravity de Alfonso Cuarón

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Sortie 23 octobre 2013
Durée 1h 30min
Genre Thriller, Aventure
De Alfonso Cuarón
Avec Sandra Bullock, George Clooney, Ed Harris…
Nationalités Américain, Britannique
Musique Steven Price

 

Panique dans l’espace

 

Synopsis

Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste.

Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…

Avec son dernier film Roma, Alfonso Cuarón a ébloui tout le monde puis le réalisateur est quand même assez reconnu. Roma lui a permis, de revenir à son pays et faire un cinéma plus personnel puisqu’il s’agit de son enfance. Le réalisateur est aussi un grand technicien, on le voit dans Les fils de l’homme, avec quelques plans–séquences impressionnants. Avec Gravity Alfonso Cuarón, nous fait vivre une expérience unique et immersive, incroyable également aussi sur le plan technique. On y suit une équipe d’astronautes, en sortie dans l’espace hors de leur navette puis ils sont victimes d’un accident et se retrouvent livrés à eux-mêmes dans l’espace. On ne peut être que séduit, par le sujet, mais aussi par la réalisation d’Alfonso Cuarón. Pour nous accompagner, lors de ce périple Sandra Bullock et George Clooney, même si au final ce n’est que Bullock qui tient le film à elle seule et dans une impressionnante prestation. Quand on est seuls, dans l’espace comment pourrait-on avoir, la moindre idée de comment vont se dérouler les choses?

Ryan Stone est une des femmes astronaute d’une mission dans l’espace, cette dernière a perdu sa fille dans un accident qui lui a coûté la vie. Alors qu’elle effectue une réparation sur la navette, avec ses collègues les débris venant d’un satellite Russe, percute leur navette l’endommageant gravement. Un des collègues perd la vie, elle et Matt Kowalski sont désormais les seuls en vie, les autres qui étaient dans la navette sont morts aussi. La navette est totalement hors-service, il est impossible pour Ryan et Matt de repartir avec. Pour eux la seule solution est rejoindre, la station Chinoise plus loin mais cela s’avère être une mission périlleuse. Alors qu’ils s’en approchent, Matt est contraint de se séparer de Ryan sinon elle ne pourra jamais retourner sur terre. Désormais elle se retrouve, totalement seule dans l’immensité de l’espace. Sa mission à présent, c’est de retourner sur terre ce qui ne sera pas une mission facile. Ryan rencontre tous les problèmes, de ce qui pourrait éventuellement se produire si cela arrivait réellement. C’est si bien mise en scène d’ailleurs, qu’on croirait à une histoire vraie. En guise de scène d’ouverture, un plan-séquence qui nous met rapidement dans l’ambiance une immersion totale. Je ne vous cache, que l’expérience sur grand écran et bien entendu plus immersive. Mais cela reste, une expérience impressionnante. La mise en scène d’Alfonso Cuarón, est exemplaire et démontre un aspect technique du film qui ne cesse d’impressionner. Le réalisateur nous avais déjà montré en matière de plan-séquence, ce qu’il savait faire dans Les fils de l’homme et dans Gravity on peut-être que subjugué par autant de maîtrises.

Beaucoup reproche au film de Cuaron d’avoir un scénario pauvre, pourtant l’écriture est plutôt riche. Le film raconte la renaissance du personnage de Ryan, qui a besoin d’une renaissance après la mort de sa fille. On la voit en position foetal, dans la station ou elle trouve refuge qui est le première partie de sa renaissance. Puis a la fin [spoiler] quand elle arrive sur terre, et a du mal a se relever et réapprend a marcher comme un nouveau né, qui fait ses premiers pas. Toute les épreuves qu’elle rencontre au cours, de son périple dans l’espace prouve une maîtrise de l’écriture du fils du réalisateur. C’est en effet Jonas Cuaron, qui est a l’origine du scénario, mais Alfonso Cuaron l’écrit aussi. Beaucoup trouve dans Gravity, une écriture simpliste qui ne l’est pourtant pas tant que ça. Sandra Bullock revient sur le devant de la scéne avec ce film, elle qui était absente depuis un certain temps. Elle partage l’affiche avec George Clooney, qui joue son coéquipier, Ed Harris est la voix qui contrôle la mission depuis la terre. Gravity est entrée dans l’histoire du cinéma grâce a sept Oscar, dont celui du meilleur film, rien que ça! Gravity reste une oeuvre importante de d’Alfonso Cuaron, qui prouve une fois de plus que son cinéma, peut-être aussi impressionant que touchant.

Bande annonce

How to Have Sex de Molly Manning Walker

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Date de sortie 15/11/2023
Durée (01:28:00)
Titre original How to Have Sex
Genre Drame
Avec Mia McKenna-Bruce, Samuel Bottomley, Lara Peake, Eilidh Loan, Shaun Thomas, Daisy Jelley
Réalisé par Molly Manning Walker
Nationalité Royaume-Uni

 

Synopsis

Trois adolescentes britanniques partent en vacances pour un rite de passage. Pendant ce qui devrait être le meilleur été de leur vie, elles boivent, font la fête et tombent amoureuses.

La cinéaste Molly Manning Walker réalise  son premier long métrage avec How to Have Sex, qui suit le destin d’une jeune fille ou un séjour en vacances avec ses amies vire au cauchemar. Molly Manning Walker prend son temps pour développer son film, peut être même un peu trop surtout dans sa première partie, ou le film nous montre ce groupe de fille qui s’amuse, puis pour l’une d’elle ce séjour ne sera plus ce qu’elle s’était imaginer. La cinéaste britannique dirige dans son film des actrices britannique, dont la très talentueuse Mia McKenna-Bruce, qui irradie l’écran How to Have Sex, parle de la découverte d’expériences pas toujours très bonne a prendre.

C’est enfin les vacances pour Tara et ses amies, elles s’offrent des vacances dans une station Méditerranéenne, elles séjournent dans une chambre où elles sont voisines avec des anglais qui comptent bien comme elles : faire la fête. Dès la première nuit c’est la beuverie, ou l’alcool coule à flot et les trois amies ne manquent pas de s’amuser. Le lendemain matin elles ont la gueule de bois, ce qui ne les empêchera pas de recommencer, car elles sont là pour ça et elles espèrent également connaître leur première expérience sexuelle. Mais un matin Tara n’est pas là, elle n’est pas rentrée avec ses amies, et elles s’inquiètent surtout Badger, un jeune homme qui s’est attaché à la jeune femme. Le film revient alors quelques heures plus tôt, afin de comprendre ou est Tara. Cette dernière a passé, une partie de la soirée sur la plage avec Paddy, un jeune homme qui fait partie du groupe de vacanciers voisins. Il a envie de couché avec elle, mais elle n’a pas très envie néanmoins elle se laisse faire. Le reste de la soirée, elle s’est éloignée et se retrouve perdue, elle échoue avec des inconnus et fait la fête avec eux dans une villa. Puis elle retourne vers ses amies à pied, elle est en larmes car elle ne comprend ce qu’elle vient de vivre, cette nuit-là. How to Have Sex, parle de la jeunesse à la découverte d’expérience, une jeunesse qui veut tout voir, tout connaître. Tout connaître jusqu’à quelle limite ? Le film tente de nous le dire, à travers le personnage de Tara qui se retrouve perdu dans cette ville inconnue. Le film prend vraiment de l’intérêt dans sa deuxième partie, ou Tara évolue de manière dramatique.

C’est la réalisatrice Molly Manning Walker qui est a l’écriture, du long-métrage elle y aborde la jeunesse à la découverte d’expériences. Ici on suit trois jeunes femmes Skye, Em mais surtout Tara elles s’offrent des vacances pour fêter la fin du lycée des vacances sans les parents ou elles comptent bien s’amuser. Elles espèrent connaître aussi, leur première expérience sexuelle et pour Tara ça sera le cas mais pas comme elle l’imaginait. Si Molly Manning Walker, prend son temps dans la première partie du long-métrage c’est pour mieux ressentir l’évolution de Tara, de sa joie d’être loin de chez elle à faire la fête jusqu’à cette envie de partir. Ses amies ne savent ce qu’elle a, car ne s’exprime que très peu mais on voit qu’elle n’est pas bien. A travers son récit Molly Manning Walker, tente de nous interpeller sur le vécu de cette jeune fille face a une expérience qu’elle ne désirait pas de cette manière. Les autres personnages du film disposent aussi d’un traitement intéressant, même s’il reste moins développer que Tara. Mia McKenna-Bruce joue Tara, dans une prestation très convaincante. Lara Peake joue Skye et Enva Lewis joue Em les deux amies de Tara. Shaun Thomas joue Badger et Samuel Bottomley est Paddy. How to Have Sex est un film bouleversant, long à se mettre en place mais pour de bonnes raisons.

 

 

Les sorties cinéma du 26 juin

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Kinds of Kindness
26 juin 2024 | Drame
De Yorgos Lanthimos
Avec Emma Stone, Jesse Plemons, Willem Dafoe
Interdit – 12 ans avec avertissement
KINDS OF KINDNESS est une fable en tryptique qui suit : un homme sans choix qui tente de prendre le contrôle de sa propre vie ; un policier inquiet parce que sa femme disparue en mer est de retour et qu’elle semble une personne différente ; et une femme déterminée à trouver une personne bien précise dotée d’un pouvoir spécial, destinée à devenir un chef spirituel prodigieux.

Le Comte de Monte-Cristo
28 juin 2024 | Aventure, Historique
De Matthieu Delaporte, Alexandre De La Patellière
Avec Pierre Niney, Bastien Bouillon, Anaïs Demoustier
Victime d’un complot, le jeune Edmond Dantès est arrêté le jour de son mariage pour un crime qu’il n’a pas commis. Après quatorze ans de détention au château d’If, il parvient à s’évader. Devenu immensément riche, il revient sous l’identité du comte de Monte-Cristo pour se venger des trois hommes qui l’ont trahi.

Camping du Lac
26 juin 2024 | Drame
De Eléonore Saintagnan
Avec Eléonore Saintagnan, Anna Turluc’h, Jean-Benoît Ugeux
Éléonore roule vers l’Ouest. Elle tombe en panne au milieu de la Bretagne. Contrainte d’y passer un certain temps car le nouveau carburateur pour sa voiture semble ne jamais arriver, elle s’installe dans l’un des mobil-homes du Camping du Lac. Un lac donc, dans lequel vivrait un monstre. Elle se met à observer ses habitants, tous singuliers, et bientôt les touristes, qui arrivent en masse. Surtout, elle attend d’apercevoir la bête. À quoi peut-elle ressembler ? Et d’ailleurs, est-ce vraiment cela qu’Éléonore attend ?

L’Enfant qui mesurait le monde
26 juin 2024 | Drame
De Takis Candilis
Avec Bernard Campan, Raphael Brottier, Maria Apostolakea
Sur l’île de Kalamaki en Grèce, Yannis, un jeune enfant autiste, rythme ses journées en mesurant l’ordre du monde : les bateaux qui accostent, les prises des pêcheurs, le va-et-vient des clients du café.L’arrivée inattendue de son grand-père, Alexandre Varda, homme d’affaires de renom qu’il n’a jamais rencontré, va perturber l’équilibre fragile de son quotidien. Malgré leurs différences apparentes, une relation profonde et bouleversante se tisse entre ce grand-père distant et ce petit-fils aux talents singuliers.

Les Pistolets en plastique
26 juin 2024 | Comédie
De Jean-Christophe Meurisse
Avec Laurent Stocker, Delphine Baril, Charlotte Laemmel
Léa et Christine sont obsédées par l’affaire Paul Bernardin, un homme soupçonné d’avoir tué toute sa famille et disparu mystérieusement. Alors qu’elles partent enquêter dans la maison où a eu lieu la tuerie, les médias annoncent que Paul Bernardin vient d’être arrêté dans le Nord de l’Europe…

La Famille Hennedricks
26 juin 2024 | Comédie
De Laurence Arné
Avec Laurence Arné, Dany Boon, Ferdinand Redouloux
Quand son fils Henri menace de partir vivre chez son père, Justine l’embarque de force dans un road trip sur la côte Atlantique avec son nouveau compagnon Ludo et son beau-fils Joseph. Au programme des vacances : unir sa famille recomposée coûte que coûte !

Le Moine et le fusil
26 juin 2024 | Comédie dramatique
De Pawo Choyning Dorji
Avec Tandin Wangchuk, Kelsang Choejay, Deki Lhamo
Titre original The Monk And The Gun
2006. Le Bhoutan s’ouvre à la modernisation et découvre Internet, la télévision… et la démocratie. Pour apprendre à son peuple à voter, le gouvernement organise des « élections blanches ». Mais dans le pays du Bonheur National Brut, où la religion et le Roi importent plus que la politique, les habitants semblent peu motivés. Cependant, dans une province montagneuse reculée, un moine décide d’organiser une mystérieuse cérémonie le jour du vote et charge l’un de ses disciples de trouver un fusil…

Sans un bruit: jour 1
26 juin 2024 | Drame, Epouvante-horreur, Thriller
De Michael Sarnoski
Avec Lupita Nyong’o, Joseph Quinn (VII), Alex Wolff
Titre original A Quiet Place: Day One
Découvrez comment notre monde est devenu silencieux.

Inside de Vasilis Katsoupis

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Sortie 1 novembre 2023 en salle
Durée 1h 45min
Genre Drame, Thriller
De Vasilis Katsoupis | Par Ben Hopkins
Avec Willem Dafoe, Gene Bervoets, Eliza Stuyck
Titre original Inside

Synopsis

Nemo, cambrioleur chevronné, se retrouve piégé dans un luxueux appartement new-yorkais. Essentiellement décoré d’œuvres d’art, il va devoir faire preuve de créativité et de ténacité pour survivre et tenter de s’échapper…

Inside est un film de Vasilis Katsoupis, un réalisateur Grec qui signe ici son quatrième film. A l’affiche Willem Dafoe qui reste prisonnier d’un appartement luxueux en plein Manhattan. Un film original, qui met en scène un homme qui perd le contrôle de la réalité. On découvre grâce à ce film aussi un réalisateur peu connu, jusqu’à maintenant où il dirige ici le comédien Willem Dafoe dans un rôle assez inattendu. Ce qui est surprenant c’est que dans ce long-métrage, le comédien tient le film à lui tout seul ou presque … Le film s’intéresse à l’art, ou alors la forme de l’art si vous voulez ce sont les tableaux d’Egon Schiele qui sont surtout représentés, car c’est pour cette raison que le personnage de Willem Dafoe pénètre dans cet appartement. Le film débutera avec la voix du comédien, qui raconte ce qu’il sauverait dans sa maison lors d’un incendie. Après ça on découvre alors son personnage, dans ce grand appartement où il sera prisonnier.

Némo est un voleur d’oeuvre d’art, il pénètre dans un luxueux appartement afin de dérober des tableaux d’Egon Schiele. Le voleur reste en contact avec un complice par Talkie-walkie, ce dernier le guide et contourne le système de sécurité. Si Némo vole quelques oeuvres d’art, il ne trouve pas celle qui est la plus importante, mais le temps presse et Némo doit quitter les lieux rapidement. En approchant du tableau du système de sécurité, tout dérape une alarme assourdissante se déclenche et la porte d’entrée se verrouille. Némo demande de l’aide à son complice par talkie-walkie, mais ce dernier le laisse tomber. Némo se retrouve abandonné et prisonnier dans ce grand appartement. Il désactive l’alarme en coupant les fils, partout où l’alarme retentit.

Le système de sécurité étant endommagé, la température augmente rapidement puis il y a peu de nourriture, et l’eau étant coupée Némo ne peut boire. Il trouvera le moyen de boire grâce au système d’arrosage des plantes. Afin de survivre au mieux, Némo saccage l’appartement sans vraiment s’en rendre compte l’homme semble perdre le contrôle de la réalité étant un éternel captif. Difficile de classé le genre du film, il est plutôt original c’est certain puis ils se passent beaucoup de choses. C’est l’évolution d’un homme, que nous suivons comment ce dernier évolue étant prisonnier de cet appartement tandis que la température augmente sans cesse. Il cherche même une ouverture pour sortir, de ce piège. La mise en scène est l’un des gros atouts du film, car il est intéressant de suivre Némo évolué dans cet environnement qui se transforme en cauchemar.

Ben Hopkins est au scénario du long-métrage, ou il aborde la solitude d’un homme pris au piège d’un appartement luxueux. L’art est aussi abordé, le long du film d’abord parce que Némo est là pour dérober des oeuvres d’art, mais toutes ces oeuvres  représentées sont celle d’Egon Schiele principalement. Durant certaines séquences, parfois des plans fixes s’arrêtent sur des tableaux de Schiele que Némo a laissé traîner lors du cambriolage. Ces plans fixes ne sont pas là pour rien, on peut y voir un lien avec l’état dans lequel se trouve Némo. Inside est l’évolution d’un homme à la dérive, qui perd une partie de la raison il observe les gens grâce à des caméras de surveillance retransmise sur la télévision. Ces caméras sont posées un peu partout dans l’immeuble, et il observe plus particulièrement une jeune femme de ménage qui s’approche parfois de l’appartement où il est prisonnier. Némo a beau être dans un appartement luxueux et équipé et pourtant il manque de tout pour survivre, il ira jusqu’à faire ses besoins dans la baignoire la cuvette étant pleine. Le film est surprenant pour bien des choses au final, car si on peut dire que c’est un film de survie il est bien plus que ça surtout quand on voit l’évolution du personnage. Willem Dafoe est très investi dans son rôle, en interprétant Némo. Inside est un film inclassable certes, mais il est unique car il aborde l’art et la captivité d’une très bonne manière.

 

 

 

Outer Range : Bilan de la saison 2 une série toujours hors du temps

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Depuis 2022
Format 50 min
Genre
Drame, Thriller, Fantastique
Créée par Brian Watkins
Avec Josh Brolin, Imogen Poots, Tamara Podemski
Nationalité U.S.A.

 

Synopsis

Royal Abbott est un éleveur du Wyoming. Il se bat pour conserver ses terres. Bientôt, il découvre un mystère en pleine nature…

Il y a deux ans Outer Ranger avait créé la surprise, une série dramatique sur toile de fond fantastique. Ce trou noir avait de quoi laisser perplexe, jusqu’à ce qu’a la fin on soit fixé sur ce que c’est puisque ce dernier permet de voyager dans le temps. Après cette fin qui nous laisser, avec des points d’interrogation on ne savait pas si Amazon allait reconduire la série pour une seconde saison, et quand cela fut confirmé on ne pouvait qu’être ravi. Deux ans d’attente entre les deux saisons c’est long oui ! Cependant des séries, nous font attendre bien plus car du côté de chez Netflix pour Stranger Things il faudra probablement attendre l’année prochaine ainsi donc près de trois ans. Il est difficile quand on reprend Outer Range, car tout ce qui s’était passé la dernière fois et même avec le résumer de la saison précédente il y a bien des choses qu’on avait oubliées et c’était bon de nous le rappeler. Pour cette seconde saison 7 épisodes, contre 8 dans la première saison. Si l’effet de surprise est moins présent, la série reste toujours intéressante a suivre surtout dans le développement de ses personnages, mais ça reste complexe a suivre et il faut donc bien s’accrocher pour ne pas perdre le fil.

Autumn a poussé Royal dans le trou, et il découvre de quoi il s’agit car cela permet de faire des sauts dans le temps. Autumn serait donc sa petite fille de Royal mais adulte, mais cela reste assez troublant dans les agissements de cette dernière. Amy celle du présent a été enlevé par sa mère, celle qui l’avait abandonné il y a bien longtemps. Il y a toujours des tensions entre les Abbott et les Tillerson, si leur conflit est toujours présent il reste plus discret que dans la première saison car le conflit se ressent surtout au sein de la famille Tiilerson ou Billy est gravement blessée et son père est désemparé par ce qui est arrivé a son fils préférer. Entre Luke et son père rien ne va plus, et le jeune homme se rapproche d’Autumn où tous les deux ont un destin a accomplir en lien avec le trou dans les terres des Abbott. Puis Perry l’un des fils de Royal se retrouve dans le passé, ou il rencontre son père plus jeune.

Quant à Joyce elle a fait un bond dans le temps, bien en arrière en rencontrant ses ancêtres et fera la rencontre de Royal qui n’est autre qu’un enfant. En réalité Royal est bien plus vieux qu’il n’y paraît, il a traversé beaucoup d’époques il retrouve un acte de naissance qui révèle sa véritable naissance qui date il y a bien longtemps. Si beaucoup de détails sont troublants, sur les personnages il reste a ce qui semble être des incohérences, mais peut-être qu’une troisième saison saura rendre tout ça logique. Dans la vie des Tillerson tout bascule, sans que les Abbott n’y soit mêlé. Rhett l’un des fils Abbott entame une relation avec Maria, dont on n’en sait que très peu pour le moment mais dont Rhett est très amoureux.

Brad Pitt est toujours a la production de la série, quant à Brian Watkins créateur et showrunner de la série il est remplacé par Charles Murray. Même s’il a été difficile de se souvenir de beaucoup de choses, la série reste compliquée surtout dans le développement des personnages, il y a des rebondissements intéressants surtout en fin de saison. Alors que la première saison nous laisser peu a peu découvrir ce qu’était ce trou, on découvrait aussi les personnages de la série. L’effet de surprise est moins présent c’est sûr ! Néanmoins l’écriture comme la mise en scène de la série reste maîtrisée, ou il est intéressant de voir la confrontation entre Royal et Autumn qui reste énigmatique. Si le passé de Royal reste encore bien mystérieux, le reste des personnages nous laisse avec des points d’interrogation. La seconde saison reste donc plus complexe, et la fin de saison nous laisse une fois de plus avec des interrogations. Outer Range est une série avec du potentiel, qui possède un univers bien large qui a de quoi raconter, la fin de la saison le prouve d’ailleurs. Reste a savoir maintenant, combien de temps devront nous attendre pour découvrir la troisième saison et surtout savoir avant tout si la série sera reconduite.

 

 

Desierto de Jonás Cuarón

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Date de sortie 13/04/2016
Titre original Desierto
Genre Drame
Avec Gael García Bernal, Jeffrey Dean Morgan, Alondra Hidalgo, Diego Cataño, Marco Pérez
Réalisé par Jonás Cuarón
Nationalité Mexique, Etats-Unis

 

Dans la ligne de mire

 

Synopsis

Désert de Sonora, Sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.

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Jonás Cuarón, fils d’Alfonso, signe avec Dieserto son tout premier film en tant que réalisateur. Un thriller tendu avec Jeffrey Dean Morgan dans le rôle d’un tueur de Mexicains implacable. Jonás Cuarón n’en est pas à sa première expérience cinématographique, car ce dernier s’est illustré en tant que scénariste dans le film Gravity qu’a réalisé son père. Puis avant tout ça, quelques court-métrages. C’est en 2016 donc, qu’il se lance officiellement dans la réalisation d’un long-métrage. Pour un premier film, Jonás Cuarón assure, avec à ses côté son père qui est producteur du film. Durant 1h30, Jonás Cuarón nous tient en haleine avec son film, filmé entièrement en extérieur dans le désert. Un exercice de style réussi où l’on voit que le jeune réalisateur a tout pour devenir un grand.

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Dans le désert de Sonora, dans le sud de la Californie, des Mexicains fuient leur pays, pleins d’espoirs pour vivre en Amérique. Ils sont peut-être une quinzaine. Alors que le véhicule qui doit les conduire jusqu’à la barrière tombe en panne, ils doivent continuer à pied sous la chaleur écrasante. Après avoir passé la longue barrière séparant le Mexique des Etats-Unis, ils ont encore de longue heure de marche. Ils sont accompagnés par un guide un peu trop pressé, car le danger rôde dans le désert : il peut venir de tous les côtés. Puis pas loin d’eux, Sam, un pur Américain raciste ne supportant pas les Mexicains qui passent dans son pays, se met en tête de les éliminer lorsqu’il les aperçoit dans le désert. Armé d’un sniper et avec un chien dangereux a ses côtés, i se met a les éliminer un par un. Heureusement, Moïse et son groupe, un peu en recul, a échappé au tir de l’homme qui ne les a pas encore aperçus. Alors que ce dernier quittait les lieux il aperçoit donc Moïse et le reste du groupe et se met de nouveau en chasse. Jonás Cuarón tient avec ce film un sujet d’actualité, en incluant un tueur de Mexicains. Jonás Cuarón nous tient en haleine durant tout le film, quand Moïse et ses amis tente de lui échapper. La mise en scène est grandiose et Jonás Cuarón offre de grands moments. Le chien de Sam est d’une sauvagerie saisissante, il va jusqu’à choper les fuyards sur les ordres de Sam pour lui faciliter la tâche. Alors qu’il a tué le premier groupe, avec une grande facilité, Moïse va lui donner beaucoup du fil à retordre car le jeune Mexicain est très dégourdi. Jonás Cuarón filme des Mexicains déterminés à fuir leur pays, et qui en paieront le prix fort. Une première réalisation intelligente, où le réalisateur, avec une grande maîtrise de la mise en scène, nous captive du début à la fin.

desierto-jonas-cuaron-film-critique-2 Desierto

Jonás Cuarón et Mateo Garcia signent le scénario de ce film. D’ailleurs, même s’il s’agit de la première réalisation de Jonás Cuarón, ce n’est en aucun cas son premier scénario. En effet, il avait signé celui de Gravity pour son père. En partant d’un sujet simple mais d’actualité, le scénario de Jonás Cuarón est truffé de bonnes idées. Les personnages sont très bien écrits, dont celui de Sam qui exécute les Mexicains, un personnage froid, déterminé et dangereux, accompagné de son chien aussi redoutable que lui. Une écriture sans maladresse de la part des scénaristes, qui livrent une admirable écriture dans l’ensemble. Le casting s’offre Jeffrey Dean Morgan en Sam le tueur, un rôle qui lui va comme un gant, on l’aura remarqué déjà en grand méchant de The Walking Dead (il interprète Negan). Gael García Bernal, le comédien Mexicain, livre une prestation impeccable, il est accompagné aussi de : Alondra Hidalgo, Diego Cataño et d’autres comédiens Mexicains tout aussi talentueux. Pour son premier film en tant que réalisateur, Jonás Cuarón signe une oeuvre plus que réussie, et pour la suite de sa carrière on a confiance en lui : le meilleur est sans doute à venir.

Relecture : David

Bande annonce

Veneciafrenia d’Álex de la Iglesia

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Date de sortie 21/04/2022 Sur Amazon Prime
Durée(01h20)
Titre original Veneciafrenia
Réalisé par Álex de la Iglesia
Avec Caterina Murino , Cosimo Fusco , Ingrid García Jonsson , Nico Romero , Silvia Alonso , Enrico Lo Verso , Armando De Razza , Nicolás Illoro , Goize Blanco , Alberto Bang , Diego Pagotto , Alessandro Bressanello , Giulia Pagnacco
Genre Horreur
Nationalité Espagne

Synopsis

Un groupe de touristes espagnols visitent la belle ville de Venise. Ils ne savent pas encore que leur survie est en jeu. En effet, les vénitiens, las des touristes, s’en prennent aux vacanciers…

Alex de la Iglesia est un réalisateur espagnol, à qui l’on doit Crimes à Oxford entre autres, sort en 2021 Veneciafrenia distribué chez nous que cette année et disponible sur Amazon Prime. Avec Veneciafrenia le réalisateur signe un slasher, pas comme les autres car il s’intéresse aux tourismes de masse à Venise. Il y dirige dans son nouveau film des comédiens espagnols, mais pas que. Venise est une bien belle ville à l’image, mais qui ne donne pas envie de visiter quand on voit que les habitants ne sont pas forcément très accueillants, du moins dans le film. Le long-métrage se base sur des faits réels, car il reprend quand même la colère des Venitiens qui sont contre le tourisme et qui abîment la ville avec les bateaux de croisière. Il aura donc fallu attendre trois ans pour pouvoir découvrir ce film, sur notre territoire et ça valait le coup.

Isa va bientôt se marié, elle va donc fêter ça avec ses amis à Venise tandis que son futur fiancé est resté en Espagne. Ils sont plutôt mal accueillis à leur arrivée, car il y a des manifestants anti-touristes, qui n’apprécient pas les bateaux de croisière. Pour les conduire a leur hôtel, ils trouvent Brunelli qui conduit les touristes en bateau. Le groupe de jeunes touristes monte à bord du bateau, mais un habitant vénitien vêtu d’un accoutrement local peu rassurant monte avec eux. Ce dernier alors qu’ils commencent a s’amuser leur fait peur, le pilote du bateau le met hors du bateau l’abandonnant. Brunelli les dépose pas loin de leur hôtel, la réceptionniste peu accueillante leur donne leurs chambres, puis ils se préparent tous pour la soirée ou ils enfilent de beaux costumes. Lors de la soirée ils sont abordés par des personnes costumées qui portent des masques, ces derniers désirent les invités à une soirée mais ils refusent. C’est plus tard dans la soirée, alors qu’ils sont dans un bar qu’ils aperçoivent l’un de ceux qui les ont abordés, désirant aller a leur soirée ils le suivent.

Ils arrivent à une soirée qui ressemble, à une boîte de nuit. Isa aperçoit son frère José s’éloigner avec un des hommes costumés. Le lendemain a son réveil, elle n’a pas de nouvelles de son frère qui a disparu, et ce dernier n’a plus de téléphone puisqu’il l’avait fait tomber dans l’eau a leur arrivée à Venise. Isa et son amie Susana décident d’aller voir les autorités, pour signaler la disparition de José. Le reste du groupe continue de visiter la ville, pendant ce temps mais les choses dégénèrent pour eux car ils commencent à se faire tuer un par un. Le petit groupe se retrouvent face à un massacre, consistant à éliminer les touristes et ils en font évidemment partie. Ne connaissant pas forcément le cinéaste espagnol Alex de la Iglesia, il n’est pas évident de vraiment savoir, ou ce dernier va nous conduire. On est certes dans un film d’horreur certes, mais différent quand même puis le message derrière est clair et c’est assez radical.

Alex de la Iglesia et Jorge Guerricaechevarria sont à l’écriture du film, si les codes du genre sont souvent respectés avec quelques séquences gores comme une décapitation par exemple le film tient la route par son propos surtout. C’est avec ça que le film se démarque des autres, car il dénonce le tourisme de masse qui règne dans la ville de Venise. Le tourisme vient aussi a cause de ces énormes bateaux de croisière, qui peu a peu déteriore la ville. On voit tout ça, à travers ces manifestants en colère mais aussi les meurtres, puis il y a aussi un message politique toujours en rapport avec le tourisme. Qui sont les responsables des meurtres ? On le saura bien évidemment, car ils sont plusieurs et il existe même une organisation, dirigé par un homme détruit par un deuil causé par un de ces bateaux. Un homme rongé par le deuil, qui le conduit a une haine envers les touristes. Au final qui sont les vrais responsables ? Est-ce vraiment les touristes ? Certains touristes seront tués sous les yeux des autres touristes, ils applaudissent pensant qu’il s’agit d’un spectacle mais il n’en est rien. La violence dont fait preuve le film est radicale, car si l’on suit ce groupe d’amis on verra d’autres touristes venant d’ailleurs se faire tuer, notamment dans la scène d’ouverture du long-métrage. Ingrid Garcia-Jonsson joue Isa, la jeune femme qui doit se marier. Silvia Alonso interprète Susana sa meilleure amie. Goize Blanco est Aranta une amie d’Isa, Aberto Bang est José le frère d’Isa. Armando di Razza interprète Brunelli le conducteur du bateau, qui vient en aide aux jeunes touristes. Si le jeu des acteurs est parfois risible, certains s’en sortent mieux que d’autres. Veniciafrenia a le mérite de se démarquer des autres films du genre, un slasher unique et réussi qui renouvelle le genre a sa manière.