Date de sortie : 3 février 1978 (États-Unis),
17 décembre 1980 (France)

Réalisateur : David Lynch
Acteurs principaux : Jack Nance, Charlotte Stewart, Allen Joseph, Jeanne Bates, Judith Anna Roberts, Jack Fisk, Laurel Near
Genre : Expérimental, body horror
Nationalité : Américain
Compositeurs : Peter Ivers et David Lynch
Scénariste : David Lynch
Société de production : American Film Institute
Budget : 100 000 dollars

Un jeu couple typique des années 1970.

Premier long métrage réalisé par David Lynch après des courts métrages comme The Grand Mother et The Amputee, Eraserhead est un film expérimental qui témoigne déjà du style unique de son réalisateur, qui y officie également comme scénariste, monteur et producteur. On y décèle en effet une imagerie onirique, une conception sonore méticuleuse, un surréalisme dérangeant et une exploration des aspects les plus sombres de la condition humaine. Tourné en noir et blanc et ayant nécessité cinq années de tournage, il place Jack Nance dans la peau d’Henry Spencer, jeune père qui a soudainement à charge un bébé à l’apparence extraterrestre dans un appartement lugubre en proie à un paysage oppressant.

Une créature des plus inquiétantes.
Des plans cadrés au millimètre.

Charlotte Stewart (Trente Minutes de Sursis, La Petite Maison dans la Prairie, Twin Peaks) y interprète sa compagne Mary, dont la mère est jouée par Jeannes Bates (Die Hard 58 Minutes pour Vivre, Mulholland Drive). Le casting est complété par Judith Roberts (Dead Silence, Orange is the New Black) qui incarne la voisine de palier, et par Darwin Joston (Assaut, Fog) dans le rôle de l’hôte d’accueil de l’usine de crayons. Le film marque aussi l’unique apparition de Jack Fisk au cinéma, futur chef décorateur d’Une Histoire Vraie et de Mulholland Drive, tout comme Laurel Near en tant que dame du radiateur, perturbante avec ses joues gonflées et son interprétation de la chanson « In Heaven ».

Une famille tout ce qu’il y a de plus normal.
Un mystérieux personnage sur une autre planète.

Auréolé d’une atmosphère sonore inquiétante en bonne partie constituée de bruits de machines, Eraserhead brille également par son imagerie fantasmatique et des éléments de body horror de plus en plus présents. Entre le poulet cuit qui bouge dans l’assiette, les organes du bébé directement visibles sous ses bandages et la tête de psychopathe que fait le père de Mary pendant que cette dernière pleure en arrière-plan, tout est là pour instaurer un profond dérangement. Un film particulier ayant lancé la carrière de David Lynch trois ans avant Elephant Man, mais aussi inspiré des réalisateurs comme Tim Burton pour Beetlejuice, Darren Aronofsky pour Pi et Robert Eggers pour The Lighthouse.


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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