Sortie 17 juin 2026 en salle
Durée 1h 51min
Genre Epouvante-horreur, Science Fiction
De Kane Parsons
Avec Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve, Mark Duplass
Nationalité Etats-Unis
Musique Edo Van Breemen & Kane Parsons
Synopsis
Une étrange porte apparaît dans le sous-sol d’un magasin de meubles.
L’année 2026 sera riche cette année dans le cinéma de genre, mais le vrai cinéma de genre comme Obsession de Curry Baker par exemple et certains autres qui donnent envie. Ce qu’il faudra retenir cette année, c’est Backrooms de Kane Parsons, qui comme Curry Baker, vient de YouTube, en ayant fait une web-série du nom de Backrooms, devenue virale . Alors avec ce succès, pourquoi ne pas faire un film qui explore ce que sont les Backrooms, ces murs jaunes labyrinthiques qui ne conduisent nulle part ? Backrooms est un film ambitieux, qui ne dit pas tout pour laisser le plus de mystère possible sur cet endroit. Le film se concentre sur deux personnages, Clark, un homme qui travaille dans un magasin de meubles, et Marie, qui n’est autre que sa psychiatre, à qui il révèle qu’il a trouvé un endroit, qu’elle découvrira elle aussi un peu plus tard. Si le but du long-métrage est de nous montrer cet endroit étrange, le film nous présente aussi des personnages mal dans leur peau, même la psy, dont on voit des flashs-back de son passé, quand elle était petite. Le film est immersif, et parfois Kane Parsons utilise le found-footage pour certaines séquences, ce qui rend le film encore plus immersif. Backrooms est un film d’épouvante, qui va diviser, c’est certain, mais il reste l’un des films d’horreur les plus ambitieux de ces dernières années.
Clark travaille dans un magasin de meubles, il en est le gérant, mais ce n’est pas ce qu’il veut faire dans la vie puisqu’il est architecte. Il avait une fiancée qui l’a mis à la porte de sa maison, alors que cette maison lui appartenait. Affecté par cette rupture, il voit régulièrement Marie, une psy, tout aussi mal dans sa peau que lui. Puis un jour dans le sous-sol de son magasin, il découvre un passage invisible dans le mur, et se retrouve dans un endroit bien étrange. Tous les murs sont jaunes, et les passages vont à l’infini ou certains passages ont des portes. Quand il sort de cet endroit, Clark en parle à sa psy, qui a bien du mal à le croire, mais il compte bien y retourner et demande à ses deux employés, Kat et Bobby, de l’accompagner. Mais Clark est loin d’imaginer ce que cache cet endroit, et qu’il est bien plus dangereux qu’il ne le pense.
Car si cet endroit cache une menace, il fait aussi perdre la réalité, ce qui est peut-être bien pire. Backrooms est un phénomène qui pourrait bien amener à voir d’autres films, car des questions restent en suspens, c’est d’ailleurs aussi ce qui en fait le charme. La scène d’ouverture de Backrooms nous plonge rapidement dans l’ambiance, où un type avec une caméra amateur filme les lieux, où un poste de surveillance a été établi pour étudier les lieux. Ces premières minutes donnent déjà un sentiment de malaise, car l’endroit n’est guère rassurant. Pour un premier film, Kane Parsons maîtrise sa mise en scène, où il conserve quelques scènes de found-footage comme sa série. Son, lumière ou musique Backrooms joue avec tout ça, et c’est terriblement efficace.
Will Soodik est à l’écriture, il y écrit des personnages mal dans leur peau, avec Clark, vendeur de meubles, qui doit être architecte, puis il y a Marie, sa psy, qui vit avec un trauma du passé. Clark vit mal la séparation avec sa copine, qu’il entretenait, car elle faisait des études. La découverte de cet endroit va le changer, il est fasciné puis son obsession pour ce lieu le change psychologiquement, le poussant à devenir quelqu’un d’autre. Marie, quant à elle, découvrira ce lieu plus tard. Des flash-backs du passé nous montreront son enfance avec une mère psychologiquement dérangée, qui l’empêchait de sortir. Ce lieu étrange que sont les backrooms semble stocker des souvenirs, ou même des choses en rapport avec la vie de Clark, ça reproduit même ceux venus ici mais déformés, les faisant ressembler à des monstres.
C’est un autre monde, du moins c’est ce qu’on peut en déduire. C’est un monde difficile à comprendre, et la fin nous laisse avec des interrogations. Le film avec ces deux personnages aborde des choses intéressantes, comme ce passé difficile que Marie traîne comme un poids. Backrooms coche les cases d’un bon film d’épouvante, où il met en place une atmosphère angoissante qui fonctionne parfaitement. Chiwetel Ejiofor joue Clark, un personnage qui évolue de manière inquiétante. Renate Reinsve interprète Marie, Finn Bennett et Lukita Maxwell jouent Bobby et Kat, les deux assistants du magasin à Clark. Backrooms est un film de genre ambitieux, qui respecte les codes du genre, c’est remarquable et impressionnant.
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