Bliss de Mike Cahill

Date de sortie 05/02/2021 Sur Amazon Prime
Durée(01h44)
Titre original Bliss
Réalisé par Mike Cahill (II)
Avec Salma Hayek, Owen Wilson, Madeline Zima, Jorge Lendeborg Jr., Joshua Leonard, Ronny Chieng, Mercy Malick, Nesta Cooper, Katie McCabe, Steve Zissis, DeRon Horton, Eugene Young, Dayne Catalano, Bill Nye, Slavoj Žižek, Lora Lee, Erin Flannery, Megan Le, Kayla Adams, Jock McKissic, Ryan Allen Carrillo
Genre Science-fiction, Drame
Nationalité États-Unis
Musique Will Bates

 

Dans un monde réel

Synopsis

Récemment divorcé, Greg, dont la vie va à vau-l’eau, rencontre la délicieuse Isabel, une femme vivant dans la rue, convaincue que le monde brisé et pollué autour d’eux n’est pas réel. Elle est persuadée qu’ils vivent dans une simulation laide et et rude à l’intérieur d’un autre vrai monde, beau et en paix. D’abord sceptique, Greg finit par découvrir qu’il y a peut être une part de vrai dans la théorie du complot d’Isabel.

On ne parlera jamais assez du cinéaste Mike Cahill et c’est bien dommage, car c’est vraiment l’un des réalisateurs les plus ambitieux dans le genre science-fiction. Another Earth, un premier film remarquable, ou il dirige la charmante Brit Marling une jeune femme rongée par la culpabilité, puis il eut I-Origins avec Michael Pitt et encore Brit Marling, ou le film se concentre sur la science et plus particulièrement sur les yeux ou un homme à travers un regard tente de retrouver la femme qu’il a aimé. C’est en ce début d’année 2021, que Mike Cahill revient avec Bliss ou cette fois, il dirige Owen Wilson et Salma Hayek, dans un film de science-fiction, long-métrage qu’il scénarise également. Pas de sortie dans les salles, mais une sortie directement sur Prime Vidéo, pas évident donc pour le film de se faire une place comme beaucoup de films sortis en VOD et peu médiatisés. Bliss mérite plusieurs visionnages, comme les autres films de Mike Cahill, car il y a toujours des choses qui peuvent nous échapper et vu que c’est assez complexe ça mérite qu’on s’y approche davantage. Le réalisateur suit deux personnages dans son nouveau long-métrage Isabel et Greg, qui vivent dans un faux monde ce que lui ignore, mais elle le sait puisqu’elle en est la conceptrice. Dans Another Earth et I-Origins, le réalisateur décrivaient ses personnages avec des blessures, dans Another Earth cette jeune femme qui devait vivre avec la culpabilité et dans son film suivant cet homme devait surmonter la mort de la femme qu’il aime. Dans Bliss, il y a une forme de blessure, même si l’impact est moins grave, mais il y en a. Les personnages de Mike Cahill sont des personnages perdus, et dont Isabel qui n’a plus le contrôle sur ce qu’elle a conçu. Bliss est un film de science-fiction ambitieux, qui comme I-Origins aborde une romance de manière différente certes, mais tout aussi passionnante.

Greg Wittle est un homme divorcé, qui a deux enfants maintenant grand, dans son bureau Greg passe ses journées a dessiné. Les croquis qu’il dessine, lui donne le sentiment que tout ça est réel. Sa fille, qu’il voit rarement, l’appelle, elle souhaite qu’il vienne à sa remise de diplôme, mais il hésite, car il y a des tensions avec son ex-femme qui sont toujours présente. Greg est malade, même si cela reste assez flou, toujours est-il qu’il prend un traitement. C’est alors que son patron le convoque, dans son bureau et une fois dans le bureau ce dernier lui annonce qu’il est renvoyé. Mais sans le vouloir Greg pousse son patron dont la tête heurte violemment le bureau de qui entraîne sa mort. Dans le pétrin, il décide de cacher le corps derrière le rideau du bureau, et il quitte le bureau discrètement et il se rend dans le bar juste à côté de son entreprise. Alors qu’il commande à boire, une femme l’observe, elle est assez étrange, elle s’appelle Isabel et elle semble connaître Greg. Elle lui annonce qu’elle peut le sortir du pétrin, dans lequel il se trouve, elle lui apprend également qu’elle et lui vivent dans un monde factice, que tout ce qui les entoure est faux. Bien évidemment, Greg la prend pour une folle, mais il décide de suivre la femme dans ses délires alors qu’il est loin d’être convaincu. Elle lui fait prendre une drogue qu’elle appelle des cristaux jaunes qu’elle se procure auprès d’un homme peu recommandable, ces cristaux lui donne des pouvoirs et lui permet d’avoir le contrôle sur certaines choses. Greg et Isabel filent le parfait amour dans ce monde factice, même s’il a du mal à croire a tout ça et que cette dernière est son âme sœur dans le monde réel. Après une dispute, il ne reste plus qu’une solution pour Isabel, prouvé a l’homme qu’elle aime qu’elle dit la vérité. Elle se procure alors une autre drogue « des cristaux bleu » qui les ramènera dans le monde réel. Il se réveille lui et Isabel, dans le monde réel un tuyau branché dans le nez en connexion avec une grande boîte en verre plein d’eau contenant des cerveaux. Ils ne sont pas seuls, d’autres sont connectés à cet appareil qu’a conçu Isabel qui se nomme « brain box ». Tout ça n’est autre qu’une machine, qu’à conçu Isabel dans le monde réel et qui propose une simulation d’un faux monde destiné aux personnes qui ne trouve pas le bonheur. Greg va alors découvrir, d’où il vient réellement toujours aux côtés d’Isabel. C’est vraiment un récit passionnant que nous propose Mike Cahill, c’est une histoire captivante. La mise en scène de Mike Cahill reste fabuleuse, avec des idées intéressantes. Le film se divise en deux parties, distinctes une dans le monde factice qui n’est qu’une simulation et puis ensuite dans le monde réel. Beaucoup de choses se déroulant dans le monde réel, concordent avec ce qui a pu se passer dans le monde factice ce qui rend le tout cohérent. Cependant, il reste des mystères, mais qui peuvent être éclairci facilement. Moins complexe que les films précédents, on doit rester cependant très attentif, car il y a beaucoup de choses à retenir.

Le film nous montre que dans le monde réel, Greg n’était pas quelqu’un de vraiment heureux, toujours grincheux et insatisfait Isabel l’a connecté a la brain box, ce qui l’a changer radicalement faisant de lui un autre homme. Ce monde factice lui fait oublier le monde réel, persuader qu’il était dans le vrai, mais tout ça l’a rendu plus heureux. Il y a aussi des questions, sur ce qui est supposé être ses enfants, le sont-ils vraiment ? Est-il un père ? L’écriture de Mike Cahill est prenante, mais très émouvante aussi, il reste très proche de ses personnages également comme ses films précédents, il accorde une grande importance. On s’en rend compte avec le personnage de Greg, qui semble être perdu dans ce monde factice, il est à la recherche de quelque chose, mais ignore pourquoi. C’est un personnage attachant, qui dégage beaucoup d’émotion notamment à la fin du film où il livre une séquence poignante. Isabel est la femme, qu’il a toujours aimée sans le savoir jusqu’à ce qu’elle lui révèle. Isabel a conçu cette machine, et décider un jour de connecter l’homme qu’elle aime, car le voir comme ça lui faisait probablement mal. Parce que Bliss est une histoire d’amour aussi, elle est sincère et offre des merveilleuses scènes. D’autant que le concept du film est vraiment passionnant, mais aussi intéressant, c’est une idée vraiment originale. Un concept très bien écrit, ou le potentiel est exploité à sa juste valeur. C’est une exploration de l’être humain, de ses regrets, de ce qu’il souhaite et c’est un récit qu’on prend vraiment plaisir à suivre. Owen Wilson, dans un rôle a contre l’emploi dans un rôle qui lui va très bien, une prestation convaincante. Salma Hayek qu’on revoit avec plaisir, forme un duo délicieux avec Owen Wilson elle livre une très belle prestation. Bliss est un film, qui n’hésite pas mettre ses idées en avant, dans une mise en scène intelligente, mais aussi un scénario qui l’est tout autant Mike Cahill est un réalisateur qui ne cesse de surprendre dans chacun de ses films.

 

Bande annonce

Orel

Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

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