Date de sortie 27 août 2025
Durée 01:26
Réalisateur Christian Petzold
Acteurs principaux Paula Beer, Barbara Auer, Matthias Brandt, Enno Trebs
Genre Drame
Nationalité Allemand
Scénariste Christian Petzold
Distribution Les Films du Losange

 






Synopsis
Lors d’un week-end à la campagne, Laura, étudiante à Berlin, survit miraculeusement à un accident de voiture. Physiquement épargnée mais profondément secouée, elle est recueillie chez Betty, qui a été témoin de l’accident et s’occupe d’elle avec affection. Peu à peu, le mari et le fils de Betty surmontent leur réticence, et une quiétude quasi familiale s’installe. Mais bientôt, ils ne peuvent plus ignorer leur passé, et Laura doit affronter sa propre vie.


Distingué à Cannes, couvert d’éloges, des critiques dithyrambiques depuis sa sortie le 27 août … Miroirs n° 3 ne m’a vraiment pas enthousiasmée. C’est clair, je suis passée à côté. C’est la 4ᵉ fois que Christian Petzold fait tourner Paula Beer et la 7ᵉ pour Barbara AuerMiroirs No. 3 est son 19ᵉ long métrage et on entendra à trois reprises l’œuvre de Ravel « Miroirs n°3. Une barque sur l’océan ».


Toute l’œuvre de Christian Petzold est traversée par la sensibilité des thèmes évoqués, le poids du passé, la présence obsédante de la mort, les familles brisées, le deuil, la renaissance.
Tout ça, tout ça et le sentiment pour moi d’avoir été cette fois-ci « attendue au tournant », d’être la cible produit. Le réalisateur exploite-t-il tout simplement le filon, victime du « syndrome Mouret » ?


« Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone ». Ici c’est presque ça. Les sanglots longs du piano de la fin de l’été blessent son cœur (celui de Laura) d’une langueur monotone et sauf à céder à ce qui est de « bon ton », la langueur poseuse du film est, elle, vite exaspérante. Le scénario est bien mince et les dialogues itou, et même en s’efforçant à vouloir lire sur les visages douloureux des protagonistes les lignes du récit, on ne peut s’empêcher de trouver que la sauce est diluée, la soupe trop claire.


Quant au secret … dès le début du film, un lapsus en révèle la teneur. Après ça, la messe est dite ! Reste une bonne heure à tirer. La mort borde les chemin de Laura dès le début avec le nautonier, tout en noir, passant devant elle sur la Spree, et puis avec Betty, sur sa droite, toute de noir vêtue, une inconnue à ce stade du récit, quand elle passe devant dans la voiture rouge. Laura prépare son concours, elle doute, s’inquiète. Elle se force à accompagner son copain qui n’est plus beaucoup son amoureux, pour un week-end à la campagne. Et c’est l’accident. Dommage. Fallait pas y aller. Laura n’a pas de chagrin. C’est une petite jeune femme qui ne s’intéresse qu’à elle-même, n’éprouve aucune empathie ni pour Betty, ni pour personne, ne voit rien.


Avec des moyens des plus minimalistes, une mise en scène sommaire, Christian Petzold cherche sans doute à reproduire la sensation d’apesanteur, de flottement qui règne dans l’esprit de Betty et dans celui de Laura. On le voit venir. C’est lourd. Pas du lourd. Lourd. Dommage. Que le personnage principal s’appelle Laura ne suffit pas à faire entrer en zone de mystère, de rêve et de fantôme. Le puzzle est trop facile à reconstituer et c’est ce qui laisse perplexe.
C.Petzold ici m’a échappé.

 

 

 

 

 


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