Réalisation : Michael Anderson
Sortie : 1977
Genre : Drame, thriller
Origine : Royaume Uni, Italie
Duree : 92 minutes
Distribution : Richard Harris, Charlotte Rampling, Will Sampson, Bo Derek…


Les dents de la mer, chef d’œuvre absolu du film d’attaque animale, à donner naissance à nombre de films voulant surfer sur la vague.

Si la plupart de ses héritiers sont souvent très médiocres, sympathique dans le meilleur des cas (et complètement pourri dans le cas inverse), l’un d’eux, étonnamment se révèle être excellent.

Pourtant, bien que maintenant le film ait acquis un statut culte, à sa sortie, celui-ci fut lynché par la critique et le public, n’y voyant qu’un autre plagiat du chef d’œuvre de Spielberg.

Et pourtant, bien que le film ait un thème vaguement similaire, à savoir une créature marine qui croque des gens (en simplifiant beaucoup), Orca, offre bien plus que ce qu’on est en droit d’attendre d’un film voulant sa part de miettes laissé par Les dents de la mer.

Déjà, le casting offre d’excellents acteurs, tels que Richard Harris, Charlotte Rampling ou Bo Derek.

À la réalisation, on retrouve Michael Anderson, un artisan plus que compétent.

Et à la musique, nul autre que l’immense Ennio Morricone, qui offre ici une partition magnifiquement douce, et malheureusement occultée de son œuvre.

Ensuite l’histoire…

Le film ne nous montre pas une machine à tuer, ce qui, bien que faux dans les faits, est plus facile à montrer avec un poisson ou un saurien. Il nous montre un orque. Et ça change tout.

Le film nous propose un animal capable de réflexion, d’empathie et de sentiments. Et malheureusement c’est cela qui provoquera son ire, quand le capitaine Nolan, décidera de capturer un orque, en l’occurrence une femelle enceinte, ce qui provoquera la mort de celle-ci et de son bébé. L’orque voudra ainsi venger sa famille, tuant et mutilant sur son passage, tous les proches de Nolan, pour le pousser à venir l’affronter sur l’océan.

Et si on peut comprendre les motivations de l’orque, Nolan, dépeint comme un opportuniste assez désagréable au début, va petit à petit s’ouvrir, notamment dans un monologue poignant, et nous être présenté de manière plus humaine.

Au milieu de ce combat sans issue positive, Rachel, biologiste marine, témoin innocent, comprenant les deux parties, ne voulant la mort d’aucun des deux…

 

Film un peu oublié, Orca est ressorti récemment dans une édition blu Ray à l’image sublime.

Je ne saurais trop vous conseiller de le voir, si cela n’est déjà fait.


Laisser un commentaire