Home Auteurs Publication de Orel

Orel

Orel
2833 PUBLICATION 17 COMMENTAIRES
Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

Le bon retour de Bruce Willis chez Eli Roth ?

0

Bruce Willis c’est plus trop ça depuis, quelques années l’acteur n’apparaît que dans des DTV médiocre, et en est réduit qu’à ça et c’est bien triste…pour lui surtout. Ce film c’est Death Wish, une histoire dramatique ou ce cher Bruce Willis se transformera en justsicier, après que sa femme et sa fille aient été torturées et violées. Un justicier qui n’utilise pas les méthodes douces, car la haine qu’il a en lui ça sera plutôt hardcore. Avec ce film Eli Roth espère vraiment remettre Bruce Willis sur le devant de la scène.

Retrouver ce vieux Bruce, c’est ce que désire tout le monde pas vrai ? Car le temps de John Mc Claine il est loin, même le dernier Die Hard fut un désastre. Depuis il tourne des DTV, de très mauvaise qualité. Ce qui est bon à savoir, c’est que le comédien est de retour grâce a Eli Roth, et que le premier objectif du réalisateur et de ramener le comédien sur grand écran. On attend aussi Bruce dans Glass suite de Incassable sous la direction de Shyamalan. A savoir que Death Wish, est le remake d’un Justicier dans la ville ou il reprend le rôle de Charles Bronson. Le film sortira en salles le 22 novembre prochain, et à savoir que Joe Carnahan est a  l’écriture du film. Bruce Willis sera-t’il donc, vraiment de retour ? Réponse en novembre.

Papa de Maurice Barthélémy

0

Date de sortie 1 juin 2005 (1h 20min)
De Maurice Barthélémy
Avec Alain Chabat, Martin Combes, Yaël Abecassis, Judith Godrèche …
Genre Comédie dramatique
Nationalité Français

Un road-movie entre père et fils

Synopsis

Louis a un drôle de Papa : toujours souriant, blagueur, rieur. Pourtant, Louis n’a pas très envie de rire.
Sur la route qui les ramène chez eux, le père et son fils vont se retrouver.
Au bout de leur voyage, il y aura la lumière. La vie.

  

Maurice Barthélémy, ex-Robin des bois, sorti tout droit d’une troupe de comiques de Canal + comme Les nuls à l’époque, se met à la réalisation. Mais Papa n’est pas son premier film : juste avant il y eut Casablanca Driver. Ce qui est étonnant avec le réalisateur Maurice Barthélémy, habitué à la comédie, c’est qu’ici il nous livre un film bourré d’émotion, sans tomber dans le larmoyant, tenu par le duo Chabat/Combes. Un père et un fils, sur la route, durant plusieurs jours. Tous deux viennent de vivre une épreuve difficile, on ne sait pas trop quoi mais on l’apprend assez vite. Alain Chabat excelle aussi dans les rôles dramatiques : on y voit une larme couler sur son visage, sans doutes l’un des passages les plus poignants du film. Quand les anciens talents comiques s’essayent à des expériences plus sérieuses, ça donne Papa, et c’est beau. Mais pourquoi ?

Un père et son fils au bord d’une autoroute, voilà comment commence le film. Le père change la roue de la voiture après une crevaison. Ils roulent pour rentrer chez eux, mais il y a quelque chose qui ne va pas. Quelque-chose c’est passé il y a peu de temps. Louis est le petit garçon, le fils qui lui aussi semble touché par ce quelque chose. Durant leur trajet, ils font des arrêts sur des aires d’autoroute. Le papa tente de faire sourire Louis, car il aime faire des blagues et rigoler : parfois il arrive à le faire rire, mais pas toujours. Louis a son caractère, et le papa a parfois du mal à le supporter. Sur la route, ils discutent de tout et de rien, puis on commence à savoir ce qui s’est passé, cause du chagrin de Louis. Tous les deux, le père comme le fils, ont vécu un drame où ils ont perdu un être cher. Pour le père, c’est son fils, qui était le petit frère de Louis. Le papa souriant et blagueur est en réalité très triste, et cache sa douleur face à son fils. Ce long périple qui les ramène chez eux les rapproche. Le film dramatique a ses moments d’humour, il ne faut pas oublier que Maurice Barthélémy est derrière la caméra, et donc que l’humour est sa marque de fabrique. Il est intéressant de voir Maurice Barthélémy dans ce genre : il maîtrise très bien le côté dramatique de son long-métrage, on pourra même apercevoir une larme d’Alain Chabat lors d’une scène poignante entre le papa et son fils. Le film aborde le deuil, discrètement, sans en faire trop, mais c’est surtout la relation père/fils qui est mise en avant, et ce de façon très touchante. Un voyage qui les rapproche, et partage leur douleur pour le même drame. La mise en scène de Maurice Barthélemy n’en fait pas trop, les discussions entre le père et le fils sont amusantes, l’humour prend place quand il faut, ainsi que l’émotion. Le duo fonctionne à merveille, il nous amuse et nous touche, et Barthélémy maîtrise le drame au bon moment. Que ce soit dans la mise en scène ou dans la prestation des comédiens, le film est un vrai plaisir à voir.

 

A l’écriture du film, Maurice Barthélemy : même si ça semble simpliste, ça reste merveilleusement bien écrit. Car oui, l’histoire est simple, mais les situations et tout ce qui arrive sont de bonnes idées scénaristiques. Les discussions entre le père et son fils, mais aussi le fait qu’ils se rapprochent. Une relation touchante, qui se retranscrit très bien à l’image. Le film de Maurice Bathélémy est inspiré d’un court métrage Québecois de Emile Proulx-Cloutier, sorti en 2005, et le film de Barthélémy est sortie la même année. Durant ce long trajet du père et du fils pour rentrer chez eux, on ne saura pas d’où ils venaient, rien ne sera dit à ce sujet. On peut en déduire facilement, cependant, qu’il s’agit d’une sorte de reconstruction d’eux-même afin de surmonter ensemble la même et unique douleur, bien que la mère ne soit pas là, ce qui est assez étrange (à moins qu’elle ne désire que son fils et son mari partagent ensemble ce moment difficile). Le casting du film se tient surtout à Alain Chabat, bouleversant dans son rôle de papa. Le jeune Martin Combes livre une impressionnante prestation. Papa est un film Français comme on aimerait en voir plus souvent, un road-movie a la Française, avec un Alain Chabat parfait et d’un jeune garçon prometteur. A voir absolument.

Relecture: David

Bande annonce

En août sur Netflix

0

C’est un mois assez intéressant, même la série The Mist pointe son nez avec la première saison c’est du rapide. Pour ce mois d’août, pas mal de séries original Netflix va falloir réussir a tout suivre. Pour les films, ça reste assez moyen comme d’habitude a part Top Gun et Appolo 13 et peut-être des surprises a venir. Vous l’aurez compris, c’est au niveau des séries que la plate-forme, lâche le plus gros dans son catalogue, et si vous réussissez a tout suivre c’est les vacances pour vous.

 

Films

1984 le 01/08
The Birdcage le 01/08
League Of Gods le 01/08
American Pie Presents : The Naked Mile le 02/08
Icare (documentaire original) le 04/08
American Pie Presents : Beta House le 09/08
Never Been Kissed le 10/08
Naked (film original) le 11/08
Pray For Rain le 12/08
Top Gun le 12/08
Apollo 13 le 16/08
Percy Jackson : Le Voleur De Foudre le 21/08
Lynne Koplitz : Hormonal Beast (spectacle original) le 22/08
Death Note (film original) le 25/08
Berlin Syndrome le 25/08
Bushwick le 25/08
Behind “The Cove” : The Quiet Japanese Speaks Out le 26/08
22 Jump Street le 27/08
What Happened To Monday le 27/08
Ryan Hamilton : Happy Face (spectacle original) le 29/08
Mercury Rising le 30/08
Kiss And Cry le 31/08

Séries

Shadowhunters : The Mortal Instruments (série originale, saison 2B, un épisode par semaine) le 01/08
Opening Night (saison 1) le 01/08
Stranger (série originale, saison 1) le 01/08
Empire Of The Tsars (saison 1) le 01/08
Shooter (série originale, saison 1 et saison 2 à un épisode par semaine) le 02/08
Voltron : Le Défenseur Légendaire (série originale pour enfants, saison 3A) le 03/08
Wet Hot American Summer : The Years Latter (série originale, saison 1) le 04/08
Atypical (série originale, saison 1) le 11/08
True And The Rainbow Kingdom (série originale pour enfants, saison 1) le 11/08
Home : Adventures With Tip & Oh (série originale pour enfants, saison 3) le 11/08
Orphan Black (série originale, saison 5) le 13/08
Murderous Affair (saison 1) le 15/08
Little Witch Academia (série originale, saison 2) le 15/08
The Defenders (série originale, saison 1) le 18/08
Dinotrux (série originale pour enfants, saison 5) le 18/08
Disjointed (série originale, Part 1) le 25/08
The Mist (série originale, saison 1) le 25/08
Dreamworks Dragons : Race To The Edge (série originale pour enfants, saison 5) le 25/08
Killjoys (saison 2) le 30/08

[Sortie Blu-Ray] Ghost in the Shell de Rupert Sanders

0

Synopsis

Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Détails du Blu-Ray

Acteurs : Scarlett Johansson, Pilou Asbaek, Takeshi Kitano, Juliette Binoche, Michael Pitt
Réalisateurs : Rupert Sanders
Audio : Hongrois (Dolby Digital 5.1), Japonais (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1), Anglais
Audio description : Anglais
Sous-titres : Finnois, Japonais, Italien, Espagnol, Danois, Hongrois, Norvégien, Néerlandais, Français, Suédois
Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
Région : Toutes les régions
Rapport de forme : 1.78:1
Nombre de disques : 1
Studio : Paramount Pictures
Date de sortie du DVD : 31 juillet 2017
Durée : 106 minutes

CRITIQUE DE LA REDACTION

Quand vient la nuit (The Drop) de Michael R. Roskam

0

Date de sortie 12 novembre 2014 (1h 47min)
De Michael R. Roskam
Avec Tom Hardy, Noomi Rapace, James Gandolfini, Matthias Schoenaerts, John Ortiz, Elizabeth Rodriguez, Michael Aronov, Morgan Spector …
Genres Thriller, Drame, Policier
Nationalité Américain
Musique : Marco Beltrami

Quand vient l’argent

Synopsis

Bob Saginowski, barman solitaire, suit d’un regard désabusé le système de blanchiment d’argent basé sur des bars-dépôts – appelés « Drop bars » – qui sévit dans les bas-fonds de Brooklyn. Avec son cousin et employeur Marv, Bob se retrouve au centre d’un braquage qui tourne mal. Il est bientôt mêlé à une enquête qui va réveiller des drames enfouis du passé…

Michael.R.Roskam : une petite filmographie mais un talentueux metteur en scène, c’est indéniable. Le réalisateur signe avec The Drop un polar fiévreux, avec Tom Hardy et le regretté James Gandolfini (son dernier rôle). Le réalisateur, malgré une petite expérience, arrive à convaincre le spectateur dans ce film, où Bob, protagoniste, rappelle un peu Ryan Gosling dans Drive, sauf qu’ici le personnage est plus bavard. La comparaison avec Drive est faisable, car ce dernier cache une facette de sa personnalité pour la faire découvrir au grand jour. Au niveau de la mise en scène, on est quand même très loin de Drive, car c’est surtout au niveau du traitement du personnage qu’il y a des similitudes. Dans son film, Michael.R.Roskam raconte l’histoire de Bob et de son cousin Marv, qui bossent dans un bar, lieu qui sert aussi de bar-dépôt où de l’argent sale est déposé par des gens pas très honnête. Bob et Marv sont chargés de garder cet argent en sécurité. Sauf qu’un soir ils sont victime d’un braquage : les criminels repartent avec la caisse. Les ennuis commencent alors ici, car ce bar, anciennement à Marv appartient désormais à un gangster qui veut coûte que coûte récupérer son argent. The Drop est-il un simple polar, ou une oeuvre maîtrisée du genre ?

Bob est un barman solitaire qui fait son job sans poser de questions, même à propos de l’argent déposé dans son bar chaque jour. Il tient ce bar avec Marv, son cousin, qui à cause de soucis financier a cédé son bar : il porte son nom, mais ce dernier est géré par un gangster. Un soir comme les autres, Bob est Marv se font braquer à la fermeture par deux criminels qui prennent la caisse puis s’enfuient. Chovka, propriétaire des lieux, avec son accent étranger, n’est pas ravi et demande à récupérer son argent à Bob et Marv : ils n’ont que très peu de temps. Alors qu’il marche plus tard, Bob trouve un chiot blessé dans une poubelle. Bob s’empare de l’animal, et fait la rencontre de Nadia : le chien est trouvé dans sa poubelle, mais ce n’est pas elle qui a mis l’animal dedans. Nadia soigne le chiot, et se lie d’amitié avec Bob. Ce dernier demande a Nadia si elle veut bien s’occuper du chien le temps qu’il trouve une solution. Plus tard, alors qu’il a adopté le chiot, un homme du nom d’Eric vient le voir et lui dit qu’il s’agit de son chien et qu’il veut le récupérer, mais Bob refuse étant donnée la maltraitance que ce dernier a infligé à l’animal. Alors, il le menace. Il apprendra plus tard qu’Eric est un ex de Nadia. Le braquage, Eric, Nadia, tout est a eu près lié, et l’issue sera fatale pour certains d’entre eux. Le personnage de Marv est impliqué dans des coups où il prêt à faire mourir Bob en magouillant avec Eric, et ce dernier et même impliqué dans le propre braquage de son bar. En apparences, Bob est un personnage calme, posé, qui a commis par le passé des actes criminels avec Marv, mais c’est assez vague. Puis il y a ce policier un peu trop fouineur, enquêtant sur le braquage. C’est à la fin du film qu’on découvrira le vrai visage de Bob : son passé criminel est dévoilé en grande partie, et les révélations sont surprenantes. Nadia prend peur en découvrant ce qu’est Bob, mais il ne lui veut aucun mal. Sans grande violence, la scène finale restera la plus sanglante, sinon c’est un polar soft sans faire dans l’excès et sans se prendre au sérieux. La mise en scène offre une ambiance fiévreuse, plongeant les spectateurs dans ce polar au coeur de Brooklyn. Chaque personnage cache un secret qui les lie tous, en quelque sorte. Pas de scènes d’actions, la mise en scène dispose d’un rythme lent, mais le récit reste captivant, ce qui tient en haleine le spectateur. Une réalisation pleine de bonnes idées très bien exploitées.

Dennis Lehane, auteur de livre comme « Shutter Island« , signe le scénario de son propre livre. Il y décrit des personnages très intéressants, que ce soit celui de Bob, de Marv, de Nadia ou d’Eric. Bob, personnage solitaire au passé vague qui sera finalement révélé. Puis il y a aussi Nadia, jeune femme au passé douloureux qui semble vouloir tout oublier, mais qui sera rattrapée par son passé. Quant a Marv, on découvre qu’il est toujours un escroc. Des personnages surprenants, passionnants, qui prennent de plus en plus d’intérêt au cours du film. Le récit, quant à lui, prend un chemin plus classique en s’inspirant des films de gangsters, mais en gardant sa personnalité, grâce à la mise en scène de Michel.R.Roskam qui maîtrise son film. Le casting participe à la qualité du film, avec un Tom Hardy au passé sombre, ainsi que son cousin Marv interprété par le regretté James Gandolfini. On notera aussi la prestation de la seule présence féminine, Noomi Rapace, brillante une fois de plus dans le rôle de Nadia. The Drop n’est pas le meilleur film du genre, mais reste un bon exemple, car il y a une grande maîtrise au scénario et à la réalisation, et tout ça suffit largement.

Relecture : David

Bande annonce

Le Cinquième élément de Luc Besson

0

Date de sortie 7 mai 1997 (2h 06min)
De Luc Besson
Avec Bruce Willis, Gary Oldman, Ian Holm, Milla Jovovich, Chris Tucker, Luke Perry, Brion James, Tommy ‘Tiny’ Lister, John Neville…
Genre Science fiction
Nationalité Français
Musique : Eric Serra

Le dernier bon Luc Besson

Synopsis

En 1914, un groupe d’extraterrestres nommés les Mondo-Shawans débarque sur Terre dans un temple égyptien afin de récupérer quatre pierres représentant les quatre éléments de la vie, et de les soustraire à l’arrivée imminente de la Première Guerre mondiale. Ils promettent de les rapporter lorsque le Mal reviendra, dans 300 ans, sachant que l’horreur revient tous les 5 000 ans.En 2263, une énorme planète noire fait son apparition non loin du système solaire, et engloutit un vaisseau spatial de guerre terrien. Les Mondo-Shawans reviennent comme promis, mais leur vaisseau est détruit dans une embuscade et les pierres disparaissent mystérieusement. Sur le site du crash, les équipes de secours retrouvent une main, à partir de laquelle les scientifiques parviennent à reconstituer Leeloo, de son nom complet Leeloominaï Lekatariba Laminatchaï Ekbat De Sebat, qui n’est autre que le « Cinquième Élément », une jeune femme dotée de facultés physiques et mentales supérieures à celles des humains. Alors qu’elle s’enfuit, elle tombe dans un taxi volant conduit par Korben Dallas, un ancien militaire à la retraite.

Ces dernières années, Luc Besson est au coeur d’un procès le qualifiant de ‘plagieur’, ce qui n’est pas faux et que l’on remarque sur certaines de ses oeuvres, notamment dans ses productions. Le réalisateur est de retour cette année à la réalisation de Valérian, que les critiques américaines dégomment déjà. Après Lucy, qui n’est qu’un vomitif cinématographique, le réalisateur va devoir se rattraper pour récupérer quelques fans qui l’ont lâché. On n’oublie pas pour autant les bonnes années Besson, car il y a eu des films cultes, qu’on le veuille ou non. En 1997, le réalisateur livre Le cinquième élément, avec un casting très américain : Bruce Willis est en tête d’affiche. Le film est certes loin d’être parfait, mais recèle de bonnes idées et, à quelques semaines de la sortie de Valérian,, nous revenons sur ce film de S.F qui reste le dernier bon film de sa carrière. Cette année, le film a déjà 20 ans, et il y a donc déjà 20 ans que j’avais pu voir ce film de Besson en salle. J’étais surpris à cette époque, autant par la mise en scène du réalisateur, que par la bande originale d’Eric Serra : même si j’ai vu beaucoup mieux depuis, ce film reste tout de même un plaisir à regarder.

Alors que les filles n’espéraient plus revoir Luke Perry depuis la fin de Beverly Hills, Luc Besson l’engagea pour un petit rôle dans son film : on doit le voir pas plus de dix minutes, mais ce rôle n’aura pas relancé sa carrière pour autant. Dommage pour lui. Heureusement, le comédien n’est pas au coeur de l’intrigue. Le film commence en Egypte, où un homme tente de décrypter un secret. Nous sommes en 1944. C’est alors que des extraterrestres débarquent afin de récupérer quatre pierres qui représentent les quatre éléments de la vie. Ces derniers promettent de revenir dans 300 ans, quand le mal reviendra en même temps. Nous sommes à présent en 2263, et les Mondo-Shawans reviennent, mais hélas, un ennemi les élimine, les tuant tous. Sur les lieux du crash, à partir d’une main qu’ils trouvent, ils reconstituent quelque chose d’inattendu : « Leelo », qui devient le cinquième élément tant convoité. Leelo s’échappe, et atterrit dans le taxi de Korben Dallas, un ancien militaire, qui décide de venir en aide à la jeune femme coûte que coûte. Cependant Zorg, un fou, veut à tous prix les quatre pierres qu’il convoite tant, mais Korben Dallas le devance toujours. Action, humour, tout ce qu’il faut est là ! Et plutôt bien dosé. Bruce Willis joue un chauffeur de taxi, ancien militaire, qui se retrouve avec une séduisante jeune femme qui semble avoir du mal à s’adapter à notre mode de vie. D’ailleurs, l’adaptation de Leelo à notre monde est plutôt comique. Puis surgit un présentateur télé un peu déjanté, Ruby Rhod, qui suit Korben, gagnant d’un jeu. Mais Korben se concentre sur sa mission qui est de protéger Leelo. Ruby Rhod se retrouve au coeur d’une fusillade avec Korden qui durant, tout le long, pousse des cris de femme apeurée, ce qui ne le rend pas très masculin, en plus de sa tenue aussi. On peut également s’arrêter sur le fait que les costumes du film sont pour le moins originaux, et quand on sait que Jean-Paul Gaultier, le célèbre couturier, est derrière tout ça, on comprend mieux. Le film dispose d’une mise en scène simple mais efficace. Nous avons un héros que joue Bruce Willis qui vient en aide à cette jeune femme qui est le cinquième élément dont le destin est de mourir. Pour qu’elle survive, elle et Korben doivent retrouver les quatre pierres avant l’ignoble Zorg. Le méchant du film, d’ailleurs, parlons-en un peu : diablement bien interprété, mais mal développé et très vite expédié, beaucoup trop vite. Un personnage qui aurait mérité un meilleur traitement, et qu’on ne voit que très peu. Le personnage de Ruby Rhod n’apporte pas grand- chose au récit, si ce n’est sa folie, et devient limite insupportable par moment. Le cinquième élément ne reste pas une référence du genre, mais un film où Luc Besson a su porter une certaine maîtrise à ce genre.

 

 

Ce qui est plaisant dans ce film de Luc Besson, c’est cette histoire d’amour entre Korden et Leelo, cette aventure où Korden brave tous les dangers pour la sauver. Mais il y a aussi beaucoup d’humour, et des dialogues assez cultes, ce qui fait aussi le charme du film. Venons-en au scénario du film : ça reste simpliste, le traitement des personnages reste basique, Korben et Leelo restent les plus travaillés, seul le méchant « Zorg » est le moins développé. Même si le scénario reste simple, il reste toutefois intéressant sur de nombreux points. Le personnage de Leelo est plutôt bien développé, et celui de Korden aussi. Son univers inspiré est aussi intéressant : un futur bien développé. Le personnage de Ian Holm jouant le Père Vito Cornélius a aussi de l’intérêt au coeur de ce récit. C’est au personnage de Ruby Rhode, finalement, auquel on ne trouvera que peu d’intérêt : il devient vite insupportable. On voit dans son film que Besson, s’inspire de quelques films de S.F, et que l’univers de son film est surtout inspiré : le réalisateur ne fait pas dans l’extraordinaire, que ce soit dans la réalisation ou dans le scénario, mais cela reste un film S.F divertissant et drôle. A l’affiche, Bruce Willis en héros principal, celui de Korben Dallas, Milla Jovovich en Leelo qui débutait à cette époque sur grand écran. Trop peu présent, Gary Oldman, dans le rôle de Zorg, mais aussi Ian Holm dans le rôle du père Cornélius. Les prestations sont plus que correctes : avec ce casting ce n’est pas étonnant. Même si les effets-spéciaux ont un peu vieilli, le film de Luc Besson est un joyeux divertissement : avec son casting américain, on reconnaît la patte du cinéaste, et la musique d’Eric Serra entre en parfaite harmonie avec l’univers du film. Si vous désirez voir le dernier bon film de Luc Besson, c’est celui-là.

Relecture : David

Bande annonce

 

[TRAILER 2] Justice League de Zack Snyder

0

On l’attendait de pied ferme ce nouveau trailer, lâché au comic-con Ben Affleck présent a démenti les rumeurs comme quoi la Warner le pousserai vers la sortie. On retrouvera bel et bien Ben Affleck en Batman ainsi que pour les suites. Une bande annonce sans Superman…ou presque en effet la dernière partie de ce trailer laisse entrevoir son retour.

[TRAILER] Ready Player One de Steven Spielberg

0

Date de sortie 28 mars 2018
De Steven Spielberg
Avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn …
Genres Science fiction, Action
Nationalité Américain

Synopsis

Alors que la Terre se meurt, un adolescent se lance dans une chasse au trésor. Celle-ci se déroule dans le monde virtuel d’OASIS.

[TRAILER] Stranger Things saison 2

0

L’année dernière Stranger Things avait était un succès, elle sera de retour en octobre le 27 exactement avec une nouvelle intrigue qui reprendra la suite de la saison 1 quand même. On y retrouve Will et ses amis, dans une ambiance un peu plus sombre et horrifique, hâte de voir le résultat pour voir si la qualité sera au rendez-vous.

 

 

[Critique de la rédaction] Okja de Joon-Ho Bong

0

Date de sortie 28 juin 2017 sur Netflix (1h 58min)
De Joon-Ho Bong
Avec Seo-Hyun Ahn, Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal, Paul Dano, Steven Yeun, Lily Collins, Daniel Henshall, Devon Bostick …
Genres Aventure, Science fiction, Drame
Nationalités Sud-Coréen, Américain

Synopsis

Pendant dix années idylliques, la jeune Mija s’est occupée sans relâche d’Okja, un énorme animal au grand cœur, auquel elle a tenu compagnie au beau milieu des montagnes de Corée du Sud. Mais la situation évolue quand une multinationale familiale capture Okja et transporte l’animal jusqu’à New York où Lucy Mirando, la directrice narcissique et égocentrique de l’entreprise, a de grands projets pour le cher ami de la jeune fille.

Sans tactique particulière, mais fixée sur son objectif, Mija se lance dans une véritable mission de sauvetage. Son périple éreintant se complique lorsqu’elle croise la route de différents groupes de capitalistes, démonstrateurs et consommateurs déterminés à s’emparer du destin d’Okja, tandis que la jeune Mija tente de ramener son ami en Corée

L’AVIS DE LIAM 
4,5/5

Il est ironique que le dernier film de Bong Joon-Ho se soit fait remarquer à Cannes de par sa création et donc diffusion sur Netflix. En effet, cela est symptomatique du système de production d’un art de plus en plus tourné vers la rentabilité que vers la qualité. Il devient donc évident en voyant « Okja » qu’aucun major n’aurait pu accepter de le produire et, qu’au vu de la manière dont il tourne son intrigue, il n’aurait pu connaitre les joies d’une sortie sur plusieurs écrans.

 

En effet, il allie aussi bien instants féériques (la relation entre l’héroïne et Okja rappelle les productions Amblin) que cynisme (l’ouverture) et cruauté (l’abattoir). Là où certains polissent pour plaire au plus grand nombre, Joon-Ho se permet de toucher à différents styles pour narrer son conte dans une société où la production est préférable à la création. Voir le réalisateur recréer certaines images des médias ou reprendre les codes de la promotion de certaines entreprises pour mieux les retourner permet de constater qu’il n’a pas succombé au simple niais. Là où il avait offert des exemples de ce que pouvaient être de très bons films de monstres ou de récits post-apocalyptiques, il démontre ce que pourraient (et devraient) être les longs métrages grands publics : des récits utilisant l’imaginaire et le merveilleux pour mettre leur public face aux dérives d’une réalité de la consommation.

Sans chercher à aseptiser une société où l’on oublie les processus de production de notre alimentation, Joon-Ho use de la satire mordante pour taper sur l’utilisation des médias et les agissements des grosses sociétés de manière à toucher un large public sans se l’aliéner. C’est donc quelque chose d’ironique et enrageant de voir qu’ « Okja » ne pourra le faire en passant par les écrans de cinéma au vu de la fébrilité de certains studios et diffuseurs d’offrir une œuvre qui ne caresse pas son spectateur dans le sens du poil et ne rentre pas dans un moule précis. Remercions donc Netflix de laisser une certaine liberté à ses artistes et de nous offrir avec « Okja » un des meilleurs films de l’année.

L’avis de Charles

Mettons de côté la polémique autour du fait que Netflix produise et diffuse sur sa plate-forme Okja. Car ce long-métrage est une nouvelle aventure aux accents internationaux pour le réalisateur Joon-Ho Bong après Snowpiercer en 2013 et encore une fois, comme les coréens savent le faire depuis pas mal d’années, Bong tape dans la réflexion sociétale. Okja raconte l’histoire d’une multinationale lanceant un projet de super cochons, elevés aux quatre coins du monde pendant 10 ans. Le film se concentre principalement sur le cochon nommé Okja élevé en Corée du Sud par Mija et son grand-père.

Ce que j’apprécie avec Okja, c’est qu’il nous propose une lecture multiple sur l’exploitation animale et sa commercialisation, ainsi que la façon de concevoir son mode d’alimentation des animaux par rapport à son approche sur le traitement de bêtes. La petite Mija aime beaucoup jouer avec son gros cochon, elle le nourrit, elle le pouponne, elle court avec. Cependant, le film ne cherche pas à nous interdire de manger des animaux, mais il oriente plutôt la réflexion sur la façon de les traiter, y compris dans les abattoirs. Ceci est simple à voir : Mija n’est pas végétarienne, son plat préféré est le ragout de poulet. Par extension, il est intéressant de constater que chacun se positionnera sur son mode d’alimentation, que l’on soit carnivore, végétarien, végétalien ou vegan (les vrais vegans bien sûr, mais les fake vegans avec des vestes en vrai cuir par exemple).

L’important dans le film est de comprendre qu’il peut exister des façons plus éthiques pour exploiter des animaux. Les super cochons dans Okja subissent les mêmes tortures que beaucoup d’espèces de nos jours en Europe, en Amérique et en Asie (au moins), on en a la preuve grâce a des caméras dans les abattoirs. Côté acteurs, je reste sur ma faim si je puis dire : la jeune Seo-Hyun Ahn interprête très bien Mija, je la trouve très douée pour son âge. Les acteurs occidentaux m’ont un peu déçu, y compris Jake Gyllenhaal. Au final, cela reste un bon film avec un propos amenant à la réflexion sur l’exploitation animale et notre regard sur la commercialisation de celle-ci pouvant amené à des problèmes sanitaires à force d’industrialiser ce commerce.

L’Avis d’Orel

Okja est un conte, en quelque sorte avec un casting cinq étoiles et international qui plus est. Bien plus qu’une simple histoire d’amitié, Okja fait réfléchir sur les conditions animales dans les abattoirs. Un film qui divise, de par sa polémique a Cannes on ne va pas revenir là-dessus tout à déjà été dit…ou presque.  Le réalisateur Sud-Coréen Joon-Ho Bong (Snowpiercer), car oui je n’ai vu que Snowpiercer de lui avant Okja et il faut que je ratrappe tout ça car ce réalisateur m’intrigue de plus en plus. Okja est un cochon imaginaire, mais auquel on s’attache beaucoup malgré ça, lui et d’autres cochons ont étés conçus pour mourir dans quelques années. Le jour ou l’on arrache Okja a cette petite fille, dont le grand père avait la responsablité elle décide de partir a l’aventure pour le récupéré.

Dans le film y’a les gentils et les méchants, des activistes des droits des animaux qui dans leur façon d’agir sont un peu méchant il profite de Mija (la jeune fille) mais l’aide aussi a reprendre Okja. Les méchants sont bien entendu, ceux qui exploitent les animaux avec un rôle qui colle parfaitement a Tilda Swinton et un Jake Gyllenhaal, avec un très mauvais fond. La mise en scène est maîtrisé, et peut faire réfléchir je ne pense pas que le film soit accessible pour tout le monde, car quelques scènes ne seront pas destiné a un jeune public. Netflix est loin d’être le fléau du cinéma, car la production de Okja c’est grâce a eux qu’on le veuille ou non. Car aucune production ne voulais du film, et Netflix a prit le projet en main, si ce n’étais pas le cas nous n’aurions pas eu le droit a ce film fort intéressant et nous aurions eu le droit a une mauvaise distribution si cela avait été en salle, sur Netflix les abonnés peuvent le découvrir et en VO en plus. Certaines salles ont bien voulu son exploitation mais elles sont rares et préfèrent le boycotter.

Du côté casting on retrouve Steven Yeun que nous n’avions plus vu depuis Walking Dead et s’en sors très bien ici, Tilda Swinton excelle en méchante. Jake Gyllenhaal quasi-parfait, car il semble surjoué des fois. Ce qu’on pourra retenir c’est la jeune Seo-Hyun Ahn, qui livre une excellente prestation et livre un personnage très touchant. Au scénario Joon-Ho Bong et Jon Ronson, qui livre des personnages intéressant chacun ayant un but en mal ou en bien, puis en regardant Okja on découvre une belle histoire d’amitié touchante tout en découvrant la maltraitance animale, la scène finale restera assez diffcile et montre une certaine réalité. En tout cas ce film, n’est aucunement là pour faire de la propagande du genre : « ne manger plus de viande, c’est mal » si c’est cela que vous avez compris c’est que vous n’avez rien compris a ce film car ce film c’est du cinéma quoi qu’on en dise et c’est beau.

L’Avis de Pierre

 

Onze ans après The Host et son gros batracien kidnappeur de fillettes, on trépignait à l’idée de découvrir le nouveau monstre de Bong Joon-ho sorti du ventre de Netflix. À l’époque, la fable horrifique avait surpris par sa capacité à faire coexister désir de fiction pure et radiographie de la société sud-coréenne avec une virtuosité et une acuité de petit maître.

Retour à ces affaires-là donc pour Bong avec Okja, dont la teneur politique de l’intrigue ne fait cette fois-ci aucune équivoque : élevé avec amour par une petite orpheline prénommée Mija et son grand-père, Okja, gigantesque cochon génétiquement modifié, est récupéré à des fins marketing par la multinationale d’élevage porcin qui produit, exploite, abat et conditionne ses congénères en saucisses. En résulte un angoissant survival animaliste, entre Elliott le Dragon et Babe, rendu un peu obèse par sa goinfrerie (on y revient), et dont tout l’argument se trouve résumé par la bête elle-même – sorte de Pokémon pachydermique et attachant. Bong ne s’en cache d’ailleurs nullement, puisqu’il baptise son film du nom de l’animal convoité.

Or, intituler un film du nom du monstre, c’est orienter d’emblée tous les projecteurs sur lui : moins ce qu’il permettrait de raconter, comme c’était le cas de The Host dont la créature offrait surtout un détonateur narratif, prétexte à dénuder le corps social, que lui-même, dans son destin de personnage à part entière.

Ceci posé, la principale invention d’Okja, c’est bien sûr sa créature : allégorie parfaitement synthétique de l’exploitation animale sous toutes ses formes, elle est un corps composite ultime. Car Okja n’est pas qu’un cochon géant, c’est toute une partie du règne animal enveloppée dans une même peau : il a la tête de ces rhinocéros blancs à qui l’on a arraché les cornes, l’aptitude amphibie d’un hippopotame, les proportions d’un éléphant, l’apparence générale d’un énorme goret bien charnu, le comportement d’un golden retriever et le funeste destin d’un bœuf.

C’est tous les animaux, menacés, dénigrés (comme le porc) ou appréciés (le meilleur ami de l’homme), fusionnés par la magie de la palette graphique (et il faut saluer la précision de la modélisation). Sauf que ce monstre-là, génétiquement dopé (viande savoureuse, croissance rapide et empreinte carbone minime, vante le personnage de la PDG joué par Tilda Swinton), convoité par l’entreprise à l’origine de sa naissance et idolâtré par un groupuscule animaliste, ce monstre-là, donc, n’est finalement qu’un animal. Tantôt joyeux, apeuré ou abattu au fil d’une aventure qui le verra quitter les montagnes verdoyantes de sa Corée d’adoption pour un abattoir concentrationnaire, le monstre découvre toutes les gammes de l’expérience animale depuis les deux extrêmes que sont l’amitié (du toutou) et la mise à mort.

Le point d’ancrage en passe ici d’un côté par Lucy Mirando, héritière sans scrupule d’un magnat – mais néanmoins convaincue de l’innocence de son projet – tentant de redorer l’image machiavélique de Mirando Corporation, et de l’autre par Mija. Sous couvert d’un storytelling cousu de fil blanc annonçant la découverte d’une nouvelle espèce de cochon au Chili, la communication du groupe dissimule un vaste projet d’élevage intensif de cochons génétiquement modifiés, en réalité créés aux États-Unis.

Pour scénariser le dispositif, l’équipe de la multinationale invente un concours factice : quelques fermiers répartis dans le monde entier sont chargés d’élever pendant dix ans l’un de ces animaux transformés ; avant que la créature ne soit soumise à une compétition puis découpée en morceaux dans l’optique de sa vente et de sa consommation. L’un de ces animaux extraordinaires, celui que Mirando Corporation voit déjà comme l’heureux élu du concours, mène une existence paisible aux côtés de Mija, une orpheline vivant dans les montagnes sud-Coréennes avec son grand-père éleveur.

Lorsqu’une sorte de gonzo-journaliste de Mirando Corp semblable au Hunter S. Thompson vu par Gilliam mais passé du côté obscur – brillant Jake Gyllenhaal, plus effrayant encore que dans Night Call – fait irruption avec son équipe dans la ferme pour tourner une scène d’émission fallacieuse et embarquer la bête, l’histoire d’Okja s’oriente plus ouvertement vers une déconstruction des dérives du capitalisme. De Séoul à New York, Mija part sur les traces d’Okja, et agit comme un révélateur pointant les politiques nauséabondes d’entreprise, le sort abominable réservé aux animaux d’élevage, la bêtise de certains groupes écologistes, et bien entendu les pouvoirs fermant les yeux face à la corruption et profitant des plus démunis.

Deux positions de bête en propre, et pourtant brutalement antinomiques que le film, lucide, se condamne à renvoyer dos à dos. Car c’est moins l’histoire d’un apprentissage – le monstre est d’emblée à sa place d’animal de compagnie, et la fillette, une maîtresse aimante –, qu’un triste constat d’impuissance : en démultipliant intrigues et situations, le scénario manipule Okja comme une grosse peluche corvéable, et le met dans toutes les situations de captivité, d’exploitation, de menace et d’exhibition imaginables.

Lors de la recherche d’Okja puis de la poursuite à travers les rues de Séoul, les déambulations de Mija et de la créature donnent l’impression d’assister à un nouveau Gremlins. Les dégâts occasionnés par leurs mouvements sont en effet une manière de mieux dévoiler défauts et imperfections de la société : l’on pense à l’indifférence de la réceptionniste, au selfie de la jeune femme dans la galerie marchande pendant l’échappée, ou encore aux badauds qui ouvrent la porte aux policiers pour qu’ils atteignent leurs poursuivants. Autant de détails infimes que Bong Joon-ho traite avec un soin tout particulier.

Schématiquement, deux univers s’opposent dans Okja : la nature verdoyante des montagnes – promesse d’une existence harmonieuse admirablement filmée par Darius Khondji, toujours aussi à l’aise pour mêler solaire et mélancolie -, puis les villes étouffantes peuplées d’êtres souvent aliénés. Pourtant, quelques lignes de démarcation échappent parfois au manichéisme.

C’est par exemple le grand-père de Mija qui préfère lui mentir par omission, ou encore le militant écologiste qui profite du rempart de la traduction pour envoyer Okja dans l’enfer des abattoirs Mirando Corporation. Même si Bong Joon-ho avait déjà par le passé développé des brûlots plus frappants que ne le fait Okja, la facilité avec laquelle il s’attarde sur les personnages et les structures d’aliénation qui les enserrent s’avère parfois saisissante.

Beau film de monstre, donc, en ceci qu’il en invente un de toutes pièces pour, comme toujours, tendre un miroir à l’humanité sous l’angle de ses contradictions et de sa vanité. Mais une fois passé l’empilement de registres, le foisonnement hystérique de personnages et l’outrance de cette révolte dérisoire ourdie par les activistes, l’idée la plus surprenant et précieuse du film tient peut-être dans l’épure de son épilogue étrangement apaisé. De retour au calme, dans la demeure isolée du grand-père, Mija savoure la compagnie retrouvée d’Okja après l’avoir tiré de son comestible destin. De toute son espèce, lui seul aura été sauvé.

C’est pourquoi cette fin n’est pas qu’un retour à l’ordre initial et à l’harmonie retrouvée. Elle est chargée du fardeau de la séquence précédente, et lourdement endeuillée de tous ces autres « Okja » sacrifiés sur l’autel de la rentabilité.

À la faveur d’un long plan serré, dans lequel se devine un échange susurré entre le monstre et la petite fille, on comprend que les deux personnages ne sont plus aussi légers et insouciants qu’à l’entame de leur aventure. Et il n’est pas interdit de supposer, dans ce très beau tableau final de repas autour du grand-père, que la marmite qui regorge de légumes ne contient pas de viande.

C’est la beauté labile de cette dernière séquence que rien ne rattache aux deux heures de tapage qui précèdent, et en creux de laquelle, une fois le constat d’impuissance acté contre les forces de l’argent, se lit la repentance symbolique d’un petit foyer où les animaux ne seront plus jamais inquiétés.

Finalement, toute la beauté et la poésie du long-métrage repose sur les liens d’amitié qu’entretiennent Mija et la créature Okja, sorte de cochon géant croisé avec un hippopotame. D’un bout à l’autre du récit, tous les cheminements scénaristiques ne servent d’ailleurs qu’à résorber leur séparation.

Il serait facile de reprocher à ce système son débordement de bons-sentiments, mais de nouveau Bong Joon-ho met en scène l’échec de nos sociétés modernes déshumanisées en ce qu’elles créent systématiquement une rupture dans les aspirations spontanées du vivant. À l’image d’Okja menaçant d’être taillé en pièces, les sentiments et l’affect ne peuvent dans nos espaces aseptisés et optimisés exister dans la continuité. Symptômes de cette contamination latente, les deux jumelles Mirando ou le Docteur Johnny Wilcox apparaissent eux comme des dégénérés.

Constatant des dommages plutôt que cherchant à identifier des remèdes, le cinéaste sud-Coréen plaide néanmoins au bout du compte pour une alimentation végétarienne ou plus raisonnée. Manière d’affirmer qu’il en revient aux consommateurs et donc aux spectateurs de remettre en question certaines de ces dérives. Toute l’intelligence du metteur en scène aura été ici de faire glisser le curseur de la fiction au réel.

Sur le principe, rien ne nous oblige à y souscrire, mais ce retour à l’harmonie du quotidien est traité avec tant de pudeur et de subtilité que c’est tout simplement très beau.

Bande annonce