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Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

Dossier : Saga Alien au délà de la terreur

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Alors que « Alien Covenant » débarque sur nos écrans le 10 mai prochain, ce nouveau dossier cinéma se penche sur la saga culte. On commence avec Alien de Ridley Scott pour finir par le mal-aimé Prometheus. Un dossier qui passe au crible tous les films de la saga, dévoilant quelques petits trucs que vous ne saviez peut-être pas. Un dossier qui, j’espère, sera assez complet, mettant à l’honneur une des saga les plus terrifiantes de l’histoire du cinéma, et dont l’histoire est loin d’être terminée.

Pour commencer il faut savoir qu’Alien est un monument de la science-fiction, le premier surtout, avec une scène d’ouverture magistrale où la caméra nous immerge dans le Nostromo de façon efficace : la caméra s’avance lentement pour nous faire découvrir le vaisseau jusqu’au réveil des passagers. Après cette scène d’ouverture, les acteurs nous sont présenter : ils sont sept au total. A bord de ce vaisseau, pour une mission inconnue, on a Ripley, une femme, personnage principal du film, qui sera par la suite dans les trois films suivants, interprétée par Sigourney Weaver. Elle n’est pas la seule femme, il y a aussi Veronica Cartwright qu’on peut voir dans le film L’invasion des profanateurs. A bord également, un droide, l’Officier Ash, qu’interprète Ian Holm : on ignore qu’il est une machine au début, et il est déjà très étrange. L’ouverture du film nous met rapidement dans l’ambiance en créant quelque chose d’inquiétant. La caméra s’avance doucement, nous faisant découvrir le Nostromo : les portes s’ouvrent devant le spectateur, on peut apercevoir l’équipage en sommeil bio-stase. Un sommeil interrompu par l’ordinateur de bord qui se nomme « Maman », ce dernier ayant capté un message les sortants de leur sommeil plus tôt que prévu. En route pour la terre, l’équipage est contraint d’aller voir d’où vient le signal. Ils décrochent alors la remorque du vaisseau et se rendent sur la planète LV-426.

LE MONSTRE : QUI EST-IL ?

La créature Alien, dit aussi Xénomorphe, a été imaginé par Hans Ruedi Giger, un artiste Suisse. Pour les épisodes suivants, la créature aura évolué : un design assez différent du premier de Ridley Scott. A savoir que dans Alien, le 8éme passager, un acteur campe la créature contrairement aux épisodes suivant, il s’agit de Bolaji Badejo, un Nigérien : il est repéré à Londres où il faisait des études. Après ça, plus de traces de lui jusqu’en 1992, date de son décès. Les effets visuels auront fait le reste, pour donner un aspect plus réel à la créature. Comment est née la créature ? Le commencement se fait par une créature sortant d’un œuf, un face-hugger qui s’agrippe au visage de sa victime pendant des heures pour lui pondre une sorte d’oeuf qui se développera dans son abdomen. Après quelques heures, le Chestburster fait son entrée, qu’on appelle aussi ‘exploseur de poitrine’, qui, au moment de sortir de sa victime, la tue, bien évidemment. Quand il sort de sa victime, il est au stade embryonnaire, puis prend la fuite. La première apparition du face-huger, comme le chestburster, est assez impressionnante : la première fois, rien que ces scènes du film prouvent le génie de la réalisation de Ridley Scott. La terreur et l’horreur est à bord du Nostromo, une créature de 2m 50 prête à tuer qui croisera son chemin. Le design du xénomorphe est très réussi : il est grand, c’est un bipède, et il est doté d’un crâne démesuré (c’est d’ailleurs ça qui le caractérise dans son ensemble).

LE FILM

Sept passagers à bord d’un vaisseau, ça ne peut finir que très mal. Sortis plus tôt que prévu de leur réveil bio-stase, ils ont l’obligation d’aller jeter un oeil sur la planète L-426, car ils ont reçus un signal provenant de là-bas. Aux premiers abords, la planète n’a pas l’air très accueillante, une sorte de vaisseau y est crashé depuis longtemps : ils décident alors d’y pénétrer. Tout est assez surprenant : d’où provient cet engin, et à qui appartenait-il ? Explorant les lieux plus profondément, ils découvrent des œufs, en tous cas, ça ressemble à ça. Les problèmes commencent à partir de là : une sorte de bestiole nommée face-hugger se jette sur le visage d’un des membres de l’équipage, ayant été trop curieux. Un curieux interprété par le regretté John Hurt. En se collant sur son visage, la bestiole lui pond à l’intérieur de l’estomac un futur xénomorphe au développement très rapide. Le cauchemar continuera ensuite, quand le reste de l’équipage se fera tué par la créature. On ne voit que très peu la créature, Ridley Scott mise essentiellement sur l’ambiance du film. L’angoisse du Nostromo, fonctionne parfaitement, la créature peut être n’importe où, ce qui angoisse le spectateur. Alien est un grand classique de la science- fiction et de l’horreur, reconnu dans les plus grands films de Ridley Scott.

Trois scénaristes pour ce film : Dan O’Bannon, Walter Hill et Ronald Shusett, qui ne se contentent pas d’introduire que la créature, car on y découvre des éléments intéressants sur la planète LV-426. Un univers très riche, où chaque personnage et très important : le personnage de Ripley reste emblématique, elle est l’heroine du film. Tous sont bien développés, Ian Holm est incroyable en officier Ash le robot. Le film ne nous révèle rien sur la compagnie Weyland, mais on saura que cette compagnie pour qui travaille l’équipage n’est pas celle qu’ils croient. L’univers Alien reste très large, et il reste beaucoup à explorer, le scénario très riche nous permet de voir une partie de cet univers qui a encore beaucoup à dire. Même si Sigourney Weaver, dans le rôle de Ripley, tient une grande place, on y retrouve aussi Tom Skerritt et le regretté John Hurt. On retiendra aussi Veronica Cartwright, une des rares présences féminines avec Sigourney Weaver. Alien le 8éme passager est bien plus qu’un simple film de S.F, c’est depuis des années une référence.

Souvent, les suites ne font pas recette, mais il y a des exceptions, comme Retour vers le futur par exemple. Aliens le retour fait partie, des suites au cinéma qui cartonnent. Changement de décors, mais pas totalement, ce n’est plus Ridley Scott cette fois-ci mais James Cameron. Du coup, l’ambiance est très différente du précédent volet, surtout quand on connaît James Cameron. Le réalisateur de la saga terminator signe son film Alien à sa façon. Le personnage de Ripley est de retour, différent du premier (même personne bien sûr mais plus endurcie et forte que le premier). Dans ce nouveau volet, pas un seul xénomorphe mais tout un troupeau : faire toujours plus pour James Cameron, c’est aussi ce qu’on peut retenir. N’empêche que le film est terriblement efficace, en met plein les yeux et donne un ton différent a la saga. Le film sort sept ans après le premier film de Ridley Scott, livrant un spectacle jouissif et terrifiant.

Après 57 ans de dérive dans l’espace, Ellen Ripley est secourue par la corporation Weyland-Yutani. Malgré son rapport concernant l’incident survenu sur le Nostromo, elle n’est pas prise au sérieux par les militaires quant à la présence de xénomorphe sur la planète LV-426 où se posa son équipage… Planète où plusieurs familles de colons ont été envoyées en mission de « terraformage ». Après la disparition de ces derniers, Ripley décide d’accompagner une escouade de marines dans leur mission de sauvetage… et d’affronter à nouveau la Bête. Mais il n’y aura pas qu’une bête, mais plusieurs. A leur arrivée sur la planète, plus personne ne semble en vie sauf une survivante qui a réussi à échapper aux créatures, la courageuse Rebecca Newt, une petite fille terrifié par les évènements. Juste avant ça, Ellen était à la dérive dans l’espace depuis 57 ans. Recueillie par la Weyland-Yutani, elle affirme que son équipage a été tué par une créature, mais elle n’est pas prise au sérieux. Pourtant, son aide sera précieuse pour leur prochaine mission, qui consiste à se rendre sur la planète LV-426, habitée par des familles sur une base avec qui ils ont perdu le contact. Sur les lieux, Ellen et les militaires vont vite se rendre compte qu’ils ne sont pas si seuls et qu’ils vont devoir se battre contre une force qui les dépasse.

Dans ce volet, Ellen est plus bad-ass, beaucoup plus même. Cette fois elle est bien mieux armée, et elle fait tout pour protéger Newt du danger. Une petite fille qui lui rappelle sa propre fille, raison pour laquelle elle la protège comme si c’était la sienne. Plus d’action, et le film ne se déroule pas dans un vaisseau contrairement au premier, mais sur la planète, plus précisément sur la base. Ellen et les militaires font face à une horde de xénomorphes prêts à tuer tous ceux qui se trouveront sur leur chemin. Qui dit plus de xénomorphes dit aussi plus de morts, et des races de xéno plus évolué : on y verra même la reine. Une vision totalement différente sur la saga de la part de Cameron : la saga prend un tout autre ton. Le film fut un carton, mais on ne peut s’empêcher de penser au premier film de Ridley Scott. Cameron et Scott ont deux visions différentes du cinéma : Cameron et un brin plus bad-ass alors que Scott lui fait un cinéma plus posé. Leur mise en scène est bien différente : Ridley Scott pose les bases de la saga et Cameron, par la suite, fait dans l’action. Cameron continue dans l’action après Terminator, et livre sa vision de Alien.

Rien qu’avec le scénario, la vision de Alien version Cameron est visible dans ce scénario écrit par le réalisateur lui-même, mais également accompagné de Walter Hill et David Giler. Ils respectent dans les grandes lignes, tout de même, les éléments principaux du premier film, en introduisant le personnage de Ripley mais aussi l’histoire qu’elle relate, ainsi que la planète et le vaisseau des ingénieurs. Le reste du film prend un autre tournant : Ripley est différente, les scénaristes en font une femme plus forte. Contrairement au premier film où Scott ne nous montrait que très peu la créature (car l’ambiance faisait le charme du film), James Cameron ne joue pas forcément sur l’ambiance (mais bon ce n’est son objectif principal) et n’hésite pas à introduire une horde de xénomorphes, livrant un film avec son lot de scènes cultes. Le long métrage possède un scénario travaillé avec des personnages très bien développées. Au casting, on retrouve Sigourney Weaver dans le rôle de Ripley, mais aussi Michael Biehn le caporal Hicks ainsi que le regretté Bill Paxton. Egalement Paul Reiser qui joue Burke un salopard d’avocat, mais aussi Lance Henriksen dans le rôle de Bishop le droide. Le film de James Cameron reste une référence de pur film d’action S.F, où le réalisateur a su donner à la saga un regard différent.

Le réalisateur considère Alien 3 comme un film hors de sa filmographie, tellement il a rencontré des problèmes divers avec la production. James Cameron en a même voulu à David Fincher d’avoir brisé la relation Ripley/Hick/Newt que le réalisateur avait écrit à la fin de son film. En effet, Newt et Hicks sont morts dans le film, et Ripley est la seule survivante. Il y eut plusieurs versions du scénario envisagé, où même un film centré sur Hicks fut envisagé. Plusieurs versions furent imaginées, et finalement, ce fut celle que nous connaissons qui fut choisie par les mêmes scénaristes que le deuxième opus. C’est d’ailleurs à eux que Cameron aurait dû en vouloir. Dans ce troisième opus de la saga, le vaisseau où était plongé dans un sommeil Ripley, Hicks et Newt est victime d’un incendie dû a du sang acide qu’un face-hugger sortit de son oeuf. Un oeuf déposé sans doute par la reine Alien, à la fin du deuxième film. Le début nous montre ainsi pourquoi Ripley est la seule survivante.

Ainsi, Ripley se retrouve seule survivante, Newt est décédé noyé dans son cryotube et Hicks empalé par des débris de l’explosion. Ellen, quant à elle, n’est pas encore morte mais un face-hugger s’est collé à son visage durant l’accident et lui a pondu un alien. Et pourtant ce ne sera pas celui qu’elle a en elle qui attaquera l’équipage, mais une créature sortie d’un boeuf. Un boeuf qui aura sans doute été en contact avec face-hugger, on ne sait comment d’ailleurs car rien n’est dit à ce sujet. Ce qui est frustrant dans ce nouvel opus, c’est de ne plus avoir Hicks et Newt, qui étaient des personnages très importants et qui auraient pu avoir un développement super intéressant. Fincher, comme les autres, a son propre style : l’intrigue se déroule sur un pénitencier cette fois-ci, où le but de son film est de faire le plus de victimes possible. Ellen est la seule femme à bord parmi tous ces hommes qui cherchent à copuler car ils sont très en manque. Ripley va se lier d’amitié avec le médecin du pénitencier, le Dr Clemens avec qui elle couchera. La créature est différente, des autres films du moins, lorsqu’elle naît. Cette dernière se déplace à quatre pattes, et contrairement à celle des autres films, à sa naissance, elle est déjà grande. L’action du film se situe précisément sur la planète Fiorina 16 où est installé un pénitencier de haute sécurité. Pour revenir à la naissance de la créature, il existe plusieurs versions, la version cinéma où la créature sort d’un chien (Un rottweiler), puis d’un bovin dans la version longue, et je prends la version longue en compte car c’est la dernière version que j’ai visionné. Avec David Fincher derrière la caméra, c’est étonnant mais il y a bien des erreurs ne le mettant pas vraiment en cause pourtant, comme les incohérences sur la naissance du xénomorphe dans la nouvelle version ce qui n’est pas vraiment grave.

Tous les fans le savent, ce film fut un calvaire pour David Fincher, son premier film où il a à peine trente ans, le scénario fut réécrit a la dernière minute. Puis à la post-production, David Fincher fut viré. Il y a de grosses différences entre la version cinéma et la version longue, comme la scène finale par exemple : sur les deux versions, Ripley se suicide, dans la version cinéma on voit l’alien sortir de son ventre (elle le tient entre ses mains pour qu’il meurre avec elle), alors que dans la version longue, on la filme juste se suicidant sans qu’un alien ne lui sorte de l’estomac. Après, c’est à chacun de décider la version qu’il préfère, mais c’est l’épisode de la saga qui a causé le plus de soucis. L’ambiance change aussi dans ce nouvel opus, après le volet action S.F de James Cameron, ici il y a de l’action mais beaucoup moins, on est un peu plus dans l’esprit du premier, sans être à la hauteur de ce dernier. Pas de gros fusils qui déglinguent tout, juste des détenus et gardiens faces à un monstre sanguinaire. Les attaques sont espacées, et puis, à la fin, ça part dans tous les sens. Tous les derniers mourront avec une impression que le film est bâclé tellement le montage est bordélique. Le film n’est pas mauvais, mais reste foutoir : on voit que le film a été retouché et c’est dommage, car si la Fox avait foutu la paix a Fincher, on aurait eu le droit à un film sans doutes très réussi.

Les scénaristes Walter Hill et David Giler écrivent le film tout comme le deuxième, accompagnés en plus de Larry Ferguson. Un travail compliqué, car il y a eu des changements suite à un désaccord entre David Fincher et la Fox. Je ne sais pas trop quoi penser du scénario, car il y a de bonnes idées sur les deux versions, et des mauvaises aussi sur les deux. Le film reste correct sinon, son ambiance fonctionne bien, ça reste un film de S.F respectable parmi des divers problèmes. Sigourney Weaver sera la seule de retour au casting dans cette suite où elle est aussi productrice pour la première fois. Ripley est différente, mais reste une femme endurcie, qui apprendra plus tard qu’elle porte un Alien en elle. Egalement à l’écran, Charles Dance dans le rôle du Dr Clemens, Paul McGann, Brian Glover ou encore Lance Henriksen. Malgré ses nombreuses erreurs, Alien 3 reste un film de S.F efficace qui fait toujours plaisir à voir.

Quand un Français se mets à la réalisation d’une franchise comme Alien c’est la classe quand même. Quatrième volet de franchise, Alien la résurrection se déroule 200 ans après le troisième opus de David Fincher. Des généticiens de la station Auriga ressucitent Ripley en croisant son ADN avec celui d’un alien. Ce n’est plus vraiment la Ripley des films précédents, mais un clone d’elle. Elle a les capacités d’un xénomorphe, et se sent proche d’eux, elle a du sang acide, qui coule dans ses veines, et même une force surhumaine. Le choix de Jean-Pierre Jeunet est une très bonne chose pour la saga : il reste le moins bon des 4 mais est un bon film de S.F. De plus, la patte de Jean-Pierre Jeunet est facilement reconnaissable dans sa façon de filmer, mais aussi dans cette photographie jaunâtre, qu’on voit dans ses films, un peu moins ici, mais quand même on l’aperçoit dans certaines scènes. Dans son film, Jeunet inclut aussi pas mal d’humour plus que dans les précédents films, comme la scène où le commandant doit faire sentir son haleine a un appareil pour pouvoir rentrer dans une pièce sécurisée. On n’aurait jamais vu une scène pareille dans les précédents opus. Et il y a aussi cette façon de filmer vraiment de prêt les personnages. Jean-Pierre Jeunet a la liberté donc de pouvoir mettre sa patte dans cette franchise assez fragile, surtout depuis le troisième opus.

Ce n’est plus la Ripley que nous connaissions dans les trois précédents films, c’est un clone d’elle beaucoup plus forte, c’est une autre femme, mais qui a des sentiments quand même. Elle a été conçue par des généticiens sur la station Auriga, avec son ADN et celui d’un Alien : un hugger-face s’est collé sur son visage pour mettre un Alien au monde. Une fois le xénomorphe sorti, ils décident de la garder en vie. C’est alors que plus tard, un vaisseau rejoint la station Auriga. Débarquent alors des mercenaires et des brutes, dont une jeune femme, Call, avec qui Ripley va se lier d’amitié. Les mercenaires sont ici pour descendre l’équipage de l’Auriga, ce qu’ils font. Seulement une dizaine de Xénomorphes sont en liberté, et ce sont surtout eux qui déciment l’équipage. Le massacre recommence donc, avec des scènes bien gores même, quelques unes avec de l’humour. Chaque volet de la saga alien a sa propre identité, mais le quatrième est sans doutes celui qui se démarque encore plus des autres. Comme chaque film de la saga, cet épisode a le droit à sa version longue et à une fin différente de la fin originale. La mise en scène de Jeunet séduit beaucoup, car il met sa touche, ce qui fait vraiment plaisir. Le film est sorti en 1997, la même année que Titanic. Pour ce quatrième volet, la Fox a choisi Joss Whedon pour le scénario. Plusieurs scripts furent imaginés, comme un retour de Newt en clone, et finalement c’est Ripley qui revient. Un scénario plutôt bien écrit, et que gère Jeunet dans sa réalisation. Joss Whedon s’applique à faire de Ripley un tout autre personnage, elle pourrait même paraître inquiétante aux premiers abords, mais ce révèle plus humaine que les généticiens du centre.

Joss Whedon est un scénariste de talent : depuis, le bonhomme a parcouru du chemin, le créateur de la série à succès Buffy contre les vampires a réalisé les deux premiers films Avengers pour Marvel. C’est donc bien avant Avengers qu’il bosse sur le scénario de « Alien la Résurrection ». Tout collera au style visuel de Jean-Pierre Jeunet et c’est tout ce qu’on demande. On voit déjà que, dans cette écriture, c’est un sacrée tournant que prend la saga. Après un premier volet angoissant, un deuxième d’action pure et un troisième oppressant, il est assez difficile de cataloguer cet épisode. Il inclut un peu plus d’humour, tout en étant un peu bad-ass avec quelques effets gores, et puis Jeunet a son style, ce qui colle parfaitement a cet épisode de la franchise. L’idée du retour de Ripley sous forme de clone peut paraître un peu farfelue, vu le destin funeste qu’elle a connu dans le film précédent, mais on fera l’impasse dessus. Sigourney Weaver reprend son rôle de Ripley, d’une façon différente. C’est Ellen sans être vraiment elle. Elle n’est pas la seule présence féminine puisque Winona Ryder l’accompagne dans le rôle du robot de cet épisode, et on apprend bien plus tard qu’elle en est un. Ron Perlman aussi complète ce casting, toujours aussi bad-ass, un plaisir ! Le plus étonnant reste Dominique Pinon, le comédien Français, acteur fétiche de Jean-Pierre Jeunet qui se voit offrir un rôle important dans le film, tout de même. Dans cette version longue, à la différence de la version cinéma, on voit le vaisseau posé sur terre dans la ville de Paris (post-apocalyptique), ou Ridley et Call attendant les militaires en se posant des questions sur la suite des évènements. Après ça, nombreux sont les fans à attendre une suite, mais finalement il faudra attendre 10 ans pour avoir des nouvelles ou presque avec un préquel dont je vais parler dans la suite de ce dossier.

Le film le plus mal aimé de 2012. Pourquoi ? Pour de nombreuses raisons. Je ne vous cache pas que, pour ma part, je ne déteste pas ce film. Je reconnais les défauts, c’est certain, mais je trouve que l’on crache un peu trop facilement dessus. Bon ok, Papy Scott déconne, depuis quelques années il traverse une période pas facile : la mort de son frère (Tony) n’y est certainement pas pour rien. En tout cas, le réalisateur n’en avait pas terminé avec l’univers de Alien. Cette fois-ci, Ridley Scott livre un préquel se déroulant avant Alien le huitième passager. Comment tout à commencé ? Tout n’est pas dévoilé, car plusieurs films sont envisagés pour tout révéler comme cette année avec Alien Covenant. Prometheus ne fut pas forcément un échec, mais un échec critique dirons-nous, car il fut descendu par la critique de toutes parts. Ses films précédents (Robin des bois par exemple), n’ont pas été des succès aussi, mais ça ne le décourage pas pour autant. Sorti pas si longtemps après, il y eut Cartel, qui fut aussi descendu et qui pourtant était loin d’être mauvais, malgré ses longueurs. Comme si, depuis Prometheus, papy Scott avait une malédiction : ses fans ne lui pardonnent pas Prometheus et semblent vouloir détester tout ce qu’il fait volontairement, mais ce n’est pas le cas dites-moi ? Depuis, le réalisateur a pu remonter dans l’estime de certain avec Seul sur mars, avec Matt Damon, qui ne fut pas un bide, et fut bien accueilli : ses fans lui ont-ils pardonné ? Mais que c’est-il donc passé avec Prometheus ?

Dans le film, il y a du bon et du mauvais. Oui, beaucoup diront que c’est du mauvais, il faut dire que le réalisateur déconne, mais pas que lui : les scénaristes aussi. Parce que, même si on aime le film, on ne peut nier les erreurs que le film comporte, que ce soit les incohérences ou certaines situations assez ahurissantes. Bon, déjà, de quoi parle ce retour aux sources ? Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend. Le film démarre en Ecosse, où des explorateurs font une découverte sur les créateurs de la race humaine. Ils décident de voyager quelque années à leurs rencontre, car les inscriptions sur les murs semblent les inviter à venir les voir sur une planète. Mais même avant ça, on sait comment nous avons était créés : des ingénieurs avalent une sorte de liquide noir et en meurent : leurs cellules se liquéfient et se dispersent dans l’eau : ainsi, l’humain fit son apparition. Plongé dans un sommeil durant deux ans, l’équipage du Prometheus se réveille. David, l’andoide, est le seul à ne pas dormir. Quelques jours plus tard, ils débarquent sur la planète pour y découvrir les secrets qu’elle renferme. Ils découvrent une sorte de pyramide avec une tête de mort au sommet, et à l’intérieur des secrets sur les ingénieurs leur sont révélés, mais pas tout … ces derniers ont fuit. Puis il y a ce qui ressemble à un temple, avec la sculpture d’une tête géante et, au sol, des objets contenant un liquide noir. Plus tard, David s’emparera de ce liquide, et contaminera Holloway qui, en couchant avec Shaw va la mettre enceinte d’une chose qui est loin d’être humaine.

Qu’est-ce qui ne va pas dans le film ? Les incohérences qui finalement remettent de nombreuses choses en question, mais il y a aussi les personnages du film maladroitement écrits qui passent pour des idiots. La scène du crash du vaisseau des ingénieurs est certes spectaculaire, mais lors de son crash, Shaw et Vickers avaient la possibilité de fuir sur les côtés, alors que ce dernier roulait mais elle continue à fuir devant. Shaw qui est un peu moins bête que Vickers, se retirera sur le côté au dernier moment tandis que l’autre se fera bêtement écrasé par le vaisseau alors que cela aurait pu être évité (mais il fallait un mort). En plus de cette scène, nous avons deux idiots dans cette grotte faces une créature inconnue, un des deux tend sa main comme s’il s’agissait d’un gentil toutou. Dans un cas comme celui-là, tu ne tends pas ta main, surtout devant un truc hideux comme ça qui a l’air menaçant… Alors bien évidemment, ça finira mal pour eux, mais ce n’est pas étonnant. Cette première scène, quelque peu terrifiante, nous montre déjà que ces deux gars sont stupides. Le personnage de David est un robot, mais quel est son but ? Contaminer Holloway n’était pas le but qu’il avait en venant ici, et Shaw n’est même pas courant que c’est à cause de lui que son petit ami succombera. Pourquoi cette substance l’a tué, et a mise Shaw enceinte ? Des questions qu’on ne se pose pas forcément tout de suite, mais qui nous titillent plus tard. C’est vrai quoi ! On remarquera aussi, dans cette caverne ou grotte, comme vous voudrez, qu’un xénomorphe est sculpté. Mais pourquoi ? Ils ne sont pas censé exister encore ! Cela fait donc parti des incohérences du film, mais malgré toutes ces erreurs, il y a bonnes choses.

 

On ne peut nier que le visuel de ce film est le plus réussi, avec des plans d’une beauté a couper le souffle, et cela dès le début du film avec la scène de l’ingénieur. Une scène très impressionnante est celle de la césarienne, qui retourne et qui reste sacrément mémorable grâce à la mise en scène que maîtrise à ce moment précis Ridley Scott. On se demande comment une femme qui a subi une telle opération marche aussi vite, même avec des piqûres anti-douleur. Bon il y a un truc aussi, qui vient juste après la césarienne et qui ne va pas : Peter Weyland était donc à bord depuis le début et personne n’avait rien vu ? Ca paraît un peu bizarre. Donc oui, il y a des erreurs, trop grosses pour certaines pour passer inaperçues. Malgré tout ça, ce film se regarde avec un certain plaisir, car la beauté visuelle est présente mais aussi pour de bonnes idées de mise en scène très appréciables. Si Weyland est à bord du vaisseau, c’est parce que ce dernier pense que les ingénieurs tiennent le secret de la vie éternelle. Comme ce dernier est en train de mourir, s’il y a des maladresses dans le scénario, le sujet abordé n’est en fait pas si bête que ça. Le scénario de Damon Lindlof, Jon Spaiths et Ridley Scott, c’est donc la première fois que le réalisateur participe à l’écriture d’un épisode de la saga. Ce n’est pas surtout de lui que viennent les mauvaises idées, mais de Damon Lindelof qui a mis un beau bordel, il faut dire. Bon on ne va pas revenir sur les erreurs commises, mais elles restent présentes. Le casting est loin d’être mauvais pourtant : Noomi Rapace, Charlize Theron, Idris Elba et Logan Marshall-Green. Leurs personnages, mal écrits, hélas, descendent la qualité de leurs prestations. En 2012, lors de la sortie du film, le réalisateur promet un des meilleurs de S.F., mais ce n’est pas le cas, on est loin du monument du premier Alien, d’une qualité nettement supérieure. Le film est beau et divertissant, mais difficile à apprécier, pour beaucoup, à cause des erreurs.

Alien Covenant est la suite de Prometheus, sorti en 2012, cinq ans d’attente pour avoir enfin la suite tant attendue. Toujours Ridley Scott derrière la caméra, avec des nouveaux scénaristes qui, espéront le, feront un meilleur boulot. Cette fois, nous sommes à bord du vaisseau Covenant, ou l’équipage se rend sur une planète, à la recherche de réponses. A bord du Covenant Daniels, le capitaine Branson, Tenneessee, Christopher Oram, Walter l’androide et encore quelques autres. Depuis décembre les bandes annonces arrivent, ainsi que des vidéos virales (passages non présents dans le film). La première bande annonce avait déjà fait une forte impression, on voyait juste à la fin un xénomorphe.

C’est avec la deuxième bande annonce que nous verrons très bien la créature, quelque chose de féroce. Nous verrons les premiers Aliens, avec des petites nouveautés, car certains d’entre eux sortiront du dos de leurs victimes. Toujours la présence des Hugger-face, qui feront de nouvelles victimes pour notre plus grande joie. Ce film doit répondre en principe aux questions restées en suspens dans Prometheus, ainsi on saura ce que sont devenus Elisabeth et David. Des flash-back devraient nous l’apprendre : David serait toujours en vie, et même plus dangereux qu’on ne le pense. Beaucoup de choses circulent sur internet, avec pas mal d’infos, mais mieux vaut rester à l’écart, car sinon, plus de surprises et ça serait dommage !

Il était urgent de changer les scénaristes de la saga. Cette fois-ci John Logan et Dante Harper signent le scénario en collaboration avec Jack Palgen et Michael Green. Le film a l’air de proposer du nouveau, en incluant des nouveaux xénomorphes qui seront en réalité les premières races, avant que Ripley ne les rencontre. Le film surfera sur l’angoisse du premier, mais également sur le côté bad-ass du deuxième, ce qui pourrais faire un savoureux mélange. Après Alien Covenant, Ridley Scott n’en aura pas fini avec la saga même s’il prendra un peu de repos en se focalisant sur un autre genre : il prévoit encore pas mal de suites qui conduiront, pour finir, au huitième passager.

En ce qui concerne Alien de Neil Blomkamp, ce dernier semble mettre le projet en stand-by, mais ce n’est pas perdu car il compte le faire quand même, cette fois il ne compte pas zapper le troisième et quatrième film comme il l’avait déclaré au début. Un projet qui n’est donc pas prêt de voir le jour, repoussé maintes fois, car Ridley Scott veut la main sur la saga pour le moment. Alien Covenant en salle le 10 Mai 2017.

Ce dossier Alien est donc terminé, en espérant que vous avez aimé la lecture de ce dernier, qui se concentre sur l’une des plus grandes saga de S.F.

Manchester by the Sea de Kenneth Lonergan

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Date de sortie 14 décembre 2016 (2h 18min)
De Kenneth Lonergan
Avec Casey Affleck, Michelle Williams, Kyle Chandler, Lucas Hedges, Gretchen Mol, C.J. Wilson, Ben O’Brien, Richard Donelly …
Genre Drame
Nationalité Américain
Musique : Lesley Barber


Casey Affleck en deuil

Synopsis

MANCHESTER BY THE SEA nous raconte l’histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe (Kyle Chandler), Lee (Casey Affleck) est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick (Lucas Hedges). Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi (Michelle Williams) et de la communauté où il est né et a grandi.

Après l’ennuyeux « Margaret » en 2011 le réalisateur Kenneth Lonergan revient avec un nouveau long métrage sur le deuil. En tête d’affiche Casey Affleck, qui joue Lee Chandler un homme qui vit à Boston et doit revenir dans sa vie natale pour la sépulture de son frère. Vu la durée du film, et le sujet, on aurait pu craindre que le film soit ennuyeux comme son précédent long métrage. Il n’en est rien, Kenneth Lonergan pour son troisième long métrage seulement, livre un film touchant sur le deuil d’une famille. Le film nous permet aussi, de connaître le passé douloureux de Lee.

Lee vit à Boston, il rend les services à la personne en réparant la plomberie ou divers petits travaux. Puis il reçoit un coup de fil, lui apprenant que son frère Joe est décédé d’une maladie cardiaque qui lui a été fatale, il est contraint alors de se rendre dans sa ville natale pour s’occuper des funérailles. Cette ville lui rappelle des souvenirs douloureux de son passé .En effet à travers des flash-back ,on apprend pourquoi il a quitté la petite ville de Manchester. Sa maison a brûlé, lui enlevant ses trois enfants ,et sa femme ne lui a jamais pardonné. Un accident dû à une bûche de la cheminée, brûlant la maison. La scène est très poignante, quand on voit les parents en plein désarroi ,ne pouvant rien faire face à la maison en feu. On y voit son frère avant son décès qui l’épaule dans cette douloureuse épreuve. A présent Lee doit s’occuper de tout, ainsi de son neveu Patrick un ado, qui doit surmonter le décès de son père. On voit que Lee, même si ce n’est que temporaire a vraiment du mal à vivre dans cette ville.Il cherche à se battre dans un bar comme à Boston , perd le contrôle souvent de la situation. Il doit aussi devenir tuteur de son neveu, ce qui ne l’enchante pas vraiment. Son retour dans cette ville commence à devenir trop difficile pour lui au fur et à mesure. Kenneth Lonergan à travers sa caméra, nous fait découvrir Lee , un homme détruit et devenu associable, suite un tragique accident de son passé. La mise en scène, est poignante et la scène où Lee perd ses enfants ,donne des frissons.Le réalisateur nous immerge parfaitement dans ce drame familial plus que tragique. Beaucoup de scènes émouvantes, et des plans magnifiques. Le sujet est très bien abordé, sans tomber dans les clichès habituels. Une mise en scène majestueuse que Kenneth Lonergan, maîtrise vraiment.

Considéré comme un chef d’oeuvre, même si ce n’est pas le cas, le film a raflé pas mal de récompenses comme les Oscars : meilleur acteur pour Casey Affleck et meilleur scénario pour Kenneth Lonergan. Des récompenses également au BAFTA où il reçut les même prix. Deux prix grandement mérités, tout d’abord dans son scénario, où le sujet est très bien abordé sans faire dans le » ultra-larmoyant », le personnage de Lee est très touchant. On le voit gérer avec difficulté les formalités, puis ainsi aussi gérer son neveu, pas si dur que ça ,mais doit le soutenir. Un scénario appliqué, où le sujet est habilement traîté. Au casting Casey Affleck a le rôle principal, ses récompenses sont méritées.Egalement à l’affiche ,Kyle Chandler et Michelle Williams, des prestations vraiment grandioses dans un sujet où les comédiens s’en sortent très bien. En conclusion sans être forcément un chef d’oeuvre, Manchester by the sea, est un film admirable dans sa réalisation et son écriture, et reste un très bon film.

Détails du Blu-Ray

Acteurs : Casey Affleck, Michelle Williams, Kyle Chandler, Lucas Hedges, Gretchen Mol
Réalisateurs : Kenneth Lonergan
Format : Couleur
Audio : Russe (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
Sous-titres : Allemand, Mandarin, Hindi, Néerlandais, Français, Espagnol, Arabe, Italien, Russe
Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
Région : Toutes les régions
Rapport de forme : 1.85:1
Nombre de disques : 1
Studio : Universal Pictures France
Date de sortie du BR & DVD : 25 avril 2017
Durée : 137 minutes

Bande annonce

[Sortie Blu-Ray] Premier Contact

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Détails du Blu-Ray

Acteurs : Amy Adams, Jeremy Renner, Forest Whitaker, Michael Stuhlbarg
Réalisateurs : Denis Villeneuve
Audio : Italien (DTS-HD 5.1), Anglais (DTS-HD 7.1), Français (DTS-HD 5.1)
Sous-titres : Italien, Néerlandais, Anglais, Français, Arabe
Région : Toutes les régions
Rapport de forme : 2.39:1
Nombre de disques : 1
Studio : Sony Pictures
Date de sortie du Blu-Ray & DVD : 12 avril 2017
Durée : 116 minutes

La critique du film

Festival de Cannes 2017 : Les Nominations

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Le 70ème Festival de Cannes se tiendra du 17 au 28 Mai prochain, et la liste des nominations est là ! Cette année il y’a du beau monde, comme chaque année des découvertes inéterssante. Un évènement que suit de près, notre site car il y’a des jolies pépites en compétition et des découvertes chaque année. En compétition pour cette édition dix-huit films, et quatre productions Française. Les films Netflix sont également a l’honneur, surtout pour les Coréens : Hong Sang-soo et Bong Joon-ho pour les films Radiance, The Day after et Okja que Netflix place en compétition. Les séries aussi, pointe leur nez comme la troisième saison de Twin Peaks, ou seront projetés deux épisodes. Michael Haneke fait du jamais vu, avec le film Happy-end un film sur les migrants de Calais, de belle surprises sont donc a prévoir cette année encore. Pedro Almodovar sera le président, de cette 70ème édition.

Ci-dessous la liste des nominations

La sélection officielle cannoise:

Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin (ouverture, hors compétition)
The Meyerowitz Stories, de Noah Baumbach
Okja, de Bong Joon-ho
Aus Dem Nichts (In The Fade), de Fatih Akin
120 Battements par minute, de Robin Campillo
The Beguiled, de Sofia Coppola
Rodin, de Jacques Doillon
Happy End, de Michael Haneke
Wonderstruck, de Todd Haynes
Le Redoutable, de Michel Hazanavicius
Geu-Hu (The Day After), de Hong Sang-soo
Hikari (Radiance), de Naomi Kawase
The Killing Of A Sacred Deer (La Mise à mort du cerf sacré), de Yorgos Lanthimos
A Gentle Creature, de Sergei Loznitsa
Jupiter’s Moon, de Kornél Mundruczó
L’Amant double, de François Ozon
You Were Never Really Here, de Lynne Ramsay
Good Time, de Benny Safdie & Josh Safdie
Nelyubov (Loveless), d’Andrey Zvyagintsev


Un certain regard

Après la Guerre (After The War), de Annarita Zambrano
Wind River, de Taylor Sheridan
Jeune Femme, de Léonor Serraille
En Attendant Les Hirondelles (The Nature Of Time) de Karim Moussaoui
Lerd (Dregs), de Mohammad Rasoulof
Posoki (Directions), de Stephan Komandarev
Out, de Gyorgy Kristof
Western, de Valeska Grisebach
Fortunata (Lucky), de Sergio Castellitto
Las Hijas, de Abril (Les Filles d’Avril / April’s Daughter), de Michel Franco
L’Atelier, de Laurent Cantet
Tesnota (Etroitesse / Closeness), de Kantemir Balago
Aala Kaf Ifrit (La Belle et la Meute / Beauty and the Dogs), de Kaouther Ben Hania
La Fiancée du désert, de Cecilia Atan et Valeria Pivato
Barbara, de Mathieu Amalric


Hors compétition

Visages, d’Agnès Varda et JR
How to Talk to Girls at Parties, de John Cameron Mitchell
Mugen Non Jûnin (Blade of the Immortal), de Takashi Miike

Séances spéciales et séances de minuit

Prayer Before Dawn, de Jean-Stéphane Sauvaire
Ak-Nyeo (The Villainess), de Jung Byung-gil
Bulhandang (The Merciless), de Byun Sung-hyun
Demons In Paradise, de Jude Ratman
Sea Sorrow, de Vanessa Redgrave
Napalm, de Claude Lanzmann
Promised Land, d’Eugene Jarecki
Claire’s Camera, de Hong Sang-soo
They, d’Anahita Ghazvinizadeh
Une suite qui dérange, de Bonni Cohen et Jon Shenk
Douze Jours, de Raymond Depardon

A24 Présente : It Comes At Night

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Date de sortie 21 juin 2017
De Trey Edward Shults
Avec Joel Edgerton, Riley Keough, Christopher Abbott …
Genres Epouvante-horreur, Thriller
Nationalité Américain

Le studio A24 spécialiste dans les films horrifique, livre sa nouvelle oeuvre « It comes at Night », après le très réussi Monster de Bryan Bertino un film de monstre efficace en huis-clos. Pour ce film horrifique le réalisateur « Trey Edward Shults », signe un trailer très mystérieux avec une ambiance qui semble terrifiante avec Joel Egerton dans le rôle principal qu’on retrouvera avec joie.

Synopsis

Un père est prêt à tout pour protéger sa famille d’une présence malveillante qui rôde autour de leur maison.

Papa ou maman 2 de Martin Bourboulon

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Date de sortie 7 décembre 2016 (1h 26min)
De Martin Bourboulon
Avec Laurent Lafitte, Marina Foïs, Alexandre Desrousseaux, Anna Lemarchand, Achille Potier, Louise Saignes, Alice Saignes, Michaël Abiteboul …
Genre Comédie
Nationalité Français

La guerre des parents deuxième round

Synopsis

Deux ans ont passé. Après avoir raté leur séparation, les Leroy semblent parfaitement réussir leur divorce. Mais l’apparition de deux nouveaux amoureux dans la vie de Vincent et de Florence va mettre le feu aux poudres. Le match entre les ex-époux reprend.

La sortie en Blu-Ray de Papa et maman 2 est l’occasion de voir ou revoir une des rares comédies françaises qui fait encore son effet. En 2015, Martin Bourboulon sortait le premier Papa ou Maman, dans lequel un couple au bord du divorce se livrait à une guerre sans merci pour se partager équitablement la garde de leurs enfants. Le film était une franche réussite, une des comédies que l’on aime découvrir avec plaisir. Sans faire dans l’extraordinaire, le réalisateur livrait un couple complètement dingue en pleine guerre avec des scènes inoubliables. Pour Martin Bourboulon, le succès du premier film lui donne le droit d’en faire une suite, moins jouissive que le premier, mais le film reste tout de même très drôle sur de nombreuses scènes où l’on retrouve la folie de ce couple pas comme les autres.

Vincent et Florence sont divorcés, et on un jeune bébé de 15 mois, car avant leur divorce, une coucherie leur a offert un autre enfant. Tous deux vivent dans des maisons différentes, qui se trouvent l’une en face de l’autre, ce qui est assez pratique pour la garde alternée des enfants. Il y a du changement, car Vincent vit avec Benedicte, et Florence vient de rencontrer Edouard. Les enfants n’aiment guère les conjoints de leurs parents, et vont le leur faire savoir en échafaudant un plan pour que leurs parents se remettent ensemble. Tout va très vite dégénérer, et une nouvelle guerre est déclarée. Vincent ne supporte pas Edouard, le nouveau petit-ami de son ex- femme, car ce dernier et presque trop parfait. Leurs conjoints subissent, leurs brimades et se retrouvent au coeur de cette guerre. Alors que les parents de Florence doivent se remarier, l’ex-couple décide de faire croire qu’ils se sont remis ensemble, pour calmer un peu le jeu, et ils se sépareront ensuite. Un séjour ou ils découvriront finalement qu’ils sont plus proches qu’ils ne le pensaient. Max Bourboulon signe une mise en scène où on retrouve avec joie les personnages qui ont fait le succès du premier film. Ils vivent une nouvelle vie, mais restent encore très complices même si cela dérape : le fait que ça part dans tous les sens est ce qui fait d’ailleurs le charme de ce film. On passe un agréable moment en gardant un meilleur souvenir du premier film tout de même, car il contient pas mal de gags inoubliables. Beaucoup de gags fonctionnent, les personnages (les parents surtout) sont toujours aussi déjantés, une réalisation de Max Bourboulon qu’on retrouve avec joie.

Tout comme pour le premier film, on retrouve les mêmes scénaristes : Alexandre De La Patellière et Mattieu Delaporte, qui évitent assez bien le déjà vu en renouvelant bien les gags. L’écriture nous montre que le couple a avancé : ils vivent l’un en face dans l’autre pour faciliter la garde des quatre enfants. Leurs nouveaux conjoints ne sont là que pour nous montrer qu’ils ne peuvent se passer l’un de l’autre. Tout est parfaitement retranscrit dans la réalisation de Max Bourboulon, et on rigole bien. Le casting est le même : Laurent Lafitte et Marina Foïs reprennent les rôles de Vincent et Florence, puis les enfants : Alexandre Desrousseaux, Anna Lemarchand et Achille Potier, dont les prestations sont toujours aussi parfaites. Etant données des comédies Françaises actuelles, certaines font exceptions. Papa ou maman 2 fait partie des comédies actuelles plus que correctes ou le réalisateur nous offre de vrais bons moments de rigolade.

Relecture: David

Sortie Blu-Ray le 12 Avril 2017

Bande annonce

Bonus:

Du changement chez Netflix

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Chez Netflix, y’a du changement depuis cette semaine alors bien entendu il y’a eu des nouveaux ajouts et pas mal en plus. Mais une nouvelle fonctionnalité vient de faire son apparition. Fini les étoiles d’évaluation, pour la notation des films a présent il s’agit d’un pouce en haut ou en bas.

Rien de bien original, me direz-vous mais ça change un peu et le changement ça ne fais pas de mal desfois. Cette nouvelle fonctionnalité permettra a l’algorithme Netflix, de faire des meilleures suggestions aux abonnées. Si un programme vous plaît désormais pouce en haut, ou bien pouce en bas si ce n’est pas le cas.

Il est également possible désormais de téléchager des épisodes de séries par exemple, pour pouvoir regarder en mode hors ligne disponible uniquement sur téléphone et tablette tactile.

The Discovery de Charlie McDowell

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Date de sortie 31 mars 2017 sur Netflix (1h 50min)
De Charlie McDowell
Avec Robert Redford, Jason Segel, Rooney Mara, Jesse Plemons, Riley Keough, Ron Canada …
Genres Science fiction, Drame, Romance
Nationalité Américain
Musique Danny Bensi et Saunder Jurrians

A la vie, a la mort

Synopsis

L’histoire d’amour entre une femme au passé tragique et le fils de celui qui a prouvé l’existence de la vie après la mort.

Netflix sort une nouvelle fois un de ses films originaux. Il faut dire que, entre les séries et les films, il y a de quoi se mettre sous la dent : les choix sont nombreux. The Discovery reste un film qui attise la curiosité, particulièrement pour son sujet traité avec subtilité et avec un casting qui frôle la perfection. La vie après la mort, voilà de quoi traite le film : un sujet peu traité au cinéma. Quand on pense à un film sur le sujet, L’expérience interdite nous vient à l’esprit. Un film de 1990 de Joel Schumacher, avec Kevin Bacon et Julia Roberts, qui racontait l’histoire d’étudiants en médecine effectuant des expériences pour prouver la vie après la mort. Pour The Discovey, Charlie McDowell s’y colle, et gère plutôt bien sa réalisation.

Le Dr Thomas Harber a prouvé il y a deux ans, après des expériences, que la vie après la mort existait bien. Le taux de suicide augmente alors rapidement, et ça ne s’arrête plus. Lors d’une émission de télévision, ce dernier déclare qu’il ne se sent aucunement responsable des suicides. C’est alors qu’en fin d’émission, un technicien de l’émission se suicide en direct en se tirant une balle en pleine tête. Le temps passe, son fils Will prend le Ferry pour rejoindre la demeure de son père. A bord du Ferry, il rencontre une mystérieuse femme : Isla. Elle doit se rendre sur l’île comme lui, mais ne veut pas dire pour quelle raison. Quand Will arrive chez son père, celui-ci est en pleine expérience et le frère de Will l’assiste dans ses expériences, accompagné de plusieurs personnes qui sont hébergées par le Dr Harber. Ces personnes ont voulu se suicider, et Thomas leur a trouvé ce refuge. Will n’approuve aucunement les expériences de son père. C’est alors que plus tard, il sauve Isla, la jeune fille du ferry, qui tentait de se tuer en se noyant. La rencontre avec cette jeune femme changera la vie de Will et fera une découverte sur ce qu’est peut-être la vie après la mort. L’histoire paraît finalement plus complexe qu’il n’y paraît : en effet certains éléments sont contradictoires et nous obligent à revoir le film d’une autre façon. Le sujet est aussi difficile a aborder, il faut dire, mais le réalisateur s’en sort bien : sa mise en scène est propre, et le sujet maîtrisé. L’ambiance est un peu spéciale, et se ressent après la toute première scène du début. La maison où le père de Will réside a quelque chose de presque malsain (un peu normal quand y voit ce qui se passe réellement à l’intérieur). De plus, le directeur de la photographie, Sturla Brandth Grøvlen, offre de belles images.

Pas besoin donc de faire dans le grand spectacle, même si le film a un léger manque de rythme : il reste très captivant, car plein d’éléments importants s’ajoutent au fur et à mesure. Sans en faire trop, on a donc un film hyper maîtrisé. Une maîtrise qui se ressent dans le scénario, qui est très riche, écrit par Charlie McDowell et Justin Lader, abordant le sujet avec finesse. Une écriture intelligente avec un traitement des personnages habilement écrit. L’interprétation est d’ailleurs grandiose, grâce à un casting extraordinaire : Jason Segel, personnage central, qui sort de ses rôles comiques pour nous offrir une merveilleuse prestation dans ce rôle dramatique. Un personnage touchant, mais aussi à l’écran la jolie Rooney Mara, ainsi que Jesse Plemons qui joue le frère de Will. Il ne faut pas oublier Robert Redford, jouant le Dr Harber, qui pourrait passer pour un véritable salaud,dans ses méthodes, puis en ne se tenant pas responsable du taux de suicide en constante augmentation. Un rôle convaincant et aussi mystérieux, pour un comédien qui n’a plus rien à prouver. En conclusion, The Discovery est un film fantastique, qui captive par son histoire très prenante : une réussite de Charlie McDowell, qui excelle autant dans la réalisation que dans le scénario.

Relecture: David

Bande annonce

Trailer : Nemesis de Christophe Deroo

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Date de sortie 4 avril 2017 en DVD (1h 13min)
De Christophe Deroo
Avec Rusty Joiner, Sigrid La Chapelle, Rhoda Pell …
Genres Thriller, Epouvante-horreur
Nationalités Français, Américain

Synopsis

Représentant de commerce, Sam Cobritz est envoyé faire du porte à porte dans la région désertique du sud de la Californie. Après n’avoir croisé que des maisons vides et des portes closes, Sam doit se rendre à l’évidence, les habitants ont disparu. Sur le chemin du retour, les événements troublants se multiplient : sa voiture a été sabotée, d’inquiétants messages de menace lui parviennent et la police le prend en chasse. Seul, dans l’inconnu, pourra-t-il s’extirper du piège qui semble se refermer sur lui ?

Critique du film a venir

Brimstone de Martin Koolhoven

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Date de sortie 22 mars 2017 (2h 25min)
De Martin Koolhoven
Avec Guy Pearce, Dakota Fanning, Kit Harington, Carice Van Houten, Emilia Jones, Paul Anderson, William Houston, Ivy George …
Genres Western, Thriller, Drame
Nationalités Danois, Français, Allemand, Belge
Musique : Junkie XL


Peu supportable, mais de nombeuses qualités

Synopsis

Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle.
Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille.
Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite.
Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…

Après War in Wartime en 2008, le réalisateur s’attaque au Western avec Brimstone. Un film divisé en quatre chapitres, avec une jeune femme, Liz, mariée avec un homme qui a déjà eu un enfant avec son ancienne femme décédée. Aujourd’hui avec cet homme, elle a une petite fille et vit heureuse dans une maison. Quand un nouveau révérend arrive en ville, c’est son passé qui la rattrape : en effet, ce dernier la poursuit depuis l’enfance et cherche à la tuer. Quand cette dernière accouche une femme d’un bébé mort-né, il y voit l’occasion, comme le père, de la tenir responsable. Il est temps pour Liz de fuir à nouveau son passé, après que ce révérend ait tué le mari de cette dernière : le prêcheur n’en a pas fini avec elle.

Le film contient quatre chapitres, et commence par Liz chez elle qui a une vie paisible avec sa famille. Jusqu’au jour où un homme qui se dit révérend, et qui n’est autre qu’un prêcheur faisant parti du passé de Liz qui la retrouve pour en finir une fois pour toute. Les chapitres suivants reviennent sur le passé, afin de vraiment comprendre qui elle est vraiment. Le montage du film est assez bordélique : en voulant en faire quelque chose peut-être d’original, le réalisateur, nous livre quatre chapitres qui sont assez brouillon. Quelques fois, on a du mal à s’y retrouver et c’est assez frustrant. On finit quand même par comprendre le déroulement de l’histoire. Il faudra aussi expliquer certaines choses, par exemple comment un homme égorgé peut-t-il survivre? Hormis ce montage assez brouillon, le film est choquant sur de nombreuses scènes. Dur de voir à l’écran une petite fille se prendre de violents coups de fouets par ce prêcheur sans pitié. Il y a de bonne idées dans la mise en scène, car tout n’est pas a jeter, bien au contraire : on a des plans bien fichus, des scènes efficaces, un western qui se range du côté thriller ce qui reste une bonne idée. Cette violence excessive etait-t-elle nécessaire au récit? Certains vous diront oui, mais nous réagissons tous différemment devant un film, je ne cautionne pas cette violence trop gratuite ou l’on voit un gamin tué, et une gamine fouettée : oui c’est choquant, mais non, le film n’est pas mauvais pour autant. Son côté western-thriller fonctionne plutôt bien d’ailleurs. A retenir aussi, la photographie de Rogier Stoffers, qui livre un fantastique travail.

Le scénario est de Martin Koolhoven, qui est aussi le réalisateur du film, et qui livre plein de bonnes idées dans l’écriture. Hélas, le scénario est trop brouillon. Le réalisateur semble vouloir dire les choses simplement, mais embrouille finalement le spectateur inutilement. Pourquoi faire des flash-back de cette manière? Je ne comprends pas trop la démarche de cette écriture, qui fout un brin le bordel dans la réalisation. En ce qui concerne le casting, rien à dire sur Dakota Fanning qui assure à l’écran, connue à ses débuts dans La Guerre des Mondes, la jeune comédienne joue une jeune mère avec un lourd passé qui la rattrape. Guy Pearce joue l’impitoyable prêcheur sans pitié, bien déterminé à en finir avec Liz. Présent au casting Kit Harington, mais peu à l’écran. En conclusion, Brimstone est un film qui souffre d’un léger manque de rythme : l’écriture du film handicape légèrement cette réalisation et la violence du film empêche d’apprécier le film d’avantage. Un film ni bon, ni mauvais pour autant, mais qui ne finira pas dans mon top de l’année.

Relecture : David

Bande annonce