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Sebastien Decocq

Sebastien Decocq
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Box-office France du 31 janvier au 06 février 2018

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  1. Les Tuche 3, avec 2 201 007 entrées (Nouveauté)
  2. Pentagon Papers, avec 303 661 entrées (779 795 entrées en 2 semaines)
  3. The Passenger, avec 169 593 entrées (447 222 entrées en 2 semaines)
  4. The Greatest Showman, avec 157 560 entrées (387 750 entrées en 2 semaines)
  5. Wonder Wheel, avec 151 321 entrées (Nouveauté)
  6. Jumanji : Bienvenue dans la jungle, avec 117 410 entrées (3 169 047 entrées en 7 semaines)
  7. 3 Billboards, les Panneaux de la Vengeance, avec 111 717 entrées (494 578 entrées en 3 semaines)
  8. Brillantissime, avec 88 450 entrées (547 752 entrées en 3 semaines)
  9. La Douleur, avec 84 859 entrées (194 003 entrées en 2 semaines)
  10. Ferdinand, avec 76 821 entrées (2 250 450 entrées en 7 semaines)

C’était l’évidence même à l’annonce du projet ! Avec le parcours populaire des deux précédents volets, il était certains que Les Tuche 3 allait faire une entrée fracassante au box-office. On peut même dire qu’il fait plus fort que ses pairs, faisant déjà en une semaine la moitié du score du second opus (qui, rappelons-le, avait fini sa carrière à 4 619 897 entrées). Devenant pour le coup le onzième plus gros démarrage de tous les temps pour un film français, derrière Taxi 3 et ses 2 251 493 entrées). C’est également sans aucune surprise que la comédie d’Oliver Baroux vampirise sans mal la concurrence, ne laissant guère de place aux autres nouveautés de la semaine (Horse Soldiers, Gaspard va au mariage, Sparring…). Seul Wonder Wheel parvient à se hisser dans le top 10 hebdomadaire, sans pour autant faire des merveilles. Et pour cause, même avec un casting accrocheur (Kate Winslet, Juno Temple, Justin Timberlake), Woody Allen réalise ici le plus mauvais démarrage français de sa carrière. Outre Les Tuche 3, cette déception commerciale s’explique par des critiques, il faut le dire, peu emballées. Mais il se peut qu’une partie du public ait voulu bouder le cinéaste, actuellement au centre d’accusations pour abus sexuels par certains membres de sa propre famille. Il suffit de se tourner vers l’international, le film n’ayant récolté que 10,3 millions de dollars (pour un budget de 25 millions) depuis sa sortie américaine le 1er décembre 2017. Autant dire que le règne du réalisateur touche à sa fin…

Qu’en est-il des vétérans du classement ? Malgré des scores rachitiques pour un top 10 (nous sommes très vite en dessous de la barre des 77 000 entrées), certains films parviennent à parfaire leur exploitation. Un constat qui s’adresse plus particulièrement à Jumanji : Bienvenue dans la Jungle et Ferdinand, répondant toujours présents pour leur septième semaine. Mais également à Pentagon Papers qui, au lieu de chuter comme il aurait pu le faire, se retrouve (loin) derrière les Tuche 3, se permettant d’approcher doucement du million d’entrées. Malgré un démarrage plutôt difficile la semaine dernière, Liam Neeson parvient encore à séduire le public français avec The Passenger, s’apprêtant à faire mieux que sa dernière collaboration avec le réalisateur Jaume Collet-Serra (Night Run). Hugh Jackman fait oublier la piètre performance du film Les Misérables, The Greatest Showman dépassant les 380 000 entrées. Aidé par ses récompenses et ses nominations aux Oscars, 3 Billboards se révèle être la bonne surprise du moment, le cinéaste Martin McDonagh n’ayant jamais attisé la curiosité des spectateurs français par le passé. Michèle Laroque fait un score honorable avec sa première réalisation, Brillantissime, qui affiche un demi-million de tickets vendus au bout de trois semaines d’exploitation. Emmanuel Finkiel, quant à lui, peut se vanter d’approcher pour la première fois de sa carrière la barre des 200 000 entrées avec La Douleur.

Alors, attention ! Bien que ce mercredi 07 février 2018 proposaient de très grands prétendants pouvant déloger Les Tuche 3, il faudra s’attendre à de petits chiffres la semaine prochaine à cause des intempéries de ces derniers jours (fortes pluies et neige). Mais en faisant fi de cela, il faut souligner que les premières séances parisiennes se sont montrées plutôt serrées, permettant à quatre films de franchir le millier d’entrées. Si la surprise vient avant toute chose de Jusqu’à la garde (faisant mieux que Cro Man et Stronger), il n’est pas étonnant de voir sur le podium les grosses sorties du moment que sont Cinquante nuances plus claires (1 134 entrées), Le Labyrinthe : le Remède Mortel (1 141 entrées) et Le 15h17 pour Paris (1 153 entrées). Est-ce cependant suffisant pour faire face aux Tuche et aux problèmes engendrés par la météo ? Réponse dans quelques jours !

Box-office France du 24 au 30 janvier 2018

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  1. Pentagon Papers, avec 476 134 entrées (Nouveauté)
  2. The Passenger, avec 277 629 entrées (Nouveauté)
  3. The Greatest Showman, avec 230 190 entrées (Nouveauté)
  4. Jumanji : Bienvenue dans la jungle, avec 163 113 entrées (3 051 637 entrées en 6 semaines)
  5. Brillantissime, avec 161 866 entrées (459 02 entrées en 2 semaines
  6. 3 Billboards, les Panneaux de la Vengeance, avec 142 884 entrées (382 861 entrées en 2 semaines)
  7. La Douleur, avec 109 144 entrées (Nouveauté)
  8. Ferdinand, avec 92 900 entrées (2 173 629 entrées en 6 semaines)
  9. Star Wars : les Derniers Jedi, avec 87 689 entrées (7 013 852 entrées en 7 semaines)
  10. Les heures sombres, avec 85 405 entrées (595 543 entrées en 4 semaines)

Comme annoncé lors de l’article précédent, ce sont bien les nouveautés du moment qui font le box-office ! Mieux, le podium est même occupé par trois d’entre elles, extirpant bon nombre de films figurant au classement depuis plusieurs semaines (Coco, Downsizing, Normandie nue…). D’autres vétérans répondent encore présents, mais il faut se préparer à saluer leur prestation respective car ces derniers risquent de tirer leur révérence pour de bon (leur score étant inférieur à 100 000 entrées). Une remarque qui s’applique notamment à Star Wars : les Derniers Jedi, qui ne cesse de dégringoler du top 10 (cinq places de perdues par rapport à la semaine dernière), l’obligeant à stagner à 7 millions d’entrées. Mais également à Ferdinand et Les heures sombres, qui sont encore là afin de parfaire leur score une toute dernière fois. Cependant, nous nous devons de féliciter Jumanji : Bienvenue dans la jungle, qui perdure même après ses 3 millions de tickets vendus, supplantant Brillantissime (rappelons que le film trônait précédemment à la première place) et 3 Billboards, déjà en disgrâce pour leur seconde semaine d’exploitation. Ce qui permet à Dwayne Johnson d’obtenir son troisième succès français, derrière Fast & Furious 7 et 8.

Bravo donc aux nouveaux titres qui viennent d’entrer dans le box-office, bien qu’il faut tout de même avouer que les chiffres se révèlent être en demi-teinte par rapport à l’année dernière (Tous en scène affichait 805 197 entrées, c’est pour dire). Mais qu’à cela ne tienne, le talent made in Broadway de Hugh Jackman permet à la comédie musicale The Greatest Showman de grimper à la troisième place, en faisant bien mieux que Les Misérables (resté cantonné à 218 983 entrées en fin d’exploitation). Le duo Liam Neeson/Jaume Collet-Serra n’est pas prêt d’atteindre le million d’entrées de Non-Stop avec sa quatrième collaboration, The Passenger. Néanmoins, il peut dépasser Night Run (482 882 entrées). Si tel n’est pas le cas, cela montrera à quel point le public se lasse de cette association faisant du surplace. Et enfin Steven Spielberg qui, même s’il est bien en-dessous des 3 millions d’entrées (en seulement une seule semaine, rappelons-le) des Aventures de Tintin, réalise son meilleur démarrage français depuis le reporter belge avec Pentagon Papers. L’occasion pour l’un des cinéastes les plus acclamés de se refaire une petite santé avant de nous proposer Ready Player One (attendu pour le 28 mars prochain), déjà annoncé comme un futur raz-de-marée. Le retour en force du réalisateur ! Mention spéciale également pour La Douleur, plus gros succès assuré de son réalisateur Emmanuel Finkiel, qui n’avait pour le moment pas dépassé la barre des 118 000 entrées (record détenu jusque-là par Voyages, datant de 1999).

Mais si l’on considère Ready Player One comme un raz-de-marée, comment peut-on alors considérer Les Tuche 3 ? Car là, nous détenons sans fausse mesure l’un des prétendants au titre de plus gros succès au box-office français (le volet précédent ayant dépassé la barre des 4 millions d’entrées en 2016). Ce troisième opus fera-t-il mieux que son aîné ? Bien que cela reste à voir, Jean-Paul Rouve et sa clique semblent déjà sur leur lancée en réalisant le meilleur démarrage parisien de la saga, avec 1 892 entrées. Battant de peu Wonder Wheel et ses 1 703 curieux (Woody Allen fait moitié moins que Café Society, son précédent film) et exterminant la concurrence d’une traite. Il faut bien avouer que les sorties de ce mercredi 31 janvier 2018 ne sont pas des plus fameuses (en termes de prestige lucratif, entendons-le bien), ce qui laisse d’emblée Les Tuche 3 comme futur leader du box-office et ce pour les semaines à venir. Mais pour combien de temps ? Telle sera la question !

Box-office France du 17 au 23 janvier 2018

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  1. Brillantissime, avec 297 436 entrées (Nouveauté)
  2. Jumanji : Bienvenue dans la jungle, avec 257 742 entrées (2 883 524 entrées en 5 semaines)
  3. 3 Billboards, les Panneaux de la Vengeance, avec 239 977 entrées (Nouveauté)
  4. Star Wars : les Derniers Jedi, avec 167 075 entrées (6 926 163 entrées en 6 semaines)
  5. Downsizing, avec 165 892 entrées (439 881 entrées en 2 semaines)
  6. Normandie nue, avec 158 291 entrées (413 200 entrées en 2 semaines)
  7. Ferdinand, avec 141 472 entrées (2 080 729 entrées en 5 semaines)
  8. Les heures sombres, avec 136 244 entrées (510 138 entrées en 3 semaines)
  9. In the Fade, avec 127 128 entrées (Nouveauté)
  10. Coco, avec 126 150 entrées (4 285 474 entrées en 8 semaines)

Cette semaine du 17 au 23 janvier se présente bien mieux que la précédente ! Et pour cause, elle affiche au compteur l’entrée en jeu de trois nouveautés, dont deux sur le podium même. Comme annoncé par rapport aux premières séances parisiennes, nous retrouvons au classement In the Fade, permettant à son réalisateur Fatih Akin de faire sa première meilleure semaine au box-office français (que l’on doit à la prestation de Diane Kruger, lauréate pour l’occasion d’un prix d’interprétation au dernier Festival de Cannes). Mais également l’incontournable 3 Billboards de Martin McDonagh (7 Psychopathes, Bons baisers de Bruges) se plaçant illico en troisième position, qui ne cesse de grappiller critiques dithyrambiques et récompenses en tout genre (dont sans doute quelques Oscars très prochainement). Cependant, alors que nous étions prêts à miser sur ce film – en tant que « meilleure nouveauté de la semaine » -, un autre titre vient s’octroyer ce privilège. Il s’agit de Brillantissime, réalisation de Michèle Laroque faisant ses armes derrière la caméra, qui peut se vanter d’être le tout premier film français de à occuper la première position du top 10 depuis le 08 novembre 2017. Date à laquelle se sont enchaînés des titres américains : Justice League, Coco, Star Wars 8 et Jumanji. Cependant, malgré une performance que nous n’avions pas vu venir, Brillantissime réalise un petit score, faisant pâle figure à Il a déjà tes yeux, autre comédie qui réalisait pratiquement le double (455 096 entrées) l’année dernière à la même période.

Comparé à la semaine du 10 au 16 janvier, le box-office n’a pas vu sa fréquentation en salles chuter en un rien de temps. Alors que nous atteignons la barre des 74%, cette fois-ci, nous ne dépassons guère celle des 40% de tickets vendus en moins. Ce résultat, c’est à Downsizing que nous le devons, le nouveau film d’Alexander Payne semblant décevoir la plupart des spectateurs. Et ce même si le cinéaste s’offre pour le moment son second succès français (il ne lui reste plus qu’à battre les 753 915 entrées de The Descendants), cela reste un score plutôt décevant de la part d’un comédien tel que Matt Damon. C’est toujours mieux que Bienvenue à Suburbicon (175 087 entrées) mais nous sommes encore bien loin La Grande Muraille (836 901 entrées), Jason Bourne (1 486 874 entrées) et Seul sur Mars (2 511 458 entrées). Mis à part cela, les vétérans du classement se portent plutôt bien. Il suffit de voir le duel qui sévit toujours entre Ferdinand et Coco. Le premier dépassant la barre des 2 millions de spectateurs et se targuant même d’afficher une hausse de sa fréquentation en salles (soit 6%), lui permettant de grimper à la septième position. Le second, lui, dégringolant dans la liste (quatre places de perdues), prêt à tirer sa révérence avec un très joli score avoisinant 4,3 millions d’entrées après deux mois au classement. De quoi le rapprocher de Toy Story 3, Là-Haut et Vice-Versa, qu’il peut encore dépasser. Jumanji : Bienvenue dans la jungle confirme son succès en restant une nouvelle fois au podium, prêt à dépasser les 3 millions d’entrées (soit 1 million de plus que le film original). Star Wars : les Derniers Jedi poursuit son bonhomme de chemin, s’approchant sans mal des 7 millions d’entrées. Parcours également honorable pour les deux « petits vétérans » que sont Les heures sombres et Normandie nue. Le biopic sur Winston Churchill se retrouvant boosté par la nomination aux Oscars de Gary Oldman, tandis que la nouvelle réalisation de Philippe Le Guay assure son statut de valeur sûre du cinéma français, bien que nous sommes encore bien en-dessous d’Alceste à bicyclette (1 169 338 entrées) et des Femmes du 6e étage (2 213 187 entrées).

Mais encore une fois, la semaine suivante risque de tout chambouler, et pas qu’un peu ! En effet, il faudra compter sur plusieurs nouveautés, qui ont plutôt marqué les premières séances parisiennes. Bien qu’ils n’aient pas atteint la barre du millier de spectateurs, il est certain que nous retrouverons The Passenger (un film d’action avec Liam Neeson faisant toujours son petit effet) et The Greatest Showman, la comédie musicale du moment. Avec 1 542 curieux, La Douleur pourrait également faire partie du top 10 hebdomadaire. Mais c’est sans aucun doute le nouveau titre de Steven Spielberg, Pentagon Papers, avec 3 448 entrées (pour le moment le meilleur démarrage de l’année dans les salles de la capitale), qui risque fort de s’imposer la prochaine semaine. À moins d’avoir une surprise ! Tout comme ce fut le cas avec Brillantissime, qui n’affichait que 900 tickets vendus mais qui se retrouve finalement en tête du classement. Et puis, un sujet aussi sérieux que Pentagon Papers, ne pourra sans doute pas faire le poids face à des divertissements tels que The Passenger et The Greatest Showman. Comme quoi, tout est possible au box-office ! Rien n’est écrit par avance. Le seul moyen de connaître le résultat est d’attendre les prochains chiffres. Rendez-vous donc dans quelques jours pour avoir le fin mot de l’histoire !

Box-office France du 10 au 16 janvier 2018

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  1. Jumanji : Bienvenue dans la jungle, avec 258 018 entrées (2 598 292 entrées en 4 semaines)
  2. Downsizing, avec 237 109 entrées (Nouveauté)
  3. Star Wars : les Derniers Jedi, avec 222 340 entrées (6 724 763 entrées en 5 semaines)
  4. Normandie nue, avec 203 358 entrées (Nouveauté)
  5. Ferdinand, avec 131 311 entrées (1 936 911 entrées en 4 semaines)
  6. Coco, avec 124 737 entrées (4 145 469 entrées en 7 semaines)
  7. Les heures sombres, avec 122 295 entrées (340 378 entrées en 2 semaines)
  8. Le grand jeu, avec 108 019 entrées (370 277 entrées en 2 semaines)
  9. Insidious : la Dernière Clé, avec 107 375 entrées (400 841 entrées en 2 semaines)
  10. Le Crime de l’Orient-Express, avec 104 795 entrées (1 301 520 entrées en 5 semaines)

La fin des vacances de Noël s’est irrémédiablement sentie auprès du box-office. Et pour cause, en seulement quelques jours, la plupart des films déjà présents dans le classement ont vu leur fréquentation en salles chuter (de 50 à 78 % selon les titres). Il suffit de voir le nombre d’entrées en général, ce dernier dépassant à peine les 258 000 tickets vendus contre 828 000 précédemment (pour ce qui est du film de tête). Ce qui amène à un top 10 chamboulé au possible, proposant quelques surprises au compteur. Comme Paddington 2, le film familial se retrouvant expulsé de la liste en perdant 8 places (ainsi que ses chances d’atteindre les 2 millions d’entrées) et laissant ainsi la de la marge aux nouveautés de la semaine dernière qui continuent leur bonhomme de chemin. Mais entre Le grand jeu et Insidious : la Dernière Clé, se revirement de situation est des plus profitables pour Les heures sombres, qui gagne deux places et enregistre la plus faible baisse de fréquentation du moment (soit 48 %). Le Crime de l’Orient-Express saisit également l’occasion de dépasser 1,3 millions d’entrées, avant de tirer sans l’ombre d’un doute sa révérence pour les jours à venir.  Contrairement aux deux films d’animation encore restants (Ferdinand et Coco), ces derniers ayant encore leur chance de figurer au classement la semaine prochaine et de parfaire leur score respectif. Quoiqu’en se repenchant sur le cas de Paddington 2, rien n’est encore joué pour eux ! Mais le plus gros changement, c’est bien le podium qui a dû y faire face. Comme ce fut le cas aux États-Unis, Star Wars : les Derniers Jedi se voit rétrogradé après plusieurs semaines consécutives au profit d’un Jumanji : Bienvenue dans la jungle qui ne cesse de grappiller des entrées. Empêchant toute chance au huitième opus d’avoir ses chances d’atteindre les 10 millions d’entrées du Réveil de la Force. Même à l’international, bien qu’il fasse partie du top 10 des plus grands succès de tous les temps, il est déjà certain qu’il ne dépassera pas 2 milliards de dollars du septième volet Star Wars.

Parmi les nouveautés, il faut bien l’admettre : ce n’est pas la joie ! Il est vrai que ce mois de janvier 2018 se montre plutôt avare en grosses sorties. Aussi, il n’est pas étonnant de voir que les films ayant fait un bon score lors des premières séances parisiennes se retrouvent dans le classement hebdomadaire. Comme prévu, l’aura de François Cluzet permet à son nouveau projet, Normandie nue, de se placer directement en 4ème position. Même si c’est bien en-dessous de L’École Buissonnière (dernier film du comédien), cela reste un score tout à fait honorable face à La Mécanique de l’Ombre (qui affichait 124 675 entrées en première semaine). Mais bien évidemment, les regards se portent principalement sur Downsizing, la grosse attente de ce 10 janvier 2018. Et s’il parvient à s’octroyer la 2nde marche du podium (devant Star Wars, notons-le), cela reste tout de même inférieur à ce que faisait La Grande Muraille à la même époque l’année dernière (soit 375 857 entrées). Que Matt Damon se rassure, son nouveau long-métrage fait bien mieux que la précédente participation du comédien, à savoir le récent Bienvenue à Suburbicon, qui n’a même pas (encore ?) atteint la barre des 200 000 entrées durant son exploitation.

Qu’à cela ne tienne, selon les premières séances parisiennes du 17 janvier 2018, il se peut que le prochain box-office hebdomadaire prenne un tout nouveau visage. S’il faudra une nouvelle fois compter sur Star Wars et Jumanji, il reste fort à parier que 3 Billboards, les Panneaux de la Vengeance fasse un joli score. Aidé par un bouche à oreille plus qu’élogieux, des critiques unanimes et une prestation remarquable à la dernière cérémonie des Golden Globes, le film de Martin McDonagh a sans aucun doute attisé la curiosité des 2 346 Parisiens qui étaient au rendez-vous. Au point de faire de l’ombre à In the Fade (avec Diane Kruger), ce dernier faisant tout de bonne figure avec 1 330 entrées. Des chiffres qui s’avèrent bien meilleures que ce qu’enregistrait Downsizing la semaine dernière (« seulement » 1 000 tickets vendus). Ces deux films sauront-ils s’imposer au classement et déloger des vétérans tels que Coco ou encore Ferdinand ? Réponse la semaine prochaine !

Box-office France du 03 au 09 janvier 2018

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  1. Star Wars : les Derniers Jedi, avec 828 401 entrées (6 502 423 entrées en 4 semaines)
  2. Jumanji : Bienvenue dans la jungle, avec 733 820 entrées (2 340 274 entrées en 3 semaines)
  3. Ferdinand, avec 588 505 entrées (1 805 600 entrées en 3 semaines)
  4. Coco, avec 528 618 entrées (4 020 732 entrées en 6 semaines)
  5. Paddington 2, avec 331 341 entrées (1 712 299 entrées en 5 semaines)
  6. Insidious : la Dernière Clé, avec 293 466 entrées (Nouveauté)
  7. Le grand jeu, avec 252 468 entrées (Nouveauté)
  8. Le Crime de l’Orient-Express, avec 231 073 entrées (1 196 725 entrées en 5 semaines)
  9. Les heures sombres, avec 218 083 entrées (Nouveauté)
  10. Santa & Cie, avec 215 681 entrées (1 941 667 entrées en 5 semaines)

Bonjour à tous ! Pour cette nouvelle année 2018, la rédaction du Coin des Critiques Ciné vous proposent de revenir chaque semaine sur les chiffres du box-office français. Afin de vous offrir un suivi des sorties en salles, de vous faire part de leurs succès, de leurs échecs. Bien entendu, nous reviendrons également sur d’autres occasions, comme par exemple le top 20 de l’année précédente, qui n’est pas encore terminée question exploitation (Star Wars VIII et Coco étant toujours dans la course à l’heure actuelle). Mais en attendant, voici ce qu’à bien pu nous réserver la première semaine de ce tout nouveau départ qui, il faut bien le dire, à fait la part belle aux films de Noël plutôt qu’aux nouveautés.

Si vous espériez voir le top 10 hebdomadaire chambouler, eh bien c’est loupé ! Sur la bonne douzaine de titres attendus, seulement 3 d’entre eux intègrent le classement… et pas forcément avec des scores mirobolants, ne le cachons pas (bien que la fréquentation en salles ait gagné 79 % par rapport à la même époque en 2017) ! Un constat qui s’adresse surtout à deux grands films (selon les critiques) pourtant attendus, tels que Le grand jeu et Les heures sombres, ces derniers ne dépassant guère les 300 000 entrées. Même chose pour le quatrième opus de la saga Insidious, qui réalise pourtant le meilleur démarrage français de la saga (soit quasiment le double d’Insidious : Chapitre 2, qui était à 168 871 entrées). Bien qu’ils parviennent à contrecarrer certains vétérans –  Le Crime de l’Orient-Express et Santa & Cie -, il leur sera bien difficile de dépasser tout comme eux la barre du millions d’entrées (précisons également que le dernier Alain Chabat est actuellement aux portes des deux millions).

Mais il ne faut pas oublier que la première semaine de janvier était encore synonyme de vacances, permettant aux grosses sorties de Noël de parfaire leur score malgré quelques petits accrocs pour certains. Tout comme Paddington 2 qui, malgré un résultat des plus honorables, se trouvera sans aucun doute en-dessous des 2,7 millions d’entrée du premier opus. Ou encore le leader du classement pour la 4ème semaine consécutive, l’inévitable Star Wars : les Derniers Jedi qui, même s’il se présente comme le plus grand succès de l’année 2017 en dépassant les 6,5 millions d’entrées, il lui sera sans doute difficile d’atteindre les 10 millions cumulées par Le Réveil de la Force. Pour preuve, le film de Rian Johnson vient de perdre en Force avec une fréquentation en salles chutant de 50 %. Son règne sur le box-office n’est certes pas terminé, mais sa suprématie n’est pas assurée pour autant. Peut-être que de resté dans le classement lui permettra de nous prouver le contraire. Affaire à suivre !

Non, ceux qui sortent le mieux restent le fameux Jumanji, que tant de fans commençaient à conspuer bien avant sa sortie, Ferdinand et Coco, le dernier-né des studios Pixar. Bien belle revanche pour le film, ce dernier parvenant à dépasser sans aucune difficulté son prédécesseur, qui était resté à 2 034 972 entrées. Il pourrait même détrôner le fameux Star Wars la semaine prochaine, sa fréquentation en salles ne chutant pas autant (« seulement »de 25 %). Vous n’y croyez pas ? C’est pourtant ce qui s’est passé ce week-end aux Etats-Unis, le huitième opus de la saga de George Lucas se retrouvant rétrogradé à la 3ème position (avec 23,5 millions de dollars) derrière Insidious 4 et donc Jumanji. Quant à Coco, bien qu’il ne soit pas le titre le plus lucratif de la firme à l’international, il pourrait bien devenir le 4ème plus gros succès français de Pixar, se rapprochant des 4,5 millions de Vice-Versa. Sans compter qu’il se présente comme le vétéran du top 10 (présent depuis 6 semaines). Et enfin Ferdinand, qui profite également de cette dernière semaine de vacances pour gagner une place au classement et se rapprocher des 2 millions d’entrées.

Qu’en sera-t-il de la semaine prochaine ? Il est fort à parier qu’il y ait peu de changement ! Car en ce 10 janvier, les nouvelles sorties n’ont pas su s’imposer comme il se doit lors des premières séances parisiennes. Ne dépassant pas la barre des 1 000 entrées. Mais avec François Cluzet au casting, Normandie nue pourrait y trouver une place de choix dans la liste malgré ses 863 entrées. Le leader de la capitale reste tout de même le nouveau Matt Damon, Downsizing, qui se délogera à n’en pas douter des films tels que Santa & Cie, Les heures sombres ou encore Le Crime de l’Orient-Express. Bref, des titres qui ont soit fait leur temps, soit n’ont pas su attirer le public comme il se doit. Mais pour être sûr de cela, rendez-vous la semaine prochaine pour avoir le fin mot de l’histoire !

Insidious : La dernière clé, d’Adam Robitel

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Synopsis : Le docteur Elise Rainier, la brillante parapsychologue, va affronter le cas le plus effrayant et le plus personnel de son histoire : elle doit intervenir dans la maison de son enfance, qui renferme un terrible passé qu’Elise a préféré enterré à tout jamais…

 

Quand James Wan passe, les sagas se prélassent  2/5

 

Quand le réalisateur James Wan donne naissance à une franchise pour finalement la quitter afin de s’atteler à d’autres projets, celle-ci persévère dans le commercial tout en perdant de sa saveur. Ce fut le cas avec la saga Saw qui, après un premier opus diablement oppressant et psychologique, s’est poursuivie par du torture porn gratuit et sans saveur – et nous en sommes au huitième volet (Jigsaw), c’est pour dire ! Conjuring est également à mettre dans le même panier, le cinéaste ayant accouché de deux films d’horreur tout bonnement excellents, avec autour des spin-offs. Si Annabelle 2 a su convaincre, le premier n’a fait que de se reposer sur l’aura de sa poupée, le résultat n’étant pas du tout à la hauteur des attentes. Et nous pouvons, par la même occasion, appréhender les futurs The Nun(film sur le démon « bonne sœur » aperçu dans Conjuring 2) et Conjuring 3, James Wan n’étant pas assuré de diriger ce dernier. Et enfin, Insidious, qui s’est vu offrir un troisième film bien en-dessous de ses prédécesseurs, le remplaçant de Wan (son scénariste et complice Leigh Whannell) ne parvenant jamais à retrouver l’efficacité des autres longs-métrages. Une énième saga horrifique donc qui se repose sur les lauriers de ce qu’a pu faire James Wan, et qui continue de le faire avec ce tout nouvel épisode, et ce inlassablement.

Ne prenant plus le risque de perdre le spectateur dans une time line décousue (Insidious : Chapitre 3 était un prequel et non une suite), ce quatrième opus oublie toute notion de « Chapitre » et assume d’emblée ses ambitions, à savoir présenter l’enquête ultime d’Elise Rainier, le personnage le plus apprécié de la saga et ce depuis le 1. Alors que le 3 avait commencé à dévoiler celui-ci de manière beaucoup plus intime (nous connaissions ses peurs et sa manière de voir les choses), cette Dernière Clé nous montre cette fois-ci son passé, afin de mieux la comprendre : d’où vient son don, ses ambitions, l’amour pour son prochain, cette envie d’aider… tant de qualités qui font son charme, son aura, et qui seront – sur le papier – mis à rude épreuve dans cette nouvelle affaire paranormale, pour le coup personnelle (Elise devant intervenir dans la maison de son enfance). Encore une fois, nous ne pouvons qu’apprécier le travail qu’a effectué Leigh Whannell sur la franchise Insidious en termes d’écriture. C’est-à-dire se préoccuper avant toute chose de ses protagonistes plutôt que de l’horreur pure. Et encore une fois, en se concentrant sur l’histoire d’Elise, Insidious 4 respecte ses aînés et gagne en intérêt là où d’autres titres horrifiques ne parviennent même pas à capter notre attention. Il est cependant dommage que le script ne soit pas aussi fin qu’auparavant, se montrant pour le coup assez grossier. Dans le sens où l’humour est bien trop appuyé dans cet opus. Où les liens avec les autres films (notamment le 3 et le 1) prennent par moment un peu trop le dessus, comme s’il fallait rendre légitime l’appartenance de cet opus à la saga. Où les personnages secondaires interviennent de manière aléatoire au point d’en être ridicules : une des nièces d’Elisa avoue d’un seul coup posséder le même don qu’elle et qui a décidé de rester sans raison pour aider, pour les besoins du scénario et rien d’autre – j’ai un autre exemple pour le dénouement, mais je vais me taire au risque de spoiler. Où le potentiel d’écriture (le démon KeyFace étant la symbolique du combat intérieur que doit effectuer Elise, avec ses peurs et son passé) se retrouve enseveli par des banalités horrifiques lassantes. Bref, rien de bien folichon à l’horizon, alors que le film avait les cartes en mains pour véritablement s’en sortir.

Mais là où ce quatrième opus se démarque du précédent, c’est par l’efficacité de sa mise en scène. Alors que le 3 se perdait dans une trop longue exposition (il fallait attendre 50 minutes avant que quelque chose d’effrayant se produise) et des lenteurs qui amenuisaient au long-métrage toute angoisse, celui-ci va directement à l’essentiel. Certes, il y a encore des moments dramatiques ô combien niaiseux venant casser le rythme (souvent sous fond de musiques douces et de lumières chatoyantes), mais cet Insidious 4 parvient à faire peur. Alors oui, c’est encore par le biais de jump scares souvent gratuits et déjà vus, comme c’est le cas pour la majorité des titres horrifiques actuels. Mais force est de constater que malgré cela, cela fonctionne plutôt bien dans l’ensemble. Surtout que pour certaines séquences, le long-métrage prend bien son temps pour installer ses effets et surprendre le spectateur plus facilement. Avoir choisi le méconnu Adam Robitel pour diriger cette suite s’avère être une pioche de bonne facture, ce qui pourrait lui ouvrir bien des portes. Il est cependant navrant que le film s’abandonne – une fois de plus via le passage dans le monde des démons – dans un dénouement ridicule au possible, laissant sur le banc de touche toute tension et puissance. La faute à un cruel manque d’atmosphère, chose dont les films précédents pouvaient se vanter (notamment dû à la photographie de John R. Leonetti, bien qu’il soit un piètre réalisateur), et un sens de la musique maîtrisé. Comme en témoignait l’apparition du titre, sous une détonation de violons à faire exploser le cœur de la poitrine, ici totalement absent. On se retrouve même avec un final expédié à la va-vite, éjectant du récit le démon et donc sa terreur principale comme si tout cela se moquait de toute envergure alors qu’il aurait dû en avoir (surtout pour un film prétendant être le dernier de la saga). Même si l’on peut sursauter d’effroi, on ne se sent pas aussi investi que pour les autres opus, Insidious 4 se regardant plutôt que se laissant vivre.

Un constat qui n’est pas spécialement aidé par le casting, il faut bien le dire. Si Lin Shaye s’en sort avec les honneurs une fois de plus dans la peau d’Elise, on ne peut plus en dire autant de ses deux complices (Angus Sampson et Leigh Whannell lui-même), qui préfèrent se laisser emporter par l’humour que l’effroi. Le duo de « Ghostbusters » ne semble plus aussi impliqué qu’auparavant, nuisant à la cohésion du groupe et à notre attachement envers les personnages. Quant aux seconds couteaux, ils sont excessifs dans leur manière de jouer (Josh StewartBruce DavisonKirk Acevedo…) ou bien fades au possible (Caitlin GerardSpencer LockeTessa Ferrer…). Et ne sont pas spécialement aidés par le côté interchangeable et aléatoires de leur rôle respectif. Il faut toutefois reconnaître que l’on a vu bien pire ailleurs, le genre horrifique étant principalement celui qui regroupe les plus mauvais comédiens que l’on puisse connaître. De plus, Lin Shaye étant la valeur sûre de la franchise jusqu’ici et ne se concentrant que sur son personnage, Insidious 4 peut sans problème compter sur les épaules de l’actrice pour sauver les meubles.

Mais le résultat est sans appel et ce depuis le Chapitre 3 : Insidious n’est rien sans James Wan à la barre. Bien qu’il ait livré un second opus fort discutable, le réalisateur avait su proposer de la tension, de l’angoisse. En laissant la main à son scénariste et à un inconnu ayant fait ses armes avec un script (celui de Paranormal Activity 5) et un long-métrage passé inaperçu car rarement distribué à l’international (L’étrange cas Deborah Logan), la saga est tombée dans la plus grande banalité. Comme le prouve ce quatrième volet, certes efficace mais ne sortant jamais des sentiers battus. Un divertissement d’épouvante se laissant regarder sans déplaisir mais qui s’oublie très vite. Mais vu que la boucle semble enfin bouclée (la franchise ayant fait le tour du personnage d’Elise), on peut se rassurer qu’aucun autre film intitulé Insidious ne vienne enfoncer cette série dans le grand n’importe quoi, qu’elle a jusque-là su éviter. À moins que Leigh Whannell et les producteurs (Jason Blum et James Wan lui-même) aient la folie des grandeurs et poursuive l’aventure… car, au cinéma, quand il est question de succès et d’argent, tout est possible !

Bande-annonce :

 

Fiche technique :

Titre original : Insidious : The Last Key
Réalisation : Adam Robitel
Scénario : Leigh Whannell
Interprétation : Lin Shaye (Elise Rainier), Leigh Whannell (Steven Specs), Angus Sampson (Tucker), Josh Stewart (Gerald Rainier), Kirk Acevedo (Ted Garza), Caitlin Gerard (Imogen Rainier), Spencer Locke (Melissa Rainier), Bruce Davison (Christian Rainier), …
Photographie : Toby Oliver
Décors : Melanie Jones
Costumes : Lisa Norcia
Montage : Timothy Alverson
Musique : Joseph Bishara
Producteurs : Jason Blum, Oren Peli et James Wan
Productions : Blumhouse Productions, Entertainment One, Stage 6 Films et LStar Capital
Distribution : Sony Pictures Releasing
Budget : 10 M$
Durée : 104 minutes
Genre : Horreur
Date de sortie : 03 janvier 2018

États-Unis – 2018

John Williams à la BO de Solo : A Star Wars Story

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À croire que le bonhomme ne peut plus se passer de la saga Star Wars. Ou bien que celle-ci ait du mal à envisager l’avenir sans lui. Quoiqu’il en soit, Le Réveil de la Force devait être la dernière bande-originale signée par le mythique et ô combien talentueux John Williams. Un fait qui s’est notamment confirmé avec Le Pont des Espions, Steven Spielberg ayant remplacé son compositeur fétiche pour la seconde fois depuis La Couleur Pourpre (1985, pour donner un ordre d’idée) en la personne de Thomas Newman. Et surtout son absence au générique du premier spin-off de la franchise depuis le rachat par Disney, Rogue One, les rênes de la musique ayant été confiés à Alexandre Desplat… avant que celui-ci ne laisse sa place à Michael Giacchino. Mais il semblerait que du haut de ses 85 printemps (qu’il aura le 8 février prochain), ce cher Williams en ait encore sous le capot. En effet, l’intéressé a finalement poursuivi sa carrière avec Le Bon Gros Géant, Les Derniers Jedi – qui, au passage, vient de dépasser le milliard de dollars au box-office mondial – et The Pentagon Papers. Et il ne compte pas s’arrêter là, le compositeur ayant signé pour deux nouveaux films Star Wars, à savoir l’Épisode IX et le prochain spin-off de la franchise, à savoir Solo : A Star Wars Story.

Une précision toutefois concernant le long-métrage centré sur le contrebandier le plus célèbre de l’univers, Han Solo. John Williams sera bel et bien au générique du film, mais seulement pour l’écriture du thème principal. Il rejoint ainsi John Powell, plus connu pour certains films d’animation (Fourmiz, L’Âge de Glace 2 à 4, Dragons, Happy Feet…) et la saga des Jason Bourne, qui travaillait déjà sur la BO depuis juillet dernier. Une annonce qu’a confirmée ce week-end même le papa musical des Dents de la Mer et d’E.T. lors d’une interview pour Variety :

Il est prévu que j’écrive un thème pour Han Solo, et que John Powell compose la bande originale, ce qu’il fera brillamment. Je suis ravi qu’il ait cette mission. Je lui offrirai ainsi qu’au réalisateur le thème de Solo, et si tout le monde est content, je serai content.

Bien que les fans peuvent déjà se réjouir de cette information, ne devons-nous pas y voir une nouvelle preuve de la mauvaise production vécue par le film ? Car depuis que les cinéastes Phil Lord et Chris Miller (21 Jump Street, La Grande Aventure LEGO) ont été « remerciés » en plein tournage tout comme le monteur Chris Dickens pour laisser finalement les commandes à Ron Howard, nous ne savons toujours rien du projet. Si ce n’est l’enthousiasme du cinéaste sur les réseaux sociaux se traduisant par de nombreuses publications de photos. Que celui-ci, plutôt que de tourner quelques séquences supplémentaires, a dû carrément refaire 80% du long-métrage. Ou encore des bruits de couloirs peu rassurants sur la teneur du projet, dévoilés il y a de cela quelques jours par une source sûre des studios Disney. Cette dernière révélant que la production s’attend à un véritable accident industriel, à cause d’un script jugé très mauvais et au fait que le comédien principal, Alden Ehrenreich, ait eu besoin d’un coach sur le tournage pour pouvoir jouer toutes ses scènes. Ce qui pourrait expliquer pourquoi nous n’avons toujours pas eu d’image du film, alors que sa date de sortie approche à grand pas (23 mai 2018). Dans cette optique, voir John Williams « prêter main forte » à John Powell peut donc être vu comme une sorte de tentative pour Disney de sauver les meubles. Est-ce vraiment le cas, ou spéculons-nous pour de mauvaises raisons comme ce fut le cas avec Rogue One ? Réponse dans quelques mois !

Une première affiche pour Taxi 5

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Si le succès commercial était bien au rendez-vous pour Taxi 3 et 4, la déchéance de la franchise comique s’est ressentie au plus haut point. À travers les chiffres (le 4 affichait le plus faible score avec plus de 4 millions d’entrées, bien loin des 10 millions du 2) mais surtout par le biais de critiques, amatrices et professionnelles, de plus en plus assassines. Et ce à tel point que les nombreux projets pour relancer le tout (remake américain et série télévisée, toujours produits par Luc Besson) sont totalement passés inaperçus, enterrant à jamais le tout premier film de la société EuropaCorp. (à l’époque connue sous le nom de Leeloo Productions). À jamais, vraiment ? C’est en tout cas ce que l’on croyait, jusqu’en septembre 2016 avec l’annonce inattendue de la mise en chantier de Taxi 5. Littéralement sorti de nulle part, le projet a pris au dépourvu bien des internautes, qui ne s’attendaient certainement pas à revoir la célèbre Peugeot blanche survitaminée brûler l’asphalte sur grand écran. Un retour qu’organise donc l’une des valeurs sûres de la comédie française actuelle, Franck Gastambide, qui signera pour le coup son troisième long-métrage après Les Kaïra et Pattaya.

Alors que devrait débarquer la bande-annonce très prochainement, notamment lors du prochain Festival de la comédie de l’Alpe d’Huez, le film commence à se dévoiler via une toute première affiche (ci-dessus), qui révèle déjà ses ambitions premières. À savoir remettre sur le devant de la scène le célèbre bolide, resté beaucoup trop longtemps dans l’ombre, prêt à remettre la gomme. Mais aussi assurer la relève en termes de casting. Si l’incorrigible Bernard Farcy (le commissaire Gilbert, désormais Maire de Marseille) et Édouard Montoute (son second Alain Trésor, devenu commissaire) répondent à nouveau présents, il ne faudra pas compter sur le duo de choc de la saga, à savoir Samy Nacéri/Frédéric Diefenthal. Tous les deux sont pour l’occasion remplacés par de nouveaux personnages et donc de nouvelles têtes, en la personne de Franck Gastambide lui-même et de Malik Bentalha, qui officient également au poste de scénaristes.

Pour rappel, le film suivra le parcours de l’inspecteur Sylvain Marlot (Gastambide) qui, après avoir été muté à Marseille, devra faire équipe avec Eddy Maklouf (Bentalha), le neveu de Daniel, afin de coincer les membres d’un nouveau gang qui sévit en ville en dévalisant diverses bijouteries à bord de puissantes Ferrari. Avec également au casting Moussa Maaskri, Ramzy Bédia, Monsieur Poulpe, le chanteur Soprano et Waly Dia, le film est attendu dans les salles obscures le 11 avril 2018 et devrait remettre sur les rails EuropaCorp, qui doit encore aujourd’hui essuyer le cuisant échec commercial de Valérian et la Cité des Mille Planètes. Certes, le niveau n’est pas aussi international que ce dernier et l’absence de Nacéri/Diefenthal peut nuire à la cote de la saga. Mais jusque-là, Franck Gastambide a su rassembler les foules et les critiques. Le voir au volant de ce Taxi 5 pourrait bien redonner du peps à cette série au point mort. Préparez-vous donc pour un nouveau départ en trombe !

Le nouvel Halloween retrouve le Michael Myers originel

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À la base, il s’agissait d’une énième suite commerciale, comme dans toute saga horrifique qui se respecte. Ou plus précisément un tout nouveau départ, tentant de remettre sur le devant de la scène le tueur Michael Myers, en mode veille depuis le second film de Rob Zombie (Halloween 2, de 2009). Le genre de projet pour lequel nous passerions à côté sans le moindre regret, histoire de ne pas entacher l’excellent film de John Carpenter (déjà parasité par 7 séquelles pour la plupart indigestes) et le très bon remake de Zombie. Mais au mois de mai 2016, le projet a pris une toute autre tournure à l’annonce de Carpenter lui-même à la production, garantissant pour les fans du serial killer masqué un nouvel opus entre de bonnes mains. Un fait qui s’est également confirmé par la présence de Jason Blum au même poste, lui qui a su offrir un franc regain d’intérêt pour le cinéma d’horreur (Insidious, Sinister et plus récemment Split, Get Out et Happy Birthdead). Dès lors, ce « onzième » long-métrage a vu sa hype grandir d’annonce en annonce, jusqu’à atteindre son paroxysme en septembre dernier, avec le retour officiel de Jamie Lee Curtis dans le rôle de Laurie Strode. Après cela, que pouvait-il arriver de plus pour emballer les fans de la première heure ?

Tout simplement cette nouvelle déclaration, qui éveillera sans aucun doute la fibre nostalgique des puristes et confirmera l’envie de ce nouveau film d’être le fils prodigue de son aîné (dont il sera la suite directe, effaçant d’une traite tous les autres opus). Celle de voir Nick Castle au générique. Si son nom et son visage ne vous disent rien pour la plupart d’entre vous, c’est normal : il s’agit du comédien ayant interprété Michael Myers dans le film original. N’ayant jamais repris son rôle dans les volets suivants et préférant les postes de scénariste (Hook) et de réalisateur (Starfighter, Denis la Malice), l’acteur renfilera pour l’occasion le masque du terrifiant psychopathe, à l’âge de 70 ans. Il sera bien évidemment secondé par un cascadeur (James Jude Courtney) pour quelques-unes de ses scènes, tout en bénéficiant du maquillage qu’apportera Christopher Allen Nelson (récemment oscarisé pour Suicide Squad). Mais sa présence renforce sans conteste l’aura de ce projet, témoignant au passage l’ambition de John Carpenter et de Jason Blum de revenir aux sources même de la franchise.

Pour rappel, ce tout nouvel Halloween sera réalisé par David Gordon Green, qui nous gratifiera de son nouveau film, Stronger, en février prochain. En attendant, il devrait commencer le tournage de ce titre horrifique courant janvier pour une sortie calée fin octobre 2018 (le 24, à réserve de modifications). Aurons-nous droit au grand retour tant espéré de Michael Myers, père de tous les grands tueurs qu’a connu le cinéma populaire (Jason Voorhees, Freddy Krueger, Ghostface, Chucky…) ? La saga Halloween retrouvera-t-elle sa prestance d’autrefois, celle d’avoir lancé le genre du slasher avant d’en devenir avec quelques films l’un de ses pires représentants ? Avec autant de noms au générique et de passion pour le long-métrage originel, tout porte à croire que cet Halloween cuvée 2018 sera un bon film d’horreur !

Sicario 2 : une bande-annonce tendue et violente

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Avant qu’il ne fasse son petit nid dans le domaine de la science-fiction avec deux titres au combien mémorables (Premier contact et Blade Runner 2049), Denis Villeneuve avait su marquer le Festival de Cannes de 2015 avec Sicario. Bien que le film soit reparti bredouills, les nombreuses critiques encensèrent le long-métrage pour la virtuosité de sa mise en scène et l’indiscutable interprétation de Benicio del Toro. Un engouement qui s’est confirmé lors de sa sortie en salles, beaucoup de spectateurs le considérant pour le coup comme le meilleur film traitant des cartels mexicains. Bref, une véritable claque comme le réalisateur sait si bien les faire depuis qu’il s’est mondialement fait connaître avec Prisoners (bien qu’Incendies ne soit pas à mettre de côté !). Mais de là à avoir droit à une suite ? En effet, il s’agit d’un « privilège » habituellement consacré aux blockbusters et autres produits à succès commercial. Sicario, bien qu’il ait su s’attirer les faveurs de la presse et du public, n’a pu réunir que 85 millions de dollars à travers le monde (pour un budget de 35 millions). Ajoutez à cela un statut qui se rapproche bien plus du film indépendant, et la question du « mais pourquoi une suite ? » vous vient aussitôt en tête. Mais vous aurez beau vous la poser, les producteurs n’auront pas attendu que vous y trouviez une réponse, vu que ce projet est sur le point de prendre forme ! Comme en témoigne cette première bande-annonce ci-dessous, disponible depuis le 19 décembre dernier :

 

Sobrement sous-titré Soldado, ce Sicario 2 annonce d’emblée le même ton que le précédent opus. Hormis les retrouvailles avec Benicio Del Toro et Josh Brolin, cette suite semble reprendre l’aspect tendu, viscéral et étouffant du film de Denis Villeneuve, pour une intrigue tout aussi tortueuse et explosive. Un fait qui s’accentue avec la reprise du thème musical si particulier de Jóhann Jóhannsson Il faut dire aussi que l’excellent Taylor Sheridan signe une nouvelle fois le scénario, laissant augurer une suite travaillée, bien loin de l’aspect série B d’action qui se dégage toutefois de ce trailer pour le moins alléchant. Notons tout de même de grands absents dans cette suite, qui risquent fort de nuire au résultat final. À commencer par la comédienne Emily Blunt, dont le personnage n’a pas été inclus dans le script de ce film. Puis vient ensuite le directeur de la photographie Roger Deakins, qui laisse sa place à Dariusz Wolski (une majorité des films Pirates des Caraïbes, Seul sur Mars, Alien : Covenant…). Et enfin Denis Villeneuve lui-même, désormais pris par la science fiction (il finalisait Blade Runner 2049 et se lancerait désormais dans une nouvelle adaptation de Dune), remplacé par l’occasion par l’Italien Stefano Sollima à qui nous devons principalement les séries Romanzo criminale et Gomorra, ainsi que le film Suburra. Un CV non négligeable, certes. Mais sera-t-il de taille pour reprendre un tel flambeau ?

Attendu dans les salles françaises pour le 4 juillet 2018, Sicario 2 s’intéressera une nouvelle fois à la guerre opposant les cartels mexicains, qui s’est intensifiée depuis le premier volet. Mais tout cela va prendre une toute autre tournure quand des terroristes se mettent à emprunter les réseaux de trafiquants pour passer la frontière américaine. L’occasion pour l’agent fédéral Matt Graver de fait de nouveau appel au mystérieux Alejandro, afin de mener ce combat sans merci… et surtout sans limite ! Au menu de cette suite donc : bien plus de violence et de tension que son prédécesseur. Le pari sera-t-il réussi ? De faire aussi bien que le long-métrage de Denis Villeneuve serait déjà un exploit. Car, encore une fois, Sicario premier du nom avait-il vraiment besoin d’une suite ? Rendez-vous donc cet été pour avoir le fin mot de l’histoire !