Date de sortie : 11 septembre 1994 (Mexique, Corée du Sud), 26 octobre 1994 (France)
Réalisateur : Quentin Tarantino
Acteurs principaux : John Travolta, Samuel Jackson, Bruce Willis, Uma Thurman, Ving Rhames, Harvey Keitel, Tim Roth, Christopher Walken
Genre : Drame, gangster
Nationalité : Américain
Compositeur : aucun
Scénariste : Quentin Tarantino
Sociétés de production : Jersey Films, A Band Apart et Miramax
Budget : 8 millions de dollars
Tenant son nom des pulp magazines connus pour leur violence graphique et leurs dialogues acerbes, Pulp Fiction met principalement en scène John Travolta (Grease, Blow Out, Staying Alive) et Samuel Jackson (True Romance, Une Journée en Enfer, Incassable) dans le rôle de Vincent Vega et Jules Winnfield, deux malfrats chargés de récupérer une mystérieuse mallette pour leur patron Marsellus Wallace, joué par Ving Rhames (Outrages, L’Échelle de Jacob, Mission Impossible). La qualité d’écriture ne se fait pas attendre avec des dialogues succulents durant leur chemin en voiture, animés par des débats sur les massages des pieds des femmes et les variétés de burgers sous l’entraînante « Jungle Boogie » de Kool & The Gang. La scène où Jules et Vincent s’incrustent chez les mecs ayant volé la mallette symbolise à elle seule toute la violence, le comique et la psychopathie (la citation de la Bible apprise par cœur sans en comprendre le sens « juste parce que ça en jette ») de l’œuvre.
La troisième grande partie de Pulp Fiction est portée par le personnage de Butch, boxeur incarné par Bruce Willis (Piège de Cristal, Le Dernier Samaritain, Hudson Hawk), recherché par Marsellus pour avoir tué un de ses hommes lors d’un match sur le ring. Une course poursuite effrénée durant laquelle il pète un câble car sa copine a laissé sa montre en or dans leur appartement. On comprend pourquoi il y tient tant lors d’une analepse où un militaire joué par Christopher Walken (Voyage au Bout de l’Enfer, Dangereusement Vôtre, Batman Returns) lui raconte étant enfant comment son père lui a gardé une montre familiale en la fourrant dans son anus pour la cacher à ses ennemis avant de la lui remettre. La violence continue de plus belle alors que Marsellus se retrouve prisonnier d’un vendeur d’armes après avoir essayé de le descendre dans sa boutique, Butch le délivrant du flic tortionnaire sous les traits de Peter Greene (The Mask, Usual Suspects), la musique de fond « Commanche » du groupe de rock The Revels assurant un décalage narratif appréciable.
Deux ans après un Reservoir Dogs singulier ayant servi de coup d’essai à Quentin Tarantino, le réalisateur affirme son style en exploitant de nouveau l’univers mafieux et la narration désordonnée avec Pulp Fiction, film qui fait s’entremêler plusieurs histoires avec une intrigue soutenue, truffée de dialogues poignants et de scènes violentes parfois composées de situations comiques. L’introduction annonce d’emblée la couleur alors qu’un mec interprété par Tim Roth (Rob Roy, Groom Service, La Planète des Singes) et sa copine par Amanda Plummer (The Fisher King, Le Bazaar de l’Épouvante, Nostradamus) déjeunent dans le restaurant qu’ils comptent braquer après avoir estimé qu’il serait moins risqué de s’en prendre à des banques car ses dernières s’en foutent sous prétexte qu’elles sont assurées. Le générique se lance alors sous l’iconique reprise façon pop rock de la musique folklorique grecque « Misirlou » par Dick Dale.
Alors que les passages se succèdent, les dernières pièces du puzzle se rassemblent par l’intermédiaire de scènes venant s’intercaler à différents moments. Après que Jules et Vincent ont récupéré la mallette, on découvre par exemple qu’un quatrième mec était planqué derrière une porte et loupe tous ses tirs avant de se faire dégommer à son tour. L’ironie du scénario se poursuit au moment où Vincent explose malencontreusement la cervelle du dernier survivant des lieux dans leur voiture, obligeant les deux lascars à se faire aider par Winston Wolf, sosie de Vito Corleone interprété par Harvey Keitel (The Two Jakes, Thelma & Louise, La Leçon de Piano). Un nettoyage assez comique durant lequel Tarantino apparaît dans le rôle d’un neveu de Marsellus Wallace, et qui explique pourquoi Jules et Vincent sont habillés comme des touristes quand ils ramènent la mallette, dont le contenu reste un mystère du début à la fin. La dernière scène du film rejoint alors brillamment la première alors qu’ils s’interposent face aux braqueurs du restaurant.
Une des scènes les plus culte se déroule alors que Vincent doit passer une soirée avec Mia Wallace, la femme de son patron interprétée par la sulfureuse Uma Thurman (Les Liaisons Dangereuses, Mad Dog and Glory, Batman & Robin), afin de lui tenir compagnie pendant son absence. Un passage dans un club durant lequel on peut apercevoir un autre acteur de Reservoir Dogs, Steve Buscemi (Darkside Les Contes de la Nuit Noire, Barton Fink, Desperado), dans le rôle du serveur déguisé en Buddy Holly. Leur dîner berce le film d’autres musiques emblématiques des années 1960 comme « Son of a Preacher Man » de Dusty Springfield, « Bullwinkle Part II » de The Centurians et surtout « You Never Can Tell » de Chuck Berry, sur laquelle ils assurent un twist des plus classieux. La reprise de « Girl, You’ll Be a Woman Soon » de Neil Diamond par le groupe de rock Urge Overkill symbolise efficacement tout le tragique du personnage de Mia, et son overdose toute la poisse du personnage de Vincent auprès du dealer incarné par Eric Stoltz (La Mouche 2, Memphis Belle, Les Quatre Filles du Docteur March), doublé par l’excellent Emmanuel Curtil. Véritable orgie de citations culte et générateur de mèmes récompensé par la palme d’or au festival de Cannes de 1994, Pulp Fiction demeure une des œuvres les plus marquantes de son époque et le meilleur film de gangsters de la carrière de Quentin Tarantino.

![Roofman de Derek Cianfrance [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2026/01/Roofman-affiche-100x75.jpg)
![Five Nights At Freddy’s 2 d’Emma Tammi [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2026/01/Five-Nights-at-Freddys2-affiche-100x75.jpg)

![La femme de ménage [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Housemaid-100x75.jpg)
![L’Âme Idéale d’Alice Vial [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Lame-ideale-affiche-100x75.jpg)
![Sisu : Le chemin de la vengeance de Jalmari Helander [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Sisu2-affiche-100x75.jpg)
![Hors de contrôle de Martin Campbell [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Hors-de-controle-affiche-100x75.jpg)












![Wake Up Dead Man : Une histoire à couteaux tirés de Rian Johnson [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Wake-Uo-Dead-man-affiche-100x75.jpg)
![Troll 2 de Roar Uthaug [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Troll2-affiche-100x75.jpg)
![Jay Kelly de Noah Baumbach [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Jay-Kelly-affiche-100x75.jpg)
![Train Dreams de Clint Bentley [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/11/Train-Dreams-affiche-100x75.jpg)
![Le Fils de Mille Hommes de Daniel Rezende [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/11/Le-fils-de-mille-hommes-affiches-100x75.jpg)
![Frankenstein de Guillermo Del Toro [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/11/Frankenstein-affiche-100x75.jpg)
![A House of Dynamite de Kathryn Bigelow [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/11/A-House-of-Dynamite-affiche-100x75.jpg)
![Carol de Todd Haynes [édition limitée]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Carol-01-300x194.png)
![Eddington d’Ari Aster [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Eddington-affiche-100x75.jpg)

![Thunderbolts* de Jake Schreier [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/09/Thunderbolts-affiche-100x75.jpg)

![[Sortie Blu-ray/DVD] Dahomey de Mati Diop](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/06/1695-100x75.jpg)
![Here de Robert Zemeckis [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/03/Here-affiche-100x75.jpg)
![Die Alone de Lowell Dean [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/02/Die-Alone-affiche-100x75.jpg)





![Until Dawn: La mort sans fin de David F. Sandberg [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/05/Until-Dawn-affiche-100x75.jpg)

![Minecraft, le film de Jared Hess [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/04/Minecraft-Affiche-100x75.png)












![Hors de contrôle de Martin Campbell [La critique du film]](https://cdn-kooeb.nitrocdn.com/dSLLYEAPlnNKsoHdQPzsmDUJMJzhLOjo/assets/images/optimized/rev-535c2c1/lecoindescritiquescine.com/wp-content/uploads/2025/12/Hors-de-controle-affiche-238x178.jpg)



