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Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémy Chayé

Pays : France
Année : 2020
Casting : Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian, …
Genre : Western, Aventure

Décidément, 2020 nous offre de belles pépites d’animation comme ce « Calamity ».

1863, États-Unis d’Amérique. Dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude, et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Et comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. Une aventure pleine de dangers et riche en rencontres qui, étape par étape, révélera la mythique Calamity Jane.

Quelque chose qui frappe immédiatement lors du visionnage de Calamity, c’est sa gamme de couleurs très marquée. On se retrouve rapidement ébloui par ce choix visuel lumineux, participant au plaisir visuel que procure le film. Il est dur de ne pas trouver remarquable la qualité des compositions du long-métrage, se rapprochant par instants de purs tableaux nous submergeant par leur beauté aussi subtile que chaleureuse. On décèle même dans certains traits une forme d’épure ne faisant que renforcer la qualité visuelle de « Calamity », rendant sa découverte plus impérative encore pour mieux profiter de la richesse de ses visuels.

Bien évidemment, la construction de l’histoire est tout aussi remarquable, notamment dans son illustration de l’aventure de notre héroïne. La fuite de celle-ci et la recherche qu’elle entreprend pour prouver son innocence rend Martha Jane passionnante, lui permettant de trouver dans sa quête une forme d’émancipation asseyant son identité. Tout cela se construit avec une certaine réjouissance dans son aventure malgré les événements subis, faisant penser que l’heure 22 de durée est bien trop rapide au vu du plaisir procuré.

Si 2020 a été une année négative à bien des niveaux, on pourra remercier les productions d’animation comme « Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary » de l’illuminer. Le film de Rémy Chayé offre tellement de couleurs et un spectacle si chatoyant qu’il devrait ravir tout un chacun avec le même niveau de bonheur. On espère que le long-métrage connaîtra une carrière aussi jolie que cette bien belle pépite.

 

Liam Debruel

Amoureux du cinéma. À la recherche de films de qualités en tout genre,qu'importe la catégorie dans laquelle il faut le ranger. Le cinéma est selon moi un art qui peut changer notre vision du monde ou du moins nous faire voyager quelques heures. Fan notamment de JJ Abrams,Christopher Nolan, Edgar Wright,Fabrice Du Welz,Denis Villeneuve, Steven Spielberg,Alfred Hitchcock,Pascal Laugier, Brad Bird ,Guillermo Del Toro, Tim Burton,Quentin Tarantino et Alexandre Bustillo et julien Maury notamment.Écrit aussi pour les sites Church of nowhere et Le quotidien du cinéma. Je m'occupe également des Sinistres Purges où j'essaie d'aborder avec humour un film que je trouve personnellement mauvais tout en essayant de rester le plus objectif possible :)

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