Critique Ad Astra de James Gray

Date de sortie : 11 septembre 2019
De James Gray

Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga, Liv Tyler, Donald Sutherland
Jamie Kennedy, Greg Bryk, John Finn, Kimberly Elise, Loren Dean
Lisa Gay Hamilton, Natasha Lyonne, John Ortiz, Anne McDaniels, Donnie Keshawarz

 

Ad Astra je l’attendais avec impatience ! James Gray à la barre, Brad Pitt en premier rôle et un film se situant dans l’immensité de l’espace !
Je ne pouvais que saliver à l’idée de voir ce film ! Et le résultat est au-delà des espérances !

 

Ce qui est d’une absolue dinguerie c’est que c’est la première fois que Gray s’attelle au genre de la science-fiction et il s’en sort avec les honneurs.
Il arrive à bâtir un univers cohérent et faussement positif qui participe à ce sentiment dépressif qui guette le personnage. En effet, l’homme a réussi à coloniser les planètes, à dompter les étoiles mais n’est pas débarrassé de ses angoisses existentielles.
Dans le film il est dévoilé que la mission du père de Roy Mc Bride (le personnage principal) est la recherche d’une intelligence extraterrestre. D’ailleurs, dans un texte ouvrant le film il est précisé que c’est le seul espoir de l’humanité. Donc la conquête de l’espace apparaît comme quelque chose de normalisé qui n’a plus son intérêt.

C’est là où tout l’intérêt de l’univers du film entre en fonction, la relation entre père et fils est à l’image de cette chute de l’humanité.
Dans toutes ces thématiques on peut voir une inspiration des craintes de Philip K Dick rappelant dans Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques à quel point les colonies de l’espace peuvent être un mensonge de progrès. Ces fameuses colonies où l’esclavage demeure.
Ou encore certains tests psychologiques que subira Roy Mc Bride dans le film évoquent le test Voight-Kampff, mais de manière inversée, ici l’humain doit réduire ses émotions pour que cela n’affecte pas son état de travail.

L’homme est ici réduit à un état robotique obligé de se maintenir dans un état anti-émotionnel. Et cet élément fait que Roy s’enferme dans une bulle destructrice dont il triomphera au fur et à mesure de son parcours.

En bref, Ad Astra est une œuvre profonde et humaniste qui n’a pas à rougir dans sa catégorie ! Évidemment je vous invite à prendre un ticket pour ce voyage majestueux !

Nicolas Perreau

Le cinéma c'est ma vie !! J'aime beaucoup de réalisateurs, Ridley Scott, David Lynch, Bong Joo Ho, Hayao Miyazaki etc... Et mon film ultime c'est Blade Runner ! Bonne lectures de mes modestes articles !

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