Dragons de Dean DeBlois et Chris Sanders

Dragons de Dean DeBlois et Chris Sanders

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Informations sur le film: 

Réalisateur(s): Dean DeBlois et Chris Sanders

Casting: Gerard Butler, Jay Baruchel, America Ferrera, Jonah Hill, Christopher Mintz-Plasse, Craig Ferguson, Kristen Wiig et T.J Miller

Budget: 165 000 000$

Date de sortie cinéma: 31 mars 2010

Genre: Animation, Aventure

Nationalité: Américain

Durée: 1h33 min

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critique

 

Synopsis: L’histoire d’Harold, jeune Viking peu à son aise dans sa tribu où combattre les dragons est le sport national. Sa vie va être bouleversée par sa rencontre avec un dragon qui va peu à peu amener Harold et les siens à voir le monde d’un point de vue totalement différent.

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Dragons est un long métrage que j’étais allé voir au cinéma avec un peu de réticence, car la bande annonce laissait présager un métrage pour enfants de 4 ans. Et que fut ma surprise quand je suis sorti de la salle, en me disant que je venais de voir l’un des meilleurs films d’animation de ma vie. Les deux réalisateurs ont très bien su mélanger: film pour enfants et film pour adultes, car le long métrage peut être regardé par des personnes de tous âges. Le film est adapté du roman pour enfant de Cressida Cowell paru en 2003 et traduit en français  » Comment dresser votre dragon  ». Dean DeBlois et Chris Sander ont su modifier le roman originel pour que l’histoire soit compréhensible par tous. Après avoir revu le film en vostfr, j’ai constaté que le film s’était doté d’un casting de doublage cinq étoiles avec: Gerard Butler, Jonah Hill, Christopher Mintz-Plasse pour ne citer qu’eux. Quand deux anciens de chez Disney s’installent chez Dreamworks, ce n’est pas pour alimenter la tendance pipi-caca du studio mais bien pour apporter une petite révolution, une sorte de bouffée d’air frais. Dragons est, avec Kung Fu Panda, le premier film d’une nouvelle ère chez Dreamworks. Une ère à la fois plus adulte, plus sincère et plus respectueuse de son public et surtout plus mature. Finie la parodie débile et le cynisme pour enfants, place à la grande aventure, aux récits mythologiques et au spectaculaire. Avec Dragons, Dean DeBlois et Chris Sanders ont propulsé Dreamworks au niveau de Pixar et Ghibli.

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Produire un film d’animation de nos jours n’est pas chose facile, car le public visé par ce genres de films reste avant tout nos chères petits têtes blondes préférées, sans les prendre pour des idiots et qui peut aussi s’adresser au plus grand nombre: les parents, les adolescents, les jeunes adultes, etc… Ce genre de pari est rarement remporté à quelques exceptions près bien entendu (Wall-E, Toy Story, Princesse Mononoke, etc..). Les maîtres de l’animation US sont les studios Pixar qui nous pondent très souvent un chef d’oeuvre à chaque sortie de films. Mais avec Dragons, la donne a changé, les demandeurs d’asile de Disney, réalisateurs de Lilo & Stitch, Dean DeBlois et Chris Sanders (ce dernier ayant signé le scénario du Roi lion, de La Belle et la bête, de Mulan et d’Aladdin) apportent la maturité nécessaire au projet pour redorer le blason du studio d’animation. Cette adaptation du livre pour enfants de Cressida Cowell effectue un virage à 360 degrés en délivrant un discours consistant sur la relation entre l’homme et l’animal, et plus largement pour accoler à cette aventure en terre viking un propos toujours efficace sur l’acceptation de la différence. Des valeurs qui ne tombent pas dans la leçon de moral à la Disney, mais ces valeurs servent plutôt le récit et viennent étayer le parcours initiatique du héros.

 

Dragons pose les bases d’une comédie d’aventure classique, avec son anti-héros en la personne de Harold ou Hiccup en vo. Ceci permet d’éprouver de l’empathie pour notre héros, car Harold n’est pas le viking  » de base  », c’est-à-dire un personnage fort, qui aime se battre, Harold en est tout le contraire. Notre héros correspond pour sa part à la figure classique de l’adolescent, frêle et peu sûr de lui, timide, qui voudrait plaire aux filles et devenir un adulte et s’intégrer dans sa communauté, en reproduisant certaines traditions (correspondant finalement à nos valeurs sociales même encore aujourd’hui). Dragons est aussi intéressant car il ne prône pas des valeurs vieillissantes ou d’un autre temps, car le personnage qui n’est pas destiné à être un héros se révèle finalement appeler à vivre de grandes aventures, tout au long du film, Harold va s’affirmer dans sa différence et se bâtir son propre chemin initiatique pour découvrir sa véritable nature. Mais le long métrage va également construire, et notamment dans son climax, quelque chose de très beau et fort émotionnellement autour de la différence entre les peuples  les viking et les dragons). Cela passe logiquement par une mission avec l’union des deux communautés afin de créer une alliance pour détruire une menace gigantesque presque imbattable. L’union fait la force, des valeurs universelles très largement présentes au sein du film, un message simple vous me direz, sauf qu’il s’appuie simplement sur des motifs connus depuis la nuit des temps et qui ne perdront jamais de leur impact.

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Ce que l’on constate dans Dragons, c’est également son intégrité. L’exemple le plus flagrant est probablement la bataille finale du film, les réalisateurs proposent quelque chose d’assez noir et à priori impensable. Cela non pas pour choquer mais simplement pour suivre un déroulement de l’intrigue cohérent jusqu’au bout, et en profiter pour appuyer encore un peu le propos sur le rapprochement entre les espèces. Un final qui use d’éléments tragiques avec légèreté, et offre ainsi un dernier plan absolument magnifique. Le film est aussi très beau (vu récement en Blu-Ray ), c’est une claque visuelle même aujourd’hui, car tout est lumineux, tout est verdoyant de couleurs. L’esthétique du film et tout particulièrement ses décors, sont par moment proche du réel, (toutes ces qualités seront amplifiées dans le second volet). Là où le film réussit très bien son pari, c’est dans la manière de nous présenter les dragons qui sont au premier abord, des bêtes féroces. Alors qu’ils sont presque comme nos chiens, chats ou autres animaux de compagnie et tout particulièrement des chats, un parallèle qui fonctionne de fort belle manière. Les séquences de vols avec Krokmou et Harold sont tout bonnement dantesques et riche en émotion, car c’est la première fois que les deux espèces sont en symbiose.

Pour conclure Dragons de Dean DeBlois et Chris Sanders est une réussite totale car l’écriture est d’une précision redoutable (à ce titre, la rencontre entre Harold et Kromou est vraiment touchante), qui manie formidablement merveilleux, humour et aventure, la mise en scène de haute volée est vraiment excellente pour un film d’animation. Dragons possède un univers complet et très vaste, des personnages tous très bien écrits et bénéficiant d’un casting vocal cinq étoiles dans sa version originale, ainsi que dans son doublage français. Le film possède un rythme d’enfer et un vrai sens épique, Dragons est non seulement le point de départ d’une nouvelle ère de l’animation chez Dreamworks.

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valentin pejoux

Bonjour je me présente, je m'appelle Valentin, je suis co-rédacteur en chef sur ce site. Je suis un fan de cinéma de SF et de films de super héros. Ces deux genres ont bercé mon enfance. Avec des longs-métrages tels que les Spiderman de Sam Raimi, les X-Men de Bryan Singer, les Matrix des Wachowski et les Retour vers le futur de Zemeciks. Avant, je ne prenais le cinéma que pour me divertir, mais depuis quelques années, je me rend compte qu'il peut nous divertir autant qu'il peut nous faire réfléchir. C'est pour cela, peu importe le type de film que je regarde, j'essaye de voir si le rélisateur veut nous dire quelque chose à nous spectateur.

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