Date de sortie : 14 octobre 2026 (2h00min)
Réalisateur : Kitao Sakurai
Acteurs principaux : Andrew Koji, Noah Centineo, Callina Liang, David Dastmalchian, Mel Jarnsen, Jason Momoa, 50 Cent, Cody Rhodes, Eric André
Genre : Action, arts martiaux
Nationalité : Américano-japonais
Compositeurs : Leo Birenberg et Zach Robinson
Scénaristes : Kitao Sakurai et Dalan Musson
Sociétés de production : Legendary Pictures et Capcom
Budget : 82 millions de dollars

Troisième long métrage en prises de vue réelles tiré de la saga de jeux de combat de Capcom, Street Fighter propose une adaptation plus fidèle du scénario sous la plume et l’objectif de Kitao Sakurai. Le film surprend d’emblée avec une magnifique introduction animée pourvue de dessins à l’ancienne rappelant le film d’animation de 1994, qui relate les grandes lignes du tournoi où Ryu se laisse submerger par le Satsui no Hado pour vaincre Sagat. Une belle direction artistique que l’on retrouve à l’occasion de nombreux flashbacks montrant l’entraînement de Ryu et Ken ainsi que l’assassinat de Gouken par Akuma. Ce dernier se déroule cette fois-ci après le tournoi sous les yeux ébahis de Ryu, qui n’ose plus succomber aux ténèbres pour stopper Akuma.


Incarnés par Andrew Koji (Bullet Train, Peaky Blinders) et Noah Centineo (Charlie’s Angels, Black Adam), Ryu et Ken demeurent au centre des événements du deuxième tournoi World Warrior, reprenant ainsi le scénario de l’iconique Street Fighter II. Alors que le premier ne veut plus se battre depuis qu’il a découvert son pouvoir caché, le second, présenté comme son frère, se sent aussi largement dans son ombre. Sous les traits de Callina Liang (Tell me Everything, Presence), c’est Chun-Li qui les recrute alors qu’elle est infiltrée dans l’organisation de Bison, ce dernier étant joué par David Dastmalchian (The Dark Knight, Ant-Man et la Guêpe, Oppenheimer).


Si le tournoi se limite étrangement à huit combattants, de nombreux personnages sont présents avec un panel d’acteurs assez hétéroclite, comprenant par exemple Jason Momoa (Game of Thrones, Aquaman, Dune) dans le rôle de Blanka et Vidyut Jammwal pour Dhalsim. Interprétée par Mel Jarnsen (Nitara dans Mortal Kombat), Cammy apparaît dans son accoutrement de Street Fighter Alpha tandis que Juli est jouée par Rayna Vallandingham, qui avait déjà fait sensation en Zara Malik dans la dernière saison de Cobra Kai. Si on note l’absence de Dee Jay, Fei Long et T.Hawk, El Fuerte effectue un caméo dans les premières minutes du film tandis que de Dan Hibiki, incarné par le comédien Andrew Schulz, devient étrangement le manager de Ken.


Assez peu soigné, le casting pioche en bonne partie chez des sportifs comme les catcheurs Cody Rhodes, Hirooki Goto et Roman Reigns pour Guile, Honda et Akuma, le bodybuilder Olivier Richters (The King’s Man, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée, Borderlands) pour Zangief et le pratiquant du MMA Alexander Volkanovski pour Joe, rescapé du premier Street Fighter à l’exploitation minimaliste. On trouve même le rappeur 50 Cent (13, La Rage au Ventre, Expendables 4) pour Balrog, le musicien porteur de masques Orville Peck pour Vega et l’animateur Eric André pour Don Sauvage, présentateur du tournoi qui en fait des caisses.


Correctement réalisé, Street Fighter mise essentiellement sur les costumes des personnages et le rendu des coups spéciaux. Mais au-delà des apparences, les combattants manquent fortement de personnalité, bien trop occupés à placer une blague en-dessous de la ceinture à la moindre occasion. Même Cammy, très provocatrice, ne peut s’empêcher de faire référence aux cuisses de Chun-Li. Si certains personnages ne se battent même pas, d’autres se ridiculisent, à commencer par Dan ou encore Ken sous la chanson « What’s Up ? » du groupe de rock 4 Non Blondes, mais également Blanka, qui parle comme un benêt en mentionnant sa mère et son vrai nom. Et que dire de la crédibilité de Bison, qui ressemble à un nazi sans cervelle, avec sa référence à « c’était un mardi » quand il bat Chun-Li et son navrant « you lose ». Assez inégal avec pas mal de prises de liberté, Street Fighter reste un bon film mais marque point les esprits que Street Fighter L’Ultime Combat, bien plus audacieux dans ses choix scénaristiques.

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