Mortal Kombat (2021) de Simon McQuoid

 

Date de sortie : 23 avril 2021 (États-Unis), 12 mai 2021 (France)
Réalisateur : Simon McQuoid
Acteurs principaux : Lewis Tan, Hiroyuki Sanada, Joe Taslim, Jessica McNamee, Josh Lawson, Tadanobu Asano
Genre : Arts martiaux, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Benjamin Wallfisch

Une introduction sanglante qui annonce la couleur.

Nouvelle adaptation de la saga de jeux vidéo créée par Ed Boon et John Tobias, Mortal Kombat effectue un retour remarqué après vingt-quatre ans d’absence au cinéma dans un film principalement axé sur les combats et les mises à mort en exploitant pleinement tout le gore des célèbres fatalités. Premier long métrage de Simon McQuoid, il renoue aussi avec une certaine fidélité du scénario en introduisant le massacre du village d’Hanzo Hasashi, comme l’avait déjà fait le superbe animé Mortal Kombat Legends Scorpion’s Revenge un an auparavant. Interprété par Hiroyuki Sanada (San Ku Kaï, Ring, Wolverine Le Combat de l’Immortel), le futur Scorpion se retrouve effet rapidement dépassé par le surpuissant Sub-Zero, joué par le judoka Joe Taslim. Si sa femme et son fils sont assassinés à la manière du scénario originel, Hanzo parvient à camoufler son deuxième enfant. Mis en sûreté par Raiden, il perpétue la lignée jusqu’à donner naissance à Cole Young, un lutteur à son tour bientôt traqué par le clan Lin-Kuei. Afin de protéger sa famille, il part alors à la recherche des combattants du Royaume Terre choisis pour affronter les guerrier d’Outre Monde.

Terriblement puissant, Sub-Zero s’annonce comme l’adversaire le plus redoutable du film.

Une ressemblance adéquate pour Liu Kang et Kung Lao.

Repartant de zéro pour adapter le tout premier jeu Mortal Kombat, le film fait apparaître l’ensemble de son casting, à l’exception notable de Johnny Cage, avec une ressemblance soignée pour la plupart des personnages. Outre Scorpion et Sub-Zero qui se partagent l’affiche, on trouve ainsi un Kano avec une verve toujours aussi crue (« Ça te dirait que je vienne chercher ton pauvre sombrero en forme de scie circulaire et que je te le fourre tellement loin dans le c*l que tu parleras espagnol !? »), un Raiden relativement sérieux, un Liu Kang habilement incarné par Ludi Lin (Power Rangers, Aquaman) tandis que Sonya envoie des mandales sous les traits de Jessica McNamee (Battle of the Sexes, En Eaux Troubles). Goro est cette fois-ci entièrement représenté en images de synthèse et Shang Tsung est interprété par Chin Han (The Dark Knight, Ghost in the Shell, Skyscraper). Si Kitana est absente parmi la sélection de Mortal Kombat II, on retrouve néanmoins un Kung Lao charismatique, Mileena qui ne prend même pas la peine de cacher la monstruosité de sa mâchoire, Reptile sous forme bestiale ainsi que Jax qui se fait éclater les bras par Sub-Zero avant d’en obtenir des bioniques évolutifs.

Sonya et Kano, une parfaite entente.

Pour étoffer son casting, le long métrage va même puiser dans des épisodes ultérieurs. On trouve ainsi Kabal dans son superbe costume masqué, un Reiko étrangement baraqué et bourrin avec la posture du catcheur Nathan Jones (qui joue aussi Craig Marduk dans Tekken), et même la vampire Nitara de Mortal Kombat Deadly Alliance. Pourvu d’une bien meilleure réalisation que ses prédécesseurs, Mortal Kombat soigne aussi davantage ses chorégraphies de combat et ses effets spéciaux pour mieux faire ressortir des techniques tirées du jeu vidéo, comme la téléportation de Kung Lao et le gel de Sub-Zero. Les fatalités sont très réussies entre Kano qui arrache le cœur de Reptile, Jax qui éclate la tête de Reiko avec ses poings, Liu Kang qui achève Kabal avec un superbe dragon enflammé et surtout Kung Lao qui tronçonne violemment Nitara en faisant tourner son chapeau. La version française reprend même telles quelles certaines citations emblématiques comme « Kano wins », « Finish him ! », « Flawless victory », « Fatality » et « Get over here ! » pour ajouter une touche de style.

Une manière astucieuse de suggérer la présence du prince des Shokan.
Outre le gel et les éclairs, les flammes sont particulièrement bien retranscrites.

Trop concentré sur ses qualités esthétiques, le film en oublie toutefois d’étoffer son scénario, qui ne consiste même pas en un véritable tournoi étant donné que Shang Tsung décide de tricher avant même son commencement. Ce dernier manque d’ailleurs de charisme à cause de son apparence et de sa posture trop commune, tout comme Raiden apparaît trop sérieux car trop calqué sur le personnage des derniers jeux. Relativement limités, les décors donnent une impression de statisme qui entrave le sentiment d’aventure, seuls quelques plans ingénieux faisant exception comme le panorama donnant sur la statue de Goro et la silhouette de Liu Kang qui ressort sur le coucher du soleil. L’affrontement entre Scorpion et Sub-Zero achève cependant le scénario avec beaucoup de talent tandis que le dernier plan promet une suite endiablée avec le plus distingué des acteurs hollywoodiens sous un sympathique remix du « Techno Syndrome » de The Immortals. Encore très perfectible, cette itération moderne de Mortal Kombat demeure toutefois plus que satisfaisante.

Emmanuel Delextrat

Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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