Troisième journée au BIFFF, voyons voir ce que le festival nous propose aujourd’hui, commençons tout de suite par le premier film qui était une de mes grosse attente du festival.
Orfeo
Réalisé par Virgilio Villoresi
Avec : Luca Vergoni, Giulia Maenza, Aomi Muyock, Vinicio Marchioni
« Pianiste solitaire et mélancolique, Orphée traîne ses rêves dans un Milan interlope, imaginant des histoires d’ailleurs pour fuir son spleen d’ici. Mais un soir, alors qu’il joue dans son bar fétiche, il croise le regard d’Eura. Sentiment électrique, viscéral, absolu… Elle devient son obsession. Quelques jours plus tard, il l’aperçoit à nouveau, tandis qu’elle franchit une petite porte sur la Via Saterna. Orphée décide de la suivre. De franchir le pas. De passer de l’autre côté, vers un monde aussi étrange que dangereux… » (Source BIFFF)
C’était peu dire que d’affirmer que j’avais hâte de découvrir ce film. Il m’avait séduit à la découverte de sa bande annonce, et l’attente à été récompensée.
Ce Orfeo est un véritable voyage Onirique, tournée en 16mm le film est d’une beauté visuelle époustouflante, et regorge d’idées de mise en scène. Impossible de ne pas prendre son pied devant ce film, alors certes les influences se ressentent fort tout le long du film (Cocteau en tête, mais parfois on s’approche même des expérimentations visuelles du duo Cattet et Forzani) et l’histoire est une énième adaptation du mythe d’Orphée, mais la proposition est tellement singulière et inattendue dans le cinema actuel que ça fait un bien fou de voir un film comme ça!
Un très bon début de troisième journée et on enchaîne avec un film qui lui aussi m’a surpris!
Sicko
Réalisé par Aitore Zholdaskali
Avec : Ayan Utepbergen, Dilnaz Kurmangali, Azat Zhumadil, Aida Kurmangaliyeva
« Avec un taux de chômage en dessous de 5%, on peut se dire qu’Almaty est l’eldorado des jeunes en quête de boulot stable. À moins d’être un branleur opportuniste tel que Azamat, qui collectionne les dettes comme des cartes Pokémon. Mais, plutôt que de penser à un plan d’apurement avec sa banque, il décide d’embarquer Tansholpan, sa femme enceinte, dans une arnaque morbide: faire croire qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale, lancer un crowd-funding sur les réseaux sociaux et ramasser les pépètes. Avait-il imaginé qu’ils allaient devenir le symbole d’une nation, tout en engrossant un pactole hallucinant ? Bien sûr que non. Azamat est incapable d’anticiper quoi que ce soit, encore moins l’intérêt soudain que la pègre locale va avoir pour son couple… Un condensé de violence, d’humour noir et de cynisme qui confirme la montée en puissance du Kazakhstan dans le cinéma de genre ! » (Source BIFFF)
Au vu de la bande annonce et du sujet, je m’attendais a une comédie noire. Et c’est ce que est le film, pendant un moment, jusqu’à son dernier acte qui m’a simplement détruit émotionnellement! Le film est hyper intelligent dans sa structure, le fait de nous faire nous attacher au personnage pour ensuite nous donner un violent retour a la réalité, c’est du génie!
Les comédien.nes se donnent à 100%, tout le monde est excellent, et la réalisation n’est pas en reste.
La mise en scène des « moments d’actions » est inventive et brutale, on ressent les coups et ça nous prépare intelligemment a ce dernier acte dévastateur.
Je ne veux pas spoiler, mais il semblerait que ca soit une habitude d’une nouvelle vague du cinema du Kazakhstan, avoir un propos social fort.
A noter que la fin du film à été censurée dans son pays d’origine.
Grosse claque pour ma part, un film puissant qui arrive a surprendre le spectateur et le laisse dans une émotions prenante a la fin.
Vraiment, à voir!
Repprenons notre souffle et enchaînons avec le troisième film!
Nirvana the band the show the movie
Réalisé par Matt Johnson
Avec : Matt johnson & Jay McCarrol
« Depuis 17 ans, Jay et Matt tentent de décrocher un concert au Rivoli, la plus belle salle de spectacle de Toronto. Pendant tout ce temps, ils ont été suivis par une équipe de tournage qui a filmé sans relâche leurs tentatives de plus en plus folles, frénétiques et désespérées pour monter sur la scène du Rivoli. Même un spectaculaire saut en parachute depuis la Tour CN vers le SkyDome tourne mal, et tout espoir semble perdu. C’est alors qu’entre en scène une obscure boisson gazeuse canadienne qui semble avoir le pouvoir d’alimenter une machine à remonter le temps. Nos deux amis retournent en 2008 et découvrent alors une opportunité inouïe pour se réinventer…. » (Source BIFFF)
Vraiment, merci à la programmation! Car après le choc « Sicko » c’est exactement le film dont j’avais besoin!
L’histoire est certes classique, mais ces deux personnages sont tellement attachants!
Cette comédie fonctionne à 100%. Mélange d’un subtil et ingénieux travail de montage réalisé a partir d’images filmées il y a 17 ans, de « happening » filmés en camera cachées dans la rue et bien sur de passage de fictions scénarisés, c’est impressionnant de constater que ce mélange fonctionne aussi bien.
Extrêmement drôle, rythmé, attachant, et avec beaucoup de coeur, c’est un excellent film a voir entre amis (ou au BIFFF avec l’ambiance inimitable de la salle).
Ce film m’a bien remonter le moral, maintenant, enchaînons avec un film qui me faisait un peu peur…
Pinocchio Unstrung
Réalisé par Rhys-Frake Waterfield
Avec Richard Brake, Robert Englund, Cameron Bell
« Las de voir son petit-fils James malheureux comme les pierres, Gepetto décide de lui offrir l’une de ses dernières créations, une marionnette en bois dénommée Pinocchio. Non seulement, elle marche sans piles mais elle est littéralement vivante ! Mieux qu’un chiot, Pinocchio devient le meilleur ami de James, mais il se rend compte qu’avec sa gueule de bois, il manque cruellement de chair pour être tout à fait comme le petit James. Evidemment, les alternatives socialement acceptées comme une bonne rhinoplastie ou de la chirurgie esthétique, il ne connaît pas. Alors Pinocchio va se servir tout seul, à l’ancienne. Et sans anesthésie…«
Le TCU, ou Twisted Childhood Universe, c’est une idée un peu zinzin au départ et qui ne nous à pas offert que des bons films (le premier Winnie the pooh blood and honey), mais petit à petit, les films semblent devenir de mieux en mieux.
Et ça se confirme avec ce Pinocchio Unstrung!
J’avais peur d’assister à un film qui vas à l’économie car Pinocchio étant un animatronique, le petit budget me faisait me dire qu’il serait absent une grosse partie du métrage.
Mais c’est tout le contraire, Pinocchio est vraiment le personnage principal du film et est présent dans 85% du film (estimation totalement arbitraire). Certes, l’animatronique n’est pas parfait, petit budget oblige, mais le film est tellement généreux que c’est pardonné.
Le gore est également présent, et pour le coup, le film se fait (et nous fait) plaisir!
Ne vous méprenez pas, je n’essaie pas de vous vendre le Citizen Kane du film d’horreur, mais bien un film qui, mine de rien a une certaine ambition, et une générosité qui fait plaisir, malgré ses défauts (la réalisation « trop simple », une photographie qui ne brille pas forcément par son originalité), mais le film est probablement le meilleur du TCU.
Présenté en avant première mondiale au BIFFF, c’est un très bon choix, c’est un film parfait pour le festival!
Voila qui conclu cette troisième journée.
La journée (pour l’instant) avec les films les plus intéressants que j’ai pu voir lors de ce séjour à Bruxelles.
Hâte de voir si demain sera du même niveau!


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