Home Auteurs Publication de Orel

Orel

Orel
2749 PUBLICATION 17 COMMENTAIRES
Orel Durden (Créateur du site ,rédacteur en chef) Passionné ,cinéphile ,cinévore depuis petit ma passion pour le cinéma est immense mon réalisateur favori Steven Spielberg mon film culte de sa filmo E.T je ne m’en lasse pas ainsi que Jaws .Mon film culte préféré Fight Club de Fincher mon deuxuième réalisateur favori ,dont Zodiac s’ajoute a mes favoris de sa filmographie .Les films comme Alien de Ridley Scott ,Elephant de Gus Van Sant ,Into the Wild de Sean Penn ou encore Requiem for a dream de Aronofsky sont les oeuvres auquel je ne me lasse pas .Sinon si je devais ,dire deux film de Hitchcock ça serait « Psychose »et « les oiseaux » tout simplement des chef d’oeuvres .J’espère que ce site vous satisfait ,merci a vous et vive le cinéma .

Les sorties cinéma du 17 août

0

Vesper Chronicles
17 août 2022 / Aventure, Drame, Science Fiction
De Kristina Buozyte, Bruno Samper
Avec Raffiella Chapman, Eddie Marsan, Rosy McEwen
Dans le futur, les écosystèmes se sont effondrés. Parmi les survivants, quelques privilégiés se sont retranchés dans des citadelles coupées du monde, tandis que les autres tentent de subsister dans une nature devenue hostile à l’homme.

De l’autre côté du ciel
17 août 2022 / Animation, Fantastique
De Yusuke Hirota
Avec Philippe Katerine, Masataka Kubota, Fanny Bloc
À PARTIR DE 6 ANS
Lubicchi vit au milieu de grandes cheminées dont l’épaisse fumée recouvre depuis toujours le ciel de sa ville. Il aimerait prouver à tous que son père disait vrai et que, par-delà les nuages, il existe des étoiles. Un soir d’Halloween, le petit ramoneur rencontre Poupelle, une drôle de créature…

Esther 2 : Les Origines
17 août 2022 / Epouvante-horreur, Thriller
De William Brent Bell
Avec Isabelle Fuhrman, Julia Stiles, Rossif Sutherland
Après avoir orchestré une brillante évasion d’un établissement psychiatrique, Esther se rend en Amérique en se faisant passer pour la fille disparue d’une famille aisée.

La Verónica
17 août 2022 / Drame
De Leonardo Medel
Avec Mariana Di Girólamo, Antonia Giesen, Ariel Mateluna
Verónica Lara, épouse d’une star de football international et mannequin très populaire sur les réseaux sociaux, tombe en disgrâce lorsqu’elle devient suspecte dans l’enquête sur la mort de sa première fille.

Là où chantent les écrevisses
17 août 2022 / Drame, Thriller
De Olivia Newman
Avec Daisy Edgar-Jones, Taylor John Smith, Harris Dickinson
Kya, une petite fille abandonnée, a grandi seule dans les dangereux marécages de Caroline du Nord. Lorsqu’un homme est retrouvé mort, toute la communauté la considère immédiatement comme la principale suspecte.

Les Derniers jours dans le désert
17 août 2022 / Drame
De Rodrigo García
Avec Ewan McGregor, Tye Sheridan, Ciarán Hinds
Ewan McGregor est Jesus – et le Diable – dans un chapitre imaginaire de ses quarante jours de jeûne et de prière dans le désert. Lorsque Jésus quitte le désert, il lutte avec le diable sur le sort d’une famille en crise, se mettant à l’épreuve de manière dramatique.

Les Vieux fourneaux 2 : bons pour l’asile
17 août 2022 / Comédie
De Christophe Duthuron
Avec Pierre Richard, Eddy Mitchell, Bernard Le Coq
Pour venir en aide à des migrants qu’il cachait à Paris, Pierrot les conduit dans le Sud-Ouest chez Antoine qui lui-même accueille déjà Mimile, en pleine reconquête amoureuse de Berthe. S’attendant à trouver à la campagne, les six réfugiés goûteront surtout à la légendaire hospitalité d’un village français.

America Latina
17 août 2022 / Thriller
De Damiano D’Innocenzo, Fabio D’Innocenzo
Avec Elio Germano, Astrid Casali, Sara Ciocca
Massimo Sisti a tout ce dont il pouvait rêver : une sublime villa et une famille aimante. Mais un évènement va bouleverser sa vie à jamais. Alors qu’il descend dans sa cave, il y découvre une petite fille attachée et très mal en point. Qui est-elle ? Comment est-elle arrivée là ?

Désertitude
17 août 2022 / Comédie
De Vincent Morvan
Avec Mikaël Alhawi, Céline Martin-Sisteron, Aurélia Ciattoni
Diane veut simplement se débarrasser d’un handicapé, Fred, dans le désert. Pourquoi c’est si compliqué ? Voiture HS, le fauteuil roulant s’enlise, des hommes armés les poursuivent, et la maison à rejoindre est encore loin. Pour survivre, ils vont devoir marcher vite. Enfin surtout Diane…

Black Phone de Scott Derrickson

1

Date de sortie 22/06/2022 Au cinéma
Durée(01h42)
Titre original The Black Phone
Réalisé par Scott Derrickson
Avec Ethan Hawke , Mason Thames , Madeleine McGraw , Jeremy Davies , James Ransone , Michael Banks Repeta , Kellan Rhude , J. Gaven Wilde , E. Roger Mitchell , Gina Jun , Ryan Cronan , Braxton Alexander , Andrew Farmer , T. Maxwell Martin , Brady Ryan , Jacob Moran …
Genre Horreur, Thriller
Nationalité États-Unis

 

Les voix au bout du fil.

 

 

Synopsis

Finney Shaw, un adolescent de 13 ans, timide mais intelligent, est enlevé par un tueur sadique qui l’enferme dans un sous-sol insonorisé où s’époumoner n’est pas d’une grande utilité. Quand un téléphone accroché au mur, pourtant hors d’usage, se met à sonner, Finney va découvrir qu’il est en contact avec les voix des précédentes victimes de son ravisseur. Ils sont aussi morts que bien résolus à ce que leur triste sort ne devienne pas celui de Finney.

Après le moyen Doctor Strange, le réalisateur Scott Derrickson quitte Marvel, pour une production Jason Blum le producteur très en vogue pour les productions horrifique dont les derniers Halloween de David Gordon Green par exemple. C’est donc cette année, que Scott Derrickson nous revient dans ce film horrifique avec un Ethan Hawke terrifiant. L’ambiance donne déjà le ton dès le début du film, il faut avouer que pour instaurer des ambiances comme ça le réalisateur sais y faire. Le film se situe dans les années 70, dans une petite ville des Etats-Unis, ou des enfants disparaissent mystérieusement, les parents vivent dans l’angoisse. Celui qui enlève les enfants est surnommé « l’agrippeur « , car il les agrippe, et les embarque dans un fourgon noir rempli de ballon noir également. Finney est le jeune garçon que nous suivons, qui sera l’une des victimes de l’agrippeur. On voit le jeune garçon, enfermé dans un sous-sol, pendant que la police enquête afin de retrouver celui qui kidnappe les enfants. Dans le sous-sol, il y a un téléphone noir, qui sera le seul moyen de lui sauver la vie grâce à des appels particuliers. Le film révèle le jeune Mason Thames, qui interprète Finney, une des victimes de l’agrippeur. Cette nouvelle production de Jason Blum, est-elle à la hauteur ?

Finney est un ado de 13 ans, il joue au base-ball, dans la petite ville des Etats-Unis ou il réside avec sa sœur et son père qui boit beaucoup, depuis la mort de son épouse. Après un match, chacun rentre chez soi, c’est alors que Bruce un des jeunes joueurs de base-ball disparaît sans laisser de traces, et ce n’est pas la première disparition d’enfant dans la ville. La sœur de Finney semble avoir un don, ou ses rêves semblent lui montrer ce qui est arrivé aux victimes, un don qu’avait sa mère d’après son père même s’il n’y croit pas. La police semble prendre ses rêves au sérieux, car il l’interroge à ce propos. À l’école, Finney est brutalisé, par un petit groupe, mais Robin est toujours là pour le défendre jusqu’à que dernier disparaisse aussi. Puis un jour en rentrant chez lui Finney, tombe sur un homme masqué ce dernier le piège et le kidnappe et l’embarque dans son fourgon noir rempli de ballon noir. Le jeune garçon se réveille dans un sous-sol, avec accroché au mur un téléphone noir qui ne semble plus fonctionné puisque le fil est sectionné. Le jeune garçon ne sait pas exactement, ce que veut son ravisseur, mais il sait qu’il mourra s’il reste ici.

C’est alors que le téléphone sonne, bien qu’effrayer Finney répond, et là, c’est la voix de Bruce puis les jours suivants les autres disparus qui communique de l’au-delà via le téléphone. Ces coups de fil, venu de l’au-delà, sont là pour aider Finney à s’en sortir s’il ne veut pas être une victime de plus. Afin de s’en sortir, le jeune garçon va prendre des risques, pour ne pas être une victime de plus. Le concept de Black Phone est bien trouvé, et l’ambiance qu’instaure Scott Derrickson est efficace, ce thriller horrifique apporte son lot de scènes surprenantes avec quelque jump-scare, mais très peu. Le réalisateur nous met rapidement dans l’ambiance de son film, dès les premières minutes, car on sait que cet agrippeur n’est jamais très loin. On doit ce film grâce a une adaptation de Joe Hill, le fils de Stephen King dans une nouvelle paru en 2004.


Scott Derrickson est au scénario ainsi que C. Robert Cargill, si l’ambiance fonctionne et reste très efficace le scénario reste souvent convenu. Si le personnage de Finney, et sa situation familiale sont bien développer, c’est le traitement de l’agrippeur qui manque cruellement de développement, car au final on n’en saura que très peu sur lui. On remarquera aussi, que le scénario ne s’attarde pas sur la provenance des appels, on sait que les morts appellent de l’au-delà, mais pas par quel moyen. On aperçoit même leurs fantômes, mais comment arrivent-ils à communiquer avec Finney ? Et pourquoi ceux morts avant Robin n’ont pu le sauver ? C’est dans son écriture donc, que le film de Scott Derrickson manque de travail, même la fin est assez vite expédié et c’est dommage avec le potentiel du film. Ethan Hawke s’en sort bien, dans le rôle de l’agrippeur un personnage inquiétant. Le jeune Mason Thames s’en sort à merveille, dans le rôle de Finney un ado timide mais intelligent. Madeleine McGraw joue la petite sœur, de Finney, tous les deux, sont très proche. Ce qu’on retiendra aussi, c’est la musique de Mark Korven, qui livre des scores inquiétant qui s’harmonise parfaitement avec l’ambiance du film. Si la mise en scène est brillante, Black Phone ne brille cependant pas dans son scénario, qui manque de développement pas un mauvais film, mais un long-métrage qui n’exploite pas son potentiel.

 

Bande annonce

Prey de Dan Trachtenberg

0

Date de sortie 05/08/2022 Sur Disney+
Durée (01h40)
Titre original Prey
Réalisé par Dan Trachtenberg
Avec Amber Midthunder , Dakota Beavers , Dane DiLiegro , Stormee Kipp , Michelle Thrush , Julian Black Antelope , Stefany Mathias , Nelson Carter-Leis , Bennett Taylor , Mike Paterson , Tyson Carter …
Genre Action, survival
Nationalité États-Unis

 

Prey-dator

Synopsis

Situé dans le monde de la nation comanche au début des années 1700, « Prey » est l’histoire inédite d’une jeune femme, une guerrière redoutable, prête à tout pour protéger son peuple d’un danger imminent. Elle traque et finit par affronter sa proie, qui se révèle être un prédateur extraterrestre très évolué disposant d’un arsenal techniquement avancé, ce qui conduit à une confrontation brutale et terrifiante entre les deux adversaires.

Prédator est une franchise qui n’est pas facile de reprendre en main, nombreux réalisateurs après le deuxième opus se sont essayés à prendre les choses en main, il eut Robert Rodriguez, avec Adrien Brody qui fut un véritable échec. Mais ça ne décourage pas pour autant les autres comme Shane Black, qui était l’un des comédiens du premier film, donc on avait un peu d’espoir. Hélas, le film de Shane Black est un ratage, il faut dire que ce n’est pas le réalisateur le fautif, mais la Fox qui aimait charcuter les films bien comme il faut. Puis il eut le rachat de la Fox par Disney, alors qu’on avait l’espoir que ce soit terminé avec cette franchise, ce n’est pas le cas surtout avec Disney qui décide de lancer un nouveau film Predator. Autant dire que les fans de la franchise, ne sont pas franchement ravis de cette nouvelle. À la réalisation du film cette fois-ci Dan Trachtenberg, un jeune réalisateur a qui l’on doit l’excellent 10 Cloverfield Lane, donc il y a de l’espoir, encore que le doute persiste. Ce film de la franchise sera différent des autres, puisqu’il s’agit d’un préquel (ou presque) qui se déroule en 1719, il y a donc très longtemps, mais comme les autres films le monstre est toujours aussi agressif et va s’en prendre a tout ceux qui croise son chemin même les animaux, en feront les frais. Alors qu’on craignait le pire, sur ce nouvel épisode de la franchise, il se révèle être une bonne surprise, si bien que le studio a des idées pour une suite, finalement, on ne les arrêtera plus.

Nous sommes au 19e siècle, en 1719 exactement, Naru est une jeune femme qui cherche à s’affirmer au sein de la tribu Comanche. Son frère est reconnu comme chasseur, qui traque un animal sauvage dans les bois. Pour la mère de Naru, elle n’est pas destinée à être une chasseuse, car c’est une femme néanmoins, la jeune femme suit son frère lors de ses escapades pour la chasse. Quelques fois, elle part seule, dans les bois et s’entraîne à chasser avec son chien à ses côtés. C’est alors qu’un jour, elle aperçoit quelque chose dans le ciel, elle ignore qu’il s’agit d’un vaisseau extraterrestre qui dépose l’un des leurs sur la planète. Il s’agit d’un prédator, un monstre extrêmement dangereux. À peine arrivée, il va commencer à semer la mort, en tuant des animaux qu’il trouvera sur son chemin. Un loup en fera les frais, il lui arrachera la tête avec la colonne vertébrale et il gardera le crâne en guise de trophée. Lors de l’une de ses balades, Naru va apercevoir le monstre et va découvrir la menace qu’il représente.

Plus tard, alors qu’elle traque un ours, ce dernier l’aperçoit et se met à la poursuivre, elle arrive à se protéger puis le prédator viens à sa rencontre et une lutte débute. Si l’ours remporte le premier round, il se fait massacrer au deuxième, dans une séquence très gore. Naru tente de prévenir sa tribu, de la présence du monstre, mais ces derniers ne la prennent pas au sérieux, car encore son rôle de femme n’est pas ici. Le prédator n’est pas le seul danger qui menace les Comanches, car en effet des colonisateurs sont sur les lieux et veulent capturer le monstre. Prey ne revient pas sur les origines du monstre, mais on découvre que le monstre est déjà venu sur terre bien avant les événements du premier film ce qui en fait un préquel en quelque sorte. Prey apporte tout de même une nouvelle approche du monstre dans la franchise a commencer par son titre, qui ne portera pas le titre de Predator, histoire d’oublier les catastrophiques différentes adaptations avant. Le design de la créature est aussi différent, ou il ne portera pas son masque habituel, car ce dernier n’a sans doute pas encore été mis au point. La mise en scène de Dan Trachtenberg est une réussite, ou il arrive à apporter sa touche à ce monstre légendaire.

Le récit se situe en 1719 donc bien avant les événements du premier film, car on découvre ainsi que les prédators ont foulé notre sol il y a bien des années. C’est au sein d’une tribu Comanches que vit Naru, une jeune femme qui cherche à devenir une guerrière, mais ce n’est pas si facile, car les traditions ancestrales l’en empêchent, mais la jeune femme n’y renonce pas pour autant. Bien que le monstre soit au cœur du film, on suit surtout Naru cette jeune femme en tempérament courageux, qui va affronter cette chose. L’évolution de son personnage est intéressante, car on voit qu’à la fin du film elle a prit en assurance et puis elle n’affrontera pas que ce monstre. Patrick Aison est a l’écriture, et le récit se révèle intéressant le monstre est bien développer, on le voit par son apparence différente des films précédents. On voit que ce dernier, n’est la pas seule menace qui plane sur la tribu des Comanches, car des hommes comptent bien les tuer. Le scénariste prend en compte l’aspect historique, mais introduit intelligemment la créature et ça reste convaincant. Une fois de plus pour la franchise, c’est l’humain face au monstre, mais un face-à-face différent du premier film, car les Comanches possèdent des armes de l’époque, tandis que le prédator possède des armes d’une technologie bien plus avancée. Pourtant, si le monstre s’avère être une réelle menace, les hommes le sont tout autant comme ceux qui envahissent leurs terres. Prey dispose d’une écriture bien plus maîtrisée que le volet précédent, ce n’est pas parfait certes, car il y a des lacunes. Amber Midthunder interprète Naru l’héroïne du film, Dakota Beavers joue Taabe le frère de Naru. Dan Trachtenberg a su avec Prey, donner un souffle nouveau à la franchise, car au final ça reste une agréable surprise et c’est assez inattendu.

 

Bande annonce

Nope de Jordan Peele [La critique du film]

0

Date de sortie 10/08/2022 Au cinéma
Durée 2h15
Titre original Nope
Réalisé par Jordan Peele
Avec Daniel Kaluuya , Keke Palmer , Steven Yeun , Barbie Ferreira , Brandon Perea , Michael Wincott , Terry Notary , Conor Kawalski , Mark Casimir Dyniewicz Jr.
Genre Horreur
Nationalité États-Unis
Musique Michael Abels

 

La menace qui venait du ciel

 

Synopsis

Les habitants d’une vallée perdue du fin fond de la Californie sont témoins d’une découverte terrifiante à caractère surnaturel.

On l’attendait, ce nouveau film de Jordan Peele, qui en est a son troisième long-métrage. Après son premier film Get Out qui avait été un succès critique, son deuxième Us avait était moins bien reçu le film avait divisé la critique. Pourtant, c’était un film ambitieux, avec une ambiance angoissante. Avec Nope qui était annoncé, il y a déjà plus d’un an, l’affiche était énigmatique un nuage ou en sortait une sorte de banderole, un film sur les extraterrestres, c’est ce qui en sortira tout d’abord, d’après des suppositions. Jordan Peele reste discret, et même a la sortie de la bande-annonce qui reste trompeuse, car ce n’est pas du tout a quoi on peut s’attendre. Le réalisateur livre un film au budget, un peu plus conséquent et on le remarque facilement. Daniel Kaluuya est à l’affiche du film, que le réalisateur retrouve alors qu’il avait dirigé dans Get Out son premier film, long-métrage qui avait révélé le comédien. Dans Nope, le comédien interprète un éleveur de chevaux, face à un événement surnaturel, car quelque chose se cache dans un nuage. Entre les thématiques intéressantes, et des hommages a certains films d’épouvante, avec des plans impressionnants, le film reste surprenant sur de nombreux points. Jordan Peele signe un film, ou le réalisateur aborde la peur de manière différente, mais où il prend une direction intéressante pour aborder ça. Le réalisateur signe sans doute ici, l’un de ses films les plus importants.

Le long-métrage débutera sur un primate, star d’un show qui a commis un massacre sur le plateau, le corps de ce qui semble être une petite fille est étendue sur le sol. Puis le film nous conduit dans un ranch, au fin fond de la Californie ou OJ Haywood et son père discutent, ils sont éleveurs de chevaux, c’est alors son père est touché par des débris tombés du ciel, son fils le conduit à l’hôpital, mais il succombera à ses blessures. Plus tard OJ se prépare pour le tournage d’une pub, ou il est rejoint par sa sœur Emerald, mais hélas, ils ne seront pas retenus. La sœur d’OJ souhaite alors rester quelque temps, au ranch avec son frère. Mais OJ sent que des choses étranges se passent, au ranch, mais aussi, quelque chose semble provenir du ciel. Après une intrusion dans son ranch par des gamins, il installe des caméras afin d’observer ce qui se passe. C’est Angel un technicien qui vient leur installer les caméras au domicile, mais lui sent également qu’il se passe des choses étranges chez eux et s’y intéresse. Pas loin du ranch vit Ricky Jupe qui vit de spectacle, avec sa femme et ses enfants, il raconte à OJ et Emerald qu’il était présent lors du massacre du primate, puisque ce dernier était l’une des stars de la sitcom, il tient une pièce dédiée à ce jour, et vit avec le trauma de ce passé.

Un flash-back retracera ce qui s’est passé, ce jour-là également. OJ vend d’ailleurs, des chevaux a Rick, car le ranch est en difficulté financière. Les événements surnaturels au ranch se succèdent, si bien qu’Emerald désire qu’ils quittent les lieux, mais OJ s’y refuse, car il doit s’occuper des chevaux. Quelque chose dans la journée se cache, dans un nuage pour en sortir plus tard ce qui ressemble a une soucoupe volante est une réelle menace, c’est cette chose qui fait fuir ces chevaux et les aspire. Cette chose, dont ils ignorent la provenance, va semer le doute et la peur. Tout comme Get Out et Us, le réalisateur Jordan Peele, aborde la peur comme thématique, ou cette fois, c’est être face à l’inconnu, quelque chose qui nous dépasse. Malgré cette peur OJ, souhaite rester au ranch pour les bêtes, mais aussi pour l’héritage familial, surtout que son père est mort ici et que finalement cette chose en est probablement la cause. Jordan Peele représente cette peur, parfois par l’horreur et ainsi l’impact qu’elle représente est plus fort. L’horreur comme en témoigne, cette pluie de sang sur la maison provenant de cette chose.

C’est bien évidemment de Jordan Peele que vient le scénario, comme ses films précédents d’ailleurs. Il y a le deuil de ce fils et sa sœur, lui semble surtout être touchée, c’est pour cette raison qu’il ne veut pas partir. Le trauma représenté par le personnage Ricky Jupe, qui vit a quelque pas de chez OJ, ou ce dernier a assisté étant jeune au massacre, qu’a commis un chimpanzé, il n’oublie pas et en a fait une salle dédiée ce qui peut paraître étrange. C’est surtout la peur qu’aborde le réalisateur, plus précisément la peur de l’inconnu, car cette chose est clairement une menace, mais comment la vaincre quand on ne sait pas de quoi il s’agit. Cette peur n’atteint pas qu’OJ et sa sœur, mais aussi Ricky ou encore Angel. Chose intéressante, c’est qu’il ne faut pas regarder cette chose, et vous ne serez pas pris, car la chose peut voir la peur du moins, c’est ce qu’on suppose. Pour que cette chose ait un impact plus effrayant, elle provoquera des choses histoire d’accentué la peur.

Pour ce qui est de la mise en scène, elle est une fois de plus exemplaire, avec des plans impressionnants comme sur la maison couverte de sang et de débris, un plan de désolation en hommage a certains films du genre. Il y instaure un climat, qui au fur et à mesure devient de plus en plus oppressant. Certains plans, ou certaines notes musicales rappellent le film Signes de M.Night Shyamalan, dont le réalisateur semble s’inspirer. D’ailleurs, la musique de Michael Abels, est formidable et renforce l’effet qu’a la menace sur les protagonistes. Daniel Kaluuya découvert chez Jordan Peele dans Get Out, joue OJ Haywood, qui possède le ranch et fait face à une menace d’origine inconnue. Keke Palmer interprète Emerald la soeur de OJ, Steven Yeun est Ricky Jupe. Sans oublié les prestations, tout aussi formidable de Keith David (Otis le père d’OJ), Brandon Perea (Angel) ou encore Michael Wincott (Antlers Holst). Il faudra aussi retenir le formidable travail de Hoyte Van Hoytema, a la photographie offrant des plans exceptionnels. Jordan Peele avec Nope, est bien plus proche d’un blockbuster, c’est ce qui étonne, dans son nouveau long-métrage, mais cependant, sa patte artistique est encore bien présente.

 

Bande annonce

L’Année du requin de Ludovic et Zoran Boukherma

0

Date de sortie 03/08/2022 Au cinéma
Durée(01h27)
Titre original L’Année du requin
Réalisé par Ludovic Boukherma , Zoran Boukherma
Avec Marina Foïs , Kad Merad , Jean-Pascal Zadi , Christine Gautier , Ludovic Torrent , Philippe Prévost , Jean Boronat , Jean-Jacques Bernede , Patrice Séraphine , Anwar el Kadi , Joël Artigues …
Genre Comédie
Nationalité France

 

Gare au requin !

Synopsis

Maja, gendarme maritime dans les Landes, voit se réaliser son pire cauchemar : prendre sa retraite anticipée ! Thierry, son mari, a déjà prévu la place de camping et le mobil home. Mais la disparition d’un vacancier met toute la côte en alerte : un requin rôde dans la baie ! Aidée de ses jeunes collègues Eugénie et Blaise, elle saute sur l’occasion pour s’offrir une dernière mission.

Les frères Boukherma, avec Teddy avaient revisité en 2021 le mythe du loup-garou, et c’était une réussite savoureuse un mélange comédie et cinéma de genre. C’est cette année qu’ils nous reviennent avec l’année du requin, un hommage au célèbre film de Steven Spielberg, mais une comédie aussi. L’année du requin est une comédie certes, mais aussi, il revisite à sa manière le film de requin avec Marina Fois, dans le rôle principal. Tout comme dans Teddy, dans la première partie du film, nous sommes dans une comédie pour avoir un aspect plus dramatique dans sa deuxième partie. Le film se déroule à La Pointe en Gironde, ou Maja une policière doit partir en retraite, mais un requin dévorant des baigneurs va retarder sa retraite. L’année du requin est la surprise cinématographique de cet été, et sera sans doute l’un des films français de l’année.

La pointe est une petite ville, au bord de la mer, c’est bientôt la fin de l’été et Maja une policière, qui aime beaucoup son métier, s’en va en retraite et ses collègues lui préparent une petite fête pour son départ. Mais quand les reste d’un baigneur sont retrouvé, Maja s’occupe de l’enquête avec deux de ses collègues Blaise et Eugénie. Après analyse d’un légiste, il s’avère qu’il s’agit d’un requin, car ce n’est pas le seul incident qui s’est produit, car le bateau de touristes a été attaqué, et le bateau de patrouille de Maja aussi quelques jours avant. Maja et le maire de la ville décident de fermer les plages, ce qui met en colère les habitants de la ville, même si quelques baigneurs imprudents s’y risquent. Afin de rouvrir les plages au plus vite, Maja part le chasser avec Blaise et Eugénie. Après une longue traque en pleine mer, ou Eugénie manque de se faire dévorer en tombant à l’eau, Maja arrive à lui tirer dessus avec un tranquillisant. Le requin est enfermé alors dans un grand caisson, et sera relâché plus tard dans l’océan Indien. Maja peut enfin partir en retraite, car cette dernière aurait dû partir avant, mais l’enquête du requin, avait rallongé son travail au sein de la gendarmerie.

Ses collègues lui font donc une fête pour son départ, et elle quitte la gendarmerie la tête haute. Plus tard, alors qu’elle est à la plage avec son mari, un accident grave se produit un requin dévore un baigneur qui s’était un peu trop éloigner et seul son nez est retrouvé. C’est la panique ! Le requin s’est échappé de son caisson, tout de suite Maja sais ce qu’elle doit faire : c’est repartir à la chasse au requin. Seulement ça ne sera pas chose facile cette fois, car les habitants de la pointe en veulent à Maja qu’ils tiennent pour responsable de la mort du baigneur. Elle est traitée de meurtrière et se retrouve même agressée, et le danger pour elle sont les habitants de la ville qui ont trouvé Maja comme responsable de tout. En découvrant l’année du requin, il fallait se douter que le film ne serait pas une comédie comme les autres, surtout quand on a vu Teddy. Car l’année du requin est un film comique et dès les premières minutes, c’est de l’humour léger et on ne rit pas au éclat, mais on est heureux de voir ce que les frères Boukherma vont pouvoir nous livrer cette fois-ci. On aura le droit déjà en scène d’ouverture, une attaque de requin, on ne le verra pas, on verra juste le pauvre gars disparaître dans une eau de sang. Les frères Boukherma savent y faire dans leur mise en scène, et il y mélange très bien les deux genres.

Ludovic et Zoran Boukherma sont au scénario de leur film, on y reconnaît leur style et leur humour bien à eux. Bien évidemment, l’hommage aux dents de la mer est bien présent, d’ailleurs, le personnage de Blaise à la fin du film sortira une réplique bien connue du film de Steven Spielberg. Un film de requin a la Française, ça n’avait jamais été fait et pour ça, il fallait les frères Boukherma. Dans la première partie du film, la comédie est bien présente, elle reste discrète n’est jamais lourdingue grâce à des personnages écrit tout en finesse. Il faudra bien noter que le traitement du personnage de Maja qui est intéressant, c’est une femme réservée et qui aime son métier, malgré le fait qu’il ne se passe pas grand-chose à la pointe, cette attaque de requin est une occasion de finir sa carrière en beauté. La deuxième partie du film se révèle plus dramatique, car Maja est tenue responsable de mort d’un baigneur et sa vie est menacée, elle finit par fondre en larmes lors d’une séquence car elle a peur. Cet aspect dramatique, donne du crédit au long-métrage et le film renvoie une image de notre société où il doit toujours y avoir un responsable. Cette société qui pense toujours que la violence est l’issue, pour punir quelqu’un qui en plus dans ce contexte n’est pas fautif, elle est même traitée d’assassin. Son mari Thierry est compréhensif, mais ne sait pas trop comment l’aider. Puis la musique apporte aussi beaucoup aussi, cette dernière est composé par Amaury Chabauty elle a un impact vraiment important lors de nombreuses séquences dont les attaques du requin. On ne pourra pas, ne pas remarquer ces nombreux hommages au film de Steven Spielberg, c’est un film précurseur du genre qui inspire beaucoup aujourd’hui. Le cinéma de genre est d’ailleurs est un peu représenté dans le film des Boukherma, car on a le droit à quelques scènes gore, puis le requin a de la gueule. Jean-Pascal Zadi joue Blaise, un collègue à Maja, Christine Gautier, qu’on a, avait pu voir dans Teddy interprète Eugénie une policière débutante et timide. Kad Merad est Thierry le mari de Maja, il en livre un personnage attachant, qui tente de faire ce qu’il peut pour apporter son aide à Maja. L’année du requin est un film français, qui réussit avec brio a mélangé comédie et film de requin, une chose bien rare dans le cinéma français.

 

Bande annonce

Les sorties cinéma du 10 août

0

One Piece Film – Red
10 août 2022 / Aventure, Animation, Comédie
De Goro Taniguchi
Avec Hiroaki Hirata, Mayumi Tanaka, Akemi Okamura
À PARTIR DE 8 ANS
Luffy et son équipage s’apprêtent à assister à un festival de musique attendu avec impatience. La chanteuse la plus populaire du monde, Uta, va monter sur scène pour la première fois. Fille du légendaire pirate Shanks Le Roux, elle va révéler la puissance exceptionnelle de sa voix.

La très très grande classe
10 août 2022 / Comédie
De Frédéric Quiring
Avec Melha Bedia, Audrey Fleurot, François Berléand
Sofia est une jeune prof de français, martyrisée par ses élèves. Croyant enfin tenir la mutation de ses rêves, elle se lance dans des adieux explosifs et savoure sa revanche. Problème : sa mutation est gelée, elle est désormais en concurrence avec une professeure au CV irréprochable…

Nope
10 août 2022 / Epouvante-horreur, Thriller
De Jordan Peele
Avec Daniel Kaluuya, Keke Palmer, Steven Yeun
Les habitants d’une vallée perdue du fin fond de la Californie sont témoins d’une découverte terrifiante à caractère surnaturel.

Dodo
10 août 2022 / Comédie, Drame
De Panos H. Koutras
Avec Smaragda Karydi, Akis Sakellariou, Natasa Exintaveloni
Dans leur luxueuse villa aux environs d’Athènes, Mariella et Pavlos, un couple au bord de la ruine, s’apprêtent à célébrer le mariage de leur fille Sofia avec un riche héritier. C’est alors qu’un dodo, oiseau disparu il y a 300 ans, fait son apparition.

Loin de chez nous
10 août 2022 / Documentaire
De Wissam Tanios
Avec Milad Khawam, Jamil Khawam
Deux jeunes frères syriens pétris d’espoir décident de partir refaire leurs vies dans des villes étrangères. Ils laisseront tout derrière eux sauf leur infinie soif de vie, leur détermination, leur humour et leur désir d’un avenir meilleur.

Laal Singh Chadha
11 août 2022 / Comédie dramatique
De Advait Chandan
Avec Aamir Khan, Kareena Kapoor, Mona Singh
Les méandres de la vie de Laal, après une enfance marquée par un lien unique avec sa mère célibataire, à travers ses amours, son innocence et sa destinée nous le voyons franchir les multiples obstacles de la vie. En touchant au cœur les personnes qu’il rencontre sur sa route, Laal nous rappelle que tout le monde possède une histoire, …

L’Oiseau-tempête (Earthquake Bird) de Wash Westmoreland

0

Date de sortie 15/11/2019 Sur Netflix
Durée (01h46)
Titre original Earthquake Bird
Réalisé par Wash Westmoreland
Avec Alicia Vikander , Riley Keough , Naoki Kobayashi , Jack Huston , Kiki Sukezane , Yoshiko Sakuma , Ken Yamamura , Kazuhiro Muroyama , Akiko Iwase , Crystal Kay
Genre Drame, Policier
Nationalité États-Unis, Japon
Musique Atticus Ross, Leopold Ross & Claudia Sorne

 

Une femme au Japon

 

Synopsis

Les apparences sont parfois trompeuses. Tokyo, 1989. Lucy Fly (Alicia Vikander), tout juste arrivée au Japon, entame une relation intense avec Teiji (Naoki Kobayashi), un beau photographe à la personnalité troublée comme elle. L’attitude inébranlable de la jeune fille commence à s’écrouler quand la pétillante Lily Bridges (Riley Keough), nouvelle venue elle aussi, s’immisce dans leur vie puis disparaît, vraisemblablement assassinée.

L’oiseau-tempête est l’adaptation d’un roman de Susanna Jones, c’est en 2019 que Wash Westmoreland en fait l’adaptation cinématographique pour Netflix. Le réalisateur n’est pas méconnu, il a signé des films comme Still Alice ou encore Colette. Le film réuni a l’écran Alicia Vikander et Riley Keough, ou l’on suit Lucy une jeune femme qui vit au Japon depuis de nombreuses années, et qui tombe sous le charme d’un photographe local. Elle en tombe rapidement amoureuse, mais débarque dans la vie de Lucy  « Lily » la jeune femme, semble attirée par le copain de Lucy. L’Oiseau-tempête se concentre sur ce triangle amoureux, avec une partie thriller qui fonctionne plutôt bien. Même si le film, ne dispose pas d’une réalisation des plus extraordinaire, il fait l’effort de captivé le spectateur. Alicia Vikander y est également pour beaucoup, dans ce film, c’est une femme au passé douloureux, qui a fui sa vie d’avant alors qu’elle était très jeune. C’est le petit ami de Lucy, le photographe qui sera le personnage le plus énigmatique, car on se posera de nombreuses questions sur lui, qui est-il vraiment ? L’oiseau-tempête n’est certes, pas un grand film, mais mérite qu’on s’y intéresse suffisamment.

Cela fait des années que Lucy vit au Japon, elle y travaille comme traductrice dans une entreprise. Elle fait alors la rencontre, dans la rue d’un photographe local qui se nomme Teiji, qui les jours suivants la prendra souvent en photo elle finira alors par tomber amoureuse de lui et entame une relation. Débarque alors dans la vie de Lucy, une jeune femme Lily Bridges que lui présente un ami, qu’elle ne trouve pas intéressante au début, mais elle deviendrons finalement amie. Seulement quand Lucy lui présente Teiji, cette dernière semble s’intéresser à lui et elle s’arrange pour que ce dernier soit présent et Lucy commence à devenir jalouse. Dans le même temps, elle a des craintes sur le passé de Teiji, qui semble lui cacher des secrets.

Cependant Lucy, vit avec un lourd passé, datant de son enfance ou son jeune frère a trouvé la mort et elle se sent responsable. Depuis des années, elle vit avec la culpabilité et se sent responsable de la mort, de plusieurs personnes qui ont croisé sa route au cours de sa vie. Lily et Teiji se rapprochent, qui semble devenir plus que des amis aux yeux de Lucy. Le film de Wash Westmoreland débutera, sur la police qui souhaite interroger Lucy, sur la mort de son amie Lily, qui est l’une des suspectes surtout quand un corps retrouvé est peut-être celui de Lily. Elle ira même jusqu’à déclarer qu’elle est la meurtrière, même si ce n’est pas le cas. Lucy est une jeune femme blessée, qui en veut à Lily et souhaite que cette dernière soit morte. Le film remontera donc au début, même un peu avant sa rencontre avec Lily. On verra l’évolution de sa relation, avec Teiji un homme énigmatique au passé trouble. Même si la mise en scène reste assez classique, sur certains aspects parfois, on lui porte de l’intérêt. Le récit est captivant, ou l’on remarque qu’il y a un travail dans l’écriture.


L’oiseau-tempête est l’adaptation d’un livre Susanna Jones, le réalisateur Wash Westmoreland est à l’écriture du scénario. Dans la première du film, nous sommes dans une romance/drame, ou l’écriture se concentre surtout sur la relation entre Lucy et Teiji, mais aussi l’évolution de leur relation puis l’arrivée de Lily va semer le trouble. Wash Westmoreland maîtrise son écriture surtout, dans le traitement de ses personnages. Le personnage de Lucy est parfaitement retranscrit, c’est une femme qui vit avec les douleurs du passé et tout ça la hante. On voit bien que la culpabilité la ronge, et elle se sent responsable de la mort de personnes qui ont croisé sa route. Le personnage de Teiji est énigmatique, c’est d’ailleurs à la fin du film qu’on remarquera que les apparences sont trompeuses. C’est d’ailleurs le personnage, le plus intéressant. Lily est celle, qui va semer le trouble au sein du couple, car elle aura des sentiments pour Teiji. Dans la dernière partie du long-métrage, le scénario se focalise plus sur le côté thriller ou Lucy a des doutes sur Lily et Teiji, mais on découvrira qui est réellement le petit ami de Lucy. Le film se perd parfois dans des longueurs, avec des scènes inutiles qui n’apportent pas vraiment grand-chose au récit. Alicia Vikander joue Lucy, ronger par la culpabilité hantée par un passé difficile. Riley Keough interprète Lily Bridges, Naoki Kobayashi joue quant à lui l’énigmatique Teiji. Ridley Scott est à la production, du long-métrage, mais cela ne donnera pas plus de crédit au film. On peut noter que la musique de Atticus Ross, Leopold Ross et Claudia Sorne apporte beaucoup au long-métrage. Même si le film n’est pas brillant d’originalité, surtout dans sa mise en scène, l’oiseau-tempête est un film convaincant avec des qualités qu’on ne pas nier.

Bande annonce

Les Vedettes de Jonathan Barré

0

Date de sortie 09/02/2022 Au cinéma
Durée (01h42)
Titre original Les Vedettes
Réalisé par Jonathan Barré
Avec Grégoire Ludig , David Marsais , Julien Pestel , Grégory Di Meglio , Philypa Phoenix , Sam Karmann…
Genre Comédie
Nationalité France

 

Le Palmashow sont des vedettes

 

Synopsis

Daniel, un chanteur raté, va perdre son logement et son poste au SAV d’un magasin d’électroménager. Lorsqu’il découvre que Stéphane, un collègue naïf et prétentieux, connaît le montant de tous les appareils en rayon, il décide de se servir de lui pour participer au jeu TV « Le Prix à tout Prix », remporter 100 000€ et se retrouver enfin sous le feu des projecteurs. Alors oui tout les oppose, non ça ne sera pas de tout repos, mais Daniel et Stéphane sont pleins de ressources.

Le Palmashow font les vedettes, dans leur nouveau long-métrage Les vedettes le duo comique qui nous avait déjà bien fait rire chez Quentin Dupieux l’an dernier dans Mandibules sont de retour dans leur nouveau film que réalise Jonathan Barré. Le réalisateur un ami, du duo comique avait déjà réalisé La folle Histoire de Max et Léon, ainsi que des épisodes de Very Bad Blagues. Il réalise de nouveau un film, pour le Palmashow et c’est franchement une réussite. Depuis quelques années, maintenant, le Palmashow sais faire rire, ils ont eu même le droit à plusieurs Prime a la télévision, et ce n’est pas fini et le cinéma et eux ça commence à devenir une grande histoire. Tout d’abord La folle histoire de Max et Léon, Les vedettes ou bien chez Quentin Dupieux ensemble ou quelques fois l’un des deux. Ils étaient apparus, la première fois au cinéma dans Baby-sitting de Philippe Lacheau. Les vedettes parle de Daniel un chanteur raté, qui espère être à nouveau sous le feu des projecteurs en passant à la télévision, avec son collègue Stéphane, ils ne s’aiment pas, mais finiront par devenir amis. Si les vedettes est un film sur l’amitié, il est aussi un film sur les travers, de la télévision et l’envers du décor.

Autrefois, Daniel fut chanteur, mais un chanteur inconnu qui n’a jamais connu le succès il a raccroché depuis bien longtemps. Maintenant, il travaille, dans un magasin d’électroménager dans le service après-vente, il a comme collègue Stéphane avec qui il ne s’entend pas très bien. Ce dernier cherche à être irréprochable, et a été employé du mois plusieurs fois. Quand la directrice du magasin annonce la fermeture prochaine, du magasin et que des employés vont être licencié, cela n’arrange pas la vie privée de Daniel et de Stéphane. Daniel est en pleine séparation, quant à Stéphane, il croule sous les dettes, en dépensant l’argent qu’il n’a pas. Daniel décide alors de participer à un jeu télé « le prix à tout prix », afin de gagner le pactole, et espère se retrouver sous les feux des projecteurs. Il décide d’entraîner Stéphane avec lui, mais ce dernier refuse de participer à un jeu télé alors Daniel élabore un plan. Il cache des téléphones neuf du magasin, dans son casier et celui de Stéphane. Ils sont alors renvoyés et quittent plus vite que prévu le magasin, Stéphane accepte de suivre Daniel pour participer au jeu télé dont son but ultime est de devenir une vedette de la chanson. Bien qu’un peu idiot, les deux personnages sont attachants parce qu’ils sont immatures, ils pensent réussir dans ce qu’ils entreprennent. Mise en scène classique, mais parfois amusante le Palmashow s’amusent dans cette comédie sociale. Ils interprètent des personnages qui ne pouvaient se supporter en tant que collègue, et vont devenir amis sans s’en rendre compte. Les vedettes, c’est une histoire d’une amitié, mais ce n’est pas que ça.

Le duo Grégoire Ludig et David Marsais sont au scénario du film, ils sont accompagnés du réalisateur Jonathan Barré, en plus de cette histoire d’amitié, la télévision est pointée du doigt en dénonçant les méfaits. Ils n’hésitent pas à se moquer de la télé-réalité, dans une séquence très drôle à la fin du long-métrage. La course a l’audience est aussi bien représenter, ou les producteurs se moquent des candidats pour faire de l’audience. Le monde de la télévision, avec les producteurs et présentateurs sont parfaitement représenté, ou l’on voit que hors antenne le présentateur Fred Costa est odieux. L’envers du décor du monde de la télévision, y est décrit parfaitement et les personnages de Daniel et Stéphane, vont apprendre à leur dépens ce que recherche réellement les producteurs, c’est se moquer des candidats pour amuser le public. D’ailleurs, les personnages de Daniel et Stéphane sont très bien écrits, ils sont naif face au monde de la télévision dont ils ne connaissent rien, et leur traitement est réussi. Grégoire Ludig et David Marsais sont parfaits comme d’habitude, leur talent comique n’a rien perdu. Les vedettes restera l’une des comédies, a retenir cette année.

 

Bande annonce

Le Monde de John de Pascual Sisto

0

Sortie 6 avril 2022 en VOD
Durée 1h 44min
Genre Drame, Thriller
De Pascual Sisto
Par Nicolás Giacobone, Nicolás Giacobone
Avec Charlie Shotwell, Michael C. Hall, Jennifer Ehle
Titre original John and the Hole
Nationalité Etats-Unis
Musique Caterina Barbieri

 

Seul chez lui

Synopsis

John ressemble à tous les collégiens de son âge ; élève moyen, il aime jouer aux jeux vidéo en ligne avec ses copains. En famille aussi, il se sent bien… Un jour, il découvre, par hasard, au fond de son jardin, un vieux bunker. Contre toute attente, il décide d’y enfermer sa sœur et ses parents après les avoir drogués…

Le réalisateur Pascual Sisto, s’installe aux Etats-Unis, pour son premier long-métrage sorti en avril 2022 en VOD, qui fut une sortie inaperçue et c’est bien dommage. Pascual Sisto avait réalisé un court-métrage en 2003, avec comme titre Océano, sa première expérience cinématographique Pascual Sisto est également, un artiste visuel qui expose ses œuvres dans diverses galeries et musées internationaux. Pour son premier film Le monde de John, il met en scène un jeune garçon qui va séquestrer ses parents et sa sœur en les retenant captif dans un trou profond. Si le film pitch du film, reste assez vague, il donne envie et le réalisateur a un certain talent dans la mise en scène. Un film qui aura beaucoup divisé la critique ce qui est compréhensible, mais pourtant le film raconte bien plus qu’il n’y paraît. Le film avait pu un peu se faire connaître l’année dernière durant le Festival de Cannes, car ce dernier était en compétition, mais il était également présenté au Festival de Sundance. Le film de Pascual Sisto est adapté de l’œuvre de Nicolas Giacobone, qui est également le scénariste du film, mais également producteur. Pascual Sisto livre un film, mystérieux ce qui en fait un film OFNI (objet filmique non-identifié), on peut en faire plusieurs interprétations. Ce qui est certain, c’est que le monde de John est un film sidérant, est une expérience cinématographique vraiment particulière.

John vit au sein d’une famille d’une famille aisée dans une vaste maison, il est le benjamin de la famille, il semble avoir que très peu d’ami et il est très solitaire et mystérieux. Ses occupations se résument, a des journées de balade seul, ou bien, il joue a des jeux-vidéos en ligne. Un jour dans les bois, près de chez lui, il trouve un bunker, ignorant de quoi il s’agit exactement, il demande à ses parents qu’il lui explique. Le jeune homme intrigué compte bien s’en servir, pour quelque chose. Cherchant a encore, a être plus seul, il drogue ses parents et sa grande sœur et les enferme à lui seul dans le bunker, et peu désormais vivre seul dans la vaste maison. Il invite alors un ami, a passé le week-end chez lui, et va le chercher en voiture alors qu’il n’a pas le permis. Lui et son ami, font une étrange expérience en tentant de se noyer dans la piscine, pour effectuer l’expérience proche de la mort. Ils joueront de longues heures aux jeux-vidéos, puis mangerons tout et n’importe quoi. Ses parents et sa sœur ne comprennent pas son comportement, de temps en temps, le jeune garçon leur apporte de la nourriture et de l’eau. Pour sa famille, la vie dans ce bunker, devient de plus en plus insupportable tandis que leur jeune fils, fait sa vie dans la maison. Une solitude qui bientôt, commence à devenir difficile. C’est alors que quelques séquences, du long-métrage nous montrent une mère et sa jeune fille, indépendante de l’histoire principale, car la mère raconte à sa fille en réalité l’histoire de John. Le film de Pascual Sisto, peu s’interpréter de plusieurs manières, et par sa mise en scène le réalisateur désire que le spectateur lui-même, se fasse sa propre interprétation. Une mise en scène anxiogène, car ce jeune garçon est quand même inquiétant. Il y a de longs plans fixes, qui instaurent un climat angoissant. Le film aborde la solitude, dans une réalisation des plus efficace.

Le film est une adaptation de l’œuvre de Nicolas Giacobone, qui est l’auteur du livre est aussi scénariste du film. Le film peut avoir plusieurs interprétations, ce dernier aborde tout d’abord comme thème la solitude à travers le personnage de John. Un jeune garçon qui n’a que très peu d’amis, et qui semble se plaire dans la solitude, il ira jusqu’à alors enfermé ses parents et sa sœur dans un bunker qui se trouve dans les bois. Le thème est parfaitement abordé, grâce à un traitement du jeune garçon très bien écrit. Dans la première partie du film, on y voit un jeune garçon qui semble se complaire dans la solitude dans cette vaste maison. Dans la deuxième partie, on s’aperçoit que cette solitude devient difficile et qu’il a besoin de quelqu’un à ses côtés, mais pas ses parents ou sa sœur.

Quand une amie de sa mère, viens afin de voir la mère de ce dernier il prétexte que ses parents sont partis précipitamment à l’hôpital voir son grand-père. L’amie de sa mère, ne semble pas vraiment le croire même si ce dernier désire qu’elle reste, car il ne veut pas être seul. Si John aime la solitude, cela est peut-être à cause de ses parents qui ne font pas attention à lui et qui attend qu’on lui porte plus d’intérêt, c’est pour cette raison qu’il enferme ses parents. Pour les séquences de cette mère et sa jeune fille, cette mère raconte une histoire à sa fille celle de jeune John et le trou. On découvrira que cette dernière en lui racontant cette histoire, prépare sa jeune fille à être seule car elle va l’abandonner, la laissant seule dans la maison avec de l’argent. On ne saura pas pour quelle raison, elle désire abandonner sa fille, mais l’histoire de John devrait la préparer à être seule. C’est de cette façon, que Nicolas Giacobone désire aborder la solitude, le réalisateur Pascual Sisto retranscrit cela parfaitement bien. Le jeune Charlie Shotwell est saisissant, dans le rôle de John, il y tient un rôle intrigant. Michael. C. Hall loin de son rôle de Dexter, joue le père de John, qui sera retenu captif dans le bunker avec sa femme interprété par Jennifer Ehle, sa fille Laurie est interprété par Taissa Farmiga. Le réalisateur retranscrit cette solitude de façon anxiogène, et ne mettant pas le spectateur à l’aise. Le monde de John est une œuvre incomprise, même si ce dernier reste particulier, il mérite qu’on lui porte bien plus d’intérêt.

 

Bande annonce

Les sorties cinema du 3 août

0

L’Année du requin
3 août 2022 / Comédie
De Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma
Avec Marina Foïs, Ludovic Torrent, Kad Merad
Maja, gendarme maritime dans les landes, voit se réaliser son pire cauchemar : prendre sa retraite anticipée ! Thierry, son mari, a déjà prévu la place de camping et le mobil home. Mais la disparition d’un vacancier met toute la côte en alerte : un requin rôde dans la baie !

Bullet Train
3 août 2022 / Action, Thriller
De David Leitch
Avec Brad Pitt, Joey King, Aaron Taylor-Johnson
Coccinelle est un assassin malchanceux et particulièrement déterminé à accomplir sa nouvelle mission paisiblement après que trop d’entre elles aient déraillé. Mais le destin en a décidé autrement et l’embarque dans le train le plus rapide au monde aux côtés d’adversaires redoutables…

En décalage
3 août 2022 / Drame, Thriller
De Juanjo Giménez Peña
Avec Marta Nieto, Miki Esparbé, Fran Lareu
C. est une ingénieure du son talentueuse, passionnée par son travail. Un jour, elle découvre qu’elle commence à se désynchroniser. Elle réalise alors que son cerveau s’est mis à percevoir le son plus tard que les images qu’il reçoit. C. doit renoncer à son travail et reconsidérer toute sa vie.

Les Promesses d’Hasan
3 août 2022 / Drame
De Semih Kaplanoğlu
Avec Umut Karadağ, Filiz Bozok, Gökhan Azlağ
Lorsque Hasan apprend qu’un pylône électrique va être installé sur les terres qu’il cultive, il manœuvre afin que son champ soit épargné. Mais avant de partir en pèlerinage à la Mecque, il promet à sa femme de réparer ses erreurs passées.

Des Feux dans la nuit
3 août 2022 / Drame
De Dominique Lienhard
Avec Igor Van Dessel, Ana Girardot, Jérémie Elkaïm
Un village isolé entre mer et montagne. Ses habitants tentent de survivre comme ils peuvent. Le père d’Alan, un jeune garçon de 15 ans, est parti travailler loin des siens, lui confiant la survie de la famille.

Amants super-héroïques
3 août 2022 / Comédie, Drame, Romance
De Paolo Genovese
Avec Jasmine Trinca, Alessandro Borghi, Greta Scarano
Une comédie sentimentale sur les couples et l’effet du temps qui passe sur leurs relations, posant une question simple mais profonde : quels superpouvoirs faut-il avoir pour s’aimer toute une vie ?

Ménestrel
3 août 2022 / Comédie, Famille, Fantastique
De Olivier Goujon
Avec Florent Germain, Virginie Goujon, Olivier Goujon
Percelot, dit Grelot, Ménestrel de la cour n’aurait pas pu rêver plus grande aventure que de partir en quête pour secourir sa souveraine bien aimée. Mais en chemin, il lui faudra composer avec un compagnon étrange venu d’un autre monde en mission secrète et les caprices de la reine Geneviève dont le passé refait surface peu à peu.