Pays : Italie
Année : 1987
Casting : Barbara Cupisti, David Brandon, Clain Parker,…
On vous a parlé sur le site des trois réalisateurs de cinéma de genre italiens les plus reconnus : Dario Argento avec « Suspiria », Mario Bava avec « Opération Peur » et Lucio Fulci avec « L’au-delà ». Abordons cette fois-ci le premier film d’un autre expert de l’horreur transalpine avec « Bloody Bird » de Michele Soavi.
Alors qu’ils répètent une pièce de théâtre sur un tueur en série masqué, les acteurs se retrouvent assassinés par un meurtrier en fuite ayant « emprunté » le costume de l’assassin fictif.
Dans ses inspirations pour cette première œuvre, Soavi a cité Dario Argento (pour qui il a travaillé sur quelques films) et le « Halloween » de John Carpenter, mais tout spectateur du film peut le constater en regardant « Bloody Bird ». Quand on voit le travail effectué sur la lumière et les décors, on y retrouve en effet cette forme d’onirisme qui sied au réalisateur de « Suspiria ». Mais quand on voit la personnalité des protagonistes, l’utilisation de la langue anglaise ainsi que certains plans subjectifs et le jeu sur quelques clichés du style, on ne peut que reconnaître que le film s’apparente autant au slasher Carpenterien qu’au giallo Argentien. C’est ce mélange de styles qui confère au métrage de Soavi une ambiance propre et reconnaissable.
Pendant une heure et demi, Soavi offre à son audience un spectacle jouant sur la mise en scène (la première séquence) avec une joie et un amour, aussi bien du genre que du théâtre. Les morts sont imaginatives et mettent en scène divers outils (perceuse, couteau, hache, tronçonneuse) qui réjouiront les amateurs d’hémoglobine. Il ne faut également pas oublier le look du meurtrier, dénommé Irving Wallace, conférant à son étrangeté et son charisme monstrueux. La gestion du lieu est efficace (et aussi expliquée par un budget réduit ayant donc poussé l’histoire à se dérouler dans un espace limité) et ce ne sont pas les quelques instants dehors avec des policiers dans leur voiture qui réduisent l’aspect suffocant du théâtre et de la menace de son implacable tueur. Soavi nous propose également un climax de qualité avec un tableau théâtral macabre mêlant cadavres et plumes de chouette, l’occasion de nous donner d’autres plans marquants par leur lyrisme funèbre.
Amoureux de l’horreur en quête d’œuvres de qualité, foncez sur « Bloody Bird ». Bien que le film ait déjà 30 ans, il reste un modèle de style horrifique aux multiples teintes avec néanmoins une couleur prédominante : le rouge, la préférée des fans du genre, qui apprécieront le mélange des styles proposés et la force de ce premier film de Michele Soavi.
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