Sortie 10 septembre 2025 en salle
Durée 1h 54min
Genre Drame
De Oliver Laxe
Avec Sergi López, Bruno Núñez Arjona, Richard Bellamy,
Titre original Sirât
Nationalité France, Espagne
Musique Kangding Ray
Synopsis
Au cœur des montagnes du sud du Maroc, Luis, accompagné de son fils Estéban, recherche sa fille aînée qui a disparu. Ils rallient un groupe de ravers en route vers une énième fête dans les profondeurs du désert. Ils s’enfoncent dans l’immensité brûlante d’un miroir de sable qui les confronte à leurs propres limites.
Cinéaste de 44 ans, avec trois films avant Sirat, le réalisateur Oliver Laxe décroche la palme du Jury a Cannes avec son quatrième film. Un prix mérité, car Sirat est un film riche en émotions qui fera passer par toutes les étapes émotionnelles, tellement le film est imprévisible également. On suit Luis, un père de famille accompagné de son jeune fils qui sont au Maroc, où Luis est à la recherche de sa fille. Il se rend dans le désert où il fait la rencontre de Ravers, des personnes qui participent à des grandes teufs dans le désert marocain. Pensant au début que sa fille est sur les lieux, seulement ce n’est pas le cas, alors les jeunes Ravers vont lui apporter leur aide afin de retrouver sa fille, mais le désert quant à lui va les mener en enfer. Sirat est un film inattendu, on ignore où il va nous conduire, car ce père à la recherche de sa fille n’aurait peut-être jamais dû partir à sa recherche. Dans toute cette histoire, il y a cette amitié naissante entre Luis et ces Ravers qui reste touchante, où ils pourront ensemble surmonter des épreuves difficiles. Oliver Laxe montre avec Sirat qu’il a le talent pour filmer de belles histoires, même quand l’enfer s’en mêle.
Luis arrive au Maroc avec son fils et son chien, il espère retrouver sa fille ayant quitté le domicile précipitamment Il se rend dans le désert, où a lieu une rave party, et il espère trouver sa fille, mais elle n’y est pas. Des ravers lui apprennent que d’autres teufs de ce genre ont lieu au Maroc, dans le désert, et que s’il veut il peut les suivre et il pourra peut-être trouver sa fille. C’est avec sa petite citadine que Luis s’enfonce dans le désert, tout en suivant ces Ravers avec qui il se lie d’amitié, qui sont plus jeunes que lui. C’est lors d’un arrêt à cause d’un véhicule de l’un des ravers que le fils de Luis et son chien perdent la vie.
La voiture de Luis, qui était à l’arrêt, n’avait pas le frein à main et finit dans le vide. La mort d’Esteban détruit Luis, et son groupe est désemparé, et ils cherchent de l’aide mais n’en trouveront pas. Ils s’arrêtent à nouveau, mais en plein milieu du désert. Ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils sont sur un champ de mines. Un à un, le groupe perd la vie, en tentant de s’en sortir dans ce champ où la mort peut surgir à chaque faux pas. Avec Sirat, Oliver Laxe n’a pas volé son prix à Cannes, car le film est d’une maîtrise folle. Par sa mise en scène, Oliver Laxe nous conduit dans l’inconnu, avec ces personnages qui ignorent que l’enfer les entoure. Le film d’Oliver Laxe est un grand film, où le réalisateur a de quoi être fier de son film.
L’écriture du long-métrage est d’Oliver Laxe, le réalisateur et de Santiago Fillol, avec qui il aborde dans ce film l’amitié entre Luis et les Ravers. Une amitié improbable et touchante, surtout qu’on voit bien ces liens les rapprochant à la mort du jeune Esteban, car eux aussi sont sous le choc. Sirat est un road-movie poussiéreux en plein désert du Maroc, où la photographie de Mauro Herce est irréprochable, offrant des plans de toute beauté. Certaines fois, voir foncer ces véhicules nous fait penser à Mad Max. L’écriture des personnages est parfaitement maîtrisée, où Luis à la recherche de sa fille sera par la suite détruit par la mort de son fils dans la deuxième partie du film, surtout que cette mort est brutale et inattendue. Dans la première partie du film, on assiste à la naissance d’une amitié entre Luis et ses Ravers. À la mort du jeune garçon, on pense que rien d’autre ne peut arriver, mais c’est loin d’être le cas. Car après ça le film nous surprend encore, avec la mort tout aussi brutale d’un autre personnage, mais plus violente tout de même.
L’écriture reste discrète sur les faits qui se déroulent dans le pays, quand ils aperçoivent un convoi militaire qui les oblige à prendre une autre route. Le deuil de Luis est abordé de manière difficile, de même pour les autres décès qui surviennent tout aussi brutalement, car là aussi on ne s’y attend pas, même si on sait que le danger est bien présent. Sirat se transforme en survival, également dans sa dernière partie où ceux qui restent tentent de survivre, apportant avec eux ce qui leur reste. C’est de cette façon que la mort est abordée, certes de manière brutale mais efficace. Le film dispose d’un très bon casting où Sergi Lopez interprète Luis, Bruno Nunez Arjona est Esteban. Richard Bellamy interprète Bigui, Stefania Gadda est Stef, Joshua Liam Henderson joue Josh, Tonin Janvier est Tonin et Jade Oukid joue Jade, ils sont les cinq ravers. Sirat est une expérience cinématographique intense, imprévisible mais aussi inattendue qui ne laisse pas de marbre.



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