The Client List, saison 1 – Bilan

The Client List est une séries télévisée américaine, annulée au terme de deux saisons, en 2013. Nous y retrouvons notamment Jennifer Love Hewitt (Ghost Whisperer ; Souvient-toi l’été dernier 1/2), Loretta Devine (Grey’s Anatomy), Colin Egglesfield (Duo à Trois ; Rizzoli and Isles) et Rebecca Field (October Road). Cette série est une adaptation du téléfilm à succès La Double Vie de Samantha (The Client List), diffusé en 2010. Les deux saisons sont intégralement disponibles sur la plateforme Netflix. 

 

De quoi ça parle ? 

Cette série suit la vie de Riley Parks, une jeune femme, mère de deux enfants, mariée à Kyle Parks. Suite à des problèmes financiers, ce dernier part du jour au lendemain, sans explications, laissant la jeune femme effondrée. Pour subvenir à ses besoins et ceux de sa famille, elle se laisse convaincre par l’une de ses anciennes amies de rejoindre un spa en tant que masseuse. Néanmoins, bien vite, elle découvre que certains clients demandent plus, en échange de pourboires plus conséquents. Ne pouvant faire autrement à cause de ses problèmes d’argents, la jeune femme accepte de faire des massages particuliers, en tenues légères, afin de satisfaire tous les désirs de ces hommes. Ainsi commence une double vie pour la jeune femme, entre mère et masseuse, à la limite de la légalité.

 

Et ça donne quoi ? 

Bien que sympathique, on ne va pas se mentir, ce n’est pas la série du siècle. L’intrigue de départ est sympathique, voire prometteuse, mais la série semble remplie d’incohérences, et l’on décèle un manque de traitement des personnages secondaires. Voyons cela plus en détail. 

D’abord, les incohérences. On est d’accord que Riley accepte ce travail bien, voire très bien payé, car elle a des problèmes d’argent. Passons donc le fait que ce salon soit à plus d’une heure de voiture de chez elle, comme elle le répète souvent, et comme Séléna le lui dit au début de la série. Une heure, c’est long, l’essence est chère. Mais bon, passons, peut-être qu’elle peut se permettre cela avec son salaire. Mais d’autres choses me chiffonnent… Par exemple, bien qu’elle ait des problèmes d’argent, elle pourrait se permettre un nouvel emprunt pour acheter un salon de coiffure avec sa mère, et ainsi s’endetter encore plus? Ca, ça ne tient pas. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. 

Mais ce problème est dérisoire en comparaison de l’autre : le développement psychologique des personnages. Pour ce qui est de Riley, aucun soucis, elle est très développée. Malheureusement, elle est trop parfaite. Jamais un mot plus haut que l’autre, droite, intègre, etc. C’est dommage, elle a l’air surhumaine, ce qui rend la série un peu irréaliste. De même, si au début Kyle a l’air gentil (avant son départ), elle a des souvenirs de lui où il n’est que clérique et méchant. On se demande alors ce qu’elle a pu lui trouver. Comme pour Séléna, aux premiers abords gentille, puis finalement diable incarné. Pour ce qui est des autres personnages, le développement est absent, complètement. Ils sont attachants, certes, mais on dirait qu’ils ont chacun une histoire pour varier celle de Riley. Par exemple, Kendra : son problème commence tôt dans la série, puis est absent durant trois épisodes, et reprend un peu, mais n’a finalement aucune solution annoncée au spectateur. Dommage, car la série n’a pas à être centrée sur Riley, et finalement les autres personnages paraissent accessoires… 

Par ailleurs, la série n’a pas que des inconvénients ! Déjà, Jennifer Love Hewitt. Un argument en faveur de la série. J’adore cette actrice, Mme Ghost Whisperer alias Melinda dans cette dernière série. Elle réussi à changer son rôle de jeune femme sage pour une posture non pas plus dramatique, mais du moins plus débridée. Autre argument en faveur de la série : on s’attache bien aux personnages, même s’ils sont peu développés : l’histoire de la série est bien trouvée, Riley est attachante, Lacey est adorable, et Georgia est géniale ! Et enfin, il y a un vrai intérêt dramatique. Le premier épisode introduit bien l’intrigue, présente bien la situation. Et le dernier épisode laisse un vrai suspense. On se fait plusieurs fois avoir par les réalisateurs : alors qu’on croit qu’on nous raconte la vérité, il s’agit d’un rêve, et inversement. 

En somme, The Client List n’est pas la série du siècle, mais présente de réels intérêts dramatiques. Malgré les inconvénients qui sont énoncés plus haut, la série se laisse regarder, on attend même la suite. Pour ma part, il me tarde de commencer la seconde saison et d’avoir enfin le fin mot de l’histoire. 

David Besingrand
David, 21 ans, à l'accent chantant du sud, libraire en devenir. Mes goûts cinématographiques sont variés, je ne déteste aucun genre. Cinévore, sérivore, ouvert à toutes critiques, mais avis tranché. Au niveau séries, je suis vraiment accro à Grimm, Orange is the new black, How to get away with murder, Friends, HIMYM, et bien d'autre encore. Je lis enfin de plus en plus d'ouvrages à propos du cinéma, de films et de cinéastes. Certains avis à propos de ces livres sont disponibles sur ce site.

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