Le BIFFF (Brussels International Fantastic Film Festival), ce festival annuel à l’ambiance inégalable s’est tenu du 3 au 18 avril, et j’ai eu la chance aller pour quelques jours (du 9 au 12) pour y découvrir la sélection de films proposés.
Sélection intriguante dans laquelle j’ai hâte de me plonger.

Et lexploration de cette sélection à commencé par la journée de Jeudi 12, avec :

Appofeniacs

Réalisé par Chris Marrs Piliero.
Avec : Aaron Holliday, Jermaine Fowler, Will Brandt

Un jeune homme doué en deepfakes crée des vidéos immorales et destructrices, semant le chaos sans remords, uniquement parce qu’il le peut. (Source BIFFF)

Que dire sur ce film si ce n’est que c’est un premier film, et malheureusement le film à énormément de défauts, le plus flagrant étant son rythme vraiment très étrange. Une mise en place de personnage qui prend énormément de temps avant un crescendo jouissifs qui s’arrête de manière frustrante et qui enchaîne sur une autre mise en place de personnage, et ça enchaîne comme cela.
Soudain, le spectateur comprend, il s’agit en fait d’un film à Sketchs qui ne s’assume pas vraiment.
Le lien entre les différentes histoires est trop léger et paraît même gadget, le film aurait gagné en efficacité en étant un pur film composé de segments qui s’enchaînent sans transitions.
Le film à quand même quelques qualité, notamment une image plutôt soignée même si elle n’est pas exceptionnelle, la photographie de nuit est plutôt réussie. Le premier segment, une fois qu’il passe la seconde devient un vrai chaos très plaisant et les effets gore du films sont réussi.
C’est malheureusement trop peu pour garder un bon souvenir du film, et cela restera un film oubliable. Un bon 2/5.

Espérons que la suite de mon périple s’annonce plus engageante, et la suite la voici :

Saccharine
Réalisé par Natalie Erika James
Avec : Midori Francis, Danielle Macdonald, Madeleine Madden.

« Si en France ils ont « Comme J’aime », aux States ils ont encore mieux ! C’est ce que va découvrir Hana, jeune étudiante en médecine légèrement complexée par son poids : une pilule miracle qui évite les brocolis vapeur à chaque repas et la torture du Pilates en lycra des salles de sport. Le seul hic, c’est son prix à 5000 dollars le sachet… Aussi finaude que fauchée, Hana décide d’analyser le contenu de ces fameuses pilules et découvre qu’il s’agit de cendres humaines. Un bonheur n’arrivant jamais seul, Hana se dit qu’elle peut piquer un peu de matière première sur le cadavre de la grosse Bertha qu’elle dissèque pendant ses cours pratiques ! Elle pourra désormais sniffer des restes humains à un tarif imbattable, et aura même droit à un supplément d’âme qui viendra bouffer son corps de l’intérieur. Ça, c’est du travail d’équipe ! » (Source BIFFF)

Alors là, pour le coup, la sélection à visée juste! 
« Saccharine », de Natalie Erika James (déjà réalisatrice du très recommandable « Relic » de 2020) est une franche réussite.
Le film arrive à jouer sur plusieurs tonalités, tantôt drôle, touchant, intriguant, angoissant, etc… il reste totalement cohérent et ne souffre d’aucun problème de rythme.
Et que dire de la prestation de Midori Francis qui porte une grande partie de l’œuvre sur ses épaules.
La réalisation, bien que très classique, reste efficace et la photo à une certaine élégance par moment et arrive à créer des images d’une « beauté simple » (les reflets de Bertha).
Un film qui propose de mixer une légende du folklore japonais à une problématique de société actuelle, c’est une proposition originale et intéressante.
Il est en compétition dans la catégorie « International », espérons qu’il reparte avec un prix, ça serait amplement mérité.
3.5/5

C’est très heureux par la découverte aye je venais de faire que je me dirigeais vers le prochain film, et comment dire, c’était une autre expérience.

The Home
Réalisé par James DeMonaco
Avec : Pete Davidson, John Glover, Bruce Altman

« Délinquant à la petite semaine, Max vient à nouveau de se faire choper par les flics pour avoir laissé son art s’exprimer sur un mur peu consentant. Pour éviter de passer par la case prison, il accepte à contrecœur des travaux d’intérêts généraux, et se retrouve propulsé concierge dans la maison de retraite Green Meadows. Le job est pépère, les locataires sentent un peu la naphtaline mais ils sont sympas. Un peu bizarres, parfois. Et puis, il y a cette interdiction formelle de monter au quatrième étage. Et ces cris nocturnes glaçants qui se répercutent dans les conduits. Fuite urinaire monstrueuse ? Dentier explosé ? Max est curieux. Il ne devrait pas… » (Source BIFFF)

Apres le très bon Saccharine, me voila devant un film de James DeMonaco, le réalisateur des 3 premiers American Nightmare (The Purge), autant dire que je suis tres vite redescendu de quelques étages en termes de qualité.

Ce « The Home » souffre d’un scénario d’une bêtise abyssale, le film pense être malin alors qu’il passe son temps a prendre son spectateur pour un idiot. Des twists qui ne tiennent pas la route ponctuent ce récit qui semble avancer a l’aveugle.
James DeMonaco lui, semble en total roue libre dans sa realisation et son montage qui font parfois n’importe quoi, on sent que le film tente des effets de style pour dynamiser l’ensemble, mais le tout paraît extrêmement cheap et est inefficace.
Le casting est quand à lui en roue libre totale. Les résidents sont en total cabotinage (et ça fait toujours plaisir de voir John Glover cabotiner), et Pete Davidson lui, semble constamment à côté de la plaque, en sous régime constant, ça en est presque impressionnant!
Vraiment, ce « The Home » tombe souvent dans le Nanar involontaire, mais pas assez pour devenir un plaisir coupable.
1/5

Mon dernier film de la journée arrive, et ce n’est pas lui qui relevera le niveau.

The Resoration at Grayson Manor
Réalisé par Glenn McQuaid
Avec : Chris Colfer, Alice Krige, Daniel Adegboyega, Declan Reynolds, Gabriela Garcia Vargas

« Taulière intransigeante du manoir Grayson, Jacqueline rêve de perpétuer sa lignée. Elle a un fils, Boyd, et c’est un bon début. Il est un pianiste surdoué, donc y a du bon gène à partager. Mais, petit hic, c’est un cocaïnomane homosexuel qui voue à sa mère une haine sans bornes, toujours à deux doigts de lui mettre sa main dans la gueule. Jusqu’au jour où ses deux mimines, justement, sont tranchées net dans un accident assez couillon. Heureusement pour Boyd, môman veille et a assez de pognon pour engager le docteur Tannock, qui est à la chirurgie réparatrice ce que Trump est à l’autoritarisme : un expert hors normes. Prêt à expérimenter des prothèses commandées par son subconscient, Boyd se laisse bercer par ces soins à domicile qui coûtent un bras, sans se douter que sa marâtre est restée bloquée sur sa fixette d’héritier. Et il suffit désormais d’un coup de main du destin… Ou de quelqu’un d’autre, finalement… » (Source BIFFF)

Le décors fut planté dès le debut, car avant la séance le réalisateur à indiqué qu’une des inspirations du fikmbetait les soap opéra avec lesquels il avait grandi.
Déclaration qui m’avait fait imaginer un film excessif et haut en couleur.
Malheureusement, la ou le film s’avère excessif (et pas dans le bon sens du terme) c’est dans ses dialogues.
Les joutes verbales entre le fils et sa mère deviennent tres vite redondantes et sont presque toutes interchangeables, ce qui donne le se.timent que le film tourne en rond et que l’intrigue n’avance pas.
On nous promet quelque-chose de plus flamboyant et extravagant, on se retrouve devant quelque chose de plat et inutilement long.
Hormis la galerie de personnages (qui se trouve sous-exploités) rien ne brille vraiment (realisation, scénario, etc…), et le film se révèle assez vain au final.
Peut-être la première vraie déception de ce festival tant j’attendais quelque-chose de plus extravagant, maîtrisé et drôle.
1/5

Voila le récapitulatif de ma première journée, un très bons film, un moyen et deux films passables.
Demain est un autre jour et il sera fait de découvertes que j’espère être de bonne qualité. Hâte d’y retourner, et je vous dis a demain pour suivre la suite de mes aventures au BIFFF!


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