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Nicolas Perreau

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Le cinéma c'est ma vie !! J'aime beaucoup de réalisateurs, Ridley Scott, David Lynch, Bong Joo Ho, Hayao Miyazaki etc... Et mon film ultime c'est Blade Runner ! Bonne lectures de mes modestes articles !

Les Révoltés de l’an 2000 de Narciso Ibáñez Serrador

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Réalisé par Narciso Ibáñez Serrador

Avec Lewis Fiander, Prunella Ransome, Luis Ciges

Sorti : 1976

Genre : Epouvante-horreur, fantastique

 

Découvrir les Révoltés de l’an 2000 (¿Quién puede matar a un niño?) de Narciso Ibáñez Serrador est une opportunité offerte par l’éditeur Carlotta qui le sort en DVD et Steelbook, Blue-ray le 16 septembre 2020.

Ce film de genre espagnol est une véritable claque dans la figure. Il serait malheureux de dévoiler la trame de cette œuvre époustouflante, mais sachez simplement qu’il raconte l’arrivée d’un couple d’étrangers anglais sur une île espagnole qui cache un terrible secret.

Un couple attachant

Les Révoltés de l’an 2000 est un film choc comme on en fait plus.
En plus d’avoir une réalisation particulièrement moderne et intemporelle, le sujet qu’il traite est toujours d’actualité. En s’ouvrant sur des images chocs très marquantes qui inscrivent le film dans un propos qui sera développé pendant tout le film.

Les enfants…

Le film comporte également un élément fantastique qui ne sera jamais expliqué. Un choix du cinéaste particulièrement intelligent qui permet à son récit d’aller au delà de son genre et de devenir particulièrement efficace.

D’ailleurs le rythme des Révoltés de l’an 2000 alterne parfaitement séquences plus reposées et véritables scènes de tensions.
Le film se déroule majoritairement le joue. La photographie du film est écrasée par un soleil de plomb. C’est un film d’horreur ensoleillée.
Ce parti pris n’enlève pas l’efficacité de l’œuvre mais au contraire en rajoute.

Un sourire, une arme..

Les Révoltés de l’an 2000 est donc un film d’une impressionnante efficacité qui traite d’un sujet lourd. Il est sauvage et sans retenue, ouvre des horizons totalement sidérants et mélange les différents genre pour offrir un moment de pur cinéma.

Le Steelbook est particulièrement fourni en bonus. Il est composé d’une présentation du film par Fabrice Du Welz d’une interview du réalisateur, qui peut tirer sur un enfant, du directeur de la photographie José Luís Alcaine, un sujet intitulé « Le metteur en scène des enfants »,
« Narciso Ibáñez Serrador vu par… » et enfin « Histoires du cinéma fantastique espagnol » qui est une exclusivité Blu-ray.

Beau Joueur de Delphine Gleize

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Réalisé par Delphine Gleize

Sorti en 2019

Genre : Documentaire

 

Filmer le monde du sport est un parti pris intéressant. C’est la démarche du documentaire Beau Joueur de Delphine Gleize qui est sorti chez CONDOR ENTERTAINMENT le 15 septembre 2020 dans une très belle édition comportant de multiples bonus comme des interviews, des scènes coupées etc..

Beau Joueur s’intéresse à l’équipe de rugby de L’Aviron Bayonnais et son retour au top 14 pour la saison 2016-2017. Mais en 2016, l’équipe est dernière du classement.

Beau Joueur est un documentaire assez intéressant car il traite le monde du rugby et les tensions propres à une équipe de manière très humaines et détachée. Delphine Gleize incorpore souvent une vois off qui ne plombe pas les images puisque celle-ci est assez détachée.
Elle ajoute un aspect poétique loin d’être lourdingue.

Le documentaire se focalise également sur les corps des joueurs et leurs fêlures. Après chaque match sont filmé de face les blessures des joueurs, leurs souffrances physiques et morales. D’une certaine façon la figure du colosse propres au rugby est ici démystifiée d’une manière intelligente et particulièrement douce.

Le film évite tout les clichés possible et préfère s’intéresser à l’être humain derrière le joueur.
Une démarche particulièrement louable et saine qui permet d’offrir un point de vue intéressant.

Beau Joueur est donc un passionnant documentaire qui filme des instants de vies particulièrement émouvant et sincères.

Hostages de Rezo Gigineishvili

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Réalisé par Rezo Gigineishvili

Sorti en 2017

Avec : Tinatin Dalakishvili, Irakli Kvirikadze, Giga Datiashvili

Genre : action, drame

 

 

Sorti en 2017, Hostages de Rezo Gigineishvili a enfin débarqué en DVD le 26 août 2020. Il est édité par Condor Entertainment.

Le film revient sur le détournement d’un avion par sept jeunes géorgiens en 1983 afin de fuir le régime soviétique.

Ce qui frappe de suite dans le film de Rezo Gigineishvili est cet aspect épuré qui permet une mise en scène efficace et brute.
Le cinéaste choisit dans un premier temps d’aborder le quotidien des sept géorgiens et la préparation du détournement. L’action et lente mais permet un attachement au groupe. Cependant il ne se retient pas de filmer de front la violence sanglante de l’opération. La longue séquence du détournement est une plongée dans l’horreur.

une jeunesse vive

Une déshumanisation des sept jeunes géorgien s’opère lors de cette partie. Rezo Gigineishvili ne rejette pas tout de même l’aspect humain de ses personnages. Lors des scènes de violence, il ajoute le traumatisme de l’acte et se permet d’offrir une troisième partie qui revient sur le véritable « monstre » du film, le gouvernement géorgien.

 

l’arrivée de la violence..

Hostages se conclut donc sur une note très grave qui remet le contexte du film en avant et rappel la dureté politique à laquelle fait face ces jeunes gens.

Sans espoir…

Hostages est donc un film très efficace et brut qu’il faut voir !

Les Nouveaux Mutants de Josh Boone

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Réalisé par Josh Boone

Sorti en 2020

Avec : Maisie Williams, Anya Taylor-Joy, Charlie Heaton

Genre : Fantastique, scienc-fiction

 

 

Véritable arlésienne des années 2010, Les Nouveaux Mutants a mis du temps a arriver sur nos écrans.
La firme a la tête de souris semblait avoir tout bousculée avec son rachat de la Fox.
Cependant le film est enfin sorti en salle !

Les Nouveaux Mutants est réalisé par Josh Boone, l’homme derrière Nos Étoiles Contraires, film que je n’ai jamais pu finir tant il cumulait tout les poncifs du drame lourdingue dans ses premières minutes ( il n’est pas exclu que je lui offre tout de même une deuxième chance! ).

 

 

Les Nouveaux Mutants traite de l’arrivée d’une nouvelle jeune mutante, Danielle Moonstar, dans un centre pour préserver les jeunes mutants de l’extérieure et leur apprendre a maîtriser leurs pouvoirs. Cependant on se rendra vite compte que cet endroit est malsain.

Les Nouveaux Mutants n’est pas un grand film, pas le film de l’année et n’est pas totalement réussi.
Cependant ce huis-clos s’inspirant un peu de la 4ème dimension est fort sympathique.
Les personnages sont plutôt bien travaillés, la réalisation est efficace sans être flamboyante.

Ce qui est surprenant c’est le fait que Boone choisit de laisser de côté la sur-explication qui gangrène le cinéma actuel.
En effet beaucoup trop de films ont tendance a tout traiter par le prisme du scénario et non de la mise en scène. Dans Les Nouveaux Mutants ce qui importe est le lieu. Celui-ci est suffisamment imagé pour que le spectateur saisisse le poids de l’histoire racontée.

Le film évite les digressions lourdingues et ne cherche pas tellement a être rattaché à une univers cinématographique malgré les références plutôt discrètes à l’univers XMEN.

Ici, Boone s’intéresse surtout à l’évolution de ses personnages dans ce lieu et la manière dont il va interagir avec eux.
Sans être véritablement un pur film d’horreur, l’action montre les personnages confrontés à leur propres traumatismes.
Une partie intéressante mais pas toujours bien gérée car trop éclipsée lors du long métrage.

Cependant cet aspect est également une force car elle ajoute une empathie supplémentaire aux personnages. Je pense à Illyana Rasputin, jeune fille assez tyrannique avec les autres adolescents mais qui s’avérera être une enfant blessée depuis toute petite.

Le casting est de grande qualité. Mention spéciale à Anya Taylor Joy qui incarne très bien son personnage.

Les Nouveaux Mutants n’est pas une grande réussite mais ce n’est pas non plus un échec.
Le fait de pouvoir enfin le découvrir est une bonne nouvelle en plus de voir un film de super-héros à l’inverse d’une tendance actuelle profondément agaçante.

 

Nightfall de Jacques Tourneur

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Réalisé par Jacques Tourneur

Avec Aldo Ray, Brian Keith, Anne Bancroft

Sorti en 1956

Genre : film noir, mystère

 

 

Jacques Tourneur est un réalisateur passionnant qui a offert une filmographie d’un grand éclectisme.

Nightfall ou Poursuites dans la nuit est ressorti le 19 août 2020 dans une édition proposée par Rimini avec en bonus une Interview de Nachiketas Wignesan, enseignant et critique de cinéma.

Los Angeles, un homme semblant poursuivi rencontre une jeune mannequin et l’invite a dîner.
En sortant du restaurant il est abordé par deux hommes qui le force a entrer dans une voiture.

De ce résumé énigmatique, Tourneur livre un polar passionnant et déroutant. Le spectateur est d’emblée confronté à une histoire fragmentée, étrange.
Tourneur arrive de manière quasi parfaite a créer une atmosphère mystérieuse et prenante. Ce qui prouve une grande maîtrise de la narration de la part du cinéaste qui se sert pourtant de procédés parfois barbants lorsque ceux-ci sont mal utilisés.

 

une neige envahissante

Ici le flash back accompagne la construction du scénario de manière fort efficace. Tourneur choisit de filmer les séquences en temps réel dans un noir et blanc très obscur et de faire baigner les flash back dans une blancheur quasi aveuglante. Ce dernier choix provenant sans aucun doute du lieu où se déroule l’action mais étant également un aspect de pur mise en scène.

une relation bien construite

Nightfall mélange donc habilement des aspects de film noir/mystère.
Il ajoute également un macguffin qui permet d’ajouter un rythme très efficace au film.

La ressortie de ce film permet donc de savourer un film assez court, sans temps mort et passionnant dans sa manière d’approcher le genre dans lequel il prend place.

Le visionnage de Nightfall est donc fortement recommandable !

Analyse de séquence N°1 : Satantango de Béla Tarr

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Réalisé par Béla Tarr

Sorti en 1994

Avec : Putyi Horvath, Mihaly Vig, Laszlo Lugossy

Genre : Drame

 

 

Après une ressortie au cinéma, Carlotta propose Satantango en Blue ray et Dvd le 16 septembre 2020.

Une occasion pour évoquer l’introduction du film qui compile tout ce qui en fait une oeuvre grandiose et importante.

 

Satantango s’ouvre sur un bâtiment qui semble abandonné. On retrouve le noir et blanc si cher à Béla Tarr. Un son de cloches fantomatiques se fait entendre au loin .

 

 

Des vaches sortent du bâtiment, on comprend donc que le lieu est une ferme.

 

 

Un travelling s’enclenche et suit les vaches qui déambulent dans un ensemble de bâtiments.

Au fur et à mesure le lieu gagne en densité, ce n’est plus une simple petite ferme mais un village entier, vide, dans lequel se baladent les vaches.

 

 

Tel un film post-apocalyptique, Satantango convoque le fantastique en filmant un paysage mort, abandonné, reclus et fait croire au spectateur que l’humain n’existe plus, que ces vaches sont les seules survivantes.

 

Une porte ouverte plongée dans les ténèbres. Il n’y a plus personne.

 

Les vaches sont accompagnées par des poules.

Elles arrivent vers une sortie entourée de maison.

 

Elles prennent cette sortie et disparaissent à l’horizon.
Les animaux s’en vont, il ne reste que les bâtissent fissurées et piégées dans la boue. Il ne reste que le silence.

 

 

En un plan séquence de 9 minutes, Béla Tarr installe tout les enjeux de son récit avec des effets de mise en scène profondément intelligents.

Dès l’introduction il brise la frontière des genres et matérialise un climat intemporelle.
Cette séquence cumule les principales thématiques de l’œuvre du cinéaste en se servant du «silence» du lieu qu’il filme. Une ferme qui semble abandonnée qui devient un village délaissé par les animaux.

 

 

 

Cette place semble être un idéal de collectivité qui s’est effondré dont les animaux en sont les gardiens.
La seule solution pour ne plus subir le silence de mort qui se dégage de ce village est la fuite, l’exode.

Ces vaches sont les protagonistes humains du récits qui ne sont pas encore annoncés.
Cette introduction c’est tout le style de Béla Tarr présent à l’écran. Le travail sur le son, le noir et blanc austère et les longs plans séquences.

Plan séquence qui est très loin de la prétention technique dont le but est ici de raconter ce qui va arriver.

Tant de maîtrise ne peut qu’annoncer un grand chef d’œuvre et c’est bel et bien ce qu’est Satantango.

L’Inciseur de Christian Alvart

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Réalisé par Christian Alvart

Sorti : 2020

Avec : Moritz Bleibtreu, Jasna Fritzi Bauer, Lars Eidinger

Genre : Thriller, épouvante-horreur

 

L’Inciseur de Christian Alvart est un thriller passionnant et profondément sombre est sorti le 15 juillet 2020 chez Rimini en Dvd.
Paul Herzfeld est médecin légiste à Berlin. Lors d’une autopsie il découvre un morceau de papier indiquant un numéro de téléphone et le prénom de sa fille de 17 ans. Lorsqu’il appel le numéro il comprend vite que sa fille s’est faite enlever. C’est ainsi qu’une terrifiante course pour sauver sa fille va se mettre en place.

 

un père inquiet

L’Inciseur est une belle surprise de l’année 2020. Il s’agit d’un film mélangeant les genres qui se permet de jouer avec la thématique de l’autopsie pour créer une situation de malaise, de gêne face aux autopsies qui vont parcourir le film et en même temps de rire puisque Paul fera appel à distance à une personne qui n’en a jamais pratiquée !

 

les bleus de l’autopsie

Le film adopte également la forme de l’enquête pour instaurer un mécanisme presque ludique.
Ainsi l’Inciseur fonctionne comme un puzzle infernal dans lesquelles les personnages sont totalement perdus.
Ceci permet de créer une ampleur scénaristique qui précipite la trame vers des horizons psychologiques malsains concernant la vengeance et la perte d’autrui.

 

une tueur terrifiant !

Le lieu de l’action se situant majoritairement sur une île enneigée, Alvart en profite pour créer des cadres magnifiques participant à l’atmosphère pesante et horrifique du film.
Tout ces ingrédients permettent à l’Inciseur d’imposer son traitement du polar.
Il a des airs de Memories of Murder dans sa manière de pousser les limites morales de ses personnages et la violence visuelle du Seven de David Fincher.

L’Inciseur n’est peut être pas un film qui révolutionnera le cinéma ainsi que le genre dans lequel il s’inscrit mais son visionnage s’avère recommandable dans la mesure où malgré ses faiblesses celui-ci est une œuvre poignante et terrifiante.

 

 

Le Tueur de l’autoroute de Lodewijk Crijns

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Réalisé par Lodewijk Crijns

Sorti en 2020

Avec : Jeroen Spitzenberger, Anniek Pheifer, Roosmarijn van der Hoek

Genre : Thriller, épouvante-horreur

 

 

 

Le Tueur de l’autoroute réalisé par Lodewijk Crijns est un film d’horreur néerlandais qui est sorti en Dvd édité par Rimini le 10 août 2020.

 

Un père et sa famille part en voiture rejoindre ses parents. Il prend l’autoroute et croise la route d’un homme étrange qui s’avérera être dangereux. Une chasse à l’homme va donc se mettre en place .

 


Ce qui frappe d’avance avec ce film est son traitement intéressant de la poursuite en choisissant de situer l’action quasiment sur la route tout le long.
Le tueur devient une entité caractérisée par son véhicule. Son visage est vite dévoilé mais ses actions et motivations demeurent un mystère.

D’ailleurs Le Tueur de l’autoroute ne tombe pas dans la rationalisation à outrance pour expliquer les actes de son personnage. La scène d’ouverture permet de participer à ce mystère constant.

La mise en scène est d’une grande efficacité en mélangeant des situations profondément grotesques et l’urgence de la situation.
Toutefois la tension est omniprésente et permet l’implication du spectateur de cette course folle pour la survie.

Lodewijk Crijns se permet également de minimiser la violence pour créer une ambiance prenante et n’exclue pas de véritables moment sadiques qui seront maintenus du début à la fin !

Le Tueur de l’autoroute n’est pas dénué de petits défauts mais s’avère être un film de genre passionnant et prenant qu’il faut absolument visionner !

Red Storm de Joko Anwar

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Réalisé par Joko Anwar

sortie : 2020

Avec : Abimana Aryasatya, Tara Basro, Bront Palarae, Ario Bayu

Genre : Super-héros, action

 

 

 

L’utilisation du super-héros au cinéma s’est largement démocratisée. Pour le meilleur et pour le pire nous sommes abreuvés de film de ce genre au point de devenir le porte étendard des années 2010.

Le MCU a lancé cette vague en imposant une formule de fabrication plutôt discutable qui a particulièrement dénaturé le symbole exploité.
Celle-ci a également imposé le super héros comme étant une spécificité états-unienne.

La sortie de Red Storm en dvd/blueray le 26 août, édité par CONDOR ENTERTAINMENT, permet de contester ce cliché.

 

à l’assaut !

Red Storm est un film de super héros indonésien basé sur une bande dessinée de la même nationalité dont le héros est nommé Gundala. LE film est le premier opus d’un univers cinématographique.

Il revient sur la vie difficile d’un jeune orphelin qui tentera de prendre son destin en main. Adulte, il se rend compte qu’il possède la capacité de manier la foudre et se met alors à accomplir des actes héroïques en combattant la mafia de sa ville.

une enfant de la rue qui deviendra un véritable symbole

Ce qui frappe d’avance avec Red Storm est sa volonté de construire le super héros comme un pur symbole de la lutte sociale.
Le film allie donc une atmosphère particulièrement sérieuse et politique tout en se servant de la dynamique du super-héros.

Red Storm offre donc un mélange particulièrement homogène et efficace.
Le super-héros est pratiquement un prétexte pour développer des thématiques en lien avec le contexte de l’Indonésie.

des combats époustouflants !

En cela le film marche sur les pas de l’excellent The Raid sachant qu’il possède des scènes d’actions assez folles qui rappellent le film de Gareth Evans .

Red Storm est donc un film profondément jouissif et intelligent qu’il fait impérativement découvrir !

L’Exorcisme de Tamara de Guillermo Amoedo

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Réalisé par Guillermo Amoedo

Sorti en 2017

Avec : Gabriela de la Garza Tamés, Pablo Guisa Koestinger, María Evoli

Genre : épouvante, horreur 

 

Les films d’exorcisme sont particulièrement nombreux et possèdent des approches variées.
L’omniprésence de ce sous genre de l’horreur épouvante provoque une absence d’originalité pour certains films.

L’exorcisme de Tamara (El Habitante pour le titre original) réalisé par Guillermo Amoedo est une approche du genre qui n’est pas forcément d’une grande nouveauté en terme d’approche mais s’avère intéressant.

 

un cambriolage qui tourne mal…

L’exorcisme de Tamara revient sur un cambriolage d’une maison par trois sœurs qui va mal tourner après la découverte d’une petite fille enchaînée dans la cave des propriétaires.

Le film ne tourne pas exclusivement autour de l’exorcisme qui arrivera plutôt vers la fin. Il s’ouvre sur une longue séquence de tension qui organise et présente tout les enjeux du scénario.

des images bien marquantes..

Amoedo livre une mise en scène particulièrement efficace et tente de s’éloigner des clichés habituels et handicapants du film d’exorcisme pour s’aventurer vers un drame glaçant.

La petite fille possédée agira comme un révélateur des souffrances de chaque protagonistes.
Le film s’oriente pratiquement vers le thriller psychologique en enfermant les personnages dans un climat angoissant et cérébral.

Le film sort en Dvd et Blue Ray le 10 août et est édité par CONDOR ENTERTAINMENT.

 

 

Bien que le film soit parsemé de petits défauts, le détour en est largement recommandable !