Raging Bull, de Martin Scorsese

Date de sortie : 19 décembre 1980 (États-Unis), 25 mars 1981 (France)
Réalisateur : Martin Scorsese
Acteurs principaux : Robert De Niro, Cathy Moriarty, Joe Pesci
Genre : Drame, biopic
Nationalité : Américain
Compositeur : Robbie Robertson

Une intro mélancolique sous les violons de Robbie Robertson.

Toujours épaulé par Robert De Niro après des classiques comme Mean Streets, Taxi Driver et New York New York, Martin Scorsese compte bien remonter la pente après les échecs commerciaux de ses précédents films et se lance dans la biographie du boxeur Jake LaMotta, surnommé le Raging Bull en raison de la puissance et de l’ardeur dont il fait preuve sur le ring. Contemporain des premiers Rocky, il s’en démarque fortement par la dimension dramatique de sa narration et son usage du noir et blanc pour mieux retranscrire le contexte des années 1940. Né de parents juifs et italiens lui valant plusieurs fois des insultes comme « rital » et « youpin », LaMotta est dépeint comme un mâle dominant représentatif de l’époque aux manières négligées et autres accès de violence envers sa femme.

Un duo d’anthologie que l’on retrouvera dans plusieurs autres films.
Quinze ans, vraiment !?

Séducteur dans l’âme conformément à ses origines, il va rapidement séduire la jeune Vickie, premier rôle au cinéma de Cathy Moriarty, quinze ans avant sa prestation dans Casper. Si la candeur de son âge semble bien exagérée, elle dégage un charme certain et apporte de la féminité dans cet univers volontairement machiste. Le film marque également la première interprétation majeure de Joe Pesci en tant que frère de LaMotta, qui rejouera pour Scorsese dans Les Affranchis, Casino et The Irishman. Leur complicité parsemée de dialogues cultes se mêle habilement au monde de la boxe avec la dégénérescence des bas quartiers new-yorkais en toile de fond. N’excédant pas dix minutes sur la totalité du film, les nombreuses scènes de combat sont filmées depuis l’intérieur du ring à la manière d’un participant direct afin d’offrir un dynamisme particulier et d’insister sur la tension par l’usage astucieux du ralenti.

Des plans vertigineux.
Un véritable parrain de la mafia.

Ayant obtenu le titre de champion du monde des poids moyens, Jake LaMotta voit alors sa vie privée s’écrouler petit à petit tandis que la passion pour sa femme laisse de plus en plus place à une jalousie maladive qui accentue sa violence. Proche d’un Scarface, il subit alors le divorce et tente vainement de se reconvertir en gérant de boîte de nuit avant de s’en prendre à son propre frère par paranoïa excessive. Une descente aux enfers qui a valu l’oscar du meilleur acteur à Robert De Niro, qui avait dû prendre trente kilos en quatre mois afin de ressembler au futur de son personnage alors délaissé par l’âge et la fin de sa carrière de boxeur.

« Y’a un sommet que tu atteins et ensuite, tu descends schuss. »

 

 

Emmanuel Delextrat

Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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