Date de sortie : 23 mai 1980 (Turquie), 16 octobre 1980 (France)
Réalisateur : Stanley Kubrick
Acteurs principaux : Jack Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd, Scatman Crothers, Barry Nelson, Philip Stone, Joe Turkel
Genre : Thriller horrifique
Nationalité : Américano-britannique
Compositeurs : Wendy Carlos, Rachel Elkind, György Ligeti, Béla Bartók et Krzysztof Penderecki
Scénaristes : Stanley Kubrick et Diane Johnson
Sociétés de production : The Producer Circle Company, Peregrine Productions et Hawk Films
Budget : 19 millions de dollars

De belles vacances dans un hôtel à la montagne, aucune raison que cela se passe mal…

Onzième et antépénultième film réalisé par Stanley Kubrick (Orange Mécanique, Barry Lyndon, Full Metal Jacket), Shining concrétise l’un des rôles les plus emblématiques de Jack Nicholson (Chinatown, Vol Au-Dessus d’un Nid de Coucou, Batman) en tant que Jack Torrance, écrivain qui espère surmonter sa panne d’inspiration en étant engagé comme gardien d’un grand hôtel du Colorado durant plusieurs mois d’hiver. Il est accompagné par sa femme Wendy sous les traits de Shelley Duvall (Popeye, Bandits Bandits, Frankenweenie) ainsi que leur fils Danny, qui possède un don particulier de voyance.

Des plans d’une grande beauté.
Le fameux tapis à motifs annonçant de futurs meurtres.

Tandis que Jack stagne dans l’écriture de son livre tout en sombrant peu à peu dans la folie, Danny est hanté par des visions de meurtres ayant eu lieu à l’hôtel et Wendy commence à basculer dans la terreur en voyant l’évolution du comportement de son mari. Outre la dernière apparition au cinéma de Barry Nelson, connu comme premier interprète de James Bond dans la série Climax en 1954, Shining met également en scène Philip Stone (Flash Gordon, Indiana Jones et le Temple Maudit) comme ex-gardien de l’hôtel ainsi que Joe Turkel (L’Ultime Razzia, Les Sentiers de la Gloire, Blade Runner) dans le rôle du barman Lloyd.

Les jumelles Grady, plus flippantes que natures.
Des gros plans soudains faisant presque office de jumpscares silencieux.

Très librement adapté du roman Shining L’Enfant Lumière de Stephen King, le film s’inscrit dans la lignée de classiques comme Rosemary’s Baby et L’Exorciste en intégrant les concepts de la maison isolée et hantée, du personnage qui sombre dans la folie et des perceptions extrasensorielles. S’il ne cherche pas spécialement à faire peur, il mise sur une ambiance angoissante appuyée par une qualité de réalisation hors pair. Aux magnifiques plans de l’hôtel viennent s’ajouter des scènes filmées à hauteur d’enfant durant lesquelles Danny déambule dans les couloirs à bord de son tricycle, ainsi qu’un dédale spatio-temporel matérialisé par un labyrinthe végétal.

Shelley Duvall très convaincante dans le rôle de la femme meurtrie.
Un simple reflet dans le miroir…

L’hôtel semble en effet posséder l’ensemble des personnages, notamment Jack qui se retourne contre sa famille armé d’une hache lors d’une séquence culte, mais aussi Danny qui voit apparaître des rivières de sang et des jumelles assassinées plusieurs décennies auparavant, les gros plans sur son visage effrayé étant très réussis. En dehors du rideau de douche faisant référence à Psychose, l’écriture de « REDRUM » sur la porte de la salle de bain et le tapis à motifs rouges et orange demeurent les symboles les plus iconiques du long métrage. Très différent du roman d’origine, Shining montre qu’une adaptation très personnelle peut engendrer un film particulièrement qualitatif. Mécontent de cette adaptation, Stephen King crée une mini-série de trois épisodes en 1997, Shining Les Couloirs du Temps, dont il assure lui-même le scénario.


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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