L’avis d’Orel et Valentin sur The Mule de Clint Eastwood

The Mule de Clint Eastwood

Fiche Technique :

Réalisateur : Clint Eastwood

Casting : Clint Eastwood, Bradley Cooper, Michael Pena, Laurence Fishburne, Dianne West, Andy Garcia, Ignacio Serricchio, Alison Eastwood et Taissa Farmiga

Budget : 50 000 000$

Date de sortie cinéma : 23 janvier 2019

Genre : Drame, Comédie, Biopic

Durée : 1h56 min

Synopsis : À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain.
Extrêmement performant, il transporte des cargaisons de plus en plus importantes. Ce qui pousse les chefs du cartel, toujours méfiants, à lui imposer un « supérieur » chargé de le surveiller. Mais ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à lui : l’agent de la DEA Colin Bates est plus qu’intrigué par cette nouvelle « mule ».
Entre la police, les hommes de main du cartel et les fantômes du passé menaçant de le rattraper, Earl est désormais lancé dans une vertigineuse course contre la montre…

L’avis de Valentin : 

Après nous avoir laissé en 2008 avec Gran Torino, Clint Eastwood est de retour derrière la caméra et surtout devant.  » The Mule  » ou  » La Mule  » en VF, retrace l’histoire inspirée de faits réels de Earl Jones. Une personne âgée qui du jour au lendemain, devient la Mule pour un cartel de drogue mexicain, car il n’arrive plus à joindre les deux bouts avec sa maison et sa passion d’horticulteur. 

Avec The Mule, Clint nous livre ici une sorte de film testamentaire. Gran Torino l’était plus ou moins, mais le metteur en scène américain, a semble t’il autre chose à nous dire avant de possiblement tirer sa révérence.

On peut très clairement faire un parallèle entre le personnage qu’il interprète et sa personne dans la réalité, Clint semble vouloir se faire pardonner. Dans le métrage, le personnage de Earl Stones a fait passer sa vie professionnelle avant sa famille. Quand on voit la carrière que ce grand monsieur a eu, la parallèle est plutôt évidente.

Clint Eastwood semble s’être projeté dans ce nonagénaire, car ce personnage fait très clairement penser au réalisateur. Dans le film, Earl Jones est une personne à la fois généreuse mais aussi très individualiste. On sent que ce personnage (donc Clint lui-même) est une personne très humaine et qui incarne vraiment les valeurs du  » rêve américain  ». Que ce soit les bons ou les mauvais côtés. Le film est construit comme une sorte de balade où Earl va rencontrer différentes personnes au fur et à mesure du film. On peut voir que le personnage est en décalage avec le monde, on a l’impression qu’il se fout de presque tout. Clint a 90 ans, on sent qu’il n’en a plus rien à faire d’être ou non politiquement correct, bien au contraire. Il nous montre uniquement son côté politiquement incorrect, à une époque était considéré comme  » politiquement correct  ». Lors d’une séquence, où il aide un couple afro-américain sur la route, il appelle le mari  » nègre  », une réplique qui choque bien entendu, mais Earl le dit d’une façon tellement innocente. Ce qui rejoint le fait que le personnage est en total décalage avec la réalité. On montre que le personnage n’est pas raciste car il vient en aide à tout type de personnes au fur et à mesure du film. C’est comme s’il était coincé dans une époque.

Sans surprise, le casting dans sa globalité est vraiment très bon. Bradley Cooper livre une prestation tout en retenue, ainsi que Michael Pena. Mais là, où le casting surprend c’est avec la prestation de Dianne West, qui joue la femme de Earl. Son personnage est vraiment très touchant, on voit que le personnage hésite entre pardonner et laisser tomber Earl. Le reste du casting, en passant par Andy Garcia et Ignacio Serricchio sont vraiment drôles dans leurs rôles. Mais bien sûr, l’acteur qui capte toute notre attention, c’est bel et bien Monsieur Clint Eastwood. Cela fait vraiment plaisir de revoir l’acteur-réalisateur devant la caméra. On s’attache sans mal à son personnage et l’interprétation va de même.

On pourra cependant reprocher une certaine mise de côté de certains personnages secondaires, notamment la famille de Earl Jones, que l’on voit au début et seulement à la fin. Les séquences de traque de la DEA par l’agent Bates (Bradley Cooper) sont vraiment peu intéressantes, que se soit en terme d’écriture et de mise en scène. Et le gros défaut du film, reste le rythme. Il pourra en mettre beaucoup sur le carreau.

Pour conclure, Clint Eastwood nous livre une oeuvre testamentaire, où il montre que l’Amérique est aussi belle que mauvaise.

 

L’avis d’Orel 

Après Gran Torino, Clint Eastwood est de retour devant et derrière la caméra on y voit un vieillard du nom d’Earl Stone qui roule en transportant de la drogue pour le compte d’un cartel. L’année dernière avec sa réalisation le 15h17 pour Paris, ce cher Clint en avait convaincu que très peu et on espérait que La Mule relève le niveau. Comme souvent Cllint Eastwood adapte son film, d’une histoire vraie et c’est lui qui interprète le vieil Earl Stone on voit que le réalisateur fatigue, pas dans sa réalisation qu’on croyait en baisse l’année dernière mais finalement non. C’est donc dans sa prestation, il joue certes bien mais on ressent une certaine fatigue de l’acteur mais il n’est plus tout jeune donc on lui pardonne.

Earl Stone est un pépiniériste, son entreprise a bien fonctionné pendant des années mais avec internet qu’il tient comme responsable il doit fermer son entreprise et sa maison lui est saisie. On lui propose un job, ou il doit transporter des colis d’un point à un autre il n’a pas le droit de regarder ce qu’il transporte. Comme Earl a besoin de boulot il accepte, et après une première course il se rend compte que ce job est rentable mais sa curiosité finie par l’emporté et s’aperçoit qu’il roule pour un puissant cartel en transportant de la drogue. L’homme continue alors ce boulot malgré des risques, tandis que la DEA commence une enquête sur ce trafic et se rapproche peu à peu d’Earl l’agent Colin Bates sans le savoir croisera la route d’Earl. Clint Eastwwod gère une mise en scène, pleine de tension ou cet homme, risque sa vie face à ce cartel impitoyable mais aussi le risque d’être arrêté par la DEA. Mais au final, cet homme qu’est Earl est un peu dans cette spirale sans le vouloir et on a un attachement particulier envers ce personnage. Le film permet aussi, de découvrir le monde des cartels de la drogue et à quel point il est difficile de s’en sortir. Le film ne se contente pas que nous montrer, son implication dans ce job mais aussi les relations difficiles qu’il a avec sa famille. Ce film de Clint Eastwood est un retour aux sources, à ce qu’il sait faire de mieux.

 

Nick Shenck livre le scénario du film, en adaptant l’oeuvre de Sam Dolnick dont ce dernier relate l’histoire d’Earl Stone une histoire qui avait le mérite d’être retracée. Le mérite parce qu’on se demande comment un vieil homme a pu se retrouver dans une situation pareil. L’approche sur les rapports familiaux qu’il rencontre avec ses proches, est intéressantes sa fille le déteste pour les distances qu’il a mis a cause son travail de pépiniériste. Ce que désir Earl à présent s’est rattrapé les temps perdus avec sa famille, mais eux lui en veulent encore. On voit un travail sincère, dans l’écriture des personnages, que ce soit Earl ou ses proches. Clint Eastwood brille par sa prestation, mais aussi Bradley Cooper en agent de la DEA, Laurence Fishburne qui dirige les opérations ou encore Michael Pena collègue de Bates. Après un film moyen l’année dernière, Clint Eastwood remonte la pente et livre une oeuvre pas parfaite mais pleine de bonnes choses.

valentin pejoux
Bonjour je me présente, je m'appelle Valentin, je suis co-rédacteur en chef sur ce site. Je suis un fan de cinéma de SF et de films de super héros. Ces deux genres ont bercé mon enfance. Avec des longs-métrages tels que les Spiderman de Sam Raimi, les X-Men de Bryan Singer, les Matrix des Wachowski et les Retour vers le futur de Zemeciks. Avant, je ne prenais le cinéma que pour me divertir, mais depuis quelques années, je me rend compte qu'il peut nous divertir autant qu'il peut nous faire réfléchir. C'est pour cela, peu importe le type de film que je regarde, j'essaye de voir si le rélisateur veut nous dire quelque chose à nous spectateur.

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