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Date de sortie : 10 octobre 2003 (Volume 1), 16 avril 2004 (Volume 2), 25 décembre 2025 (The Whole Bloody Affair)
Réalisateur : Quentin Tarantino
Acteurs principaux : Uma Thurman, Lucy Liu, Vivica A. Fox, Daryl Hannah, David Carradine, Michael Madsen, Julie Dreyfus, Chiaki Kuriyama, Sonny Chiba, Gordon Liu
Genre : Action, arts martiaux
Nationalité : Américano-hongkongais
Compositeur : RZA
Scénariste : Quentin Tarantino
Sociétés de production : Miramax Films, A Band Apart, Super Cool ManChu et Shaw Brothers
Budget : 60 millions de dollars

Une violente introduction qui donne un avant-goût sur le scénario.

Après trois films exploitant l’univers des gangsters avec maestria, Quentin Tarantino (Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Jackie Brown) change de style pour rendre hommage au cinéma d’arts martiaux hongkongais, aux combats de sabre japonais et au western spaghetti avec Kill Bill. Uma Thurman (Mad Dog & Glory, Batman & Robin, Bienvenue à Gattaca) y incarne Beatrix Kiddo, alias Black Mamba, ancienne tueuse à gages qui appartenait à une organisation secrète, les Vipères Assassines, dont les membres ont massacré ses proches lors de la répétition de sa cérémonie de mariage dans une petite chapelle aperçue au début du film.

Quatre cibles pour une vengeance sanglante.
Un habile teasing du personnage de Bill.

Initialement séparé en deux parties, Kill Bill renforce son intrigue en adoptant une narration non linéaire pourvue de flashbacks qui enrichissent le background des personnages. Le spectateur y suit Beatrix dans sa quête de vengeance avec une liste de cinq personnes à éliminer en terminant par leur instigateur Bill, dont le film laisse d’abord sobrement apparaître la main et la voix, ce dernier étant responsable du bain de sang et de la perte de sa fille. Le film se poursuit sobrement au domicile de Vernita Green, jouée par Vivica A. Fox (Independance Day, Le Prix à Payer), et annonce la couleur avec un superbe combat mortel à mains nues puis au couteau.

Une mise en scène éblouissante.
« Si en chemin vous rencontriez Dieu, il serait taillé en pièces. »

Avant d’en venir au principal affrontement, la première partie de Kill Bill creuse son scénario avec le passé de Black Mamba et sa fuite de l’hôpital durant laquelle apparaît Elle Driver, membre des Vipères Assassines interprétée par Daryl Hannah (Blade Runner, Wall Street, La Famille Addams les Retrouvailles). Cette dernière reproduit les sifflements réalisés par Bernard Herrmann pour Sous l’Emprise du Démon de Roy Boultinh, qui contribuent à l’aspect rétro du film. Tarantino rend également hommage à Sonny Chiba, connu pour avoir introduit les arts martiaux à mains nues dans le cinéma japonais, en lui confiant le rôle d’Hattori Hanzo, légendaire fabricant de katanas.

Lucy Liu au sommet de sa carrière.

Le film se concentre ensuite sur la glaçante O-Ren Ishii, interprétée par la talentueuse Lucy Liu (Charlie et ses Drôles de Dames, Shanghai Kid, Chicago), reine de la pègre de Tokyo dont le passé douloureux est révélé lors d’une magnifique séquence animée au crayonné tremblotant réalisée par Production IG, notamment connue pour Blue Seed et Ghost in the Shell. Une variation de style bienvenue complétée par des chorégraphies en ombres chinoises et des séquences en noir et blanc. Si Julie Dreyfus se montre très convaincante en Sofie Fatale, la garde du corps personnelle d’O-Ren Ishii est incarnée par l’excellente Chiaki Kuriyama (Ju-On, Battle Royale, Azumi 2), qui manie le manriki gusari avec habileté et sadisme.

Une redoutable adversaire.
Un savoureux hommage à Bruce Lee.

La plus grande qualité de Kill Bill reste la mise en scène de ses combats, la violence étant illustrée par de nombreuses giclées de sang lors de l’affrontement contre les quatre-vingt-huit fous. Uma Thurman y apparaît en combinaison jaune à traits noirs en référence à Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort tandis que ses adversaires portent des masques renvoyant au Frelon Vert, le thème musical de la série étant également présent dans le film. Outre l’interprétation des titres « I’m Blue » et « Woo Hoo » par le groupe de rock japonais The 5.6.7.8’s, la première partie s’achève sur un duel d’anthologie opposant Black Mamba à O-Ren Ishii sous un décor enneigé au cachet exceptionnel.

Un combat d’anthologie qui conclut brillamment la première partie.
Le calme avant la tempête.

Démarrant en noir et blanc lors dans la répétition de la cérémonie de mariage dans la chapelle, la seconde partie du film dévoile astucieusement le personnage de Bill sous les traits de David Carradine (Bertha Boxcar, La Course à la Mort de l’An 2000, Le Cercle de Fer), Tarantino ayant une nouvelle fois fait revenir un acteur d’un autre temps en guise d’hommage. Tandis que la scène en dit long sur le passé entre les deux personnages, un dézoom vers l’extérieur confirme que c’est bien à ce moment du scénario que les Vipères Assassines arrivent pour massacrer Beatrix. On peut brièvement y apercevoir Samuel Jackson (La Menace Fantôme, Incassable, Basic), grand habitué du réalisateur, en tant que joueur d’orgue.

« C’est sûr, c’est plus difficile de faire la maligne quand on a les seins truffés de gros sel. »
« Si tu me touches une seule fois, je me prosterne et je t’appelle mon maître. »

Alors que Beatrix cible désormais Budd, ce dernier apparaît comme videur d’un club de strip-tease incarné par Michael Madsen (Wyatt Earp, Donnie Brasco, Meurs un Autre Jour), muni d’un chapeau de cow-boy et d’un fusil chargé de cartouches au gros sel pour mieux la cueillir. Cette partie du film montre déjà à quel point Tarantino s’inspire du genre du western, avec de gros plans sur les regards, de larges étendues de paysages et des musiques issues de l’œuvre d’Ennio Morricone. Alors que Beatrix est enfermée dans un cercueil puis enterrée vivante, un nouveau flashback dévoile son passé auprès de Pai Mei, maître d’arts martiaux interprété par Gordon Liu (Les Griffes d’Acier, Drunken Master 3), dont elle gagne le respect après un entraînement intensif. Une séquence d’anthologie durant laquelle elle brise le cercueil à mains nues en se souvenant de ses enseignements.

Une véritable prouesse qu’on ne voit qu’au cinéma.
Un final absolument exceptionnel.

Creusant toujours plus les personnages et davantage axé sur les dialogues, la seconde partie de Kill Bill laisse toutefois place à de nouvelles scènes de combat, notamment face à Elle Driver dans le camping-car de Budd. Un affrontement rappelant celui contre Vernita Green, durant lequel Beatrix rend son adversaire folle en lui arrachant son dernier œil pour mieux la punir. Après avoir appris où se cache Bill par Esteban Vihaio, proxénète mexicain joué par Michael Parks (Une Nuit en Enfer, Boulevard de la Mort), l’émotion arrive à son comble alors que Beatrix réalise que sa fille est toujours vivante, secrètement élevée par son ennemi. Un final d’une grande intensité durant lequel Beatrix et Bill passent leur première et dernière soirée en tant que parents avant d’en finir grâce à une technique secrète enseignée par Pai Mei. Véritable chef-d’œuvre d’écriture et de mise en scène, Kill Bill s’impose comme un accomplissement notable dans la filmographie de Quentin Tarantino.


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Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

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