Les Tortues Ninja de Steve Barron

 

Date de sortie : 12 décembre 1990 (1h 33min)
Réalisateur : Steve Barron
Acteurs principaux : Judith Hoag, Elias Koteas, James Saito
Genre : Action, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeurs : John Du Prez et autres

Cowabunga !

En 1990, alors que les tortues les plus populaires de la pop culture s’émancipent dans différents médias comme les dessins animés et les jeux vidéo, c’est autour du cinéma d’accueillir son premier film sobrement intitulé Les Tortues Ninja. Très fidèle au comics, il en reprend les ingrédients principaux : quatre tortues mutant suite à un contact avec une substance chimique et possédant chacune un nom inspiré d’un peintre de la Renaissance, un repère dans les égouts avec leur maître Splinter, un entraînement au ninjutsu avec différentes armes, et bien sûr les fameuses pizzas en guise de plat préféré. Le background de base est également conservé : ainsi, Splinter était bien la rat domestique de son maître Yoshi et avait déjà eu à faire à Shredder, interprété par James Saito, ici appelé « le déchiqueteur » pour une francisation qu’on n’est pas près d’oublier. Et si les soldats du Foot Clan (brillamment francisé en « le clan des Savates ») proposent des scènes de combat très honorables, c’est parce qu’ils sont joués par des Hongkongais pratiquant les arts martiaux.

Splinter et son oreille tranchée.
Le retoutable Casey Jones !

On retrouve d’emblée le charme cher aux années 1990 avec des acteurs dans des costumes assez kitsch pour incarner les tortues, une April O’Neil jouée par la jeune Judith Hoag et sa coupe de cheveux très vintage, ainsi que de nombreux traits d’humour et de clichés liés aux personnages masculins amoureux dès qu’une fille leur fait un compliment, ce qui est notamment le cas de Casey Jones, tantôt méchant avec son masque, tantôt gentil avec ses blagues à trois sous. Quelques références se trouvent également ci et là, comme par exemple Domino’s Pizza qui livre les tortues directement depuis les canalisations, April qui se plaint qu’elle aurait préféré rêver d’Harrison Ford quand elle se réveille dans les égouts, ou encore Michelangelo qui fait carrément référence à Rocky et à Dark Vador. Le film garde néanmoins un côté sombre appréciable, entre les révélations du passé de Splinter et le clan de Shredder essentiellement composé d’enfants se sentant rejetés par la société. De sympathiques chansons de rap, de techno et de new jack swing viennent ajouter un certain cachet à ce film des Tortues Ninja devenu culte.

Le sinistre Shredder…

Emmanuel Delextrat
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

Laisser un commentaire