Les Tortues Ninja, de Steve Barron

 

Date de sortie : 30 mars 1990 (États-Unis), 12 décembre 1990 (France)
Réalisateur : Steve Barron
Acteurs principaux : Judith Hoag, Elias Koteas, James Saito
Genre : Action, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeurs : John Du Prez et autres

Cowabunga !

En 1990, alors que les tortues les plus populaires de la pop culture s’émancipent dans différents médias comme les dessins animés et les jeux vidéo, c’est autour du cinéma d’accueillir son premier film intitulé Teenage Mutant Ninja Turtles, bien plus badass que la bien sobre traduction française Les Tortues Ninja. Fidèle au comics bien que beaucoup moins violent, il en reprend les ingrédients principaux : quatre tortues mutant suite à un contact avec une substance chimique et possédant chacune un nom inspiré d’un peintre de la Renaissance, un repère dans les égouts avec leur maître Splinter, un entraînement au ninjutsu avec différentes armes, et bien sûr les fameuses pizzas dégoulinantes de fromage en guise de plat préféré. Le background de base est également conservé avec le passé commun entre Splinter, son maître Yoshi et le sinistre Shredder, interprété par un James Saito (Die Hard Une Journée en Enfer, L’Associé du Diable) convaincant. Son bras droit Tatsu est quant à lui joué par le maître d’arts martiaux japonais Toshishiro Obata (Sword of Bushido, Black Rain).

Le Foot Clan prêt à en découdre !
Le retoutable Casey Jones !

On retrouve d’emblée le charme cher aux années 1990 avec des acteurs dans des costumes assez kitsch pour incarner les tortues, chacun d’eux jouant un autre personnage sans costume apparaissant à un moment du film, comme le livreur de pizza ou le client du taxi. La journaliste April O’Neil est quant à elle interprétée par la jeune Judith Hoag (Cadillac Man, Armageddon) avec une coupe de cheveux très vintage. Les traits d’humour sont légion et les clichés liés aux personnages masculins qui tombent amoureux d’une fille dès qu’elle leur fait un compliment pullulent. Cliché aussi vrai avec les tortues qu’avec le très branché Casey Jones, joué par le jeu Elias Koteas, plusieurs années avant des films comme Crash et La Ligne Rouge. Le film a aussi une bonne dose d’action appréciable, la réalisation relativement correcte des combats s’expliquant par le fait que les ninjas sont joués par des Hongkongais pratiquant les arts martiaux.

Le sinistre Shredder…
Une certaine émotion se dégage dans l’attachement à leur vieux maître.

Quelques références se trouvent ici et là, comme par exemple Domino’s Pizza qui livre les tortues directement depuis les canalisations (« Le sage a dit : le pardon est divin, mais ne paie jamais plein tarif pour une pizza en retard ! »), April qui se plaint qu’elle aurait préféré rêver d’Harrison Ford quand elle se réveille dans les égouts, ou encore Michelangelo qui fait référence à Rocky et à Dark Vador. Pour accompagner les compositions de John Du Prez (Le Sens de la Vie, Vampire Forever, Un Poisson nommé Wanda), dont un sympathique thème principal reprenant quelques notes du générique culte du dessin animé, plusieurs chansons de rap, de techno et de new jack swing viennent retranscrire l’ambiance cool et détendue de l’époque. Le film conserve tout de même une part sombre avec le clan des Foot composé d’enfants et d’adolescents se sentant rejetés par la société, recueillis par Shredder afin de monter une armée régnant sur New York. À noter que les DVD sortis en France ne comportent que la version québécoise des films : Shredder devient ainsi « le Déchiqueteur », et le clan des Foot « le clan de la Savate » !

 

Ma critique du deuxième film
Ma critique du troisième film

 

Emmanuel Delextrat

Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j'ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La soupe aux choux, mais aussi de nombreux dessins animés (courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo ; longs métrages Disney avec Alice au pays des merveilles en tête ; animés japonais avec Sailor Moon et Dragon Ball Z ; j'aime aussi particulièrement Batman et Tintin). Mes années 90 ont été bercées par les comédies de Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête), ou d'autres films que j'adore comme Les valeurs de la famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à tout prix). C'est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par The Dark Knight, Casino Royale, Dragon l'histoire de Bruce Lee ou encore Rambo. Collectionneur, j'attache de l'importance au matériel et j'ai réuni deux étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Il va sans dire qu'il m'en reste encore beaucoup à voir...

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